Tours : Expulsion, arrestations, garde à vue. Et demain ?

Mot-clefs: Immigration/sans-papierEs/frontieres
Lieux: Tours

parce qu'on a la rage !

expulsion du squat des demandeurs d'asile, violence policière, quatre gardes à vue.
DEMANDEURS D'ASILE, SANS-PAPIERS, SDF... PARCE QU'ON A LA
RAGE, NOTRE SOLIDARITÉ EST UNE ARME!

Ce matin les forces du désordre ont évacué la nouvelle réquisition,
ex-maison de retraite en excellent état, sise au 271/273, rue du Général
Renault. Les familles demandeuses d'asile ainsi que les célibataires, dont
des moines bouddhistes pacifistes , des sans-domicile fixe et les
militant-e-s du CSDASP37 et du DAL37 ont été mis tout simplement à la rue
en conseillant à tout le monde d'appeler le 115 sans succès.
A 14h, un appel a été lancé pour un rassemblement qui s'est déplacé
devant les portes de la mairie de Tours pour solliciter un rendez-vous
avec
l'adjointe chargée de la misère, Arlette Bosch. La seule réponse fut
l'évacuation par la police nationale et deux arrestations violentes. Alors
que les familles,les militants et les soutiens partaient calmement de la
cour de la mairie, des hommes habillés tout en noir, en fait la BAC, ont
suivi le cortège et ont procédé à deux enlèvements armés de tazers, de
matraques et menaçant l'ensemble du groupe.

Ce soir, une trentaine de personnes se sont rassemblées place Jean
Jaurès pour manifester leur solidarité avec les quatre personnes mis en
garde à vue, contre cette violence d'État qui s'installe dans nos vies
quotidiennement. Ce soir les demandeurs d'asile expulsés ce matin ont
retrouvé le seul habitat précaire que leur propose la préfecture : une
chambre d'hôtel pour six nuits. Quatre militant-e-s passeront quant à
eux certainement la nuit en garde à vue.
L'expulsion qui a eu lieu ce matin et ces arrestations sont
l'expression d'une même répression qui tente de briser les liens que
nous avons su construire. L'État ne veut plus de squateurs, l'État ne
veut plus de sans papiers, l'État ne veut plus de demandeurs d'asile et
l'État ne veut plus de sans domicile fixe. Pendant quatre jours, cette
réquisition a permis la rencontre de tous ces gens dont on ne veut
plus.
Cette solidarité, c'est l'espoir d'une résistance commune à tous ceux
et toutes celles qui chaque jour sont traqués par la police, les
administrations, les huissiers...

Nous appelons à continuer et intensifier le combat pour des logements
décents et des papiers pour toutes et tous.

Suite aux évènements d'aujourd'hui la manifestation qui était prévue
demain est remplacé par une réunion mercredi 23 septembre au bar le
Bergerac (rue Colbert) à 19 heures. Pour discuter de la suite...

Collectif de Soutien aux Demandeurs d'Asile et aux Sans Papiers.
csdasp37@no-log.org
www.csdasp37.free.fr
06 34 19 64 98