Loi "Travaille!" : Appel du Mouvement Inter Maternelles Indépendant - MIMI

Mis a jour : le samedi 9 septembre 2017 à 11:12

Mot-clefs: Resistances luttes salariales / -ismes en tout genres (anarch-fémin…) précarité lutte étudiant-e-s lycéen-ne-s mouvement exclusion chômage
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« Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur, vous pouvez compter sur le MIMI pour foutre le zbeul. »

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Cette année, 2017 commence en septembre


1. Trêve de plaisanterie, si mouvement il y a à la rentrée, il nous faudra être plus fort que l’année dernière. La casse et les affrontements en manifestations ne suffisent pas, ni le blocage des lycées et l’occupation des universités, il nous faut trouver les moyens de dépasser ce que nous avons pu déjà faire l’an passé, quand nous avons perdu. Ces types d’actions ne sont pas à jeter, mais ils n’auront de sens qu’à condition d’être plus conséquents, en terme de nombre et de contenu. Il faudra que nous soyons plus nombreux, et plus sérieux.

2. Nous partons avec un avantage sur l’année dernière : nous avons commencé à nous organiser. Partout, dans les lycées, les facultés, les quartiers, les usines, les écoles maternelles, etc. des comités se sont formés autour de différents enjeux. Les comités d’actions lycéens ont été une des bases de mai 68, cette fois, ils ne sont pas exclusivement lycéens. Nous sommes déjà plus fort qu’en 2016, plus nombreux et plus organisés. C’est de là que nous partons.

3. Il est toujours bon de rigoler et de ne pas se prendre trop au sérieux, il ne faut pas perdre ces qualités que nous avons, de même que la créativité qui en découle et qui s’est exprimé – notamment dans les tags et les banderoles – lors du mouvement de 2016 ; mais il ne faut pas non plus oublier que ce que nous faisons est sérieux. Ceux d’en face, eux, ne rigolent pas : nous aurons encore des blessés et des prisonniers. La révolution n’est pas seulement une fête. Le problème qui est désormais le notre est celui de l’organisation, le simple plaisir de la subversion ne suffit pas, nous l’avons vu au printemps 2016. Il faut maintenant réussir à se coordonner entre les différents fronts ouverts, entre les différents comités présents partout en France, il faut organiser nos forces, et agir sérieusement.

4. Les quatre mois de luttes contre la loi travail ont permis de partager et d’éprouver bon nombre de tactiques : elles sont efficaces. Mais il nous faut parvenir à mettre en place ce qui nous a manqué l’année dernière : une stratégie à même d’orienter nos tactiques. Nous sommes tous las des manifestations au fort niveau conflictuel mais qui n’ont jamais réellement réussi à déborder la police, et qui restent dépendantes des appels de centrales syndicales qui finiront par plier le genou. Il nous faut des objectifs. Il faut que notre force soit plus large, et plus autonome. Nous devons également prendre acte du fait que les blocages de secteurs stratégiques menés par les travailleurs en lutte ont été plus efficaces que les émeutes, seulement, ils ont été moins déterminés et moins conséquents. La jeunesse a de son côté la détermination et porte un élan révolutionnaire, mais isolée, elle est impuissante. Une liaison est nécessaire. Prenons les devants. Il faut paralyser le pays.

5. S’il est clair que ce n’est pas seulement contre la casse du code du travail que nous luttons, il ne faut pas perdre de vue que c’est bien cela qui constitue, pour le moment, le terrain de la lutte. Une des lacunes du mouvement dernier était peut être d’avoir lutté plus contre ce monde que contre sa loi, on pouvait remporter la bataille contre cette loi, pas encore la guerre contre son monde. Il nous faut déjà remporter cette bataille. Mais il faut conjointement élargir les discours, et porter la critique au delà de ce code du travail, montrer que cette bataille est partie prenante d’une guerre : radicaliser la lutte.

6. Toutes les raisons sont là pour mener à bien une révolution, maintenant se pose la question de comment nous allons nous y prendre. 2017, pour avoir lieu, ne doit pas être une pâle copie du printemps 2016. Organisons nous.

Le MIMI appel :

- À reprendre la tête de cortège le 12 septembre ainsi que lors de toutes les manifestations à venir. Nous veillerons à ce que le groupuscule policier au doux nom de VIGI n’y trouve pas sa place, la place de la police est sur le bord de la manifestation, là où tombent les pavés, pas autre part et certainement pas parmi nous. De même, nous annonçons que les tentatives annoncées par la France Insoumise de prendre la tête de cortège se révèleront infructueuses, nous invitons ses membres à troquer leurs stickers, leurs drapeaux et leur leader contre les moyens de défenses nécessaires à l’ambiance du cortège de tête. Quant aux forains, quoique leur présence matérielle puisse sembler alléchante, il ne faut pas être dupe de l’opportunisme de leur « Roi », ni de ses sympathies fascistes, un des slogans du cortège de tête reste « Siamo tutti antifascisti ». Les forains ont toutes leurs places dans le cortège, pas les fascistes.

- A rejoindre l’appel lycéen à se rendre à 13h12 place de la République, pour rejoindre Bastille et le départ de la manifestation dont nous prendrons la tête.

- A s’organiser partout localement, et à multiplier les jonctions entre les différentes organisations. A soutenir les grèves partout où elles ont lieu. A bloquer le pays par tous les moyens nécessaires et adéquats.

« Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur, vous pouvez compter sur le MIMI pour foutre le zbeul. »

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