KO à Cannes

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Les prÉcaires crÈvent l'Écran :

Pour que l'Europe ne se construise pas sur les cendres des droits sociaux

Jamais le monde n'a produit autant de richesses et créé autant d'inégalités. Dans presque tous les pays d'Europe nous assistons à une casse systématique du bien commun et à une régression des droits sociaux. Cette prédominance de l'idéologie libérale pèse sur l'avenir de milliers de salariés européens. En France, les droits collectifs et la solidarité interprofessionnelle sont menacés par la précarisation galopante à l'œuvre dans tous les secteurs économiques.

Nous, Coordination des Intermittents et Précaires, nous battons depuis 10 mois pour que la flexibilité et la mobilité ne soient pas synonymes de précarité et de misère. Au-delà du refus de la réforme de l'assurance-chômage (UNEDIC) qu'on nous impose, nous avons élaboré des contre-propositions pour que les salariés intermittents précaires en France et en Europe puissent bénéficier d'une continuité de droits permettant de faire face à la discontinuité de l'emploi.

Le festival de Cannes est un événement médiatique d'une portée internationale où se côtoient un cinéma relativement indépendant à la fragilité endémique, et le cinéma commercial qui rejoint les secteurs les plus florissants de « l'entertainment » à l'échelle mondiale. Pour celui-ci, c'est dans les entrailles du bunker que les films sont finalisés. L'industrie mondiale cinématographique y achète, négocie, vend, échange, fait son marché. C'est pour défendre cette autre conception de la vie et du cinéma, que savent relayer les cinéastes les plus libres, que nous appelons tous les secteurs à se mettre en lutte et à se retrouver à Cannes.

Profitons du festival de Cannes pour marquer notre opposition à la mise en place de l'AGCS (Accord Général sur le Commerce des Services) qui ouvre au domaine marchand jusqu'à 160 secteurs dont la santé, l'eau, l'éducation, la culture... : bloquons la ville entreprise. Ensemble, opposons-nous à cette Europe-là, dont le projet de Constitution fait l'impasse sur les droits sociaux. Amplifions la voix des précaires européens et donnons-lui un écho international.

Au rythme des désordres sociaux et de quelques palmes d'or, la précarité a largement irrigué les thèmes du cinéma depuis ses débuts et jusqu'à nos jours : Charlie Chaplin, Ken Loach, Agnès Varda, Mizoguchi, les frères Dardenne, Bruno Dumont... La précarité, c'est pas du cinéma, c'est nos vies ! Faisons que cette année les droits sociaux ne soient pas défendus que dans les scénarios.

LA PALME DORT, RÉVEILLONS-LA !

TOUS À CANNES DU 11 AU 23 MAI 2004

Ce que nous défendons, nous le défendons pour tous.

Nos actions ne connaîtrons pas de pause.



Commentaire(s)

> > KO à Cannes

allez-y: faites-nous sauter ce festival de merde, de guimauve et paillettes...ça sert à rien. Cannes ça donne vraiment une mauvaise image de la France, non ?

le cinéma français ne vaut rien non plus: c'est prétentieux, c'est ennuyeux, c'est cher... et ça entretient des armées de feignasses qui se sucrent sans rien branler

d'ailleurs, ça fait combien d'années qu'on a pas eu de médaille à Cannes ?

pareil pour les festivals, j'espère qu'ils vont être annulés: rien à secouer, c'est pour les bourges et les vieux

en plus ça coûte vachement cher pour vraiment pas grand chose à part faire augmenter les impots locaux

faites votre boulot les précaires, dégagez nous ces festivals pour de bon