2018 - A propos des "Appellistes"

Mis a jour : le vendredi 4 janvier 2019 à 19:00

Mot-clefs: gilets_jaunes appelisme
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Un texte paru sur Lundi matin 169 le 14 décembre 2018 (« Toulouse implose - 1-8 décembre, retour sur une folle semaine » https://lundi.am/Toulouse) nous en dit long, et de manière précise et courte, sur la politique menée par une branche du milieu radical, que l’on désigne souvent par "appelliste" faute de mieux.

Selon elleux le blocage a supplanté la grève générale, la représentation cède sa place à l’organisation et le soulèvement rompt avec les codes de la manifestation.

 

Grève -

La « grève », fut-elle générale, est devenu à leurs yeux le nom de l’impuissance politique. La grève c’est l’ancien monde, le vieux mouvement ouvrier, tout ce que le postmodernisme rejette… au profit d’un monde finalement encore plus archaïque :  celui de la communauté… celui où on n’a plus besoin de parler, où on se reconnaît à quelques signes, où « on en est ».

Evidemment l’appartenance de classe ne compte plus dans tout cela, le concept est réservé aux "archéos" — gauchistes, anarchistes, conseillistes et autonomes.


Mais il est une chose que nos ami-e-s ne veulent pas voir, c’est que la grève permet pour un temps de casser le rythme habituel de la vie quotidienne, celui qui est imprégné par le travail (ou son manque).

La grève, surtout si elle jaillit en-dehors des directions syndicales, crée des espaces dans lesquels on peut d’engouffrer pour discuter, communiquer, vivre un peu.

Evidemment ce n’est pas leur problème, elleux pensent vivre tous les jours dans des espaces de débrouille chic. D’ailleurs nous disent-iels, seuls les étudiant-e-s appellent frénétiquement à la grève, alors « qu’iels sont justement celleux qui ne peuvent la mener à bien ». Quel mépris pour cette minorité de salarié-e-s, de précaires et de chômeu-se-r-s qui se démènent pour que, justement, grève existe.


La grève est, selon nous, un élément qui permet de mesurer le rapport de force entre les classes mais comme, selon elleux, raisonner en terme de classes c’est du passé, nul besoin de s’embarrasser de ce mot d’ordre archaïque !

 

Blocage -

Les blocages des Gilets jaunes sont valorisés par les appellistes par comparaison à ceux de ces de ces dernières années mis en place par les syndicats. Pourtant la différence n’est que d’intensité et d’efficacité mais pas fondamentalement de nature.

 

émeute -

Selon nos ami-e-s, les gilets jaunes c’est l’émeute contre les regroupement archaïques en manif. Pourtant il nous semblait que les regroupements en manif, et surtout les jonctions avec d’autres cortèges en lutte, commençaient à pendre de l’ampleur.

 

Assemblées -

 Dans le même temps nos "insurrectionalistes qui viennent" valorisent et se réapproprient les appels de Commercy et de St-Nazaire à constituer des assemblées populaires. Mais pour quoi faire ?

Pour elleux une assemblée ce n’est pas un lieu pour mener des débats contradictoires  ( le débat ne sert pas à grand chose puisqu’ils prennent souvent les décisions avant et ailleurs ) , mais un lieu où une « cristallisation collective où une décision prend les êtres ». Très bien, mais cela peut-il se faire sans confrontation, sans débat, sans grève ?

 

Avant-garde - 

Si c’était le cas nous aurions alors là un outil entre les mains d’appareils « d’avant garde » tout à fait classique du vieux mouvement ouvrier !

Nos appellistes sont bel et bien d’indécrottables et traditionnels avant-gardistes.

 

Stratégie -

Leur  "stratégie" :    séduire par le verbe, donner l’impression à celleux qui sont séduit-e-s d’être une " élite  " intellectuelle-canaille dans le saint des saints de la pensée « moderne ».

Commentaire(s)

> pffff

L'OCL toujours à l'avant-garde de la politicaillerie d'un micro-milieu.
Plutôt que de rédiger ce genre de texte caricatural et sans fond pour tenter d'exister en invoquant un "appellisme" qui n'existe que dans votre tête et à travers votre envie (certes légitime) d'exister, lisez et recommandez plutôt cette bien meilleur critique du texte de lundimatin:
https://lundi.am/Droit-de-reponse-La-greve-pour-respirer-1725

> sans dec ?

c'est vraiment l'organisation communiste libertaire (c) qui a pondu cette brillante analyse ?
qui que ce soit d'ailleurs : bravo, changez rien, vous êtes super, et parfaitement raccord avec le niveau d'indymedia nantes.

> allez encore un effort !

effectivement, c'est très "brillant"...pour un public d'enfant de Grande section ...

> Pfff... C un pneu qui se dégonfle ?

les lycéens qui décident de ne plus être lycéens, la généralisation de la grève et non la grève générale,... Etc.Ben mon vieux, avec cette lucidité pénétrante le mouvement tient ses poètes.

> Typique...

"un "appellisme" qui n'existe que dans votre tête", ce genre de réponse est tellement typique des "agents du parti" (autrement appelés "appelistes"). Le grand classique de la négation de l'existence de ce courant, et de celle d'un réseaux plus ou moins organisé, portant des idées (là aussi plus ou moins) communes. C'est en général à cette réponse que je reconnais un appeliste. Ca et le mépris propre à "ceux qui savent" (ou le croit, c'est souvent plutot relatif à une certaine culture d'une certaine classe disons pas défavorisée) qui va souvent avec.

Le texte est un peu court et rapide, mais j'avoue qu'il m'a parlé, j'y ai reconnu bien des pratiques déjà observées au contact de ces gens.

> -

les fans d'heiddeger ne sont pas content-e-s

> '

Un texte court et compréhensible choque

Ces réactions sont intéressantes

> à ceux qui doute

C'est bien de l'OCL : http://www.oclibertaire.lautre.net/spip.php?article2177

> courage, l'ocl arrive à la rescousse !

On avait déjà tout entendu sur les gilets jaunes et leurs déviations : extreme-droite, nationalisme, antisémitisme, homophobie, sexisme, il manquait l’appellisme qui donne à l’ocl l’occasion de rejoindre la cohorte des radicaux-moralisateurs qui sont en fin de compte contre les gilets jaunes mais pour leur bien.

Après cohn-bendit et goupil, les nouveaux maitre à penser arrivent !

> ou pas

Si tu cherche des cohn-bendit, regarde plutot du cote des appelos, lundi.am et consort. Ceux là sont bien mieux placés pour prendre ce role.

> lamentable…

Mais qui s'occupe de la rédac ici ? Y'a plus de modération ou bien… Lamentable ce pamphlet. Vous en êtes encore là ? Appellistes, anarchistes, communistes, zadistes… être désigné, c'est TOUJOURS subir une forme de pouvoir et de domination. C'est de pire en pire ce media, on se croirait — presque — sur France Info.

> @utile de préciser

Ton commentaire me fait penser à ce débat qui eu lieu il y a quelques temps : https://nantes.indymedia.org/articles/40023

Toutes choses n'étant pas égales par ailleurs...

> Pauvre Calimero

"Sans peur du ridicule, il nous dit de manière candide que « se déclarer anti-système, anarchiste ou d'une quelconque étiquette similaire, signifie aujourd'hui entrer dans la logique du pouvoir » (...)
Déjà, on ne comprend pas quel est le véritable nœud du problème, si c'est l'anarchisme en soi ou son affirmation publique ? Si c'est le fait qu'il nous isolerait de la population ou bien qu'il facilite la répression ? Là encore, on est en pleine confusion, Calimero brouille les cartes. Veut-il dire aux anarchistes qu'ils devraient arrêter d'être anarchistes, ou alors qu'ils devraient faire semblant de ne pas l'être pour mieux se mêler à la foule? "
Pour un anarchisme sans dependances

Hey, ce n'est pas parce que le parti et ses 'agent.e.s' prennent plein dans la gueule a cause de ses (chefs) choix foireux à repetition que mr. Utile de Préciser va s'en prendre a l'Indy pour faire de la pub a la page de facebook du 2eme 'groupe informel' le plus pop' de fRance (apres GJ).

Prochaine fois, pense par toi même avant de te 'fondre dans la foule'. Pour pas en finir ses jours à travailler au gulag d'une zad gentrifiée, ça vaut la peine.
Conseil d'ami.

> ça répond grave: un bon point poit ce texte!

Héhéhé, ça réagit grave dés qu'on critique les appellistes... ça en dit long sur les personnes qui lisent Indymédia et qui paradoxalment n'arrêtent pas de poster des comm pour dire qu'indy est un site dépassé, nul, etc, j'en passe et des meilleurs.
Pour un cancre comme moi, ce texte parle car il va directo à l'essentiel. Mais c'est vrai qu'il faut avoir un certain bagage intellectuel pour comprendre les raisonements bien tordus des appellos. C'est certain qu'ils s'adressent pas aux prolos, mais plus aux futur petits chefs aristos qu'ils se rêvent d'être un jour.
Les coupat et les autres appellos du lundi matin sont de braves petits parvenus qui donnent des leçons aux autres... Relayés dans l'coin par les traitres qui ont vendus la zad à la préfette, et qui aujourd'hui endossent leur gilet jaune pour bien noyauter la lutte sur St Naz et sur Nantes.
C'est pas beau à voir!

> Ouais, ouais, ouais.........

Appelliste, ça veut tout dire et ça veut rien dire, c’est comme post-moderne, c’est juste une insulte pour désigner ceux qui sont pas comme nous.

L’OCL colle au troupeau des groupuscules « anars » qui se cherchent une raison d’exister et avoir quelque chose à dire après avoir raté les débuts d’un mouvement qui les dépasse.

L’appellisme, c’est aussi une manière pour les ultra puristes de désigner tout mouvement où ils ne pourraient pas imposer leurs idées. C’est à dire jusqu’à présent toutes les luttes.

Ça revient en fait à laisser s’exercer la loi du plus fort, c’est vrai aussi bien au plan national qu’international.

On peut critiquer l’appellisme, mais pas avec n’importe qui, comme disait l’autre.