Ils n’effaceront pas la Palestine

Mis a jour : le lundi 8 juin 2020 à 14:24

Mot-clefs: Racisme Répression Resistances antifascisme libérations nationales
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Depuis 1948 et pendant toute la période qui a précédé la création de l’État d’Israël, la stratégie de tous les dirigeants sionistes est restée la même, faire de la Palestine, la Terre promise aux Juifs.

Par la force militaire Israël depuis lors jusqu’à aujourd’hui a toujours remodelé le paysage et tenté d’exclure la trace des Palestiniens.

"Une terre sans peuple" ? Non ! Non ! Ils sont bien là vivants et toujours résistants, les Palestiniens.
"pour un peuple sans terre". Non ! Non !

Depuis la déclaration « d’indépendance » et la partition des territoires en 1948 Israël n’a eu de cesse d’en conquérir davantage, car" il re-vient" et cette Terre lui revient.

Le mythe de l’exil des Juifs et la loi du « retour » sont une mystification qui vise à masquer la réalisation d’un projet colonial.

Intégrité géographique et stratégie démographique

De la judaïsation intensive de Jérusalem-Est occupée.

La violation des droits des Palestiniens ne s’est jamais arrêtée jusqu’à aujourd’hui. Des familles palestiniennes expulsées sont à la rue, leurs maisons aussitôt squattées sous la protection de l’armée. C’est ainsi que Jérusalem "s’unifie" et que l’État Israélien tente d’asseoir sa démographie montante, sa souveraineté et son contrôle exclusif sur la Ville Sainte.
 
A l’israélisation
 
Depuis 1948 aucun village, aucune ville, n’ont été construits, pas un dunum de terre n’a été concédé aux Palestiniens. De ce fait, les Palestiniens qui représentent près de 50 % de la population de la mer au Jourdain, sont confinés dans des espaces restreints, d’autres sont déplacés et viennent agrandir le nombre des réfugiés intérieurs, quand d’autres s’exilent.

Depuis 1967, avec le mur de séparation, les routes de contournement, les tunnels, Israël n’a cessé de renforcer son dispositif de sécurité.

L’agrandissement des colonies mord la terre palestinienne occupée, déchiquète ses vergers, scie ses oliviers. Les noms arabes sont hébraïsés, la mémoire palestinienne expropriée en même temps que les terres sont confisquées. Ces pratiques et politiques sionistes imposent un état d’apartheid au peuple palestinien, en contravention avec la Convention internationale sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 30 novembre 1973.

Le sionisme vise l’entièreté territoriale

Netanyahu incarne la visée sioniste déjà visible en 1949 avec l’annexion de Jérusalem Ouest et de 77 % de l’ancienne Palestine mandataire, soit 50 % de plus que ce qui était prévu au plan de partage [1]
Le régime de Netanyahu depuis 10 ans a sans arrêt proclamé des lois fondamentales faisant l’éloge de la force pour étendre les droits israéliens et écraser ceux des palestiniens, se défaussant du droit international. Ces lois, dont la loi fondamentale du 19 Juillet 2018 qui fait d’Israël "l’État - nation du peuple juif", dévoilent le fait accompli et la complicité de la majorité des israéliens et de la communauté internationale.

Le prophète Bibi

Le 17 Mai 2020 lors de l’investiture du quatrième gouvernement de Netanyahu, celui-ci s’est montré dans le droit fil de l’imaginaire biblique et de la stratégie sioniste du grand Israël.

Il a déclaré à la Knesset, l’annexion très prochaine de pans de la Cisjordanie jusqu’au Jourdain. 

« Voici la vérité : ces territoires sont là où le peuple juif est né et s’est développé. Il est temps d’appliquer la loi israélienne et d’écrire un nouveau chapitre glorieux dans l’histoire du sionisme. »  

Discrimination gravée dans le marbre de l’État et enclaves palestiniennes ratatinées

Des pans entiers de la Palestine de la mer au Jourdain sont depuis longtemps sous contrôle militaire d’Israël. Mais, ce qui fait la différence comme le crient :

- et Michel Warschawski : c’est que par « l’adoption de la loi constitutionnelle, cette fois la discrimination n’est plus seulement une pratique, mais est inscrite dans la constitution (même si Israël n’a pas de constitution).

- et Ahmad Al -Bazz : c’est que « Les Palestiniens la comprennent comme une autre étape du projet colonial de peuplement d’Israël qui est centenaire. » « Que la Communauté internationale ne regrette rien. Elle qui est restée muette. Elle n’a jamais pris de mesures pour arrêter l’annexion. »

La résistance des Palestiniens doit avoir le dernier mot, avec le soutien des défenseur.es des droits des Palestiniens

Ahmad Al Bazz : « il est temps pour les Palestiniens de revenir à leurs exigences initiales de décolonisation complète et d’un État démocratique où tous les être humains aient des droits égaux sur cette terre, et de développer de nouvelles stratégies pour atteindre cet objectif. »

https://www.ujfp.org/spip.php?article7906

 

 

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