Eric Fallet, directeur de l’hôpital Joseph Ducuing, s’essaie au maintien de l’ordre

Mis a jour : le vendredi 8 juin 2018 à 23:22

Mot-clefs: Répression actions directes
Lieux: toulouse

Ce jeudi 7 juin, nous étions réunis devant l’Hôpital Joseph Ducuing pour protester auprès du Conseil d’Administration de l’hôpital contre le processus d’externalisation des ASH (Agents de Service Hospitalier) vers la société Biomega.

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Au sein de ce conseil d’administration siégeaient les cadres de l’établissement, le directeur de l’hôpital Eric Fallet ainsi que les représentants des « Amis de la Médecine Sociale », association qui possède cet hôpital. Nous sommes rentrés dans le Conseil d’Administration avec deux banderoles «  Ducuing fait du social ? Pas pour ses ouvrières » et « Eric, Fallet pas externaliser les ASH ». Alors que le conseil avait débuté, nous avons demandé, en tant que personnes solidaires de la lutte des ASH, l’arrêt du processus d’externalisation. Les Amis de la Médecine Sociale sont pour beaucoup des membres du PCF, syndiqués, syndicalistes ou militants à la CGT. Il semblait donc possible qu’ils comprennent que l’externalisation des ASH signifiait la dégradation des conditions de travail des travailleuses et des travailleurs de l’hôpital.

Alors qu’on leur demandait de se positionner, ils ont été expéditifs : « le processus est validé et on le soutient ». Quoi ? Des cocos à l’ancienne qui acceptent d’écraser des prolétaires ? Oui, oui, pas de soucis, si c’est pour le bien de l’hôpital, en nous invoquant des chiffres de merde pour légitimer leur attaque patronale. Parce que c’est ce qu’ils sont, des patrons, le cul posé sur leurs chaises, qui valident les décisions d’un technocrate mis sur ce poste pour « nettoyer » Ducuing.

Après nous avoir dit autant de conneries qu’il est possible de dire quand on est mis face à ses contradictions, ces derniers n’ont pas trouvé d’autres moyens que d’appeler la police pour expulser ces intrus qui empêchaient les mesures à la Macron de se mettre en place en silence.

A l’arrivée de la police, nous avons décidé de quitter les lieux, en rappelant que la lutte ne faisait que débuter et qu’on n’allait pas lâcher. Là, la police, après nous avoir demandé de quitter les lieux, n’avait qu’une seule chose en tête, ne pas nous laisser partir. Ils ont tenté de bloquer les camarades à l’intérieur avec le soutien explicite et manuel des membres du conseil d’administration, dont une est allée jusqu’à déchirer un sac à dos. Pendant que nous protestions devant le conseil d’administration pour libérer les personnes restées coincées à l’intérieur de ce « caveau », un flic a commencé à distribuer des coups de poing, tout seul comme un grand.

Dans le bordel provoqué par ce fonctionnaire visiblement en manque d’action, les flics ont décidé d’arrêter une personne et l’ont embarquée. Mais vous savez pas la meilleure ? Fallet, le directeur de l’hôpital, est sorti pour aider les flics à arrêter le copain. Ce cravateux n’en est pas à sa première prouesse. Déjà, le Mardi 5 juin, jour de grève des ASH, il avait décidé de toutes les assigner à leur poste de travail, les empêchant de faire grève. Puis il avait appelé vigiles et huissier pour empêcher le personnel non-assigné d’aller voir leurs collègues avec menaces et caméra pointée sur les grévistes.

L’objectif de ce type est clair : il veut terroriser les travailleuses et travailleurs, les isoler et les écraser. Sauf que non, y a du monde dehors, on ne lâchera pas et on va ensemble bloquer l’externalisation des ASH. Dès la semaine prochaine, les actions vont se poursuivre, avec encore plus de vigueur. Face à un patron qui a la matraque facile et des « communistes » devenus patrons, la seule solution, c’est la grève, les actions, le bordel.

La question de l’externalisation est un classique dans le milieu médical, où l’on cherche constamment les économies en coupant des bras aux ouvrières et ouvriers. C’est le cas dans les cliniques privées, les hôpitaux publics ou les établissements à statut associatif. Face à cet écrasement en règle, nous devons continuer à établir un soutien sans faille aux travailleuses en lutte à Ducuing, et ainsi, par la solidarité, être à même d’envisager les mêmes types d’actions pour d’autres camarades en lutte sur les lieux de travail du soin à Toulouse et alentours.

Dès qu’on a la date de la prochaine action, on vous tient au courant. Pareil pour le copain qui ce soir au moins, passera la nuit en GAV.

Une attaque contre l’un ou l’une d’entre nous est une attaque contre tous ! Solidarité et Autodéfense de Classe.

Collectif Classe

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