[NDL & Nantes] Stage d'autodéfense féministe

Mot-clefs: -ismes en tout genres (anarch-fémin…)
Lieux: Nantes

le samedi 8 janvier 2011 à 23:00

en non mixité

dex stages d'autodéfense féministe sont prévs début janvier
AU CHOIX mercredi 5 et jedi 6 janvier à la pointe (zad)
OU samedi 8 et dimanche 9 janvier à la maison de quartier de doulon (nantes)
L'autodéfense féministe

Née dans les années 1970 au sein des mouvements de libération des femmes, l'autodéfense féministe se base sur une volonté de comprendre la spécificité des violences que vivent les femmes, et d'y apporter des outils de réponse adaptés. Dans ce contexte qui voit la naissance des premières structures d'accueil pour femmes victimes de violences, le développement de l'autodéfense traduit le besoin de travailler en amont des violences, dans une logique de prévention plutôt que de réparation.

(Re)prendre notre autonomie

La peur de l'agression nous amène souvent à nous limiter dans nos activités, à nous auto-restreindre : éviter certains endroits, certaines heures, certaines tenues. Ces restrictions se basent sur des stéréotypes erronés. En effet plusieurs études montrent clairement qu'il n'y a pas de « comportements à risque » : il n'y a pas plus d'agressions dans la rue que dans des espaces privés, pas plus d'agression la nuit que le jour, et la majorité des agressions que vivent les femmes sont le fait d'un agresseur connu (conjoint, ami, parent, collègue, voisin).

Nous partons donc du principe qu'une femme n'a pas le pouvoir d'éviter de se faire agresser. Elle a par contre le pouvoir d'apprendre à se défendre.

L'autodéfense a pour but de rendre aux femmes leur liberté et leur autonomie. En développant des stratégies efficaces, nous nous donnons les moyens de faire face aux éventuelles situations d'agression. A partir de là, nous pouvons choisir ce que nous faisons ou non en fonction de nos envies, et non en fonction de nos peurs.

Dans ces stages de 2 jours, nous proposons :
- des techniques physiques : enchaînements de mouvements simples et immédiatement efficaces, adaptés à la morphologie de chacune, sans distinction d’âge et sans entraînement physique nécessaire
- des techniques verbales : pour apprendre à dire non et à poser ses limites au quotidien
- des moments de discussion et de réflexion : sur l’éducation que nous recevons en tant que femmes, sur les idées et les représentations que nous véhiculons, notamment autour de la violence
- des mises en pratiques, des jeux de rôle
- des informations sur nos droits et démarches en cas d'agression

Le but de l’autodéfense pour femmes est d’acquérir des moyens de se défendre, de prévenir la violence, de prendre conscience de sa force et (re)prendre confiance en soi.

Les horaires
Jour 1 : de 14 h à 19 h
Jour 2 : de 10 h à 17 h (nous prendrons un repas de midi sur place)

Les tarifs
Une participation financière est demandée, de 60 euros pour les personnes à revenus moyens ou élevés, et de 30 euros pour les personnes ayant de faibles revenus. Parce que nous souhaitons que chacune puisse participer à ce stage, un arrangement est possible en cas de difficultés financières.
Ca, c'est la formule de base. En organisant ces stages, nous avons envie de trouver une solution financière ensemble, en faisant fonctionner un principe de prix libre, en organisant une soirée de soutien, etc.

Inscriptions
Parce que le nombre de places est limité, nous vous demandons de vous inscrire à ce stage, par mail ou par téléphone.

Contact

mail : la-trousse-a-outils@herbesfolles.org
téléphone : 06 60 97 16 64

A amener avec vous
- une tenue confortable
- un sac de couchage emballé dans sa housse (pour s'entraîner à donner des coups)
- de la nourriture à partager pour le deuxième jour midi

Pour toute question, n'hésitez pas à nous contacter.

Email Email de contact: la-trousse-a-outils_AT_herbesfolles.org

Commentaires

> en savoir plus

Pour plus d'infos sur l'autodéfense féministe, un très bon livre existe sur le sujet :

Non, c'est non, d'Irène Zeilinger

Il existe en brochure sur infokiosques.net et peut être consulté en ligne à l'adresse suivante :

http://www.infokiosques.net/lire.php?id_article=643

> Autres moyens

Et sur le même site (infokiosk), il existe d'autres brochures qui abordent l'autodéfense de manière différente.

N'hésitez pas à trouver votre façon de vous défendre !

> aotrodéfense

c'est interessant l'autodéfense mais pourquoi ne pas l'ouvrir à tous ; autant d'hommes plus faibles que d'autres sont aggressés par d'autres groupes, bandes ou individus pour des raisons personnelles , gratuites ou politiques....

L'autodéfense serait utile afin de protéger les prolétaires contre les milices patronales , la police , les SO des syndictas collabos , les fascistes ou les groupes autonomes...

Que faire face aux milices ou au SO de Laurence Parisot ou de Marine Le pen ? Comment se défendre psychologiquement face aux cadres(es) ou à son ou sa chef d'entreprise au DRH ?

> Tarif

Quels sont les coûts d'organisation qui justifient un prix fixe aussi élevé ? L'hebergement ? Pas à La Pointe, qui est une maison occupée. La nourriture ? Récup et l'achat d'un peu de sec, c'est quelques euros maximum par personne.

"- des informations sur nos droits et démarches en cas d'agression"

Porter plainte et laisser faire la machine répressive étatique...

> autrodefense

qui plus est les techniques du moins physique doivent être pratiquées régulièrement par la suite pour devenir automatique et efficace; le stage ne suffit pas s'il n'y a pas une discipline et un travail personnel d'entrainement quotidien pour ceux qui ont le temps ou plusieurs fois par semaine.

Dans une situation réelle d'agression même très entrainé on perd 90 pour cent de ses moyens à cause du stress, le meilleur moyen de diminuer ce stress est l'entrainement physique, la répétition des techniques pour qu'elles deviennent automatiques, la relaxation, respiration et la mise en situation réelle...

Donc l'utilité des cours divers et variés sur l'année; krav maga, taichi martial , free fight, divers boxe pieds poings, saisies......Tous ces cours peuvent être abordable pour femmes et hommes, même à faibles revenus (voir les salles de maison de quartier ou municipale...)