Ceci sera ma dernière contribution relative aux arrêts de cours dans les facultés. J’avais dit le 21 novembre que ce mouvement s’ensablerait, ce qui n’a pas manqué. Ce mouvement a du reste été exemplaire, illustrant de façon définitive l’impossibilité à trouver un vrai terrain de mobilisation anti-capitaliste dans le milieu étudiant. Un milieu certes propice à des rencontres et des expériences profitables, mais dont il faut s’extraire pour mener des luttes réelles.

Je rajouterais que charger l’UNEF dans le semi-échec de ce mouvement en l’accusant de jouer les marchands de sable parait bien dérisoire : l’UNEF n’a pas la dimension d’un syndicat professionnel. Ses militant-es ne pèsent rien dans l’université. Il faut donc vraiment peser moins que rien pour ne pas parvenir à circonscrire une si pauvre influence. C’est bien une vérité plus générale que l’on peut tirer du mouvement étudiant : On n’arrive jamais à rien sans un travail politique de fond, inscrit dans la durée.

Thucydide