Nantes, quand l'ogre Nécropole dévore nos quartiers

Mis a jour : le lundi 4 décembre 2017 à 02:45

Mot-clefs: nantes_nécropole greenwashing gentrification urbanisme
Lieux: Nantes

Publié par le groupe: Groupindymedia nantes

Ces derniers temps la Ville de Nantes et Nantes Métropole accentuent les attaques (le développement selon eux) pour écarter tout un pan de la population qui arrivait encore à se loger à un prix décent sur Nantes tout en cassant une certaine diversité sociale. En parallèle elles redessinent la circulation piétonne pour drainer un public-touriste vers les espaces marchands. L'une après l'autre, et désormais en même temps, des parcelles d'alternatives à leur vision de la Ville idéale sont mises en danger. Après les quartiers du Vieux-Doulon, la Moutonnerie, c'est Feydeau et Chantenay qui se trouvent dans la ligne de mire de l'asseptisation-sécurisée qu'elles nous vendent. Cartographie textuelle de là où en sont les projets.

N'hésitez pas à ajouter vos informations en commentaires pour un prochain article...

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Illustration "La Lettre à Lulu" : http://www.lalettrealulu.com/Bingo-La-rue-rentable_a2458.html

Tout d'abord, c'est quoi la Métropole ?

Un article récent du CNCA, le collectif nantais contre l'aéroport, explique très bien les enjeux sur leur blog Nantes Nécropole:

"la Métropole, c’est le projet de soumettre l’espace urbain à la logique néo-libérale. Les  gens qui mènent cette réorganisation de l’espace sont plutôt les gens  d’en haut (genre les 1 %…) qui ont un sens de l’entre-soi assez développé, ils ont donc pas envie ni beaucoup l’habitude que les 99 % autres viennent leur dire « Hé, ce que vous être en train de faire, ça  nous concerne directement et du coup, on veut bien aussi en discuter et  surtout en décider ! ».
C’est donc pour ça qu’ils aiment bien donner un coté naturel à leur projet… Pas naturel au sens d’écologique. Non ! Naturel au sens que ça se discute pas, c’est comme ça…"


Dégage, on aménage ! 

Les processus de mise en chantiers sont variés, mais toujours bien paramétrés, de l'enquête de voisinage express lancée en plein été à la consultation hyper longue mais habilement orientée, en passant par la récupération des alternatives ou tout simplement en imposant sans discussion : par la porte ou par la fenêtre, les décideurs se comportent en buldozers de nos vies. 
Et pourtant, à Nantes, ça semble vouloir s'organiser pour ne pas laisser le terrain des décisions au seuls experts/aménageurs/bétonneurs. 

Quartier des Gohards : 

Le projet d'éco quartier des Gohards au Vieux-Doulon est un projet qui, après avoir connu un gros ralentissement, reprend de manière perfide. Proposant désormais rien de moins que construire un "Agro-quartier" avec, à l'horizon, quatre fermes urbaines pour contrer l'occupation résistante d'un terrain agricole : le Jardin des Ronces, un espace collectif d'expérimentation et de récolte jardinière joyeuses et autogérées ! C'est tout un cadre de vie où se cotoie habitant-e-s du quartier, sympathisant-e-s, gens du voyage, amoureux-ses des jardins ouvriers, etc. qui se trouve menacé par des constructions vendues comme respec'tueuses de l'environnement. Quoi de mieux, après plusieurs tentatives de séduction loupées, que de proposer fermes urbaines et implanter une association écolo, sans doute sincère hein, mais ayant le même objet que le Jardin des Ronces, et surtout, ayant l'immense avantage d'être subventionnée donc dépendante. Et puis quand on voit comment évolue l'éco-quartier initié côté Bottière, il y a de quoi s'inquiéter... 
Quelques ressources pour en savoir plus sur les arguments contre le projet. 
Samedi 2 décembre, un grand rassemblement public en soutien au jardin des Ronces sur la place du Vieux-Doulon est proposé pour en savoir plus et participer à la résistance qui s'enracine depuis 2014 !

Parc de la Moutonnerie : 

Alors qu'il demeure l'un des derniers quartiers populaires proches du centre ville, un projet de restructuration autour du parc de la Moutonnerie est porté par la mairie : 80 à 100 logements seraient construits à la place du parking Tivoli, empiétant sur le parc. À deux pas de l'expulsé squat "rue des stocks" qui hébergeaient des migrant.e.s laissé.e.s à la rue par les autorités.
Cette restructuration implique une délocalisation de la Maison d’Accueil de Jour (MAJ) et la destruction du bâtiment dans lequel elle est hébergée depuis 1989.
Ce projet aura des conséquences majeures sur la vie des usager.e.s de la MAJ (800 personnes accueillies) et remettra en cause la cohésion sociale de l’ensemble du quartier.Un collectif informel, composé d’usager.e.s de la MAJ, d’habitant.e.s du quartier et de personnes concernées, se mobilise pour contester ce projet et ses méthodes. 
Pour en savoir plus. Un rassemblement de protestation a déjà eut lieu le 10 novembre, d'autres ne manqueront pas de suivre... 

Bas de Chantenay 

Depuis cette année, Nantes Métropole transforme cette friche en jardin bien ordonné pour y installer un projet culturel : l'Arbre aux hérons, financé avec plusieurs millions d'euros d'argent public, entre autres irrégularités abusives. L'opération vise à préparer un gigantesque projet d'aménagement sur la partie restée populaire de Chantenay. La ville veut y installer "un quartier attractif et agréable à vivre" et prévoit d'y investir des sommes colossales pour "créer des équipements rendant la pratique nautique possible, la construction de 1 000 à 1 500 logements, ou la livraison de 90 000 m2 environ de commerces".
Reproduction d’un texte placardé dans Nantes concernant le projet de l’Arbre aux hérons
Par ailleurs, une page hélas-facebook semble aussi suivre de près le dossier.
Face aux aménageurs, un début de riposte ?  Le 11 novembre dernier une première rencontre était organisée. D'autres suivront... 

Hyper-Centre: 

Attention, voici les gros bras du PSMV : le "Plan de sauvegarde et de mise en valeur du centre-ville", adopté en juin 2017, qui inclue le "grand projet d'amélioration et de végétalisation des espaces publics dans le cadre de la longue promenade de la Loire à la Gare". Sont désormais impactés le square Fleuriot et la gare des bus de Feydeau-Nord-Commerce. 

Square Fleuriot : 

L'annonce du projet, en juin 2017 a été suivie d'une enquête publique express du 4 au 18 juillet 2017, autant dire qu'avec un si court délai en plein été, c'est que dale pour s'organiser. C'était sans compter sur la vigilance de certain-e-s! Puis, patatra, les fouilles font apparaître des vestiges archéologiques. Qu'à cela ne tienne, les vestiges seront conservés sous un plancher en verre au détriment non pas des surfaces commerciales prévues, mais des logements qui ne bénéficierons que d'un seul étage sur les deux initialement projetés ! Les quelques commerces de plein-air, bouis-bouis précaires, ont été déplacés sur des places de stationnement un peu plus loin, mais peu de chances pour qu'ils réintègrent leurs emplacements initiaux, ni qu'ils soient pérénisés à leurs emplacements actuels. A ce jour, l'abattage des arbres ayant sucité beaucoup de réactions, il sont toujours en place... mais pour combien de temps ? Les travaux devraient donc commencer début 2018. La livraison finale du nouveau bâtiment est programmée pour le printemps 2019... Sauf si on s'organise !!! Un joyeux bordel en perspective dans les chalets de la fête commerciale de décembre ?

Feydeau-Nord-Commerce : 

Que sait-on pour l'instant du "projet de réaménagement de Feydeau-Commerce" ? Pour résumer : tous les arbres sont sacrifiés, compensés par une communication typique greenwashing, allant jusqu'à parler d'une "forêt" là où des arbres centenaires, véritables poumons du centre, laisseront place à des arbustes aux "essences rares", enserés dans un parterre minéral et quelques touffes de verdure designées par la caution paysagiste, comme c'est déjà le cas autour du Carré Feydeau (que Johanna Roland reconnait pourtant être la pire erreur faite dans le centre... mais juste parce que les surfaces commerciales galèrent, hein !) Le prolongement logique d'une longue déambulation grise parsemée de quelques jeux et autres attractions touristiques où l'humain n'est qu'un pion devant impérativement être guidé vers les surfaces marchandes. Autre blindage de communication : une consultation sur plus d'un an n'ayant pas empêché la réaction un-peu-critique-mais-pas-trop du Forum Nantes Patrimoine au projet Feydeau Nord. Il est à craindre que la gare des bus soit donc déplacée, un peu plus loin vers le C.H.U. qui lui aussi est dans la tourmente d'un énorme projet (on en parlera mieux une prochaine fois). Comme ces aménagements sont organisés par et pour des valides, qui intègrent fort heureusement les problèmes d'accessibilité des fauteuils roulants mais pas les problèmes de déplacement d'un grande partie de la population partiellement valide (l'accessibilité des bus et la robotisation du personnel de la TAN mériterait un autre article complet !), nulle part n'est fait mention de ce qu'implique le déplacement de la population sur cet espace, qui sera sans nul doute beaucoup plus surveillé et accessible aux raffles, pardon, aux contrôles policiers... 

Prolongement logique : la Petite Hollande 

Très logiquement, à la suite des aménagements Fleuriot et Commerce, et pour faire la jonction avec Chantenay mentionné plus haut, ce sera le lancement du chantier de "réhabilitation" de la place-parking-marché de la Petite Hollande... pour la rendre commerciale pas uniquement le samedi ! Une première offensive d'habitant.e.s avait réussi à faire reculer le projet d'aménagement de la place de la Petite Hollande, retoqué dans les dossiers pour une meilleure présentation qui ne devrait pas tarder à ressurgir, une consultation étant organisée depuis avril et devant se terminer en novembre.

Pour l'instant peu de mobilisations à l'horizon sur cet axe Fleuriot / Commerce / Feydeau / Petite Hollande. Mais ça ne saurait tarder, certain.e.s, comme l'OBSlab, sont vigilant.e.s et alertent depuis longtemps sur ces projets. 

Une nécropolisation décomplexée.

Quel est le dessein sous-jaccent de cette customisation de Nantes à grands coups de pseudo démocratie participative, minéralisation des espaces verts, modernisation invisibilisante du passif ouvrier et sanctuarisation sécuritaire ? Ne nous leurrons pas avec les gadgets participatifs mis en place.
Il est évident qu'abattre des arbres dans le coeur de Nantes pour construire toujours plus d'espaces commerciaux sera compliqué et ne pourra passer qu'avec de jolies promesses de confort vendues avec force de feutres verts pour donner, comme pour le projet d'aéroport en son temps, l'illusion d'un espace hyper-naturel, hyper écoloqique. Il est évident qu'une ville qui vise l'excellence attractive nationale, voire mondiale, ne peut s'encombrer des vestiges de son passé ouvrier, témoins génant de la chute du monde industriel. Sauf à spectaculariser certaines friches industrielles comme l'a fait en son temps l'équipe Ayrault-Blaise, ces terrains sont des niches beaucoup trop juteuses aux yeux des partenaires Vinci, Bouygues et cie pour les laisser à une poétique vacuité urbaine ou les offrir sans contrepartie à la réappropriation spontanée.Il est évident que les manifestations, les mouvements sociaux, les colères des quartiers doivent être étouffées. Les affronts faits aux biens capitalistes ne peuvent que recevoir une réponse directe : ça s'appelle l'économie de surveillance ou capitalisme de surveillance et s'implante sous le joli nom de Smart City. Nous y reviendrons.

Toutes ces transformations n'ont qu'une visée, l'alliance des élu-e-s et des capitaux pour maintenir et accroitre leurs pouvoirs réciproques. Par exemple, la mise à bas de la végétation arborescente séculière permet de redonner de la valeur marchande aux immeubles. Hé oui, les facades masquées par des arbres, ça fait dégringoler le prix d'un appartement de luxe dans le centre ! Autre exemple : les travaux visant à nettoyer toute la zone vraiment trop grouillante de diversité du centre permettent que le touriste et le nouvel arrivant aisé puissent se mouvoir dans un espace très smart, clean, moderne, connecté, et bien sûr, rentable. Tout cela est clairement expliqué dans le plan de relance de l'attractivité des commerces de centre-ville. Le tout afin de privilégier, une fois de plus, à la fois les classes favorisées, mais aussi contenir et policer, pardon, "sécuriser" les mouvements de foule.

Ainsi, les attaques sont multiples, mais le but premier est de fabriquer une ville propre, rentable, et surtout contrôlable. La prévention situationnelle, comme dirait la prefecture ! Et cela n'est possible que par le truchement d'une fabrication du consentement... participatif.

Conclusion : ce n'est qu'un début !

Ayrault a marqué de son passage l'axe des 50 otages, Johanna Rolland lui donnne son pendant perpendiculaire de la Loire à la Gare, et ainsi le PS aura une belle croix grise sécurisée au coeur de Nantes. Ils auront ensuite beau-jeu de moquer la "start-up nation" quand iels lui ont si bien déroulé le tapis rouge-blanc-bleu-vert... donc brun. L'aménagement de la démocratie nantaise passe par un site qui propose, presque sur une modalité de jeu, de participer aux décisions, bien canalisées, hein, faut pas déconner. On y découvre, au milieu de tous ces projets d'aménagements qu'on vous a énumérés, un "projet participatif" pour "ré-inventer" 15 lieux en "friche" ... La tentative récente de donner un vrai visage social et digne au projet de la galerie Dulcie September de l'ancienne Ecole des Beaux-Arts, malgré un soin tout particulier à respecter les codes de la communication municipale, a viré à une nouvelle démonstration de force et d'inhumanité. Ce qui n'a pas manqué de provoquer une réplique trois jours plus tard!

Car comme ça se passe pas forcément comme les décideurs le veulent, y'a fort à parier que les oppositions vont se renforcer, se re-créer, s'entraider et contrer leurs fantasmes d’hyper attractivité, de croissance illimitée et de chasse aux pauvres. 
A nous de jouer !

Email Email de contact: imcnantes_AT_riseup.net

Commentaire(s)

> à l' west

à Saint-Herblain 44800 :

* "Grand Bellevue" (à cheval avec Nantes)

* Les lauriers

etc

> Nord

Le projet concernant les quartiers nord peut être ajouté. On peut parler du bout des landes ou suite à la rénovation des tours les loyers ont augmenté de 20% (à l'heure actuelle un t2 au bout des landes est au mêm prix qu'un t3 au chêne...). Consultation qui se met en place soit-disant avec les habitants, mais l'un des lieux de consultation étéait au niveau de l'église du pont du cens, pas le lieu le plus populaire du quartier donc...

> Carkeuf

à Carquefou

l'ancien terrain de manœuvre militaire (pollué et autour d'un centre pénitentiaire ) :

* http://www.lalettrealulu.com/Belements-Le-chant-de-la-manoeuvre_a2485.html

* http://www.presseocean.fr/actualite/nantes-2-000-logements-sur-lancien-site-militaire-13-10-2014-131932

* https://www.nantes.fr/home/actualites/ville-de-nantes/urbanisme/2017/champ-de-manoeuvre.html

Le long de l'Erdre (rivière du nord de Nantes) à Carquefou (comme à la Chapelle sur erdre), les hyper-riches et les anciens royacos-monarchos ne veulent pas de droit de passage (servitude de Marchepied ) - les sociétés de sécurité , les barbelés, les caméras et la mauvaise foi réapparaissent parfois loin des médias :

* http://www.lalettrealulu.com/Buldozerrements-Le-PDG-de-l-hyper-as-du-gagne-terrain_a2056.html

> beaujoire - yellopacs

Pourquoi ce qui se passe ici est moche très moche:
-Car ce projet n'a jamais été évoqué dans le programme de l'actuelle maire de Nantes
-Il s'agit d'une décision quasiment unilatérale à l'encontre de l'affichage de transparence annoncée comme il y a eu pour les aménagements des bords de la Loire ou encore la transition énergétique
-L’association « à la nantaise » a été consulté pour évoquer le nombre de siège et la taille des téléviseurs, c'est à dire sur la forme et non sur le fond ; alors que cette association porte des valeurs fortes d’esprit d’équipe
-Les petits commerçants ambulants ne semblent pas être entendus, eux qui ont toujours été présents depuis Marcel Saupin, lorsque Nantes était en D2 et dans les périodes les moins fastes
-Les groupes de supporters BL ne semblent pas être entendus alors qu'ils sont l'âme du stade
-Un stade actuel soit disant dépassé, plus aux normes, alors pourquoi le laisser encore en activité?
-Le stade actuel est d'ors et déjà retenu pour recevoir les matchs de rugby pour la coupe du monde de 2023 et les prochains JO de 2024, chercher l'erreur
-Quid de l'accès au nouveau stade pendant les travaux en 2024, où iront se stationner les supporters ?
-Quid des accès pour les riverains les jours de match, de salon au palais des expositions pendant la phase travaux
-Un stade actuellement convivial, familial, sécurisant, offrant l'une des meilleurs visibilités des matchs en France, un stade populaire porteur d’une histoire populaire
-Un architecte qui n'hésitera pas à poser son veto quant à sa destruction, le créateur du lieu ne serait pas non plus entendu
-Une absence d'appel d'offres quant au choix de la MOE même si curieusement ce volet semble être conforme
-Un stade qui actuellement rebuterait les nouvelles recrues à venir y jouer, mieux vaut en rire
-Une opération « pimp ma beaujoire » il y a quelques mois pour remettre aux normes les sièges, l'éclairage, le pc sécurité : coût pour le contribuable : 1,2 millions à 3 millions voir plus
-Un coût des travaux sous estimés, les coûts sont généralement plus proches de 400 millions que 250 millions pour un stade, un risque pour le promoteur qu'il compensera avec une opération immobilière fructueuse de grande ampleur
-Une densification forte par la construction de 2000 logements (50 % en accession 50 % en location) correspondant à 150 000 m2 de plancher, autrement dit des bâtiments R+8 voir R+10
-Beaucoup d'ouvrages annexes, école, hôtel, tertiaire 50000 m², un marché ouvert, un parc et des parkings pour permettre aux supporters (ou fans de musique) de venir ; beaucoup de choses, des bonnes et des moins bonnes pour faire passer la pilule
-La destruction de nombreux arbres malgré un volet environnementale affiché dont les contours restent flous
-Une augmentation du coût du loyer du stade multiplié par 28 fois par rapport au montant actuel, 140 000 euros à 4 millions portant un risque important de stabilité financière sur le club ; surtout si le club venait à redescendre en D2
-Les derniers stades (Lyon par exemple) ne se sont pas plus remplis après qu'avant démolition
-Une affluence actuellement plafonnée à 250 00 supporters sauf pour les matchs tels que Nantes PSG ou Nantes Saint Etienne par exemple ; ce qui correspond à 66 % de sa capacité
-Un coût estimé pour la rénovation entre 40 et 100 millions d'euros pour une remise aux normes aux standards de l'UEFA et à la nécessité d'ajouter 2500 places puisque la capacité actuelle est de 37 473 places
-Des parkings actuellement gratuits, le seront ils encore demain ?
-Missionner la CNDP alors qu'elle n'a pas de réels pouvoirs tandis que paraît il, seule un maître d'ouvrage peut le faire, ce qui indiquerait que le contrat a déjà été signé manu militari entre la mairie et le futur acquéreur ?
-Comprimer un lotissement de 90 logements coincés entre le futur éventuel stade et le parc des expositions
-Ajouter 4 000 véhicules dans un quartier supportant déjà bon nombre de désagrément liés à la circulation
-La présence d'une annexe à la mairie de Nantes, le manoir du Ranzay qui ne serait pas classé comme bâtiment historique, pour autant se retrouvera né à né avec un ouvrage titanesque
-Un stade compact, haut, très haut, annoncé comme étant très bruyant au mépris des riverains alors que le stade actuel ne nous gène en rien et fait parti de l'environnement
-Bon nombre de riverains sont apeurés pas une transformation de leur quartier décidé d'une manière totalement vertical sous couvert d'une concertation ; concertation un samedi à 12h45 pendant un match Rennes Nantes avec comme accueil un cortège de crs.

Pour résumer : la privatisation de la Beaujoire, une opération immobilière juteuse, un quartier a utiliser, des affairistes, un quasi dédain des riverains, une verticalité dans les décisions, une vraie fausse écoute, un gâchis formidable à l'heure du foot business, l'annonce d'une concertation alors que les carottes sont cuites !

> Miroir d’eau z’alouettes : (5) Jean-Marc Ayrault s’en lave les mains

Ce qui est bien avec la Ville de nantes c'est que mêem quand on s'attend on pire... elle fait pire encore !
Cette info, par exemple, trouvée ici : http://lameformeduneville.blogspot.com/2017/11/miroir-deau-zalouettes-5-jean-marc.html

*"Un avis de marché publié au cœur de l’été dernier invitait les entreprises à présenter leurs offres pour l’entretien du miroir d’eau situé devant le château des ducs de Bretagne. On s’était bien douté que l’énorme installation souterraine qui le fait fonctionner allait coûter cher à l’usage. Nantes Métropole ne se faisait pas trop d’illusions, d’ailleurs. À l’époque de la construction, en 2015, elle annonçait un coût d’entretien annuel compris entre 30.000 et 90.000 euros par an.

C’était déjà beaucoup par rapport à Bordeaux. La maintenance annuelle de son propre miroir d’eau – presque trois plus vaste que le nôtre – coûte entre 10.000 et 50.000 euros par an, d’après les services municipaux bordelais.

C’était déjà beaucoup… et pourtant ce n’était pas assez. Le résultat vient de tomber : 128.845,48 euros HT, soit 43 % de plus que le maximum envisagé il y deux ans. Jean-Marc Ayrault a eu son miroir d’eau et il est parti avant d’avoir à jouer les arroseurs arrosés. Aux Nantais d’éponger."*

> Normes d'urbanisme

Des normes allégées pour certains grands projets d’urbanisme

L’Etat et trois gros aménageurs publics vont expérimenter le « permis d’innover », qui doit permettre à des grandes opérations immobilières de déroger aux codes de la construction, de l’urbanisme ou de l’environnement.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/12/07/l-etat-propose-que-les-grands-projets-d-urbanisme-s-affranchissent-des-normes_5226136_3234.html

> YellOpaque

https://nantes.indymedia.org/articles/39369#comment-284453

> Gentrification : un exemple bordelais

Un exemple à Bordeaux. La gentrification : "un processus lent, polymorphe, difficile à cerner et donc à contrer"... "c’est la violence sociale et la domination économique qui sont critiquées"... Bordeaux, où le groupe Réalités (associé à Waldemar Kita pour le Yellopark) a gagné un appel d'offres de Bordeaux-Euratlantique (160 logements, des commerces, un parking de 450 places)...
https://lundi.am/paris-bordeaux-gentrification
https://www.lejournaldesentreprises.com/france/article/le-groupe-nantais-realites-va-construire-160-logements-bordeaux-96365