Catalunya: Infos grève générale

Mis a jour : le mardi 3 octobre 2017 à 17:37

Mot-clefs: Resistances luttes salariales libérations nationales
Lieux: catalogne espagne

Premières infos sur la grève générale en Catalogne sud suite au référendum et la répression du gouvernement de Rajoy contre l'indépendance (+ de 900 blessés).

Elle est appelée, indiquent les médias, par les syndicats CGT, IAC, COS e Intersindical CSC, ce qui confirmerait ce qui se pressentait hier, le retrait des deux principaux syndicats les Commissions Ouvrières et l’UGT. Il apparaît cependant que la grève est très suivie, en particulier dans les transports, les commerces, les ports ou l’agriculture. La CGT indique que de nombreux piquets de quartiers ou de villes, organisés en comités de grève locale mènent des opérations de popularisation de la grève dans les rues et les zones industrielles.

Des barricades ont été érigées dans des zones industrielles de Lleida (Lérida) qui ont provoqué la fermeture d’entreprises. Les petits commerces sont touchés par un pourcentage très élevé de fermetures dans les principaux centres urbains de Catalogne tandis qu’à Barcelone le fonctionnement des transports publics est réduit au minimum aux heures de pointe (entre 6h30 et 9h30 et entre 17h et 18h) et les possibilités de déplacement en journée s’annoncent incertains. Le métro de Barcelone fonctionne à 40% et les autobus à 30%. Les trains de banlieue et les trains régionaux tournent à 33%.

Dans le secteur privé des patrons ont pris l’initiative de fermer leur entreprise. Même chose pour des coopératives. A Barcelone c’est le petit commerce qui est le plus touché tandis que les grandes enseignes restent ouvertes. Toujours à Barcelone ce sont seulement 4 marchés municipaux sur les 39 que compte la ville sont ouverts.

> Les ports de Barcelone et de Tarragone sont aussi pratiquement à l’arrêt car la grève est presque en totalité suivie chez les dockers des grands bateaux selon leur syndicat. Dans le secteur agricole également la grève est suivie : les travailleurs du riz du Delta de l’Ebre ont prévu d’interrompre la récolte.

Le secteur le plus touché concerne les universités de la région qui sont toutes fermées.

Il faut rappeler que cette grève générale a été appelée pour protester contre l’attitude de la police dimanche pendant la tenue du référendum et en défense du « droit à décider » (droit d’autodétermination). Cette grève est soutenue, entre autres formations politiques, par les anticapitalistes indépendantistes de la CUP.

Cette grève générale se combine avec une « grève civique ». Celle-ci est appelée par le puissant Comité pour la démocratie qui a joué un grand rôle dans l’organisation pratique du référendum car il regroupe nombre d’associations sportives, de quartiers… très utiles pour contourner les opérations de police contre le référendum .Cette grève civique est suivie par le club de foot du Barça, les journalistes de Ara, ceux de TV3 et de la Radio de Catalunya ; la Généralité (Autonomie catalane) a, par ailleurs, annoncé qu’elle ne procèdera à aucune retenue pour fait de grève parmi ses personnels. De fait ce sont toutes les institutions politiques (en particulier les mairies) qui relaient cet appel çà la « grève civique ».

Données prises de divers sites d’infos en langue espagnole

Commentaire(s)

>  Rectification


""sur la grève générale en Catalogne suite au référendum et la répression du gouvernement de Rajoy contre l'indépendance "

Faux

La grève était prévue bien avant les violences policières du 01 /10

http://www.lavanguardia.com/politica/20170929/431635640790/servicios-minimos-huelga-govern-octubre-referendum-1-o.html

> .

Ben la grève a été appelée en réponse à l'arrivée de la Guardia Civil et des attaques contre les représentants politiques catalans, c'est-à-dire, avant le 1er octobre ... ce qui s'est passé le 1er était largement prévisible, d'où l'appel à la grève générale en avance, parce que le mouvement catalan savait déjà comment allait réagir l'État espagnol, qui préférera un bain de sang que lâcher du leste, comme l'histoire avec le conflit basque l'a démontré tant de fois (et les français devraient le savoir, vu que le GAL a exercé ses assassinats sur le territoire de l'État français).

Mais bon, quel État lâcherait du leste ? Si la Catalogne devient un État, accepteraient-ils une sécession du Val d'Aran par exemple ? J'en doute.

> re

Oui c'est cela la grève a été préparée et appelée avant le 01/10 en réponse a des "des attaques contre les représentants politiques catalans" et a réuni hier un spectre de revendications politiques qui allaient du "droit a voter" au "droit a l'indépendance " , et tout cela en préparation de la DUI , d'ailleurs Puigdemont en parlera ce jour a 12H .

les images des violences policiéres (je n'emploierai pas l'expression "bain de sang" ) ont évidemment contribué au succès et surtout donné a l'extreme-gauche un prétexte honorable pour se joindre a un mouvement nationaliste .

Rien de folichon, donc

Mais la question est sur toutes les lèvres : Va t-on mourir pour mettre un étoile sur un drapeau ?

C'est a mon avis peu probable , mais ce qui est certain c'est que divers incidents démontrent l'existence d'une grave fracture au sein même de la population .

> .

Ouais bon, je ne suis pas en Catalogne, et les seuls catalans que je connais ne sont pas barcelonais ... mais bon, je ne comprends pas très bien ce truc de victimiser les espagnols qui vivent en Catalogne.
Le 01 à Madrid les espagnolistes chantaient le Cara al sol dans les rues, et je n'ai jamais eu d'empathie pour les espagnolistes qui vivent à Barcelone et qui déposent plainte parce que l'école de leurs gamins est en catalan et non en espagnol. Comme si le bilinguisme était dangereux ...

Donc bon, autant je n'en ai rien à cirer de l'indépendantisme petit bourgeois catalan, autant je me contrefout des espagnolistes qui vivent à Barcelone et qui se victimisent souvent parce qu'ils voudraient vivre dans un État centraliste comme en France ... la Catalogne étant une des régions les plus riches d'Espagne, s'ils étaient pragmatiques ils verraient que c'est à leur avantage de se séparer de l'Espagne ...
Vouloir rester espagnol est aussi nationaliste et puant que vouloir devenir indépendant.

Et puis bon, si la Catalogne écoutait les espagnolistes, il y aurait encore des corridas dans la région ... car "tradition espagnole".

> Une manifestation de la désintégration de la société

Etant communiste, je vais commencer par rappeler les principes : les prolétaires n’ont pas de patrie, l’ennemi est dans notre propre pays, transformation de la guerre impérialiste en guerre civile !

Comme le dit le précédent commentaire, l’indépendantiste catalan comme le centralisme espagnol, c’est toujours l’Etat capitaliste ! Le nationalisme, c’est la défense des intérêts du Capital national, la défense de l’Etat capitaliste, la défense des intérêts de la bourgeoisie CONTRE ceux des exploités et opprimés.

Alors hésiter à savoir ce qu’il faut faire relève de l’aveuglement ou d’une absence de principes politiques : aucun soutien à quelque fraction bourgeoise que ce soit ! Dénonciation du nationalisme catalan comme espagnol, qui sont des machines de guerre idéologiques contre les exploités. Les exploités et opprimés n’ont que des coups à prendre dans l’affaire, ils ne défendent RIEN de leurs intérêts à soutenir l’une des cliques nationalistes en question.

Quant à utiliser cette histoire pour en faire quelque chose, c’est non seulement illusoire, mais on en revient à ce que dénonçait Rosa Luxemburg il y a déjà un siècle quand elle combattait l’idée que c’est le mouvement qui compte et que le but est secondaire. Désolé, mais c’est le contraire qui est vrai : si le but est pourri, le mouvement l’est aussi, et cette « grève générale » est une saloperie pour attirer les exploités sur le terrain du nationalisme. Y participer, pour quelque raison que ce soit, c’est mettre le doigt dans l’engrenage du soutien à une fraction bourgeoise contre une autre.

Du reste, les exploités n’ont absolument rien à gagner dans l’histoire, et il est totalement faux de dire que la sécession de la Catalogne la rendra plus riche : cet Etat-nain n’aura de toute façon aucun poids sur la scène internationale, et je ne vois aucunement pourquoi les bourgeois y investiraient vu le caractère ridicule de son marché, ni pourquoi les jeunes continueraient à y affluer si on y parle une langue que personne ne comprend ! Nous n’assistons pas ici à quelque chose de rationnel, mais juste à une petite clique bourgeoise catalane qui entend mener ses affaires sans avoir à rendre de comptes à la capitale et qui, pour se maintenir indéfiniment au pouvoir, tente un coup de poker séparatiste. Ces gens-là sont des aventuriers politiques pur sucre, et nous assistons là à une énième manifestation de la désintégration de la société capitaliste. Rien d’autre.