Occupation bâti ex beaux arts: AG et Soutien

Mis a jour : le mercredi 27 décembre 2017 à 17:30

Mot-clefs: / squat logement immigration sans-papieres frontieres
Lieux: ancienne art beaux cathédrale croissants. des école entre et la mairie nantes. rue trois

//EDIT EVACUATION : besoin de renfort d'urgence !

  • 16h30: tout est terminé et la mairie peut balancer sa communication bien rodée...
  • 16h05: libération de la nasse au compte-goutte, les mineurs sont passés, pendant ce temps les flics balancent les affaires...
  • 16h00: 3 blessés
  • 15h25: 40taine de personnes nasées dont cinq ou six MIE à l'intéreiur
  • 15h15: flics dans la cours, triple cordon de sécurité autour et la BAC qui rode dans le quartier
  • 14h45: l'école est nassée, intervention. Un jeune est évacué sur un brancard.
  • URGENT 14h30 : évacuation imminante, besoin de soutien

Hier l'ancienne école des beaux art a été réquisitionnée pour loger des exilés à la rue. Ce midi l'occupation tient toujours. N'hésitez pas à passer, les forces vives sont toujours bienvenues!

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Hier l'ancienne école des beaux art a été réquisitionnée pour loger des exilés à la rue. Ce midi l'occupation tient toujours.

Afin quelle perdure et pour organiser l'avenir dans ces lieux, un appel est lancé à toutes les personnes qui souhaitent apporter leur soutien. Une assemblée générale se tiendra à 15h.

 

Quelques infos sur le fonctionnement:

Les entrées et sorties se font plutot à heure fixes toutes les heures, devant le batiment la présence policière est permanante mais il s'agit seulement de surveillance, aucune difficulté, aucun contrôle pour rentrer pour le moment.

A l'interieur, aucune prises d'images ou vidéo sans demander l'autorisation des personnes.

Electricité, eau courante et toilettes fonctionnelles, mais si tu veux rester dormir amène ton duvet (voir ton matelas si possible)

Repas et boissons chaudes à prix libre

 

L'occupation tient jusqu'ici mais du soutien est toujours le bienvenu, notamment pour cette nuit et demain. Une expulsion manu militari reste a craindre, mais a priori c'est lundi matin que les élus de la mairie vont discuter de notre sort...

En attendant que l'occupation soit plus stable (on croise les doigts) niveau besoins matériels on cherche surtout des matelas, couvertures, draps, duvets et a manger !^^

Venez nombreu-x-ses !

Link_go [Nantes - 18 nov.] Rassemblement pour les Mineur-e-s en exil

Commentaire(s)

> 15h15

les flics sont rentrés dans l'ecole, ils sont dans la cours, il reste des gens nassé.e.s dans la cours
y'a un triple cordon de CRS rue des 3 croissants, autre dans la rue nouvelles galeries
attention aussi : bac rode dans le quartier
toujorus besoin de monde pour montrer soutien et crier indignations

> 15h15

les flics sont rentrés dans l'ecole, ils sont dans la cours, il reste des gens nassé.e.s dans la cours
y'a un triple cordon de CRS rue des 3 croissants, autre dans la rue nouvelles galeries
attention aussi : bac rode dans le quartier
toujorus besoin de monde pour montrer soutien et crier indignations

> 15h25

Urgent - à faire tourner
40taine de personnes nasées dont cinq ou six MIE à l'intéreiur de l'ancienne école des Beaux-Arts place Dulcie Septembre.
Besoin de soutien extérieur. Logement et papiers pour tou-te-s maintenant :

> 15h35 : violences policières

"Coups de tonfas sur la première ligne"
"1 blessé à la tête à priori suite aux coups de tonfa"

plus tôt, un jeune avait été évacué suite à une crise d'épilepsie et une autre personne s'est foulée la cheville en voulant s'échapper.

> 3 blessés

En direct de l'expulsion de l'ancienne école des Beaux-Arts. Trois blessés. Ici une manifestants frappée a coups de matraque par les CRS. #VilleSocialiste

https://www.facebook.com/Nantes.Revoltee/photos/a.336512019718311.70910.294803323889181/1509086489127519

> nasse

"libération au compte-goutte"
"sortie sans contrôle"

(inquiétude quand même pour les MIE nassés)

> evacuation

Ils sont en train de jeter les affaires des personnes.
#Nantes #Évacuation

> mineurs

"Tous les mineurs sont sortis"

> dispersion

"dispersion de manif de soutien imminente"

> communication

Et hop, la ville de Nantes avait bien préparé son coup : son annonce de débloquer 10 logements en urgence passe en TITRE des mainstream locaux : circulez, on vous endort sur le nombre de personnes encore dehors...
http://www.presseocean.fr/actualite/nantes-forces-de-police-deployees-dans-lex-ecole-des-beaux-arts-occupee-19-11-2017-253577

> appel à soutien devant Waldeck

#Nantes: dernière minute: Une personne a été interpellée pendant le rassemblement contre l expulsion des beaux arts. Quelques personnes sont actuellement en soutien devant Waldeck, c est possible de venir les rejoindre.
(une brève que le site semble ne pas avoir vu : https://nantes.indymedia.org/tumbles/39196 )

> des nouvelles

Suite à la brutale évacuation de l'ex Ecole des Beaux-Arts ce jour, une personne est retenue au commissariat Waldeck Rousseau. Il est probable qu'elle passe la nuit au poste et possible qu'elle passe en comparution imédiate demain à 14h au palais de justice... Etre présent-e-s pour les personnes arrêtées, c'est aussi ça qui fait la force d'un mouvement.
https://www.flickr.com/photos/valkphotos/37811466214/in/album-72157688643751351/

> Nantes : les socialistes expulsent les enfants et matraquent celles et ceux qui les soutiennent

Récapitulons. Des dizaines de mineurs isolés étrangers sont à la rue à Nantes, alors que l'hiver s'installe. Les pouvoirs publics sont dans l'illégalité, puisqu'ils ont le devoir le loger les enfants privés de logement, quelle que soit leur origine.

Depuis des mois, un immense bâtiment de plusieurs milliers de mètres carrés, en plein cœur de Nantes, est laissé à l'abandon. Il s'agit de l'ancienne école des Beaux-Arts, qui appartient à la mairie de Nantes. Les autorités ne prévoient rien pour ce grand espace, à tel point que la mairie socialiste – qui ose parler de « dialogue citoyen » à longueur de discours – a lancé un « appel à projet » pour « réinventer le lieu ».

C'est donc la jeunesse nantaise qui a trouvé un vrai projet pour ce bâtiment vide : mettre à l'abri les jeunes à la rue. Samedi 18 novembre, après une manif festive et colorée, l'ancienne école des Beaux-Arts est investie dans la bonne humeur. Sans effraction. Immédiatement, des lits sont aménagés, une cantine distribue des repas, on y allume le chauffage – toujours fonctionnel –, des discussions se lancent pour organiser la vie du lieu. Les élus de gauche, coutumiers des manipulation les plus perverses, jurent de ne pas faire expulser l'espace. Un immense espoir naît alors chez les occupants. L'ancienne école allait reprendre vie. Les mineurs à la rue allaient être à l’abri pour les mois qui viennent. Les innombrables salles allaient pouvoir accueillir diverses activités de solidarité. On se prend à rêver d'un lieu refuge au cœur de Nantes.

Dimanche 19 novembre. Alors que plus personne ne s'attend à une expulsion, et que des élus de gauche avaient même annoncé une visite de courtoisie, ce sont finalement des dizaines de camions de CRS qui se massent autour de l'école. Les CRS entrent dans le bâtiment. Les jeunes exilés s'enfuient, paniquent. L'un d'eux, apeuré, fait une crise – probablement d'épilepsie – et doit être emmené à l’hôpital sur un brancard. Un autre, en panique, saute du haut d'un étage et se blesse aux pieds. Ceux qui restent, et leurs soutiens, sont nassés pendant plusieurs heures par les CRS, puis photographiés.

Autour du bâtiment, la solidarité s'organise. Ce sont près de 200 nantais de tous les ages qui viennent au contact des rangées de CRS qui bouclent les alentours de la place, et qui viennent crier des slogans contre le racisme et la mairie socialiste. D'un seul coup, sans raison, les CRS se mettent à frapper les manifestants et arrêtent une jeune femme. Un flic rougeaud en profite pour frapper gratuitement, d'un grand coup de matraque, le crane d'une manifestante. Le sang coule. Elle sera elle aussi hospitalisée.

Vers 17H, la foule finit par se disperser, la rage au cœur. Des vigiles viennent surveiller le lieu, et des maçons mandatés par la mairie devraient venir murer les accès au bâtiment. Pendant ce temps, les expulseurs lancent une contre-propagande médiatique pour éviter le tollé. Johanna Rolland prétend débloquer « dix places en urgence », et justifie l'expulsion par des pseudos-arguments sur la sécurité. On aurait donc envoyé 3 personnes à l’hôpital et jeté 50 mineurs à la rue pour leur propre sécurité. Le cynisme du PS est sans limite. On peut aussi s'interroger sur la nouvelle gouvernance qui s'installe actuellement. Partout, le pouvoir déploie, pour chaque résistance, manifestation, occupation, même les actions plus pacifiques, une seule et même réponse, unilatérale et sans appel : la violence d’État la plus brutale.

C'est une immense déception que de voir un tel espace être expulsé. C'est une grave injustice de plus que de voir des mineurs privés d'un hébergement à portée de mains. Où dormiront-ils ce soir ? Et demain ? Et que deviendra cette vaste école des Beaux-Arts ? Comment la mairie socialiste peut-elle continuer à parler de « dialogue participatif » concernant le devenir d'un tel lieu ?

Ce qui vient de se passer est très grave. C'est un nouvel exemple de la politique abjecte menée par le PS à Nantes, à base de police et de caméras omniprésentes, d'expulsions systématiques et de karchers pour cacher la misère. Le centre-ville se vide. Il n'y reste plus que les attractions subventionnées et les boutiques de luxe. Les socialiste sont en train de tuer ce qui a toujours fait l'identité de Nantes !

Nous vous invitons à envoyer des mots doux à la maire de Nantes, Johanna Rolland, et au président du Conseil Départemental, Philippe Grosvalet, pour leur dire tout le bien que vous pensez de leur politique.

En attendant la suite ...