Depuis 10H ce matin une vingtaine de personnes sans logis et de militants solidaires occupent dans le calme le CCAS de Nantes.

Parmi elles, plusieurs familles avec des enfants en bas âge et des personnes reconnues handicapées par la MDPH, laissées pour compte malgré la vulnérabilité de leur situation. Elles appellent le 115 quotidiennement, sans parvenir à les joindre ou se voyant opposer un refus. Sans solutions, elles sont obligées de dormir à la rue, dans des parcs ou des abris de fortune. Pourtant, elles ont fait les démarches pour avoir un toit et bon nombre ont une demande HLM à jour. Depuis plusieurs semaines, l’association DAL 44 a multiplié les signalements aux autorités (Etat, Département, Ville) sans réponse de leur part.

En plein été, la situation est alarmante et le droit* bafoué continuellement: selon les derniers chiffres de la veille sociale, seulement 1 ménage sur 2 faisant appel au 115 obtient in fine une solution d’hébergement en Loire Atlantique. Alors pourquoi dans ce contexte fermer des lieux d’hébergements à Nantes ? comme le centre famille Gustave Roch dernièrement ou le HOME24 qui fermera le 4 août selon les informations d’un écoutant du 115. Quand au Plan « Logement d’abord » vanté par les représentants de l’Etat: c’est juste un coup de com’ au regard des miettes affectées à la production de logements très sociaux.

Des solutions existent pourtant, comme la loi de réquisition avec 3 procédures non appliquées. Ainsi, 42 759 logements restaient vacants en Loire-Atlantique en 2019 selon l’INSEE. Sans compter les centaines de milliers de m2 de bureaux vides et les immeubles HLM laissés vacants depuis des mois voire années dans des quartiers nantais soumis à la démolition par l’Anru comme à Bellevue et à la Bottière.

C’est pourquoi, l’ensemble des personnes présentes exige l’hébergement immédiat, de manière stable, adaptée et jusqu’au relogement, des personnes sans logis participant à l’action. Un point presse sera donné sur place à… avec le témoignage de personnes à la rue.

Et aussi, nous demandons :
– l’application de la loi de réquisition des logements vides pour loger les sans toit en urgence
– le respect du droit à l’hébergement sans conditions et l’application de la loi DALO
– la réalisation massive de logements sociaux, l’arrêt des expulsions, la baisse des loyers et des charges
– non à la loi anti pauvre Kasbarian-Bergé

UN TOIT C’EST UN DROIT !