signe ton formulaire et ferme ta gueule

Mis a jour : le lundi 23 avril 2018 à 16:44

Mot-clefs: aéroport notre-dame-des-landes
Lieux: Notre-Dame-des-Landes ZAD

Publié par le groupe: Groupzad NDDL

expression critique du processus de légalisation en cours sur la zad de nddl

Hola Compas !

Nous t’écrivons pour te tenir au courant de ce qui se passe sur la Zad de Notre Dame des Landes, une zone qui depuis des années veut se libérer de l’emprise de l’état sur les décisions des individu.e.s et des collectifs et cherche comment vivre et s’organiser. S’il y a eu une infinité d’expériences comme gérer le quotidien et les conflits sans autorités et règles étatiques, et qu’une cohabitation de logiques très diverses étaient possible grâce à la taille géographique de la zone qui promettait, dans une certaine mesure, de s’organiser à sa manière sans s’imposer aux autres ; la dégradation de la situation s’accélère rapidement !

Après que l’état ait abandonné le projet de l’aéroport qui réunissait des citoyen.ne.s et des subversi.f.ve.s dans une lutte face à un ennemi commun, il cherche maintenant toutes les raisons pour détruire cette zone qui échappe à son emprise. Comment croire qu’un état pourrait tolérer sur « son territoire » des endroits qui nient, par leur existence, la légitimité des lois qu’il impose.

Plus de 90 lieux coexistaient avec des conflits entre eux et tendaient à trouver des solutions.

Aujourd’hui, certains choix et décisions prises ne peuvent plus cohabiter. La zone en tant que totalité a perdu sa négation du pouvoir de l’état.

L’état français a donné un ultimatum aux occupant.e.s de la zone pour remplir des fiches individuelles de légalisation de projet agricole jusqu’au 23 avril 2018. Avec à la clef une menace d’expulsion si ces fiches comprenant les terres de la zone n’étaient pas remplies et rendues. Il a souligné cette menace en commençant à détruire une trentaine de lieux dans la partie Est de la zone (principalement dans celle non-motorisée).

Beaucoup de gen.te.s utilisent l’argument de l’urgence pour sombrer elleux-même dans une logique de diplomatie et de paternalisme. Ielles se permettent de renforcer à l’intérieur de la zone des mécanismes autoritaires au travers d’attitudes manipulatrices pour faire ce qui leur paraît juste tout en prétendant agir pour le « bien commun » sur la zone. Le phénomène va aussi loin que certain.e.s occupant.e.s ont décidé de signer des fiches qui incluent les terres et lieux d’habitation des gen.te.s qui elleux refusent de faire légaliser « leur » lieu de vie, leur projet, leur quotidien ! Ces fiches ayant parfois été signées dans leur dos, sans aucune consultation.

Il suffit de quelques personnes ou collectifs prêt.e.s à marchander avec l’état pour que celui-ci, avec ses mécanismes d’intoxication médiatique, puissent faire un tri, entre ses citoyen.ne.s qu’il prétend protéger et les « criminel.le.s » qu’il se devrait de réprimer au nom de la sécurité et du bien-être de sa population. N’est ce pas une hypocrisie totale de prétendre sauver une zone du joug de l’état en imposant la légalisation à toutes celles et ceux qui considèrent les lois et l’autorité comme deux facteurs majeurs de leurs oppressions ?!!

Pire que cela : prétendre agir en tant que collectif incluant toute la zone alors que les occupan.te.s / habitant.e.s des lieux déjà détruits ne sont même plus ni pris.es en compte, ni concerté.e.s après l’expulsion et la destruction de « leur » lieu. Et que le refus denégocier et de signer des groupes et des individu.e.s est piétiné et ignoré !

Prétendre protéger la lutte contre l’aéroport ET son monde en devenant propriétaire ou responsable légal est absurde ! La croyance en une victoire bureaucratique est sidérante. On a toujours vu des organisations institutionnelles tenter de récupérer des combats, ce mécanisme est désormais interne à la ZAD.

Croire pouvoir signer des contrats et faire ce qu’on veut derrière est illusoire.

Comment pouvoir croire gagner un jeu dont les règles sont écrites et constamment modifiées par nos adversaires ?

Contrairement à certain.e.s légalistes, nous n’allons pas imposer nos choix aux autres. Mais il serait bien que tou.te.s celleux qui croient pouvoir gagner de la liberté en se soumettant aux conditions de leurs oppresseurs soient conscient.e.s du fait qu’ielles légitiment encore plus la répression contre celleux qui refusent de négocier avec les autorités. Même parmi les signataires, les idées, les raisons sont nombreuses et diverses. Certain.e.s espèrent que ce soit une sortie de secours pour ne pas perdre les lieux de la zad et continuer à créer et expérimenter des modes de vie. D’autres, de récupérer des terres de manière délibérée. D’autres encore, culpabilisent des personnes dubitatives en invoquant un processus de signature collectif qui serait entravé par d’éventuels refus de signature.

En effet, les cabanes et jardins peuvent être détruites parce que l’état détient la puissance militaire pour anéantir des structures physiques et matérielles et pour tuer. Donc une grosse partie des problèmes est là : sauver des idées au risque de perdre des espaces ou sauver des lieux en perdant ses idées.

Compa ! Ce ne sont pas les lieux qui nous font vivre mais nous qui faisons vivre les lieux. Donc même si les autorités internes ou étatiques rongent les espaces, il reste de l’espoir : les luttes contre TOUTE forme d’autorité sont toujours présentes ici à travers de nombreux groupes et individu.e.s. Les ami.e.s du pouvoir peuvent bien essayer de faire croire le contraire. Nous ne sommes pas dupes, à nous de les contrer !

Solidarité aux 4 copa.in.e.s incarcéré.e.s, aux autres et aux personnes coffrées.

Contre tous les placards !

D’innombrables occupant.e.s intemporelles et déterminé.e.s

Commentaire(s)

> Les pieds sur terre

C'est tellement facile de critiquer celles et ceux qui ont des projets, alors que vous n'en avez aucun.
Et oui, on arrive au moment où les masques tombent, où la réalité de la vraie personnalité des acteurs se fait jour.
Votre seul projet c'est de tout détruire, sans rien en face, sans aucune perspective d'avenir paisible collectif.
Pourtant dans votre lutte il y a des thèmes auxquels j'adhère, mais pas dans votre utopie .....
Vous n'avez que des droits, mais où sont vos devoirs ?

> Super message d'espoir.

Merci à vous pour ce qui est pour moi un super message d'espoir.
La situation est bien sombre, mais lire ce texte (destiné à d'autres peut être) me fait un bien fou!
On lachera pas nos idées comme ça!
La zad va peut être disparaitre, mais la flamme qu'elle a allumée va se propager (au moins dans nos vies). L'expérience qu'elle nous apporte servira plus loin et pour longtemps. Les accapareu.se.r.s de pouvoir et de rêves vont bien crever tout.e.s seul avec leur petites magouilles qu'eilles nourriront chaque jours et chaque nuits. C'est con, mais c'est leur choix.
Merci encore et encore,
AMOR, Compas.

> @ Mad max

celleux qui ont des ''projets'' (j'imagine que ça veut dire quelque chose d'intégrable dans le monde actuel (?)), l'état va les détruire:
http://luttesagricoles.info/2018/03/22/a-notre-dame-des-landes-comme-ailleurs/
ça lui prendra le temps qu'il faut et qu'il décidera, sans négocier.

Et puis vinci, retailleau, .... aussi avaient des projets. C'est pas un gage de bonne conduite.

> la vie ou l'ennui

"C'est tellement facile de critiquer celles et ceux qui ont des projets, alors que vous n'en avez aucun."

Mad max, quitte l'école et l'éducation que tu as certainement reçue, tombe le cordon et essaie de penser que plein de gent-es peuvent avoir des projets sans être obligé-es de les déclarer à la préfecture.
On peut s'aimer aussi sans signer un contrat aux autorité-es soit-disantes compétentes, mairie, église ou ta mère. Bref, les violences très graves avec l'armée sur la zad ressemblent vraiment à un état totalitaire, fascisant, personne ne devrait le justifier ni le taire mais au moins le dénoncer et le combattre

> La division

Je suis navré de ce que je viens de lire ci-dessus ; avez vous pensé que les sbires de l'état vous lisent, et savourent déjà leur victoire prochaine. D'afficher ainsi les divisions internes est une erreur désastreuse. Car personne n'avait raison : les légalistes avaient tort car on ne pouvait faire confiance à l'état, dont la duplicité était assez évidente; les radicaux car face à la monstrueuse machine policière, judiciaire, et médiatique, la défaite finale était probable. Mais se diviser maintenant est une catastrophe, alors que des dizaines de milliers de gens vous soutiennent, et que les prochaines semaines vont être cruciales au plan des luttes sociales, qu'un élan fragile mais puissant, inédit depuis des décennies, est en cours. BORDEL DE MERDE, NE LACHEZ PAS MAINTENANT, IL FAUT TENIR ENCORE AU MOINS UN MOIS!

> > @ plouf-plouf

Contre ce monde, contre l'état, contre, contre, contre

OK pour être contre le capitalisme
OK pour réformer l'agriculture productiviste et la concentration sur des immenses exploitations par une minorité déconnectée du monde.

Mais contre l'état, alors que l'état c'est nous tous, alors les projets déposés sont tous sous forme d'association, et que l'on peut penser que ces associations demanderont des subventions à l'état, à l'europe.
Vous la réalisez comment cette équation ?

Contre l'état ..... ben voyons

C'est beau la révolution, mais elle n'est possible que si elle est réaliste

Quand on est contre l'état et son monde, alors on ne profite pas de certains de ces avantages, aussi minimes puissent ils être : RSA, CMU, CAF, Pôle Emploi, Internet, Téléphone mobile, Média, Pelle, pioche, barre à mine, masque à gaz, ........
Honnêteté bien ordonnée, commence par soi même, sans oublier le réalisme des possibles

> @ Du Pont de Bordeaux

La division commence quand une partie s'octroie la position de "je sais tout", "j'ai forcément raison"

Quand cette partie critique ceux qui tentent de réaliser le rève de la ZAD

N'inversons pas les rôles

> La Solidarité

Il me semble que personne n'a remis en cause la solidarité dans la lutte. Et je pense que personne n'a envie de couper ce lien. Ne serait que par respect pour les camarades qui sont mutilé-es ou en prison.
ça n'empêche pas d'être critique sur les diverses stratégies. A par les proches on ne sait pas la position des gent-es durement touché-es et on s'en fout.
La division c'est quitter le soutien au moment où il y en a le plus besoin (et certaines figures le font ouvertement). Et puis si le conflit sur la stratégie de résistance ne se discute pas maintenant, à quand ?

> ça marche encore?

""Quand on est contre l'état et son monde, alors on ne profite pas de certains de ces avantages, aussi minimes puissent ils être : RSA, CMU, CAF, Pôle Emploi""
ha bon ? comme les esclaves qui se sont fait massacrer par Crassus et qui avaient ,honte à eux,le manger et le coucher donner par les maîtres.
ha Spartacus profiteur !!
vous vous rendez compte de ce que vous dites?
du Macron pur jus !
hé oui ça marche encore.

> @ mad max

Oulala, là c'est un peu confus.
Bon je suis pas certain-e que l'humanité est eu besoin d'un état pour fabriquer la première pioche, et heureusement.
Quand à ''profiter'' de l'état avec (RSA, CMU, CAF,... je mets de côté le chômage qui est une assurance comme une autre, ou la retraite,...). C'est le prix que l'état est prêt à verser pour compenser ses problèmes insolubles. C'est l'état qui décide quelles activités sont rémunérées ou pas (exemple le travail des parents dans l'élevage des enfants), et qui désorganise la solidarité. C'est l'état qui profite de ces allocations, pas l'inverse. Sans elles il disparaît.
Puis c'est mal tombé, mais comme des paysan-nes se passent de subventions, je n'y ai pas recours et ça coûte cher (pas en argent j'ai pas de thunes) mais en bilan de santé et précarité de tout poil. Heureusement qu'il reste de la solidarité, de l'échange, etc... pour le quotidien, ''hors état''.
Bon et puis le concept de ''révolution réaliste'' j'imagine que c'est ce qu'on appelle vulgairement le ''réformisme''. Tiens on a eu un bel exemple avec la CFDT en 2010, qui a accepté qu'on travaille plus longtemps en échange du ''compte pénibilité''. Manque de bol, un ou deux gouvernements plus tard, un autre ''réformiste'', supprime le ''compte pénibilité''. Du coup, juste on travaille plus longtemps. Désolé, mais j'y crois pas trop. Au niveau agricole c'est pareil, les subventions ont compensé les trop faible revenus (et tout le monde agricole a accepté sans moufter). Aujourd'hui, l'industrie agricole ayant bien profité des grosses sub, l'accès aux primes est compliqué pour les petites fermes et le prix de la bouffe n'a pas augmenté. On peut boucler le propos avec le lien ''agriculture subventionné'' et ruine des paysans en Afrique, qui entraîne des migrations. Une ''aide misérable'' aux migrant-es, ne profite pas aux migrant-es, mais bien à l'état qui a organisé leur pauvreté, etc, ...

Dans ce contexte rentrer dans les clous étatique, c'est aussi accepter tout le reste. Bon et puis ces échanges se posent à chaque fois qu'un ou des squats se voient proposer une ''régularisation'' par les autorités. la ZAD est un grand squat, les activités multiples et variées, les conflits et discussions aussi.

> *

Ça serait bien aussi de critiquer le principe même d'agriculture (alternative ou pas, légale ou pas) ... je me souviens en 2012 de tous ces visuels avec des salamandres et de ces textes larmoyants qui parlaient de cette "nature" exceptionnelle et préservée qui serait sur la ZAD ... comment est-ce que cela peut cohabiter avec des projets agricoles ? Ça ne peut pas ... des moutons ou chèvres, pucés ou pas, ça défonce tout, ça va niquer les environnements de ces salamandres ou autres petites bêtes qui étaient devenus le symbole de la lutte de la ZAD ... on dirait que beaucoup d'eau à couler sous le pont depuis 2012, que ces discours "d'ami de la nature" (que je n'apprécie pas d'ailleurs) sont passés à la trappe.

Ça serait bien d'avoir une idée du pourcentage d'habitants de la ZAD qui ont accepté de signer avec l'État pour devenir des salariés de la PAC ... parce que personnelement là je ne me sens pas de soutenir la ZAD en ne sachant pas ce qu'il en est ... et je peux vraiment imaginer à quel point cette situation doit être invivable pour celles qui refusent ces compromis dégueulasses et se voient assimiler à ces opportunistes néo-ruraux qui veulent vendre leur fromage made in ZAD aux bobos sur le marché de Nantes.

Ça fait réellement mal au coeur de voir tout ça, mais y a besoin d'informations plus claires là-dessus, et en d'autres langues, parce que je pense qu'avec tous ces appels à venir défendre la ZAD, y a pas mal de gens qui vont se sentir trompés, utilisés, car en dehors de ceux qui lisent Indy, y a tout un tas de gens qui n'ont aucune idée de ce qui se passe, et qui seront vraiment très amers quand les magouilles actuels auront fonctionné et que la ZAD sera devenu la zone des affiliés à la Confédération Paysanne.

> réglements ?

D'autre part autant des réglements "étatiques" sur la forme des projets,sur leur "faisabilité " est totalement critiquable ,autant je m'insurge contre des producteurs de nourriture qui refuseraient des normes et controles sanitaires
de leur production.
il faudrait bien préciser quels reglementations la zad refuse.
Une nourriture sûre et saine doit contrôlée ,c 'est un droit essentiel de la population

> les mythes ont la vie dure

Aucun contrôle ne garantie une nourriture saine (dernier exemple lactalis), aucune norme ne garantie la traçabilité (environ 80 bêtes différentes dans un steak haché industriel). La grippe aviaire se répand à partir d'une pouponnière centralisé ''aux normes''.
Autre joyeuserie, on apprend presque 2 ans après il me semble, qu'un fromage au lait cru a tué. Mais les autorités sanitaires n'ont rien dit, car le contrôle effectué les produits avaient passés la date limite.
L'administration sanitaire est un leurre, la traçabilité une farce sans nom, Les bovins ont de nouveau le droit aux farines animales, la ''norme'' bio a été assoupli (environ 1% d'OGM autorisé entre autre), etc, etc, ....

> controles ou pas?

Aucun contrôle ne garantit une sureté à 100% mais c 'est mieux que pas de contrôle du tout.
ne jouez pas sur les mots!
c'est de cela qu'il est question du refus à priori de toute exigence de contrôle.
Oui des scandales existent,oui des intoxications existent (dernièrement plus 50 morts dans une culture bio ) mais ce serait bien pire si aucune structure ne contrôlait les produits.
Je refuse que mes enfants mangent des nourritures qui non seulement ne sont pas controlées mais dont les producteurs refusent la transparence et le contrôle sanitaire.
n 'est ce pas ce qu'on désire tous ?

> C'est la vie

''Je refuse que mes enfants mangent des nourritures qui non seulement ne sont pas contrôlées mais dont les producteurs refusent la transparence et le contrôle sanitaire. ''
Ce que vous décrivez c'est la situation actuelle, faut pas se leurrer. Quasi rien n'est contrôlé. Même en achetant en ''direct'', les colis de viande sont la plupart du temps fait dans des ateliers de découpe. Du coup même en conso perso des éleveureuses se retrouvent parfois avec du porc rose à la place du noir, du veau à la place du boeuf, etc ... Donc même une bête élevée du mieux possible, contrôlée le plus possible, peut soit être contaminée à la découpe, soit vous n'avez en fait pas la bonne (c'est la loterie). C'est pour cela entre autre que les luttes contre les normes cherchent aussi souvent à retrouver la possibilité d'abattre à la ferme.
Les contrôles ne se font qu'au hasard et à posteriori (pour les ''petites'' productions).
Les éleveureuses contre les normes, ne le sont pas pour faire de la merde et savent pertinent qu'il se fait de la merde ''normée''. Illes demandent que soit surtout rétabli la confiance entre producteurice et consommateurice. Beaucoup de détresse dans le milieu agricole vient en partie, de se sentiment d'être vu comme voyou, avant d'être approché comme patsan-ne.
En fait quand on en appelle aux normes et seulement aux normes, et qu'on leur fait une confiance aveugle. On présuppose que la production (viande ou végétale) est de mauvaise qualité, que les personnes se font iech à bosser comme des dingues pour empoisonner les gentes.
On s'en remet aussi aveuglément à une ''technique scientifique normée'', qui n'est pourtant pas infaillible, loin de là.
Certain-es prétendent aussi, qu'un environnement ''asseptisé'' est un boulevard à grande vitesse pour bactérie méchante. Alors qu'un environnement plus vivant (avec des bactéries pas méchantes), est un frein au développement des bactéries méchantes.
Si les aliments produits ''hors normes'' vous font peur, ne les achetez pas, mais n'interdisez pas aux gentes de les produire avec conscience et application. Vous aurez un vaste choix de productions ''normées'', mais ne rêvez vous aurez encore moins de garanties.

> protection ou laisser aller

""Ce que vous décrivez c'est la situation actuelle, faut pas se leurrer. Quasi rien n'est contrôlé. ""
Faux totalement faux.
faut ne jamais avoir travaillé dans les labos d'hygiene et de contrôle qualité pour dire ça.
Certes il faut toujours améliorer les procédures mais ne dites pas que sans procédures c 'est mieux .
et heureusement que des contrôles sont faits par hasard !! et apres coup ben oui faut avoir produit pour être controlé.
je ne dis absolument pas que les producteurs refusant normes sanitaires et contrôles d'hygiene font de la merde,je dis seulement que je veux savoir ce que je mange et fais manger à mes gosses.
Si je refuse une confiance aveugle aux normes je refuse tout autant une confiance aveugle à ceux qui les refusent.
je ne fais pas appel seulement aux normes.

vous dites:"On s'en remet aussi aveuglément à une ''technique scientifique normée'', qui n'est pourtant pas infaillible, loin de là. "
qui est aveugle ? celui qui demande à voir ,ou celui qui refuse à priori TOUT contrôle ?
toute technique scientifique est par définition normée et tant mieux cela garanti l'universalité des contrôles et des procédures. sinon c 'est chacun ses normes,et ses garanties aléatoires et personnelles . Bref je fais ce que je veux ayez confiance et achetez !!
aveugle comme vous dites !!
pas moi ,jamais !!!
je crains c 'est exact des aliments produits sans contrôle et sans normes sanitaires,le passé a bien malheureusement prouvé par des désastres sanitaires encore plus enormes que ceux d'aujourd'hui qu'il fallait normer et controler.
Je n'interdis pas ceux qui veulent acheter ses produits de les acheter ,reste que la population a droit de savoir les risques et les tragédies que cela peut entrainer.
Et il est bien normal d'interdire ces produits s'ils sont dangereux voire mortels ,comme les autres.
vous terminez par:
"Vous aurez un vaste choix de productions ''normées'', mais ne rêvez vous aurez encore moins de garanties.""
alors de quoi avez vous peur !

> %

Entre tout (100% ) et rien (0%) - les un-e-s et les autres peuvent débattre longtemps

> tout?

Aucune demande de tout controler,juste un refus du non contrôle revendiqué là totalement à 100%.
la sécurité sanitaire est un droit .

> Sécurité alimentaire

La sécurité sanitaire n'est pas qu'un droit, mais surtout un devoir !
La sécurité alimentaire au service des consomateurs et pas du capital.

> défendre la santé

Alors pour vous la sécurité sanitaire,alimentaire pour éviter autant que possible les désastres sanitaires,pour garantir la santé de nos concitoyens ,n'est pas un droit !
on a effectivement pas grand chôse en commun coté amour de son prochain.
C'est un devoir dites vous,histoire de vous raccrocher tout de même ,comme ci cette pirouette langagiére ,amoindrissait l'horreur voire la stupidité du début .
la sécurité alimentaire est pour moi ,et pour beaucoup,je pense même que c 'est une demande humaine donc universelle une obligation forte,un droit humain de base.
que cette sécurité soit au service des humains,évidemment,c 'est de ça qu'on parle ! et je voudrais bien savoir ce qu'est une sécurité alimentaire au service du capital? et je voudrais vraiment que vous répondiez à cette question.
tester dans des fromages la présence d'E coli bactérie mortelle ,c 'est au service de la population ou du capital?
les slogans c 'est bien mais ça empeche parfois de réfléchir
je réaffirme donc car c 'est le sujet du débat:
refuser à priori tout contrôle sanitaire,toute normes hygieniques est une régréssion et un danger pour la santé .
et une atteinte au droit de la sécurité alimentaire des populations.
ne venez pas me dire que celles qu'on a sont sujetes à critiques,je le sais,mais cela n'autorise certainement pas alors de les refuser.
peut être serez vous ok pour dire,oui aux normes,aux controles,mais améliorons les avec des assos de consommateurs, des scientifiques, des producteurs.
mais j 'en doute.
refuser tout ce qui se fait dans un régime capitaliste c 'est une belle posture,épique et stupide .
mais heureusement tout n 'est pas noir,faudrait s'en apercevoir parfois.
la production humaine ,pour l'humain existe aussi .

> Réponse à défendre la santé de spartacus

"et je voudrais bien savoir ce qu'est une sécurité alimentaire au service du capital? et je voudrais vraiment que vous répondiez à cette question."

Bonjour

Je vais donc vous répondre
Quand vous incluez dans cette analyse et cette réflexion que certaines soit disante sécurité alimentaire et normes sont adressés à toutes et tous, pour répondre à des abus et des patologies que l'on rencontre uniquement dans les les grandes industries alimentaires, dans les grands élevages.

Certaines normes misent en place par Bruxelles, par exemple, ne faforisent que les grandes exploitations par la force du capital nécessaire pour pouvoir investir sans cesse dans de nouveaux équipements, ce qui met sur la paille les petites et moyennes exploitations.

Pour exemple pour appuyer mes remarques : prenez les problèmes liés aux canards avec la grippe aviaire.
Cette grippe aviaire n'est présente que dans les grandes et très grandes exploitations, alors que celles à taille humaine (moyennes et petites) ne sont pas concernés par ces problèmes.

Première solution, on met tout le monde dans le même panier, on supprime tous les canards, et ceux qui s'en sortent sont les gros, les petits et les moyens tirent le langue, certains coullent, à cause des abus des gros.

Au lieu de réglementer la taille des exploitations responsables par la concentration, et bien non, Bruxelles répond en sortant de nouvelles normes, donc de nouveaux investissements, donc des nouveaux emprunts pour ceux qui peuvent, les autres coulent.

Résultat : les gros, le système capitalistique s'en sort, les autres crêvent.

Voila mon analyse, et vous retrouvez ces phénomènes avec le porc blanc de l'ouest, les huitres naturelles .......

Je vous invite à regarder les replay sur ARTE sur ces 2 sujets parlants.

Ce n'est pas sorti de mon imagination, c'est factuel.

> ameliorer oui supprimer non

certes les normes favorisent les gros,mais alors il faut les revoir,les améliorer pas le supprimer. et c 'est une norme sanitaire qui s'applique à tous.En ce qui concerne les canards,c 'est toute la filiére qui a été touchée dans le sud ouest,je connais bien le dossier.
et si effectivement les petits ont du pour certains fermer car ils ne pouvaient investir,les normes ils les défendaient car sans cela les consommateurs n'auraient plus acheter les production.la solution serait d'aider les petite producteurs ,pour s'equiper,
la norme peut accentuer la concentration mais c 'est un effet qui est adjacent,pas la premiere cause.
la demande des petits producteurs n 'etait pas,mais pas du tout,aucune norme.
ainsi la santé est préservé ,et c'est ce que réclament les consommateurs.
quand à la télé comme source de "vérité " hou la ça craint.
alors la question est toujours:
normes a améliorer certes,ou pas de norme du tout?
je dis quoi à me gosses? bouffe et tais toi,les zadistes te prient de croire que c 'est sain !
amen !

> Réponse à : ameliorer oui supprimer de spartacus

Mon propose n'est pas de supprimer les normes, mais de ne pas les instrumentaliser aux bénéfices particuliers, au lieu de servir l'intérêt commun dans le bon sens économique, social, sanitaire ....

Pour revenir à la crise de la grippe aviaire du canard dans le Sud Ouest, je remarque que nous avons une divergence de point de vue.
Toutes les exploitations n'étaient pas touchées, la grande majorité des exploitations impactées parce cette grippe, étaient les plus grosses exploitations, celles qui avaient une concentration énorme d'animaux, dont une grande partie dans des conditions déplorables.
Dans ces conditions on a tout mélangé, l'état et les services vétérinaires ont décidé de concerner toutes les exploitations, sans remettre en cause les grosses qui ne respectent pas ou pas assez les normes, que les petits et modestes respectent à grands frais.

Et qui trinquent majoritairement ?
les petites et moyennes qui n'ont pas assez les moyens économiques pour surmonter la crise provoquée par les grosses exploitations.
Et ces mêmes grosses exploitations se retrouvent à se partager le gateau du marché du canard entre moins d'acteurs.

Alors les normes sont aussi un outil pour concentrer le marché, et c'est justement cela qu'il faut éviter à tout pris.

Hélas ça n'en prend pas la direction, une fois de plus.

C'est le même problème dans l'élevage des vaches laitières.

La concentration des animaux ou des hommes favorisent le développement des pathologies, peu importe les normes et les traitements.

> enfin

je me léve et ...soleil:

"Mon propose n'est pas de supprimer les normes, mais de ne pas les instrumentaliser aux bénéfices particuliers, au lieu de servir l'intérêt commun dans le bon sens économique, social, sanitaire ....""

alors ok , je ne dis rien de plus ni de mieux.

> un si chouette texte

un si chouette texte et on en viens a parlé santé et si les normes et le rsa c'est bien ou pas ?!!...

ben oui contre l'état et donc comme l'etat est imposé bah oui je prends le rsa plutot que le salariat
d'autant que je ne peux pas faire hors normes (les paysans hors normes morflent, sont emprisonnés, voir sont tués par les gendarmes.)

ce que je peux produire (ou pas) sur la zad ou ailleurs lest de maniere sencée, en faisant en sortent non pas de repondre a des normes mais que les personnes qui les mangent ne soit pas malade...

bon bref, beaucoup d'occupants preferent ne pas remplir de fifiches rester hors les normes et 'organiserensemble hors l'etat et ... c'est ça qui est detruit de l'interieur par les légalistes signataires de fifiches pour eux meme et par leur voisins non consentent !
ça craint non ?

> c 'est reparti

lire ce truc c 'est incroyable:

d'autant que je ne peux pas faire hors normes (les paysans hors normes morflent, sont emprisonnés, voir sont tués par les gendarmes.)
emprisonnés peut être et encore donne ta source,quantà tuer houla faudrait arréter la moquette.
ça veut rien dire produire de maniére censée,c 'est quoi la sécirité sanitaire censée? produire pour ne pas être malade ,oui le minimum !! et comment on le sait ?
ha la confiance ...,la production censée ...,et hop bouffe petit on te dit que c 'est sain. E coli ? ben non je teste pas,je hais les normes de légalistes.
arréte d' être pour l'état,legaliste ,mange et tais toi.

bref si un industriel faisait ça,vous le descendriez en flamme à juste titre dailleurs
mais pour vous,pfffffffffff on fait ce qu'on veut,et on te dit de nous croire sur parole.

> C'est toujours les mêmes extrêmes

C'est toujours les mêmes débats et propos

Doit on tout supprimer, jeter le bébé avec l'eau du bain, sous prétexte que certain-e-s sont contre tout, quelque soit la direction, à se demander si ce n'est pas génétique, voir patologique ! ?

Ou doit doit conserver ce qu'il y a de bien, de bon, mais lutter contre les dérives singulières, contre l'entre soit, contre la corruption que certain-e-s exercent pour des intérêts particuliers uniquement ?

Parce que finalement tout le débat est la

La population sur la métropole française est estimée à 65 millions de personnes.
Doit on continuer de croire que de rares exceptions comme NDDL et la ZAD seront tolérées ?
Doit on continuer de croire que l'enfermement sur soi est la solution ?

Ou doit on regarder ce qu'il se fait, ce qui existe et tenter de démontrer que 65 millions de personnes peuvent vivre ensemble autrement ?

Le progrès n'est forcément la croissance, mais le progrès n'est pas non plus le chaos en rasant tout.