Palestine, 64 ans de solitude

Mot-clefs: Resistances
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Une chronique de Nadia Aissaoui et Ziad Majed, Mediapart, samedi 13 octobre 2012

À l’automne de l’année der­nière, l’élan du prin­temps arabe a semblé faire avancer d’un pas la bataille diplo­ma­tique pales­ti­nienne à l’ONU et redonner, après une longue absence, à la Palestine une pré­sence dans les forums inter­na­tionaux. Puis vint l’adhésion à l’Unesco pour consacrer ce retour et redonner l’espoir d’une recon­nais­sance inter­na­tionale d’un État pales­tinien. Une nou­velle dyna­mique sem­blait naître dans la région, après l’échec des négo­cia­tions, la pour­suite de la colo­ni­sation, et la fina­li­sation du mur. Aujourd’hui, un an après le dis­cours devant l’Assemblée générale des Nations unies, pourquoi la cause pales­ti­nienne est-​​elle retombée dans les oubliettes et pourquoi son lea­dership est-​​il en faillite ?
Bon nombre d’intellectuels et d’activistes pales­ti­niens se déses­pèrent de la situation de ces der­nières années. Les Pales­ti­niens ont tou­jours été les pion­niers dans leur dyna­misme et de leur diversité poli­tique, d’opinion et de cou­rants dans un monde arabe gou­verné pour l’essentiel par le des­po­tisme et le parti unique et/​ou cla­nique, répu­bliques et monar­chies confondues. Ils consti­tuaient avec leurs Inti­fadas suc­ces­sives (en par­ti­culier celle de 1987 contre l’occupation, l’impuissance, le silence et la duplicité inter­na­tionale) une avant-​​garde de tous les mou­ve­ments popu­laires arabes. Et voilà qu’avec les trans­for­ma­tions majeures (dues aux révo­lu­tions) qui touchent la Tunisie, l’Égypte, la Libye, Bahreïn, le Yémen et la Syrie, avec la pro­gression des contes­ta­tions au Maroc et en Jor­danie, les Pales­ti­niens semblent avoir du mal à emboîter le pas des révo­lu­tions et à se rebeller contre leur situation interne en premier et l’occupation israé­lienne ensuite.

L’Autorité pales­ti­nienne a cru com­penser cette inertie en livrant une bataille diplo­ma­tique dans une période qu’elle jugeait favo­rable. Mais elle s’est vite ravisée face à la pression amé­ri­caine, la com­plexité de la situation et le déchi­rement national dont elle porte autant que le Hamas la responsabilité.

Aujourd’hui, la situation semble être au plus bas tant au niveau interne qu’externe. Les Pales­ti­niens semblent être dépourvus d’options poli­tiques et de pos­si­bi­lités de récon­ci­liation, et peinent à déve­lopper une nou­velle poli­tique étrangère. Quelles sont les raisons de cette impasse ?

L’impuissance face à la machine de colo­ni­sation israé­lienne La pre­mière raison, et non la moindre, est cette situation de blocage face à un gou­ver­nement israélien de droite et d’extrême droite qui agrandit obs­ti­nément ses colonies en Cis­jor­danie et Jérusalem-​​Est et qui confisque les biens et les terres pales­ti­niennes dans le but d’accélérer la « poli­ticide » de l’entité pales­ti­nienne. Et ce, conco­mi­tamment avec l’échec onusien à geler les déci­sions colo­ni­sa­trices du gou­ver­nement israélien et l’absence de nou­veaux plans pour contrer cette situation.
La rupture entre la Cis­jor­danie et la bande de Gaza La deuxième raison est la ter­rible frag­men­tation des Pales­ti­niens entre la bande de Gaza et la Cis­jor­danie depuis plus de cinq ans. Entre l’autorité pales­ti­nienne et sa base, le mou­vement Fatah, et le Hamas, une sorte de guerre civile froide est tou­jours en place. Elle se mani­feste par des mesures de répression mutuelle, par l’existence de deux gou­ver­ne­ments tous deux faibles, et par de nom­breuses diver­gences, en par­ti­culier sur la gestion du conflit et de la négo­ciation avec Israël.
Le sen­timent que la cause pales­ti­nienne a été oubliée La troi­sième raison réside dans l’épuisement qui a gagné une grande partie des Pales­ti­niens à la suite des ter­gi­ver­sa­tions des pays arabes et occi­dentaux en regard de leur cause. La dété­rio­ration crois­sante du niveau de vie du fait de la baisse de l’aide inter­na­tionale à l’Autorité, le recul consi­dé­rable des inves­tis­se­ments et le blocus sur Gaza ont eu également raison de la société, qui ne voit pas poindre à l’horizon de sérieux signes de modi­fi­cation de l’attitude des puis­santes inter­na­tio­nales vis-​​à-​​vis de l’occupation israé­lienne. Un nouveau sou­lè­vement contre les Israé­liens pourrait ainsi coûter très cher, et les divi­sions rendent impos­sible une mise en œuvre d’objectifs poli­tiques communs.
La Confusion liée aux chan­ge­ments régionaux La qua­trième raison tient au flou qui règne quant à la vision poli­tique tant de l’Autorité nationale repré­sentée par le pré­sident Mahmoud Abbas que du Hamas à la suite des chan­ge­ments pro­fonds qui ont lieu dans le monde arabe, avec notamment la montée des Frères musulmans dans plus d’un pays. Pour la Palestine, le pays le plus important reste bien entendu l’Égypte vu sa relation avec les Pales­ti­niens et sa gestion du point de passage de Rafah.
Mais il s’est produit de fait et par ailleurs une redis­tri­bution des cartes concernant les alliances régio­nales des deux partis palestiniens.

Le Hamas a quitté Damas après la révo­lution syrienne contre le régime d’Assad et s’est éloigné de l’axe Iran-​​Syrie pour se rap­procher des États du Golfe, anciens sou­tiens de l’Autorité pales­ti­nienne. Il a également consolidé sa relation avec la Turquie, et a sans doute des liens impor­tants avec le nouveau pouvoir égyptien qui aspire à rede­venir un acteur majeur sur la scène moyen-​​orientale. Cela signifie que le Hamas repré­sente aujourd’hui un élément de tiraillement et de repo­si­tion­nement régional qui le détournent tem­po­rai­rement des affaires internes.

Quant à l’Autorité pales­ti­nienne, dans une hési­tation constante, elle semble inca­pable de se mouvoir ou d’impulser des ini­tia­tives qui accom­pa­gne­raient les chan­ge­ments. Douze mois ont passé depuis le passage à l’Organisation des Nations unies en 2011 pour acter l’échec des négo­cia­tions pré­cé­dentes et inciter la com­mu­nauté inter­na­tionale à jouer son rôle pour per­mettre l’acceptation d’un État pales­tinien. Elle semble depuis de longs mois ne plus pour­suivre le combat et les efforts diplo­ma­tiques pour arracher la recon­nais­sance de la Palestine, et reste dans l’expectative quant aux déve­lop­pe­ments dans la région.

Le délais­sement des camps en Syrie et au Liban La faillite de la gestion poli­tique des affaires pales­ti­niennes ne s’illustre pas seulement en Cis­jor­danie et à Gaza ou par le manque de dyna­misme diplo­ma­tique, mais se mani­feste aussi à l’égard de la « dia­spora » pales­ti­nienne, en par­ti­culier des réfugiés dans les camps au Liban et en Syrie.
Dans les camps du Liban, les ten­sions sont per­ma­nentes au nord comme au sud. Les réfugiés souffrent à l’intérieur et à l’extérieur des camps des lois liba­naises dis­cri­mi­nantes à leur égard. Aucune des parties pales­ti­niennes ne semble en mesure d’agir sur la situation et diminuer la pression sur les réfugiés.

En Syrie, l’aggravation des condi­tions de vie des Pales­ti­niens a été ful­gu­rante, le régime ayant opéré des attaques contre les camps de réfugiés (de « Raml » à Lat­taquié, à « Yarmouk » et « Palestine » à Damas en passant par les camps de Daraa, Homs, Hama et Alep) au pré­texte que ces der­niers abri­taient des acti­vistes syriens et que les Pales­ti­niens par­ti­ci­paient aux mani­fes­ta­tions contre le régime.

Ces attaques se sont soldées par l’arrestation, la blessure et la mort de cen­taines de Pales­ti­niens. Des mil­liers d’autres ont été déplacés à l’intérieur de la Syrie ou ses environs (Liban et Jor­danie en par­ti­culier). Face à ce drame, ni l’autorité pales­ti­nienne ni les prin­ci­pales orga­ni­sa­tions, dont le Hamas, n’ont pris d’initiatives. Ce qui a fini de creuser davantage le fossé entre les réfugiés, l’« Autorité » et les mou­ve­ments poli­tiques perçus comme inca­pables, absents et indif­fé­rents à leur sort.

Un peu d’espoir… À la lumière de ce qui semble donc être une impasse sans horizon, un vacillement de l’Autorité, un repo­si­tion­nement du Hamas, une dimi­nution de l’attention inter­na­tionale et des craintes des déve­lop­pe­ments régionaux, rien de ce qui filtre des réunions de la direction pales­ti­nienne ne semble clair. Cette der­nière évoque une nou­velle pos­si­bilité de revenir à l’Organisation des Nations unies pour par­achever la demande de recon­nais­sance de la Palestine, tandis que des proches de l’Autorité n’écartent pas la pos­si­bilité d’une démission de Mahmoud Abbas. Cer­tains s’attendent également à une attaque israé­lienne contre l’Iran qui aurait des réper­cus­sions sur la situation pales­ti­nienne et d’autres attendent les résultats des élec­tions aux États-​​Unis pour connaître les orien­ta­tions futures de la poli­tique étrangère de l’administration américaine.

Mais la com­plexité de la situation et le sen­timent d’impuissance ne sau­raient confisquer à eux seuls la scène pales­ti­nienne. De nou­velles dyna­miques percent en marge, regroupant des jeunes de dif­fé­rentes appar­te­nances, indé­pen­dants des for­ma­tions poli­tiques clas­siques et du pouvoir. Ils s’investissent pour l’affirmation de leur citoyenneté en se mobi­lisant contre la cor­ruption, la censure et la répression. Ils ont par exemple mené une cam­pagne contre des poli­ciers pales­ti­niens qui ont agressé des mani­fes­tants devant le ministère de l’intérieur. Ils ont également organisé la cou­verture média­tique de la grève de la faim que les pri­son­niers pales­ti­niens en Israël avaient entre­prise. Ils ont dénoncé les arres­ta­tions poli­tiques à Ramallah comme à Gaza. Les orga­ni­sa­tions de femmes sont très actives dans le domaine des légis­la­tions dis­cri­mi­nantes et la for­mation de leaders.

Cette mobi­li­sation citoyenne de plus en plus struc­turée marque peut-​​être un moment où les Pales­ti­niens prennent conscience que la conso­li­dation du tissu social est un préa­lable à tout chan­gement. C’est aussi la raison pour laquelle ils sont très investis dans les domaines de la culture, de la musique et de l’éducation, et la plupart usent des moyens de com­mu­ni­cation vir­tuelle et des réseaux sociaux, tout comme leurs homo­logues dans les pays arabes.

Il reste à savoir à quel moment ce travail patient de recons­truction et de conso­li­dation portera ses fruits et influera véri­ta­blement la vie poli­tique de ce pays morcelé, et tou­jours en attente « d’être reconnu »…

source : http://www.france-palestine.org/Palestine-64-ans-de-sol...itude

Commentaire(s)

> 64 ans de nettoyage ethnique

Que fait l'Autorité palestinienne pour protéger les militants des droits de l'homme ? Rien ! Elle est trop occupée à se mettre au service de l'occupant.

LES DÉFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME ARRÊTÉS PAR ISRAËL

L’association Addameer pour le soutien aux prisonniers et aux droits de l’homme est indignée par l’arrestation ce lundi d’un membre de son équipe, Ayman Nasser.

A une heure du matin un groupe important des Forces Israéliennes d’Occupation (FIO) a envahi la maison d’Ayman, chercheur travaillant avec Addameer depuis bientôt cinq ans.

Sa maison se trouve dans le village de Safa, près de Ramallah. L’"incursion" a duré environ une heure et demie ; durant ce temps, les FIO ont utilisé des chiens renifleurs pour fouiller chaque pièce du logement et ils ont confisqué l’ordinateur ainsi que le téléphone portable d’Ayman.

Ils ont également fouillé l’ordinateur de ses enfants, et ont saisi certains de ses éléments. L’épouse d’Ayman, durant la perquisition, était confinée dans une autre pièce avec deux soldats israéliens qui n’ont cessé de pointer une arme sur elle. Vers 3 heures du matin, Ayman a été emmené par les FIO et il est actuellement emprisonné au centre de détention Moskobiyyeh, à Jérusalem.

Ayman a obtenu un Master en Psychologie sociale et éducative à l’université Abou Dis. Il a quatre enfants, dont l’aîné a 13 ans et le plus jeune tout juste 3 ans. Lui-même est un ancien prisonnier, qui a passé à partir de 1991 six années dans les geôles israéliennes.

Ayman a été depuis de nombreuses années un militant des droits de l’homme et Addameer le considère comme un défenseur de cette cause par son implication pour les droits des prisonniers palestiniens. Les défenseurs des droits de l’homme se définissent formellement comme des personnes oeuvrant pacifiquement pour tout ou partie des droits garantis par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Addameer considère également l’arrestation d’Ayman comme la plus récente tentative israélienne non seulement de cibler Addameer comme une association qui plaide pour les droits des prisonniers palestiniens, mais de viser la société civile palestinienne dans son ensemble.

L’arrestation d’Ayman intervient peu après que le Président d’Addameer, Abdullatif Gaith, a été empêché d’entrer en Cisjordanie et de voyager à l’étranger ; qui plus est, il a été interdit à de nombreux membres de l’équipe d’Addameer de circuler librement dans les territoires occupés et à l’étranger, ce qui a des incidences notoires sur la capacité de l’association à venir en aide aux prisonniers palestiniens et à leurs familles.

Nous en appelons à la Communauté Internationale pour qu’elle intervienne immédiatement en faveur d’Ayman Nasser. En particulier, Addameer en appelle au Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des militants des droits de l’homme, pour qu’il intervienne auprès d’Israël , et que soit examiné le cas d’Ayman Nasser et d’autres défenseurs palestiniens des droits de l’homme, y compris celui d’Abdullatif Gaith, Président de l’association.

Association Addameer de soutien aux prisonniers et aux droits de l’homme

B.P. 17338, Jérusalem

Tél. +972 (0)2 296 0446 / 297 0136

Fax. +972 (0)2 296 0447

E-mail : info@addameer.ps

Site web : www.addameer.org

(Traduit par Anne-Marie PERRIN pour CAPJPO-EuroPalestine)

http://www.europalestine.com/spip.php?article7703

> haro sur l'autorité baudet

Rien de nouveau, c'est tjtrs le même sketch chez Europalestine. Mais bien sur rien à dire sur le pouvoir syrien (pas vraiment net sur la question palestinienne). C'est qu'il ne faudrait pas froisser les militants et les sympatisants.

> Comment fonctionne le nettoyage ethnique

Toujours les mêmes spammeurs pathétiques. On leur parle de crimes contre l’humanité d’un Etat qu’ils vénèrent et qu’ils ne veulent surtout pas voir critiquer, et ils nous répondent sur la Syrie !

Naturellement, ils ne nous parleront jamais de la Syrie, car ils n’ont rien à en dire de différent des médias du pouvoir, mais leur but étant de spammer les articles sur le nettoyage ethnique des Palestiniens, il faut bien qu’ils trouvent quelque chose…

Et pourtant, ça se passe tous les jours dans l'Etat raciste :

La malveillance des colons juifs

Ils assassinent de sang-froid, volent en plein jour et mentent comme ils respirent, et tout cela, au nom du Seigneur.

Ils tombent sur les faibles Palestiniens désarmés cueillant les olives dans le voisinage de leurs colonies, tabassant les agriculteurs, volant leurs récoltes et détruisant leurs vergers. Et quand les faibles Palestiniens tentent d’opposer une résistance, les voyous, lourdement armés, pointent leurs fusils dans leur direction.

Ce n’est pas le Far West américain. Bienvenue en Cisjordanie, où des colons juifs en maraude, qui prétendent agir sur les instructions de Dieu et être la lumière du reste de l’humanité, sont en train de harceler les agriculteurs palestiniens, jour et nuit, sept jours par semaine.

Même les samedis, jour du Sabbat juif ou jour de repos, les colons apparemment religieux mais manifestement immoraux ne laissent aucun moment de répit aux Palestiniens.

Les bandits demandent et reçoivent sans problème les édits ou les Fatwas talmudiques des rabbins et des sages de la Torah, surtout dans leurs colonies, leur permettant de violer la sainteté du Sabbat afin d’attaquer les Palestiniens, de leur voler leurs récoltes et d’endommager leurs arbres.

Un agriculteur palestinien de la petite ville de Beit Ummar, à cinq kilomètres au nord d’Hébron, amer, décrit les colons qui terrorisent les agriculteurs locaux récoltant leurs olives comme des « criminels qui devraient être derrière les barreaux ».

« Ils doivent être à lire la Torah de Satan et le Talmud de Hitler. Sinon, quelle sorte de religion ou théologie les amène à se livrer à ce mal ? » dit Haj Muhammed Abu Ayyash.

Cet homme de 70 ans a plus d’une raison d’être en colère. Cette semaine, des colons juifs de la colonie voisine de Bni Tsur s’en sont pris à son oliveraie, endommageant de nombreux oliviers adultes.

Pour lui et sa famille, c’est une Nakba économique, une catastrophe.

« Ceci (le verger) est notre moyen d’existence. Les criminels savent ce qu’ils font. D’abord, ils veulent nous priver de notre gagne-pain et ensuite, ils veulent que nous partions. On passe toute une vie à faire pousser ces arbres et à en prendre soin, et en dix secondes, ces voyous les abattent.

« Malheureusement, (le président) Obama et (le candidat républicain Mitt) Romney ne sont pas d’humeur à ne serait-ce qu’écouter nos griefs. Ils pensent probablement que nous sommes les enfants d’un Dieu inférieur ».

Au cours des deux dernières semaines, et alors que la saison de la cueillette des olives commençait, les colons juifs se sont lancés dans une vaste campagne de terrorisme et de vols, ciblant les cueilleurs d’olives palestiniens.

Des centaines, voire des milliers, d’oliviers adultes, dont certains remontaient au temps des Croisades, ont été abattus à coups de tronçonneuses électriques ou à essence.

Au village de Mughayer, à l’est de Ramallah, les colons ont attaqué plusieurs oliveraies à la hache ou à la tronçonneuse électrique portable, sous les yeux même des soldats israéliens.

Au début, les troupes étaient tout à fait passives, et ne faisaient rien pour arrêter les colons. Cependant, quand les Palestiniens qui cueillaient leurs olives ont réagi pour résister aux colons armés, les soldats ont fait alors rapidement mouvement pour protéger les colons, empêchant les agriculteurs de repousser les colons.

Le même scénario s’est répété à de nombreux endroits à travers la Cisjordanie.

Le gouvernement israélien et les porte-parole de l’armée, en particulier quand ils s’adressent à un public occidental, prétendent qu’ils font tout ce qui est en leur pouvoir pour maintenir la loi et l’ordre.

Cependant, ce que ces élégants professionnels de la communication ne disent pas, c’est que les colons sont considérés comme au-dessus des lois et que l’armée s’abstient souvent de les affronter compte tenu du fait que les colons sont plus ou moins le gouvernement.

Il n’y a pas là d’exagération. Les colons sont représentés et soutenus par les très puissants religieux et les partis laïcs de droite à la Knesset, le parlement israélien.

Même le Likoud, le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, se tient sans réserve derrière les colons.

Il y a deux semaines, Moshe Feiglin, éminent dirigeant du Likoud, a emmené des dizaines de colons sur l’esplanade de la mosquée al-Aqsa, ostensiblement, afin que les juifs « prennent pied » dans un endroit qui a été un sanctuaire islamique exclusif pendant plus de 1400 ans.

Feiglin est un juif messianique qui croit que les non-juifs vivant en Israël ou sous l’occupation militaire israélienne en Cisjordanie doivent être dépouillés de tous leurs droits nationaux et politiques, dont le droit de vote.

Et si la politique de marginalisation ne fonctionne pas, par exemple si elle ne parvient pas à faire des juifs de vrais maîtres et des non-juifs de vrais esclaves, alors la population non juive aura à subir une plus dure détérioration de son statut, incluant l’esclavage comme « porteurs d’eau et coupeurs de bois », une déportation en masse et même un génocide.

Il y a quelques années, Daniela Weiss, alliée idéologique de Mr Feiglin, s’est rendue à Hébron pour encourager ses compatriotes colons à résister aux projets du gouvernement visant à les évacuer d’un immeuble arabe dont ils s’étaient emparés.

Weiss a raconté aux colons millénaristes que la façon de traiter avec les Palestiniens n’était pas celle d’Olmert (Ehud, ancien Premier ministre israélien) ni celle de Barack (Ehud, ministre de la Défense), mais celle de Josué, la figure biblique.

Elle faisait alors allusion aux massacres génocidaires perpétrés par les Israélites antiques contre les tribus cananéennes, dans le pays de Canaan, comme il est dit dans la Bible.

Aucune solution en vue

Avec une société juive israélienne qui continue à dériver vers une combinaison de fascisme religieux et de chauvinisme laïque, il est peu probable que Haj Muhammed Abu Ayyash reçoive une consolation ou une aide de sitôt.

Selon de récents sondages d’opinions en Israël, le bloc de droite obtiendra probablement au moins 68 sièges sur les 120 de la Knesset israélienne.

Cette estimation, qui semble à peu près exacte étant donné la faiblesse phénoménale de la gauche et des partis libéraux, signifie que les colons vont renforcer leur pouvoir sur le gouvernement israélien et par conséquent, devenir plus macabres que jamais à l’égard des Palestiniens.

Jusqu’à tout récemment, l’Autorité palestinienne (AP) implorait le gouvernement US pour qu’il contienne Israël et fasse pression sur lui pour qu’il retienne les colons.

Cependant, avec la domination quasi totale du lobby juif sur la vie politique américaine, même les USA sont de plus en plus impuissants pour faire pression sur Israël. Le fait que Netanyahu ose défier Obama dans la propre capitale de ce dernier en dit long.

La campagne juive de terreur et de vandalisme qui se poursuit contre les Palestiniens et leurs moyens de subsistance n’est juste qu’un aspect d’un contexte plus large comprenant aussi la saisie quotidienne de la terre palestinienne pour y installer de nouvelles colonies ou agrandir celles existant.

De sincères observateurs pensent que les activités juives de colonisation ont déjà tué la stratégie de la solution à deux États, car il ne reste pas de place pour créer un État palestinien viable et territorialement contigu en Cisjordanie, et encore moins avec Jérusalem-Est pour capitale.

Pourtant, certains responsables politiques, dont la direction palestinienne de Mahmoud Abbas, continuent de s’accrocher aux solutions à deux États, probablement comme un réflexe défensif contre la terrible conviction qui en obsède beaucoup que le conflit est réellement insoluble.

De nombreux Palestiniens, dont Ahmed Qorei, le premier Premier ministre de l’AP de l’ère Arafat, demandent maintenant un État binational unitaire s’étendant de la Méditerranée au Jourdain.

Cependant, la plupart des Israéliens voient cette idée comme un anathème, car il altère l’identité sioniste d’Israël, surtout à long terme. D’où, un conflit irréconciliable.

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=12756

> tchao pantin

Au lieu de spamer les conneries d'infopalestine et d'europalestine en ralant sur les spameurs (sic) tu ferais mieux de le lire l'article. Tu nous dira ensuite si la Syrie n'est pour rien dans ce grand moment de solitude

> Mais oui, mais oui…

Heureusement, les antifascistes/antisionistes savent très bien qui est l'ennemi…

KEN LOACH ET PAUL LAVERTY SOUTIENNENT L’APPEL À BOYCOTTER L’EURO 2013 EN ISRAËL

Le réalisateur Ken Loach et le scénariste Paul Laverty - également avocat— soutiennent l’appel lancé par Mahmoud Sarsak à tous les footballeurs professionnels, leur demandant de ne pas aller jouer en Israël, tant que ce pays occupera, emprisonnera et torturera des Palestiniens, parmi lesquels de nombreux sportifs.

Ils déclarent à ce sujet :

"Etant donné l’engagement du football européen à combattre le racisme où qu’il sévisse, nous approuvons le point de vue de Mahmoud Sarsak qui estime que les institutions européennes régissant les compétitions de football ne peuvent les organiser dans un pays qui discrimine systématiquement les Palestiniens".

Les deux hommes ajoutent : "Nous soutenons la pétition ci-dessous qui s’adresse aux professionnels du football" :

"En tant que footballeurs professionnels, actifs ou anciens, nous sommes interpellés par l’appel de Mahmoud Sarsak, jeune footballeur de l’équipe nationale palestinienne dont la carrière a été brisée par 3 années d’emprisonnement, sans procès, dans une prison israélienne.

Nous savons qu’il a été libéré le 10 juillet dernier grâce à une grève de la faim de 3 mois, qui lui a permis de faire connaître sa situation, et d’obtenir le soutien de plusieurs personnalités du monde du football.

Sarsak nous demande maintenant d’exprimer notre solidarité à l’égard de tous les Palestiniens qui aiment ce beau sport, mais qui souffrent des discriminations israéliennes concernant le football palestinien et la vie des Palestiniens en général.

Nous sommes choqués par les multiples manières dont l’occupant israélien en Cisjordanie comme à Gaza sous blocus, empêche aussi bien l’entraînement des jeunes sportifs palestiniens chez eux, tout comme leur représentation dans des compétitions internationales.

Ces procédés comprennent :

– les blocages aux check-points qui empêchent les joueurs de se déplacer d’une ville palestinienne à une autre en Cisjordanie, et entre la Cisjordanie et Gaza – les entraves israéliennes empêchant l’équipe nationale palestinienne de se rendre à l’étranger pour s’entraîner ou participer à des matches et rendant quasiment impossible pour des équipes étrangères de venir jouer en Palestine. – les restrictions israéliennes à l’importation d’équipements pour les sportifs palestiniens, y compris lorsqu’il s’agit de dons faits par des organisations de football internationales – l’interdiction de construire des infrastructures sportives

Au-delà de toutes ces entraves, la vie sous occupation comporte une menace permanente de détention ou même de mort.

Deux footballeurs de Cisjordanie, Mohammed Saedy Ibrahim Nemer et le gardien de but Omar Khaled Omar Abu Rowis, sont ainsi emprisonnés en Israël depuis février dernier.

Quatre footballeurs ont été tués entre décembre 2008 et janvier 2009, lorsque les bombardements israéliens ont fait 1400 victimes dans la population gazaouie.

Même les enfants ne sont pas épargnés. Ainsi, le 20 juin 2012, Mamoun Zuhdi al-Dam, âgé de 12 ans, a été tué par un avion israélien, alors qu’il jouait au football près de sa maison à Gaza.

Mahmoud Sarsak a attiré notre attention sur le profond mépris du sort des Palestiniens par l’UEFA, qui persiste à vouloir organiser en Israël la prochaine coupe européenne de football des moins de 21 ans. Organiser de telles compétitions en Israël, explique-t-il, revient à "légitimer l’occupation, l’oppression et l’apartheid israéliens."

"Et comme la ségrégation et l’oppression ne peuvent avoir leur place dans le football, Israël ne peut être autorisé à accueillir des compétitions aussi prestigieuses".

Comme la lutte contre le racisme, partout où il se manifeste, nous semble à juste titre une des priorités officielles du football européen, nous sommes d’accord avec Sarsak pour estimer totalement inappropriée de la part d’instances européennes du football l’organisation de compétitions internationales dans un pays qui se livre à des discriminations systématiques contre les Palestiniens.

Nous demandons, par conséquent à l’UEFA, de renoncer à organiser la coupe des moins de 21 ans en Israël en 2013 et d’assurer les Palestiniens qu’ Israêl ne bénéficiera pas d’un tel honneur tant qu’il maintiendra ses pratiques discriminatoires."

Le réalisateur Ken Loach et le scénariste Paul Laverty - également avocat— soutiennent l’appel lancé par Mahmoud Sarsak à tous les footballeurs professionnels, leur demandant de ne pas aller jouer en Israël, tant que ce pays occupera, emprisonnera et torturera des Palestiniens, parmi lesquels de nombreux sportifs.

Ils déclarent à ce sujet :

"Etant donné l’engagement du football européen à combattre le racisme où qu’il sévisse, nous approuvons le point de vue de Mahmoud Sarsak qui estime que les institutions européennes régissant les compétitions de football ne peuvent les organiser dans un pays qui discrimine systématiquement les Palestiniens".

Les deux hommes ajoutent : "Nous soutenons la pétition ci-dessous qui s’adresse aux professionnels du football" :

"En tant que footballeurs professionnels, actifs ou anciens, nous sommes interpellés par l’appel de Mahmoud Sarsak, jeune footballeur de l’équipe nationale palestinienne dont la carrière a été brisée par 3 années d’emprisonnement, sans procès, dans une prison israélienne.

Nous savons qu’il a été libéré le 10 juillet dernier grâce à une grève de la faim de 3 mois, qui lui a permis de faire connaître sa situation, et d’obtenir le soutien de plusieurs personnalités du monde du football.

Sarsak nous demande maintenant d’exprimer notre solidarité à l’égard de tous les Palestiniens qui aiment ce beau sport, mais qui souffrent des discriminations israéliennes concernant le football palestinien et la vie des Palestiniens en général.

Nous sommes choqués par les multiples manières dont l’occupant israélien en Cisjordanie comme à Gaza sous blocus, empêche aussi bien l’entraînement des jeunes sportifs palestiniens chez eux, tout comme leur représentation dans des compétitions internationales.

Ces procédés comprennent :

– les blocages aux check-points qui empêchent les joueurs de se déplacer d’une ville palestinienne à une autre en Cisjordanie, et entre la Cisjordanie et Gaza – les entraves israéliennes empêchant l’équipe nationale palestinienne de se rendre à l’étranger pour s’entraîner ou participer à des matches et rendant quasiment impossible pour des équipes étrangères de venir jouer en Palestine. – les restrictions israéliennes à l’importation d’équipements pour les sportifs palestiniens, y compris lorsqu’il s’agit de dons faits par des organisations de football internationales – l’interdiction de construire des infrastructures sportives

Au-delà de toutes ces entraves, la vie sous occupation comporte une menace permanente de détention ou même de mort.

Deux footballeurs de Cisjordanie, Mohammed Saedy Ibrahim Nemer et le gardien de but Omar Khaled Omar Abu Rowis, sont ainsi emprisonnés en Israël depuis février dernier.

Quatre footballeurs ont été tués entre décembre 2008 et janvier 2009, lorsque les bombardements israéliens ont fait 1400 victimes dans la population gazaouie.

Même les enfants ne sont pas épargnés. Ainsi, le 20 juin 2012, Mamoun Zuhdi al-Dam, âgé de 12 ans, a été tué par un avion israélien, alors qu’il jouait au football près de sa maison à Gaza.

Mahmoud Sarsak a attiré notre attention sur le profond mépris du sort des Palestiniens par l’UEFA, qui persiste à vouloir organiser en Israël la prochaine coupe européenne de football des moins de 21 ans. Organiser de telles compétitions en Israël, explique-t-il, revient à "légitimer l’occupation, l’oppression et l’apartheid israéliens."

"Et comme la ségrégation et l’oppression ne peuvent avoir leur place dans le football, Israël ne peut être autorisé à accueillir des compétitions aussi prestigieuses".

Comme la lutte contre le racisme, partout où il se manifeste, nous semble à juste titre une des priorités officielles du football européen, nous sommes d’accord avec Sarsak pour estimer totalement inappropriée de la part d’instances européennes du football l’organisation de compétitions internationales dans un pays qui se livre à des discriminations systématiques contre les Palestiniens.

Nous demandons, par conséquent à l’UEFA, de renoncer à organiser la coupe des moins de 21 ans en Israël en 2013 et d’assurer les Palestiniens qu’ Israêl ne bénéficiera pas d’un tel honneur tant qu’il maintiendra ses pratiques discriminatoires."

http://www.europalestine.com/spip.php?article7712

> Et ça, on peut en parler ?

L’ESTELLE ARRAISONNEE ! BRISONS LE BLOCUS DE GAZA ! ISRAEL ETAT VOYOU !

L’Estelle est un voilier sous pavillon finlandais. Il y a à son bord une trentaine de passager-e-s (dont six parlementaires) venu-e-s de Norvège, Suède, Grèce, Espagne, Canada, Israël, Finlande, Italie. Il transporte du matériel scolaire pour les enfants et la jeunesse de Gaza.

Comme le Mavi Marmara mitraillé en mai 2010 (9 morts), comme d’autres bateaux ou flottilles, l’Estelle vient signifier au monde que le blocus de Gaza est un crime, que la prétention des gouvernements israéliens de déshumaniser et d’affamer un million et demi de personnes est inacceptable et est un acte de guerre. L’Estelle a été arraisonnée à une cinquantaine de kilomètres des côtes. Cet acte de piraterie montre que le gouvernement voyou Nétanyahou se croit tout permis.

Ça suffit !

La violation permanente des droits humains de la part d’un gouvernement qui occupe illégalement la Palestine, qui colonise, qui pratique une politique d’apartheid, qui fragmente et détruit méthodiquement la société palestinienne est une honte. Les gouvernements occidentaux (Etats-Unis, France, Union Européenne …) qui soutiennent sur tous les plans politiques, économiques, militaires … le colonialisme israélien portent une lourde responsabilité. C’est l’impunité d’Israël qui permet la poursuite de la fuite en avant criminelle.

Exigeons du gouvernement français et des instances internationales une ferme condamnation de cet arraisonnement et la fin du blocus de Gaza.

Que tous les citoyen-ne-s se rallient au BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) contre l’Etat d’Israël tant que les droits du peuple palestinien ne seront pas reconnus.

Rassemblement devant le consulat israélien de Marseille

(146, rue Paradis, 13006, Marseille)

DIMANCHE 21 OCTOBRE à 16 H

Réseau Palestine Bouches-du-Rhône

Rendez-vous

L’ESTELLE ARRAISONNEE ! BRISONS LE BLOCUS DE GAZA ! ISRAEL ETAT VOYOU (...)

Le dimanche 21 octobre 2012 à 16h00

Consulat d’Israël à Marseille

146, rue Paradis 13006 Marseille

Rassemblement devant le consulat israélien de Marseille

http://www.ujfp.org/spip.php?article2402

> Bravo à l'Estelle et à Ken Loach - Le combat continue !

L’armée israélienne a "arraisonné" samedi l’Estelle, et ses passagers ont été transportés de force dans la ville israélienne d’Ashdod. Israël devra payer un jour pour tous ses crimes, et ne parviendra pas à dissuader un nombre toujours plus grand de femmes et d’hommes de conscience de lutter pour la liberté de ce peuple martyrisé depuis plus de 60 ans. Le très grand réalisateur de cinéma britannique, Ken Loach, a appelé samedi soir au boycott d’Israël devant 3000 personnes, réunies à Lyon pour la cérémonie de remise du prix Lumière à cet homme extraordinaire.

"Trente passagers, 27 étrangers et trois Israéliens, ont débarqué ce soir à Ashdod. Ils seront interrogés cette nuit", a déclaré samedi soir à l’AFP une porte-parole de l’immigration, Sabine Haddad.

"Les passagers étrangers, entrés illégalement en Israël, seront expulsés vers leur pays d’origine. Ils pourront repartir immédiatement s’ils renoncent à être entendus par le juge qui doit prononcer leur expulsion dans 72 heures", a-t-elle précisé.

Depuis quand la bande de Gaza appartient-elle à Israël ?

Dans un communiqué, les organisateurs ont dénoncé "l’attaque israélienne et l’arraisonnement de l’Estelle dans les eaux internationales, ce qui confirme de nouveau le rôle de gendarme d’Israël dans la région".

A Gaza, un porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri, a estimé que "l’assaut de l’occupation contre le navire Estelle et l’enlèvement des militants à son bord est un acte de piraterie et un crime contre l’humanité". qui se trouve à Gaza en ce moment, a déclaré que ce navire constituait un "message selon lequel le monde a commencé à changer vers un plus grand soutien à la cause palestinienne".

"Même s’il a été arrêté par la marine israélienne, cela n’empêchera pas cet effort mondial, qui se développe rapidement", a ajouté M. Chomsky, qui a participé à un rassemblement de solidarité avec le bateau, organisé par le réseau des ONG palestiniennes, au port de pêche de Gaza.

Oui, la lutte continue, jusqu’à la libération du peuple palestinien !

http://www.europalestine.com/spip.php?article7716

A deux reprises ce week-end, alors qu’il recevait le prix Lumière à Lyon devant un parterre de 3000 personnes et célébrités samedi soir, puis dimanche matin lors d’une conférence de presse, le cinéaste britannique Ken Loach a dénoncé la politique israélienne et appelé à faire comme pour l’Afrique du Sud de l’Apartheid et à boycotter Israël !

Le festival Lumière a bien mérité son nom samedi soir, en récompensant Ken Loach pour toute son oeuvre et pour son engagement.

Les 3000 personnes qui se sont retrouvées dans le grand amphithéâtre de Lyon, ont été émues et enthousiasmées par cet homme extraordinaire qui, avec sa modestie et son humour habituels, a reçu le prix qui lui était décerné des mains d’Eric Cantona, en ne cessant de remercier tous ceux qui ont travaillé avec lui au cours de sa vie, dont sa productrice Rebecca O’Brien et le scénariste Paul Laverty, tous deux associés de Ken Loach dans Sixteen Films, ainsi que son épouse Leslie, "ma partenaire de 50 ans", une femme également admirable d’humanité et de détermination.

Et quand Ken Loach a terminé son discours en demandant que l’on n’oublie pas le peuple palestinien et en rappelant l’efficacité du boycott de l’Afrique du Sud de l’Apartheid, les applaudissements et bravos ont fusé dans cette immense salle à l’audience prestigieuse.

Il a en effet conclu son intervention sur ces paroles : "Il y a des années, en appelant au boycott de l’Afrique du sud, on a aidé les Noirs sud-Africains. C’est ce qu’on doit exprimer aujourd’hui au sujet de la Palestine".

Et ce dimanche matin, Ken Loach interrogé à ce sujet lors de sa conférence de presse à la Villa Florentine, a été encore plus explicite. Il a répondu textuellement : "C’est une grande question, merci de la soulever. Je n’ai pas d’intérêts personnels dans le conflit entre Palestiniens et Israéliens.Quiconque regarde la situation avec suffisamment d’objectivité comprend que les lois internationales sont bafouées, avec

la confiscation des terres palestiniennes

les punitions collectives, en particulier à Gaza,

les humiliations permanentes

le non-respect de la convention de Genève eu égard aux prisonniers palestiniens,

le kidnapping d’enfants, enlevés à leurs parents pour être interrogés et détenus

et je pourrais donner beaucoup d’autres exemples, qui seraient trop longs de les évoquer.

Pour toutes ces raisons il est difficile de rester indifférent à l’appel des intellectuels palestiniens et du peuple palestinien tout entier.

Par conséquent, je soutiens, PERSONNELLEMENT, la campagne de Boycott, Désinvestissement et appelle aux sanctions contre Israël. Ce n’est pas contre les intérêts particuliers/individuels mais bien contre les actions de l’État d’Israël."

Bien entendu, ce n’est pas la première fois que Ken Loach fait entendre sa voix pour réclamer le respect des droits du peuple palestinien.

Il a affiché à plusieurs reprises son soutien à la campagne internationale BDS, refusé de participer à des festivals de cinéma sponsorisés par Israël, et encore tout récemment appelé, ainsi qu’Eric Cantona et Noam Chomsky, à ne pas aller jouer la coupe européenne de foot des moins de 21 ans en Israël, en juin prochain.

Mais quel bonheur de l’entendre rappeler samedi soir que "les matches ne se gagnent jamais individuellement, mais toujours collectivement".

Et en nous recevant avant son allocution, Ken Loach, de même que son épouse Leslie nous ont redit leur engagement aux côtés des Palestiniens, pour le droit et la justice.

Pour le plaisir, un petit clip sur ses nombreux films, projeté hier soir à l’amphithéâtre de Lyon, après son film "Looking for Eric" (avec Eric Cantona) :

Ken Loach Prix Lumière 2012 par Festival_Lumiere

Comme l’a très justement écrit Bertrand Tavernier au sujet de ce grand réalisateur qui a reçu la palme d’or à Cannes en 2006 pour "Le vent se lève" et cette année, le Prix du jury pour son dernier film, la comédie "La part des anges" :

"Ken Loach a recensé, la rage au cœur, les erreurs et les lâchetés des hommes politiques de tous bords. Ses films constituent d’accablants témoignages contre les égarements de la société capitaliste. Ils sont aussi la preuve qu’on peut rêver d’une autre société, faite de fraternité et de croyances collectives".

http://www.europalestine.com/spip.php?article7717

> NON AUX NOUVELLES ATTAQUES SUR GAZA : RASSEMBLEMENTS CE SOIR !

De nombreuses associations appellent ce lundi à manifester, à Paris, et dans d’autres villes, pour exiger l’arrêt des attaques sur la bande de Gaza par l’armée d’occupation israélienne et la levée du blocus.

Il est clair qu’Israël, en engageant de nouvelles "frappes" sur la bande de Gaza, ainsi qu’une invasion terrestre dans sa partie Nord, réagit à l’annonce d’une visite de l’Emir du Qatar demain mardi à Gaza et à l’apport de matériaux de construction qui doivent être transportés via Rafah, en Egypte.

Les prétendues "ripostes" à des "attaques terroristes" ne trompent personne. On sait qui sont les terroristes et qui maintient un blocus illégal et inhumain sur la bande de Gaza.

Que ferions nous, si nous étions enfermés et privés de quasiment tout par un occupant étranger, depuis des années ?

De nombreuses associations, dont L’Association de Palestiniens d’Ile de France, Enfants de Palestine, Droits Devant ! Nanterre Palestine, CAPJPO-EuroPalestine, ISM.... appellent à se rassembler ce lundi 22 octobre à partir de 17 H, Place de l’Hôtel de Ville, à Paris, pour demander au gouvernement français d’intervenir pour faire cesser les attaques israéliennes sur la bande de Gaza et exiger la levée du blocus qui étrangle une population de près de 2 millions de femmes, d’hommes et d’enfants depuis plus de 6 ans.

http://www.europalestine.com/spip.php?article7720

> Un rapporteur de l’ONU demande le boycott

Un rapporteur de l’ONU demande le boycott des compagnies en affaire avec les colonies israéliennes

Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, Richard Falk.

25 October 2012 – Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, Richard Falk, a appelé jeudi l’Assemblée générale et la société civile à prendre des mesures contre les compagnies israéliennes et étrangères qui tirent profit de leurs affaires avec les colonies israéliennes.

Au nombre d’entre elles, il a cité Caterpillar Incorporated (États-Unis), Veolia Environnement (France), G4S (Royaume-Uni), le groupe Dexia (Belgique), Ahava (Israël), le groupe Volvo (Suède), le groupe Riwal Holding (Pays-Bas), Elbit Systems (Israël), Hewlett Packard (États-Unis), Mehadrin (Israël), Motorola (États-Unis), Assa Abloy (Suède) et Cemex (Mexique).

Venu présenter à la Troisième Commission son rapport annuel sur le respect, par Israël, des obligations que lui impose le droit international en ce qui concerne la situation dans les territoires palestiniens qu’il occupe, M. Falk a relevé qu’un très grand nombre de compagnies israéliennes sont impliquées dans l’établissement et la maintenance de colonies israéliennes de peuplement dans ces mêmes territoires.

« Toutes les colonies de peuplement en Cisjordanie, notamment à Jérusalem-Est, ont été établies en violation flagrante du droit international », a rappelé le Rapporteur spécial. « Pourtant, aujourd’hui, elles contrôlent plus de 40% de la Cisjordanie, tandis qu’entre 500.000 et 600.000 colons vivent dans le territoire palestinien occupé. Au cours des 12 derniers mois, leur nombre s’est accru de plus de 15.000 personnes. »

Le Rapporteur spécial a attiré l’attention de l’Assemblée générale sur l’existence de normes juridiques internationales régissant la conduite des entreprises en relation avec les droits humains, en particulier le Pacte mondial et les Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme.

« Les principes soulignés dans le Pacte mondial sont clairs », a affirmé M. Falk. « Les entreprises doivent soutenir et respecter la protection des droits humains universels et veiller à ne pas être complices de violations des droits humains.

M. Falk s’est également appuyé sur les directives mises au point par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui évoque la perspective d’une responsabilité pénale individuelle pour les violations commises par des entreprises dans le cadre d’une situation de conflit armé.

« En bref, les compagnies ne devraient pas contrevenir aux dispositions du droit humanitaire international, ni être complices d’aucune violations. Dans le contraire, celles-ci peuvent être poursuivies sur le plan pénal ou civil. Et cette responsabilité peut s’étendre aux employés de telles entreprises », a plaidé le Rapporteur spécial.

« Ma principale recommandation, c’est que les compagnies citées dans le rapport – ainsi que toutes celles qui réalisent du chiffre d’affaires avec les colonies de peuplement devraient être boycottées, jusqu’à ce qu’elles s’alignent sur les normes des droits de l’homme et du droit humanitaire international », a déclaré M. Falk à l’Assemblée générale.

Le Rapporteur spécial a indiqué avoir écrit à toutes les entreprises mentionnées plus haut dans son rapport et déjà reçu des réponses positives d’Assa Abloy, du groupe Dexia, de G4S et de Cemex.

« Il est encourageant d’apprendre que Assa Abloy a réinstallé son usine de Cisjordanie en Israël et que le groupe Dexia, G4S et Cemex réfléchissent aux moyens de conformer leurs activités avec les engagements que ces compagnies ont pris en vertu du Pacte mondial.

News Tracker : autres dépêches sur la question

Affaire Rachel Corrie : un expert de l’ONU dénonce la décision de justice israélienne

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=28852&C...4iMnF