Passons sur la franche poilade que nous inspirent les tentatives maladroites de quelques fidèles amis pour essayer de nous faire croire qu’il n’a pas réellement dit tout ça: Claude Askolovitch, dans «Le Nouvel Observateur» (1er décembre 2005), reproche aux journalistes israéliens de «Haaretz» de n’avoir pas «interprété à son avantage les subtilités de son verbe» (sic), mais de l’avoir livré «brut de décoffrage»; et Elisabeth Lévy, dans «Le Point» (1er décembre 2005 – http://www.lepoint.fr/edito/document.html?did=171404 ), écrit: «Certains de ses amis pensent qu’il a « pété les plombs », mais la majorité comprend immédiatement que sa pensée a été trahie, déformée, tronquée.» Claude Imbert, lui, dans son éditorial, parle d’une «interview tronquée», avant d’en vanter le contenu! Non: ce qui étonne le plus, dans l’affaire des confidences d’Alain Finkielkraut à «Haaretz» (pour ceux qui y auraient échappé, voir de larges extraits sur le site du «Monde diplomatique»: http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2005-11-23-Qui-a-dit ), c’est qu’elles puissent susciter de l’étonnement.

En octobre 2003, par exemple, on s’alarmait dans ces pages de l’absence de réactions au livre ahurissant qu’il venait de publier, intitulé «Au nom de l’Autre, réflexions sur l’antisémitisme qui vient» (Gallimard). Il y déplorait que les progressistes persistent à voir – selon lui – dans le jeune descendant d’immigrés musulmans la noble figure de «l’Autre», et non celle de l’ennemi enragé, agressif, barbare et antisémite qu’il était. Tout cela, s’affligeait-il, parce que, dans l’esprit de ces naïfs, «le ventre encore fécond d’où a surgi la Bête immonde ne peut, en aucun cas, accoucher de l’Autre». A propos des manifestants qui défilaient contre le Front national dans l’entre-deux tours de l’élection présidentielle, en avril 2002, il écrivait: «L’avenir de la haine est dans leur camp et non dans celui des fidèles de Vichy. Dans le camp du sourire et non dans celui de la grimace (…). Dans le camp de la société métissée et non dans celui de la nation ethnique.» Pour lui, le mouvement à combattre était celui qui «pense le monde dans les termes de l’antiracisme». Mais sans doute qu’il avait eu un problème de communication entre lui-même et lui-même, et qu’Alain, incapable de percevoir les «subtilités du verbe» de Finkielkraut, à moins que ce ne soit l’inverse, l’avait restitué par ces formules malheureuses. Dommage pour ceux qui voudraient nous faire croire qu’il existe deux Alain Finkielkraut: l’interviewé impulsif de «Haaretz» et «celui des livres ou des propos réfléchis» (Askolovitch, dont le papier est titré: «Le philosophe et ses doubles» – http://www.nouvelobs.com/dossiers/p2143/a289104.html )!

Il faut dire que, sur le moment, déjà, en avril 2002, la nouvelle caution intello de la droite «décomplexée» jugeait, dans «Le Point» (25 avril 2002), que «la réalité [avait] fait campagne pour Le Pen»… Son affirmation, dans «Haaretz, selon laquelle «l’antiracisme sera au vingt et unième siècle ce qu’a été le communisme au vingtième», fait aussi écho au titre d’un long entretien publié dans «L’Express» en août 2004: «L’antiracisme est l’idéologie de notre temps» (http://livres.lexpress.fr/dossiers.asp/idC=8901/idR=5/idG=8 ). Comment cette assertion pourrait ne pas revenir, de fait, à trouver certains charmes au racisme, c’est ce que j’attends toujours qu’on m’explique.

Réveil en sursaut

Pourquoi ces propos, qu’Alain Finkielkraut tient depuis longtemps, font-ils tout à coup scandale, ou, à tout le moins (ne rêvons pas), polémique? Peut-être à cause des échos que réveillent ses commentaires sur l’équipe de France de football «black-black-black», exercice dans lequel s’était illustré il y a quelques années Jean-Marie Le Pen. Peut-être à cause de la justification explicite des discriminations à l’embauche à laquelle il se livre («imaginez qu’un jeune des banlieues vienne demander un emploi de serveur, il a l’accent des banlieues, vous ne l’engagerez pas, c’est très simple. Vous ne l’engagerez pas parce que c’est impossible. Il doit vous représenter, et ceci exige de la discipline, de la politesse et une manière de parler»). Mais peut-être aussi parce que la révolte des banlieues a marqué le retour fracassant des jeunes Français issus-de-l’immigration dans la réalité. Triste constat: le seul moyen qu’ils aient pu trouver pour exister dans l’espace public autrement qu’à l’état de caricatures exotiques privées de toute humanité, ça a été de tout casser. A leur sujet, depuis septembre 2001, la machine à fantasmes tournait à plein régime; mais eux, dans leur réalité, leur banalité, dans leur situation d’éternels stigmatisés, de relégués «plus en danger que dangereux», on ne les voyait pas, on ne les entendait pas. Leur mutisme était à proportion de la pluie de discours qui les construisait comme boucs émissaires de tous les maux de la société française.

Avec les émeutes, ils sont restés ce qu’ils étaient, certes: du gibier à info-spectacle; mais, en même temps, pendant quelques semaines, on les a vus, on les a entendus, on a compris qu’on avait négligé trop longtemps les problèmes dans lesquels ils se débattent; et ça a été comme un réveil brutal. Du coup, on semble enfin percevoir les accents pour le moins douteux de ceux qui, imperturbables, poursuivent sur la lancée de leurs délires paranoïaques et réactionnaires, continuant de déblatérer leurs odieux préjugés. Parmi eux, il serait dommage d’oublier de citer Philippe Val, prétendant sérieux à l’explosion du réacomètre («Charlie Hebdo», 9 novembre 2005): «Ceux qui croient voir des convergences entre Mai 68 et novembre 2005 se trompent lourdement. On ne peut pas imaginer une seconde qu’un Cohn-Bendit puisse jouer un rôle quelconque dans ces événements, ne serait-ce que parce qu’il est juif. C’est à cela que l’on peut mesurer l’étendue du désastre culturel. Par ailleurs, Mai 68 a commencé parce que les garçons voulaient aller dans le dortoir des filles et vice-versa. Chez les émeutiers de nos banlieues, c’est exactement le contraire. La mixité est leur ennemie, ils veulent les filles voilées et inaccessibles à qui n’est pas coreligionnaire.»

Réalité vs. Finkielkraut: 1-0

La production intellectuelle de ces pseudo-penseurs ressemble de plus en plus à un tirage du Loto. On fait tourner dans sa tête les éternelles mêmes boules numérotées – obsessions, idées fixes, certitudes nées par génération spontanée et jamais questionnées depuis -, et, devant la page blanche, on en sélectionne quelques-unes: elles sortent un jour dans cet ordre-ci, un autre jour dans cet ordre-là, ça dépend de l’impulsion lointaine et distordue que leur imprime l’actualité. L’adéquation des boules avec une quelconque réalité est bien le cadet des soucis de leurs propriétaires: tout à leur passionnant mécano conceptuel, planant dans ce qu’ils s’imaginent être les hautes sphères de la pensée, ils ont définitivement perdu de vue cette notion – le réel – dont Alain Finkielkraut se réclame un peu trop souvent pour qu’il n’y ait pas là comme un aveu. Outre le coup de la réalité qui a voté Le Pen en 2002, rappelons que sa première réaction, à la lecture de «La rage et l’orgueil», avait été d’estimer qu’Oriana Fallaci «regardait la réalité en face» («Le Point», 24 mai 2002. Voir aussi à ce sujet, dans «La tyrannie de la réalité» http://www.peripheries.net/tyrannie.htm , l’introduction et le chapitre «Des réalités saturées», page 147).

Or, cet escamotage, malgré les tentatives d’intimidation et le sempiternel chantage intellectuel dont ils prennent soin de l’accompagner («vous n’avez pas le droit de nous critiquer, vous vivez dans les beaux quartiers», etc.), se voit de plus en plus. «Voilà ce qui arrive quand on ne s’intéresse qu’aux concepts, et pas aux faits», disait Théo Klein, ancien président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), à propos de Finkielkraut (cité par Aude Lancelin dans «Le Nouvel Observateur», 1er décembre 2005). Laurent Mouloud, dans «L’Humanité» (26 novembre 2005 – http://www.humanite.fr/popup_print.php3?id_article=818718 ), écrit: «Alain Finkielkraut, c’est l’histoire d’un naufrage. Le naufrage d’une pensée qui n’en est plus une tant elle perd pied avec ce qui, pourtant, devrait la fonder: la réalité.» Même Claude Askolovitch, dans «Le Nouvel Observateur», est obligé de reconnaître: «Il se targue de penser le réel, mais ne le connaît qu’à travers les médias. Il réagit à des images, en les intégrant dans sa vision du monde. Sa pensée achevée, sur l’école, la transmission, son refus de la modernité, se mue en des détestations tripales, nourries d’impressions glanées au fil du zapping ou des lectures. (…) Il devient prisonnier d’une idéologie qu’il invente en avançant et qui l’enferme. Il se met, par esprit de système, dans des situations intenables.»

Le jeune-de-banlieue, Internet: la barbarie en marche

Denis Sieffert, dans «La guerre israélienne de l’information» (La Découverte, 2002), soulignait déjà ce trait saillant de la logique finkielkrautienne: «Bannir tout contexte réel»; dans «Politis», cette semaine (1er décembre 2005 – http://www.politis.fr/article1525.html ), il remarque: «Finkielkraut laisse échapper son effroi devant le « métissage », dont il parle comme s’il s’agissait d’une idéologie, alors que c’est une réalité démographique. On peut haïr une idéologie, pas une réalité démographique.» Et c’est là qu’on commence à voir quel charme un réac peut trouver aux concepts en roue libre: ils sont un outil idéal pour essentialiser les problèmes sociaux – et par là dédouaner la société et le pouvoir de toute responsabilité. Malheureusement pour eux, dans ces cas-là, le racisme n’est jamais très loin, puisque cela revient à dire, comme le résume encore Denis Sieffert, «que des Noirs ou des Arabes ont en eux cette haine parce qu’ils sont noirs ou arabes, et non parce qu’ils sont pauvres ou en proie à la discrimination, ou paumés dans un monde sans repères»; cela conduit à «définir les émeutiers non par leur jeunesse mais, comme le faisait Finkielkraut dans « Haaretz », par la couleur de leur peau ou leur religion».

Chez les intellectuels réactionnaires, la diabolisation du jeune-de-banlieue va systématiquement de pair avec celle d’Internet («déjà, sur Internet, on relaie, on amplifie, on déforme ses propos», écrit Claude Askolovitch dans son article sur Finkielkraut). Dans leur imaginaire confiné, il s’agit de deux figures de la barbarie en marche, menaçant une «Culture», une civilisation, une «pensée» dont ils sont les administrateurs auto-institués. De quoi est faite la «culture» dans leur esprit? Dans son article, Claude Askolovitch commence par nous asséner cet argument de poids: le philosophe Finkielkraut («celui des livres ou des propos réfléchis», hein, attention! pas l’autre, qui craint quand même un petit peu!) «n’est ni raciste ni colonialiste. Il admire Aimé Césaire». Ah bon, nous voilà totalement rassurés: Finkielkraut a un ami noir! «Et son amour de la France, poursuit le journaliste, n’est pas ethnique, mais culturel et nostalgique.» Le problème, c’est que, vu sa conception de la culture, cela revient strictement au même, comme en témoigne la citation qui suit immédiatement: «Même si ce pays se comporte mal, il faut être fier d’entrer dans la patrie de Molière et de Marivaux. Si je fustige le parler banlieue, c’est qu’il empêche les enfants d’immigrés de nous rejoindre dans la langue française.» Molière et Marivaux: on remarquera qu’à ce stade, Aimé Césaire, ayant fait son office, est déjà passé à la trappe, promptement renvoyé à son folklore.

La France, c’est eux qui la haïssent

Le vocabulaire est significatif: «nous rejoindre» dans la langue française… Ce contre quoi s’arc-boutent Finkielkraut et tant d’autres, c’est la possibilité que les descendants d’immigrés d’Afrique et du Maghreb, par leur héritage particulier, par la culture particulière qu’ils se sont forgée (et qui a bien plus en commun avec celle de tous les autres Français qu’on ne semble se le figurer, il faut arrêter de délirer!), puissent modifier le paysage de leur pays. Déjà qu’ils sont un peu plus bronzés que la moyenne, et que c’est fâcheusement voyant (mais nos amis réacs, dans leur immense magnanimité, n’exigent pas d’eux qu’ils y remédient avant d’avoir le droit d’«entrer dans la patrie de Molière et de Marivaux»), alors, si au moins ils pouvaient faire en sorte d’abraser toute autre différence pour éviter de trop perturber nos ruminations nostalgiques et rassurantes, on leur en serait reconnaissant. Citée par Aude Lancelin dans «Le Nouvel Observateur», Françoise Vergès, vice-présidente du Comité pour la mémoire de l’esclavage (et proche d’Aimé Césaire, tiens…), commente: «Ce qui me frappe surtout, c’est la peur panique. La trouille incroyable qui se dégage de tout ça.»

C’est Robert Redeker qui, dans une tribune du «Figaro» (28 novembre 2005), montre le mieux l’envers crûment néocolonialiste (oups, un gros mot, pardon) de cette défense a priori noble de la «Culture»: il y réclame «que les jeunes issus de l’immigration s’incorporent à l’histoire de France, finissant par admettre que l’histoire de France est, jusqu’au plus profond d’eux-mêmes, leur histoire». Peut-être faudrait-il envisager de leur faire réciter en choeur à l’école «Nos ancêtres les Gaulois»…? Et il attribue la responsabilité des émeutes en banlieue aux… travailleurs sociaux, accusés d’entretenir «l’impossibilité, pour des populations issues de cultures étrangères, de s’amalgamer à la culture nationale et républicaine de la France». Citons ce morceau d’anthologie: «Pour la sociologie, servant de base à tous les travailleurs sociaux, médiateurs, intervenants en banlieue, « la » culture n’existe pas; seules existent « les » cultures, toutes également légitimes. A force de marteler que « la » culture est oppression, élitisme, qu’une pièce de Shakespeare n’a pas plus de valeur qu’une chanson, et qu’un vers de Racine ne vaut pas mieux qu’un couscous, comment s’étonner qu’on brûle des bibliothèques?» L’équivalent de Racine dans la culture arabe, pour Robert Redeker, c’est donc… le couscous. On en reste sur le cul. Ces types auraient été parfaits en scénaristes des premiers albums de Tintin, ceux avec les petits nègres cannibales, mi-humains, mi-animaux, et les Arabes fourbes au poignard effilé. Ils n’ont que la «Fraaaance» à la bouche, répliquant systématiquement à leurs contradicteurs en les accusant d’avoir «la haine de la France»; mais la France, c’est eux qui la haïssent, puisqu’ils refusent de la voir et de l’accepter telle qu’elle est aujourd’hui: métissée.

«Les années trente sont devant nous»

L’ironie, évidemment, c’est que – comme l’écrit Aude Lancelin dans «Le Nouvel Observateur» -, en tenant des «propos de concierge sur l’obscurantisme arabo-musulman», tout en se réclamant du «savoir», ils manifestent une ignorance proprement pitoyable. Quand on se prétend un intellectuel, et qu’on se rend compte qu’on n’a en tête, au sujet des cultures d’origine d’une partie de ses concitoyens, qu’une pauvre collection de clichés méprisants et racistes, la moindre des choses, avant de se répandre en interventions haineuses à leur sujet, ce serait de remédier un minimum à sa propre insuffisance (ou à sa propre suffisance), de lire, de faire des rencontres, de s’intéresser, je ne sais pas, moi… Cette ignorance fièrement brandie au nom de la défense du savoir (mais il est vrai qu’on a affaire à Alain Finkielkraut, l’homme qui a publié un livre sur Internet en se vantant de ne rien y connaître et de ne jamais s’être aventuré sur le réseau) serait presque comique. Sauf que, en le légitimant, en le suscitant, même, parfois (voir l’affaire du voile, imposée d’en haut à une opinion qui, au début, avait des préoccupations plus pressantes), une partie non-négligeable des élites françaises amplifie considérablement la propagation d’un racisme qui empoisonne l’atmosphère du pays. Comme le disait amèrement Arnaud Viviant, en conclusion d’une intervention courageuse sur l’affaire Finkielkraut au «Masque et la plume», sur France-Inter, le 27 novembre, «les années trente sont devant nous».

Et qu’on cesse d’essayer de nous enfumer avec le prétendu «politiquement incorrect» dont ces prétendus «iconoclastes» seraient les hérauts et les martyrs. «Le premier qui dit la vérité, il sera exécuté», aurait chanté Elisabeth Badinter à Alain Finkielkraut «en l’appelant pour lui remonter le moral» (Askolovitch). Toujours dans son portrait du «Nouvel Observateur», Finkielkraut s’indigne: «Et quand « les Guignols de l’info » présentent Sarkozy comme un raciste vomissant les Noirs et les Arabes, personne ne réagit!» C’est vrai: il est scandaleux que l’amour débordant porté par le ministre de l’intérieur aux minorités de ce pays reste ainsi ignoré. Heureusement que notre «iconoclaste» sans peur et sans reproche est là pour voler au secours d’une cause aussi ingrate que celle du numéro deux du gouvernement et président du parti au pouvoir! Dans son article, décidément excellent ( http://www.nouvelobs.com/dossiers/p2143/a289106.html ), du «Nouvel Observateur», Aude Lancelin écrit: «Le faux nez de la subversion est en train de tomber, et c’est une droitisation dure et somme toute bien banale que l’on découvre. Racialisation décomplexée, disqualification de la question sociale réduite à une « culture de l’excuse », diabolisation des « classes dangereuses », trop subventionnées pour être encore « laborieuses » cela s’entend, le tout sur fond de libido sécuritaire à peine dissimulée. Après le politiquement incorrect, voici le « politiquement abject » (…). Rien d’important ne s’est jamais communiqué en ménageant un public, disait Guy Debord. Rien d’important ne se communiquera plus, en tout cas, en ménageant une intelligentsia française qui tourbillonne désormais dans la nuit et achève sa consumation mentale dans le feu des banlieues.»

On aurait pu s’attendre à ce que ces vigilants gardiens de la mémoire des grands crimes du vingtième siècle soient particulièrement attentifs à dénoncer les mécanismes de construction d’un bouc émissaire qui les ont provoqués; au lieu de cela, on les voit contribuer avec zèle à cette construction, et cela donne la nausée. Que la révolte des banlieues et l’affaire Finkielkraut aient au moins permis de mettre au jour le discours de défiance et de stigmatisation qui a si longtemps prospéré en toute impunité, qu’il apparaisse enfin pour ce qu’il est aux yeux d’un certain nombre de gens, c’est la seule chose qui, dans ce contexte, nous remonte un tant soit peu le moral.

Mona Chollet