[ZAD-NDDL] Communiqué commun - Nous sommes seuls légitimes à prendre en charge l'avenir de la zad

Mis a jour : le samedi 10 mars 2018 à 03:03

Mot-clefs: aéroport notre-dame-des-landes
Lieux: Notre-Dame-des-Landes ZAD

Publié par le groupe: Groupzad NDDL

NOUS SOMMES SEULS LÉGITIMES À PRENDRE EN CHARGE L’AVENIR DE LA ZAD

COMMUNIQUÉ COMMUN DU MOUVEMENT – 8 MARS 2018

LE MOUVEMENT CONTRE L'AÉROPORT ET POUR UN AVENIR COMMUN DANS LE BOCAGE REVENDIQUE SA LÉGITIMITÉ À PRENDRE EN CHARGE LE TERRITOIRE DE LA ZAD

L’abandon du projet d’aéroport est l’aboutissement d’une longue lutte soutenue activement par des dizaines de milliers de personnes. Le mouvement contre l’aéroport et pour un avenir commun dans le bocage est seul en mesure aujourd’hui de mettre en œuvre un projet cohérent pour ce territoire articulant la pérennisation des habitats, l’impulsion d’une dynamique agricole inédite et le soin apporté aux questions environnementales. Lui seul peut, pour reprendre les mots de la mission de médiation, porter un « terrain d’expérimentation de pratiques » dans un projet « spécifique, à fort enjeu », avec « un caractère très novateur ».

Depuis plusieurs mois, « l’Assemblée des Usages » rassemble le mouvement autour de la question de la prise en charge du territoire par celles et ceux qui l’ont sauvé de la destruction programmée. Elle a mandaté une délégation commune pour porter ce projet auprès des institutions. Le 28 février cette délégation était reçue en préfecture. Mais loin de marquer l’ouverture d’une négociation apaisée avec l’État, ce rendez-vous semble plutôt le début d’un long bras de fer sur l’avenir de la ZAD. La feuille de route ministérielle que la préfète est en charge d’appliquer est en effet loin de nos attentes :

- La menace d’une opération d’expulsion au terme de la trêve hivernale est fermement maintenue. Alors même que la plupart des lieux de la ZAD ne sont pas légalement expulsables, nous réaffirmons que toute tentative d’expulsion ferait l’objet d’une réaction forte et immédiate de l'ensemble du mouvement.

- Le gouvernement ne voudrait pas d’une « solution type Larzac » et s’opposerait à « tout transfert massif de terres » vers une entité commune du mouvement. En proposant la signature individuelle de Conventions d’Occupation Précaire, il y a clairement volonté de morceler l’usage du territoire et le mouvement. Nous maintenons que c’est bien le mouvement qui a légitimité à prendre en charge ces terres d’une manière commune et cohérente.

- La préfecture crée un comité de pilotage sur les seuls enjeux agricoles de la ZAD sous l’égide de la DDTM, regroupant des organisations officielles agricoles, les élus des territoires concernés et quelques associations triées sur le volet. Nous soutenons que l'avenir de ce territoire ne peut être abordé que dans sa globalité, sûrement pas en sectorisant les enjeux. Et qu’on ne fera croire à personne que la chambre d’agriculture tiendra réellement compte des problématiques environnementales.

Nous réclamons donc l'ouverture rapide d'un vrai dialogue entre les représentants de l’État et notre délégation commune, pour lancer la mise en œuvre du projet, sur la base de nos propositions, seule façon de préparer un avenir serein sur le territoire de la ZAD. La première phase, qui suppose qu’il n’y ait pas d’expulsions, étant le gel de l'attribution conventionnelle de l'usage des terres pour 3 ans, et l'attribution du pilotage du territoire à l'entité représentative du mouvement. Pilotage que nous souhaitons en concertation avec l'ensemble des institutions concernées.

Les trente mille personnes présentes le 10 février dernier pour enraciner l'avenir de la ZAD, ainsi que de nombreuses organisations nationales, ont clairement exprimé leur engagement à défendre cette vision. Nous continuerons à construire et à déployer de nouvelles installations agricoles et de nouvelles activités sur les terres de la ZAD.

L’Assemblée du 6 mars et la délégation commune constituée de membres de l’ADECA, l’ACIPA, COPAIN 44, la Coordination des opposants, le CéDpa, les Naturalistes en lutte et des habitant-e-s de la ZAD.

Commentaire(s)

> blablabla

blablabla on a négocié avec l'État et on a peur qu'il nous la fasse à l'envers alors qu'on a bien accédé à toutes ses demandes de pourrir la vie des radicaux qu'il va expulser début avril. Ouin ouin ouin l'état il est méchant, il fait pas ce qu'il avait promis à nous, les idiots utiles gentils gentils qui croient aux promesses de blablabla préfète blablabla

> Ne pas les décevoir!

Et surtout, balayer bien la 281 pour que l'armée et les flics puissent rouler sans problème fin mars/début avril...

> Seuls ?

Faudrait voir à rendre des comptes...
Parce que sur la zad, à force de prendre des terres aux cumulards, y en a deux qui cumulent de mieux en mieux. Et deux-trois dans leurs petits papiers. Les autres en revanche peuvent aller se faire voir...

C'était ça le combat contre NDDL?

Ah et oui : où est l'argent des dons et à quoi a-t-il servi ? Une asso "citoyenne" doit avoir des comptes transparents.

> ASSUMER: RECONNAITRE pour se RECONNAITRE

"NOUS SOMMES SEULS LÉGITIMES À PRENDRE EN CHARGE L’AVENIR DE LA ZAD"
C'est qui ces "NOUS" ?

"COMMUNIQUÉ COMMUN DU MOUVEMENT – 8 MARS 2018" C'est les cheffes de la coord, copains, st jean et macdo ? c'est qui?

A QUI A T'ON A FAIRE (affaires)?
A celleux qui ont négocié la venue de flics sur la 281 ?

Il y a des choses touchant à la volonté de prise de pouvoir qui doivent être reconnues publiquement par leurs actrices.eurs afin de retrouver un peu de clarté dans ce MOUVEMENT... Des responsabilités à endosser publiquement par les décieur.euses. Sans hypocrisie et sans les renvoyer à celleux qui les subissent sans les avoir décidé.

Tant que ce "travail" ne sera pas fait, le mal, qui lui a été fait°°° et dont les conséquences sont nombreuses, ne trouvera pas de remède.
On peut toutes se "tromper", mais aussi le reconnaitre car c'est trop important pour la suite.

J'aimerais entendre (et lire) de la part de très nombreuses.eux représentant.es ou célébrités de la "diversité du..." une parole claire envers, par exemple, certaines déclarations publiques dans leur presse, celles qui approuvent les expulsions, les oppérations lacrimo envers les squatteuses.eurs...
Et aussi, lire les méa culpa assumés de celleux qui ont ajouté des trucs sur des déclarations publiques après validation, etc...

Encore une fois, c'est très important d'éclaircir ces points, et en tant qu'orga, d'avancer à visage découvert afin d'éviter les "stratégies" (manipulations) politiques toutes pourries et aux conséquence désastreuse...

°°° création d'un Bld à flic D281, pertes de confiance diverses, méfiance envers la provenance des appels, et le pire : dégout!

> merde

- merde, l'ag du mouvement (c'est qui d'abord cette ag du mouvement, on veut des noms, et des notices de renseignements sur indy nantes, sinon c'est louche) réaffirme qu'elle s'oppose à toutes les expulsions et que chacun doit pouvoir rester sur la zad... aïe, comment on fait pour crier à la trahison du coup, là ?
- bah tkt, suffit de quelques commentaires en dessous du texte avec des sous-entendus cryptiques et des considérations tactiques douteuses (les chicanes qui barreraient la route à une armée de flics décidée, faut vraiment pas avoir tiré de leçons de l'automne 2012...), et nos compagnons radicaux du monde entier n'y verront que du feu (qui brûle nos coeur en révolte contre ce monde pourri).