Communiqué : à Nantes les exactions de l'extrême droite se multiplient/Septembre 2014

Mis a jour : le mercredi 10 septembre 2014 à 02:42

Mot-clefs: Racisme Répression fascismes combat culturel
Lieux: Nantes

Cet été à Nantes, différents groupes d'extrême droite clairement identifiés ont multiplié les violences dans le centre ville. S'attaquant autant à des personnes d'origine étrangère, homosexuelles ou sans-abris qu'à des personnes identifiées comme antifascistes, dans l'impunité générale.

Pourtant, durant l'été, police et justice ont été d'une férocité particulière. En juillet un squat de sans-abris et de migrants était expulsé par des dizaines de policiers, quelques jours plus tard, plusieurs d'entre eux étaient raflés alors qu'ils dormaient à la rue, devant la préfecture. Deux sont aujourd'hui en prison pour outrage.

D'un côté, la police frappe, rafle, expulse, mutile ceux qui dérangent, de l'autre elle laisse des petits groupes de militants fascistes s'attaquer aux indésirables : cela fait système. La complaisance de la justice envers les agresseurs d'extrême droite, que ce soit à Paris (1) ou à Clermont-Ferrand (2) en est l'illustration.

Ce texte n'a pas vocation à semer la psychose ni à donner plus d'importance qu'ils n'en méritent à une poignée de néo-nazis.

Il s'agit de rester vigilants, solidaires et informés. Nous ne céderons pas aux intimidations, qu'elles viennent de la police ou de l'extrême droite.

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A diffuser

Rapide retour sur les différentes exactions estivales de l'extrême droite à Nantes :

Début Juillet, au moment du festival de la ZAD, une descente de 12 fascistes a lieu sur un bar identifié comme militant et régulièrement pris pour cible quartier Bouffay. Des chants tels que « Nantes est nationaliste » sont entonnés, ainsi que des insultes et des provocations. Le groupe est composé de très jeunes qui déclarent être des supporters et de skinheads néo-nazis cagoulés. Un barman de la même rue les met en fuite. Il aurait reçu par la suite une visite de la brigade de policiers chargés de surveiller les bars qui semble très au courant des gesticulations de l'extrême droite.

A la même période, deux personnes reconnues comme antifascistes se font agresser par deux néo-nazis identifiés : l'un prénommé Joyce vient de Rennes et porte un tatouage « Oï » dans le cou (3), l'autre Damien. Des insultes et des claques sont échangées. Un tesson de bouteille est pointé par les fascistes.
Selon nos sources, une agression raciste a eu lieu aux alentours du château des Ducs : un homme d'origine maghrébine aurait été jeté dans l'eau des Douves. D'autres informations remontent selon lesquelles d'autres personnes auraient subi la même humiliation. Un autre groupe de néo-nazis vendéens en seraient responsables (4).

Au début du mois d'aout, au moment de la fermeture des bars, des cris retentissent à Bouffay : « Bleu Blanc Rouge, la France aux Français ». Une altercation a lieu avec un groupe composé d'une quinzaine de néo-nazis (toujours plus ou moins les mêmes). Les fascistes se saisissent de chaises et exhibent une triplex - à savoir une grosse chaine de vélo -. Une camarade est menacée de viol. Ils pourchassent un militant qui se réfugie dans un bar dansant. Le même soir, les fascistes auraient frappé 2 personnes dans le centre ville. Ce groupe aurait commis d'autres violence les jours suivant, leur base semblant alors être le Buck Mulligan. Une altercation a eu lieu Place du Pilori, les fascistes sont été mis en fuite par des passants.
Des personnes identifiées comme militantes et homosexuelles sont été poursuivies, intimidées et parfois molestées au cours de l'été, y compris en plein jour.

Le 21 aout, une inquiétante altercation a lieu dans la rue du château, entre les bars l'Art Scène et le Buck Mulligan. Une personne portant un vêtement au motif antifasciste est prise à partie par un groupe de 6 hommes d'une trentaine d'années au crâne rasé. Certains portent des T Shirt sans équivoque, floqués « fascist all stars », l'un d'eux est tatoué au cou... Des violences éclatent quand le groupe de fascistes part en bousculant le jeune pris à partie précédemment, un vélo est jeté, des projectiles divers sont échangés. Les deux bars ferment. Une vingtaine de verres auraient été jetés par les fascistes, heureusement sans faire de blessés. Au cours de la nuit, ce petit groupe revient sur les lieux et frappe puis tagge la porte d'un immeuble repéré plus tôt comme étant celui ou réside un militant, avec des menaces explicites : « un rouge une lame » et des sigles fascistes. L'un des agresseurs d'extrême droite est le serveur du Giggs, un pub irlandais qui vient d'ouvrir à côté de la Cathédrale. Il porte une rune d'Odal sur l'avant bras (5).

Le 6 septembre, vers 1h00 dans un bar à Nantes la violence d'extrême droite monte encore d'un cran alors qu'un groupe de 40 fachos armés de matraques, de chaines de vélos et de ceintures débarque en lançant des projectiles sur les clients. S'ensuit une bagarre générale interrompue par la police.

En parallèle, un local militant est taggé par des fascistes à la fin de l'été. Au mois de juillet, la crêperie Sainte Croix refuse de servir une femme voilée. Cela témoigne une fois de plus de l'implantation et la banalisation du racisme ordinaire à Nantes.

Ou s'arrêtera l'escalade ?

Nous nous interrogeons sur le silence complice des médias locaux, qui taisent les violences commises par l'extrême droite alors qu'ils sont si prompts à propager les faits divers.

Il est clair que tout au long de l'été des groupes de néo-fascistes ont essayé de s'implanter dans le centre ville de Nantes en usant d'intimidations et de violence. Notre ville -comme le reste de la France de Calais à Lyon - n'est malheureusement pas épargnée par la montée de l'extrême droite dans les têtes comme dans les rues.

Parlez en autour de vous, organisons nous.
A nous de faire comprendre aux racistes que Nantes est et restera une ville de tolérance et de diversité.

Action antifasciste Nantes

Notes :
1 - Avec la récente remise en liberté conditionnelle des deux personnes inculpées pour le meurtre de Clément Méric malgré des éléments accablants.

2 - Un néo-nazi qui avait tiré à balles réelles sur un concert de soutien aux sans-papiers en janvier dernier a écopé de 2 ans de prison sans aucune enquête sur les éventuelles complicités ni le mobile raciste de son attaque.

3 - Le faciès de ces joyeux lurons : Joyce https://imageshack.com/i/iqh9jsH2j Damien https://imageshack.com/i/f0EjIUojj

4 - Voir à ce sujet notre communiqué de décembre 2013 : http://nantes.indymedia.org/articles/28686
La photo du « leader » du groupe : http://nantes.indymedia.org/system/photo/2013/12/28/13416/4.jpg

5 - http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/23/Odal_rune.svg/350px-Odal_rune.svg.png

Commentaire(s)

> JOYCE

JOYCE BUKART ex suppléant de DANIOU christophe candidat identitaires en 2012 à Rennes

> Demande infos !!!

Salut merci pour cette info as-tu d'autres infos sur notre fameux Joyce ou des photos peut-être ...??? Merci camarade

> Fiabilité de l'info ?

Beaucoup de conditionnel dans vos informations.
C'est bien d'être prudent, ce serais encore mieux de pouvoir vérifier les sources.

Je trouve déplorable les actions racistes, ou la violence d’où qu'elle vienne.
Malheureusement les Antifas ne sont pas des tendres non plus. Et j'ai bien souvent l'impression que la couleur politique importe peu quand des bandes de jeunes ont juste envie d'en découdre. Il s'agit le plus souvent d'aller au baston sans autre motivation.

> @Neutre

Votre commentaire revient à répéter l'éternel refrain du "les extrêmes se rejoignent", affirmer que tout se vaut et que la politique n'a rien à voir là dedans finalement. Ce genre d'affirmation fait le jeu de l'extrême droite en prétendant que leurs exactions ne sont pas politiques mais simplement le fait de jeunes en mal d'action. Seulement, les hordes et milices qui sillonnent les rues et font leur propres lois, c'est ça le projet de société fasciste.

Alors vous pouvez constituer des comités de vigilance bidons, au final laisser faire, laisser instiller la peur de sortir de chez soi aux militants antifascistes... Faut savoir ce qu'on veut.

> inexacte

Étant au bar le 21 août, les propos tenus ici ont été grossi d'un côté et minimisé de l'autre. Les skins n'étaient que 4, Et ce sone les anti fa qui ont commencé le lancé de verres.

> De la quasi intox

C'est quoi ces chiffres gonflés comme les biceps d'un catcheur sous stéroïdes ? J'étais présent notamment le 21 et rien mais presque rien ne correspond à ce qui c'est passé.

6 hommes d'une trentaine d'années aux crâne rasé => faux, ils était 4 la plus part moins de trente ans dont un petit jeune chevelu qui semblait à peine avoir la vingtaine. Ils sont sortis en mode provocation quand ils ont vu que plusieurs anti-fa Nantais s'étaient rassemblés suite à l'alerte passée par sms "c'est bon vous êtes assez nombreux on peut y aller" ce sont surtout eux qui se sont pris des coups, l'un d'eux a dû avoir du mal à marcher le lendemain. Plusieurs pintes sont jetées contre les murs et sur le sol (moins d'une dizaine) et seul un bar sur les deux a fermé. La police avait été prévenue et la serveuse du Buck leur a bien tenu tête et les a envoyer promener juste avant qu'il se fasse taper par nos amis anti-Fa (qui soit dit en passant ne font pas partie de l'Action Antifasciste Nantaise)

En gros ce qui s'est passé c'est 4 FAF ont voulu jouer les gros durs et se sont fait blackbouler par les gens présents.

> ordinaire ?

Vous qualifier le fait de refuser de servir une personne sous le prétexte qu'elle est voilée de racisme ordinaire ?! Je suis désolé mais là c'est vous qui fait dans la banalisation du racisme. Il s'agit là d'une infraction qualifiée à caractère discriminatoire, avec l'appuie de témoins la crêperie peut être attaquée en justice.

> Alarmant.

Je vois que les commentatrices/eurs sont heureuses/x de se livrer à leur activité – parfois assez stérile – habituelle... Ce qui ressort de ce communiqué est que la situation est assez alarmante. Entre celleux qui mettent sur le même plan fascistes et antifascistes, et celleux qui euphémisent les agressions fascistes, je ne vois pas trop le but de tout ça... Au lieu de débattre de détails via internet, ne pensez-vous pas qu'il serait utile de s'organiser collectivement pour faire barrière à la montée générale de l'extrême droite ?

> Apprend à t'taire

On ne peut que s'étonner que des "témoins" comme Bellamy qui disent avoir été présent-e-s alors que des néo-nazis paradaient, ne soient évidemment pas intervenus sur le moment et aujourd'hui ouvrent grand leur cavité buccale.

La prochaine fois que des groupes s'affichant nazis se pointent devant un bar ou dans une manif ou tu te trouves et agressent des gens, n'hésite pas à venir aider.

Des bisous

> Réponse à Bellamy

Moi aussi j'y étais. Ils étaient 6, même si 2 sont restés en retrait.
Ils ont pris des coups... oui enfin un kick. Mais cela juste après que Joyce tarte sèchement un ami et lui lance un vélo en quittant le bar (dont la serveuse leur a effectivement bien tenu tête).
Maintenant pourquoi affirmer que personne ne faisait partie de l'AFA? Qu'en sais tu?
Et pour finir, tu dis toi même que les FAF ont provoqué, alors pourquoi n'as tu pas essayé de calmer le jeu d'entrée, ou d'intervenir?

> Stop fausses infos

Le 6 septembre, vers 1h00 dans un bar à Nantes la violence d'extrême droite monte encore d'un cran alors qu'un groupe de 40 fachos armés de matraques, de chaines de vélos et de ceintures débarque en lançant des projectiles sur les clients. S'ensuit une bagarre générale interrompue par la policBien dommage de déformer les faits et d'inventer des armes. On dirait des journaleux. La crédibilité de l'extrême gauche est déjà assez entamé avec tout ceux qui parle sans jamais rien faire, ou ceux qui sont encore moins tolérants et intelligents que les mecs d'en face...
Et arrêter de confondre les bagarres (ou plutôt escarmouches) entre bandes diverses qui se croisent(lascars, hools, fa, antifa, mecs bourrées,...) et attaques fascistes ciblées.

> à Bellam' et Rouge

Rouge, sérieux on ne comprend rien à ce que tu dis, et la fin est à chier...

Et Bellam', le champion, tu connais l'AFA très bien on dirait! tu as tout les membres en tête! et bravo pour ton courage, merci d'être intervenu!
pour raconter de la deumer sur indy y'a du monde, l'ouvrir ouais présent le Bellam' mais quand il s'agit d'agir et de soutenir des compagnons et compagnones en difficulté...
ça fait bien pitié tout ça...

> Certes

Bah c'est à dire que j'étais là au Buck en fait, avec mes potes qui s'en sont pris aux FAF ... du coup quand on ne sait pas ...

Quand on veut faire dans le rapport de faits, on fait dans l'exactitude et pas l'invention

> Certes certes...

Je crois voir qui tu es Bellamy, mais cela ne change rien.
Tu as bien vu qu'il était 6? tu as bien vu qu'ils ont provoqué et commencé "l’escarmouche"?

Maintenant je conçois que certains faits sont traités de façon trop alarmistes mais on doit souvent se référer à des témoignages... L’information n'est pas simple à relayer.

Faisons front commun contre les faf, ne nous tirons pas dans les pattes entre nous.

> Apprend à t'taire (bis)

2 solutions :

-Soit Bellamy était là et ment comme un/e arracheur/euse de dents (dans quel but ?)

-Soit il/elle était absent/e et il/elle ment comme un/e arracheur/euse de dents.

Dans les deux cas, en plus d'être un/e lâche, il/elle s'amuse à minimiser une agression de fachos. Pourquoi ouvre-t-il/elle sa grande bouche ?

Des bisous

> Renseignez-vous

Le groupe que vous décrivez le 6 septembre n'avait rien d'un groupe de fafs. Tous les mecs lookés à Nantes ne sont pas forcément marqués politiquement... Si fallait s'alarmer à chaque bagarre de nuit entre bonhommes, on écrirait des pages entière.

A déformer les faits sans vérifier les témoignages qui vous sont rapporter vous donner du crédit à des types comme stourmer44, eux qui souillent vraiment notre ville.

Je comprendrai jamais ceux qui subissent une défaite et qui ensuite déforment les faits, invente des armes et parfois même l'identité des adversaires pour minimiser leur déroute. Comme par hasard à chaque fois il s'agit de fafs surarmés qui ont déferler sur Naoned. Personnellement je les voit jamais. La seule grosse bande qui peut bouger en nombre à Nantes est celle du foot.

Nantes est quand même une ville tranquille niveau fafs comparé à d'autres ville (Lyon, Lille, Paris, Nice...).