L’urgence d’entreprendre des actions internationales contre la guerre se fait sentir. Même si la guerre se manifeste en prenant différentes formes, cela signifie toujours conditions de vie atroces, peur permanente, oppression, soumission, morts, exodes forcés, et souvent génocide.

En ce moment, 2 milliards de personnes vivent dans des zones de conflit. Dans un contexte qu’on observe de plus en plus tendu, cela risque de concerner toujours plus de gens. La production et le commerce d’armes n’ont jamais atteint un tel niveau et, vu les logiques de militarisation des États, on peut imaginer que ça va continuer.

La guerre est à la fois la cause et la conséquence inévitable de la création des Etats, des nations et des frontières. Elle est profitable à l’économie et au business, à toutes les entreprises qui font du profit sur le dos des massacres, et sert donc les intérêts du capitalisme.

La guerre est au fondement d’un nationalisme mortifère qui alimente le racisme et le fascisme. Elle met dos à dos des populations souvent voisines ou cohabitantes et les force à entre-tuer pour les intérêts des puissants. Ainsi, elle écrase des mouvements de contestations internes en venant créer une fausse union nationale. Elle rend plus difficile l’organisation pour les voix voulant s’élever contre l’autorité (communication réduite, couvre-feux, surveillance, répression accrue…). Aussi, c’est l’occasion de développer des techniques et des logiques répressives qui seront ensuite utilisées par un Etat contre ses ennemis ou sur sa population.

La guerre renforce toutes les dominations déjà existantes, comme le patriarcat par exemple : les rôles genrés sont encore plus divisés que d’habitude, et le viol est toujours utilisé comme arme de guerre. Elle a toujours été l’un des outils principaux du colonialisme afin de piller, dévaster, tirer profit des territoires visés, et c’est toujours le cas aujourd’hui. La guerre implique de défoncer des bouts de montagnes entiers pour pouvoir exploiter la matière nécessaire à la fabrication d’armes toujours plus technologiques, toujours plus performantes. Elle participe grandement à détruire et empoisonner à long terme la planète et tout ce qui vit, par la pollution nucléaire, l’industrie de l’armement, les zones de conflits dévastées, l’énorme consommation de pétrole…

La guerre touche en premier lieu les pauvres et les exploité.e.s. Celles et ceux qui vont servir de chair à canon, qui n’ont pas les moyens de fuir, qui vont s’exiler et tout perdre.

Parfois, la guerre peut nous sembler lointaine, en réalité elle se prépare aussi ici et la militarisation est présente tout autour de nous. La France est le 3eme exportateur mondial d’armes. Il y a donc énormément d’entreprises et d’institutions qui ont tout à gagner d’un monde belliqueux. Et il nous semble pertinent et nécessaire de s’y attaquer, tout comme s’organiser contre le nationalisme, les frontières et l’État, ici et maintenant.

Nous invitons les gens qui partagent des perspectives antimilitaristes et internationalistes à organiser des actions entre le 17 et le 25 novembre. Différents appels circulent pour ces mêmes dates dans d’autres pays. Chacun.e peut soutenir cet appel et organiser les initiatives qu’iel considère comme plus appropriées à son contexte local. Avec cet appel, notre intention est de donner de la visibilité aux nombreuses luttes locales existantes et d’en faire émerger de nouvelles.

CONTRE LES GUERRES ET CELLEUX QUI EN TIRENT PROFIT. CONTRE LES ETATS, LES NATIONALISMES ET LES FRONTIÈRES QUI LES CRÉENT ET ONT BESOIN D’ELLES POUR EXISTER !