[St Nazaire] Conf/débat autour du livre « Albert Camus et les anarchistes

Publié par le groupe: GroupLes Ami.e.s de May

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le jeudi 5 mars 2020 à 19:30

Local autogéré Fernand Pelloutier / Les Ami.e.s de May

adresse : 25 boulevard de la Renaissance à Saint-Nazaire (44)

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Jeudi 5 mars à 19H30 – Lou Marin présente son livre « Albert Camus et les anarchistes »

À l’occasion du 60ème anniversaire de sa mort (le 5 janvier 2020)
« Vous êtes seul, Camus, vous êtes en l’air! », lance Sartre dans sa réponse à Camus à l’occasion de leur dispute aux Temps modernes, fin 1952. En fait, Camus n’était ni seul, ni en l’air. Il était du côté des anarchistes et défendu par la plupart d’eux. Autant qu’il pouvait utiliser le « nous » et sa confession « Bakounine est vivant en moi » dans un débat mutuellement respectueux sur Bakounine avec Gaston Leval, au Libertaire en juin 1952.

Camus a appris beaucoup sur l’histoire de l’anarchisme en France par son rencontre de Rirette Maîtrejean à Paris en 1940. Ils ont subi l’exode ensemble pendant trois mois. Puis après, il a – encore pendant la guerre – rencontré les italiens Nicola Chiaromonte et sur lui sa maître de pensée, Andrea Caffi. Chiaromonte réussit à s’enfuir vers New York où il tisse des liens très fructueux avec Dwight et Nancy Macdonald autour de leur revue „Politics“. Dans son premier voyage après la libération, Camus discute avec eux sur les conséquences des idéologies qui ont mené aux catastrophes des années précédentes.

Retour à Paris en 1948, Camus s’engage aux côtés de Garry Davis qui créa le mouvement des citoyens-ennes du monde, soutenu aussi par Louis Lecoin, qui édite „Défense de l’homme“ et puis „Liberté“, revues de l’antimilitarisme anachrchistes. Il retrouve Rirette Maîtrejean aux comité de rédaction parisien de la revue culturelle et libertaire „Témoins“, édité dépuis la Suisse par Jean-Paul Samson. Et il soutint le syndicaliste algérien Messali Hadj aux colonnes de la revue ouvrière, La Révolution prolétarienne, de Pierre Monatte et Nicolas Lazarévitch. En même temps, ce sont également les anarchistes espagnoles en exil à Paris et à Toulouse avec qui il collabore pour les campagnes de solidarité avec des prisonniers-ères anarchistes aux geôles de Franco et à Karaganda en Union soviétique.

Camus a toujours défendu un troisième camp pendant la guerre froide aux côtés des objecteurs de conscience, des anti-colonialistes supprimés et des syndicalistes révolutionnaires – tous si important à nos jours.

Lou Marin

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