Le président de l'université de Nantes réprime la contestation des profs

Mis a jour : le mardi 17 avril 2018 à 16:55

Mot-clefs: / lutte étudiant-e-s lycéen-ne-s mouvement
Lieux: Nantes

Vendredi dernier, comme à son habitude, en cachette, Olivier Laboux a dissout les commissions pédagogiques qui s'étaient prononcées contre la sélection à l'entrée de l'université. Comme si ces commissions n'existaient pas.

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Ces UFR (qui regroupent différentes filières comme la sociologie, l'histoire, le droit, les lettres ,...) avaient pris des mesures pour que la sélection ne s'applique pas. Acceptation immédiate de toute demande, effectif maximum revu à la hausse, dès le début de l'année le corps professorale s'est mobilisé.

Et aujourd'hui le grand ami de la ministre Vidal réprime cette prise de position. Il nie le mouvement qui agite la faculté de Nantes depuis plusieurs mois. Il n'ouvre aucun dialogue avec ceux et celles qui composent et font tourner l'université.

L'arrogance autoritaire des dirigeants n'a aucune limite, il nous faut la contrecarrer de toute urgence !

Tout le monde en
- AG, demain, 12H, amphi D !
- Manifestation, jeudi 19 avril, 14H30, Commerce !

---> Ici un post des JEDI sur la situation :

"[IMPORTANT: SUR LA DECISION DE MR LABOUX, PRESIDENT DE L'UNIVERSITE CONCERNANT L'APPLICATION DE LA LOI ORE]

Vendredi dernier, le Président de l'Université de Nantes, Mr Laboux, à décidé d'imposer aux étudiant.e.s mais aussi à l'ensemble du corps enseignant, directeurs/trices d'UFR l'application de la réforme, occultant ainsi intégralement l'avis des acteurs même de la politique d'enseignement de l'Université.

Mr Laboux a en effet pris la décision de dissoudre toutes les commissions pédagogiques de tous les UFR de l'Université s'étant positionnées contre l'application de la réforme.

Le but pour lui étant maintenant de constituer de nouvelles commissions dont il sera le seul à décider de la composition, et qui ont donc vocation à décider des critères de sélection qui seront adoptés par les Facultés.

De plus, même si tous et toutes les professeur.e.s/personnels refusent d'intégrer les commissions, Mr Laboux est légalement habilité à faire appel à des personnes extérieures aux UFR. Là encore, où se trouve le principe de démocratie propre au fonctionnement universitaire ?

Nous, JEDI, pensons qu'il est maintenant plus que temps de se mobiliser tous ensemble contre la réforme, mais également d'élever notre voix contre l'idée d'une Université dirigée par un seul individu, mettant de surcoit en péril le fondement même du libre accès à l'Université pour tous et toutes.

Mobilisez vous, avec les étudiant.e.s sur le Campus, mais aussi à l'extérieur, en sensibilisant votre entourage et bien sur, en participant aux manifestations!"

Commentaire(s)

> Risque d'intervention policière sur le campus

Olivier Laboux, le président de l'Université de Nantes, a commencé la délocalisation du personnel et envisage, bientôt, une fermeture administrative du campus. Donc une probable intervention policière dans la semaine.

Sans s'affoler outre-mesure il faut donc le plus de monde possible tous les jours sur le campus dès maintenant ! Il y a un enjeu à être le plus nombreuses et nombreux possible à l'Assemblé Générale de demain. Flics ou pas, on gagnera contre la sélection !

Car alors que les AG et blocus se propagent et s'amplifient partout en France, il est impératif de poursuivre la mobilisation. Les fronts se multiplient contre Macron sans pour encore trouver une force commune, à nous de jouer !