manif contre la répression samedi 1er décembre à Caen

Mot-clefs: Luttes étudiantes/lycéennes
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entre 250 et 300 personnes ont défilé dans les rues de Caen pour protester contre la répression policière du mouvement contre la LRU.
A l'appel de la FCPE (parents d'élèves) et de la coordination inter-lycées de l'agglomération de Caen, entre 250 et 300 personnes se sont rassemblés ce samedi pour dire non à la répression policière du mouvement contre la LRU. Des enseignants du SNES et de SUD Education sont aussi présents. La grande majorité des manifestants sont lycéens, quelques étudiants sont aussi là. La FCPE a imprimé des autocollants "nos enfants ne sont pas de la chaire à flash-ball", même les lycéens en demandent!

Le cortège est sous haute surveillance policière (le directeur départemental de la sécurité publique, son adjoint, le commissaire chargé de l'ordre public et de la circulation à Caen, le directeur régional des renseignements généraux) même si seuls les motards sont visibles. Les premiers slogans sont en tout cas en direction des forces de l'ordre: "Police partout, justice nulle part", "les lacrymo ça fait pleurer, les flash-ball ça peut tuer". Arrivé dans le centre ville, les slogans redoublent; les étudiants distribuent un tract ils ne nous feront pas taire !.
Un premier (long) arrêt est marqué devant la préfecture qui dans un communiqué jeudi soir indiquait que les flash-ball n'avaient pas été utilisés. Pourtant dans le cortège, au moins une victime d'un tir était présente...avec sa béquille.

Après un moment de flottement sur la suite du parcours, la décision est prise de passer devant la mairie pour ensuite se rediriger vers le centre ville pour témoigner auprès des passants ce qui s'était passé ces derniers jours. L'arrêt à la mairie se prolongeant, une partie des manifestants quittent le cortège. Celui-ci repart finalement vers la direction du centre ville mais bifurque au niveau de la place Fontette pour prendre la direction des Fossés Saint Julien. Quelques manifestants craignent de monter vers le commissariat de peur de vivre ce que les étudiants avaient vécu la veille. Mais la présence d'adulte et d'enfants les rassurent. Le cortège prend donc la direction de la place du Canada puis de la rue Saint Gabriel faisant ainsi le parcours inverse des étudiants de la veille. Arrivés à l'entrée de la rue Thibout de la Fresnaye, certains manifestants marquent le pas, la rue est déserte, quand est il des forces de l'ordre? Celles-ci sont absentes, seuls deux policiers en faction sont présents sur le perron. Le cortège avance prudemment et s'arrête face aux grilles.

Plusieurs slogans de solidarité avec les interpellés des jours précédents sont scandés mais aussi avec Pierre, le lycéen nantais grièvement blessé par un tir de flash-ball. Afin de détendre l'atmosphère, des étudiants lancent des slogans ironiques à l'encontre des forces de l'ordre "police, gendarme ou militaire, qu'est ce qu'on ferait pas pour un salaire", "on n'est pas de la chaire à flash-ball", "entrave, entrave à la circulation, qu'est ce qu'on ferait pas pour une inculpation" (les interpellés de vendredi l'ont été pour entrave à la liberté de circulation). Devant l'absence totale de policiers, le dernier slogan est "les parents, ça fait flipper".
Après cet arrêt, certains veulent passer au rectorat, d'autres veulent retourner en centre ville. Le cortège prend la direction du lycée Charles de Gaulle puis de la rue de Bayeux. Finalement, il ne tourne pas vers la rue Caponière mais se dirige vers la place Fontette puis la rue Ecuyère. Là encore, des slogans contre la répression sont scandés sous l'oeil parfois amusé des passants-consommateurs; d'autres applaudissent. Après avoir remonté la rue Saint Pierre, le reste de cortège remonte la rue de Geôle pour rejoindre le campus 1. Une voiture de la BAC circule sur la voie de tram sur cette dernière portion à l'affut...

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