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Lieux: Rennes

Compte-rendu des diverses actions du samedi 26/02/05, de solidarité avec les prisonniers d'Action Directe

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Ce n'était pas vraiment la kermesse larzacquienne qui dépace les foules altermondialistes, mais entre 150 et 200 personnes s'étaient réunies devant le blockhaus de Lannemezan où sont enfermés Jann-Marc Rouillan et tant d'autres, notamment Georges Ibrahim Abdallah ( voir sites : http://apa.online.free.fr , http://nlpf.samizdat.net , http://www.action-directe.net ). Blockhaus, car la batisse glaciale et le temps neigeux semblaient surréalistes. L'accès de l'enceinte ressemble à une porte géante d'un énorme coffre fort, mais très fort. Au dessus de la batisse, des cables tendus pour empêcher toute tentative d'évasion par hélico, et des murs qui renvoient les sons vers ceux qui les ont émis, impressionnant ! Tous les slogans que nous scandions nous revenaient dans la gueule. Heureusement, des malins avaient prévu des fusées sonores et éclairantes qui avertissaient les détenus de notre présence. Les forces de l'ordre nombreuses mais très discrètes, ne sont pas intervenues. Par contre, de tous les miradors, des caméras nous filmaient. Mais, tout militant actif sait qu'il a déjà son blase aux renseignements généraux. "Libérez les otages de l'état français, libérez les otages du capitalisme !", "Liberté- Solidarité !", "Gaymard au placard, Rouillan à la maison", "Chirac en prison, Rouillan à la maison !", "libérez les prisonniers", "¡ No somos unos trabajadores, somos todos los presos !" (nous ne sommes pas des travailleurs, nous sommes tous des prisonniers !) entre autre étaient scandés par cette foule à laquelle s'étaient joints des camarades qui avaient passé les Pyrénées pour nous rejoindre. Les banderoles éxigeaient la libération immédiate des camarades d'Action Directe, banderoles en français et en occitan. La politique de l'enferment et de la mort lente était également dénoncée. On ne peut que regréter que des les organisations se proclamant de la Gauche, et encore plus de l'Anticapitalisme ne se soient pas mobilisées à cette occasion. Si la défense d'un minimum de respect humain ne mobilise pas ceux-là, quelle crédibilité pensent-ils attendre dans leurs diverses activités militantes ? Seuls les drapeaux noirs et rouges de la CNT, les drapeaux rouges occitans du Mouvement Révolutionnaire de la Gauche Occitane et un drapeau zapatiste flottaient face au monstre carcéral ! Il semble que le sujet fache car les médias restent très relativement muets quant aux manifestations de samedi exigeant la libération immédiate des militantes et militants d'Action Directe.

Collectif Audois pour la Libération Immédiate des Prisonniers d'Action Directe

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À Ensisheim, 70 a 80 personnes sont reunies. Elles ont laché un ballon d'hélium portant une banderole de 3 mètres avec la mention libération des militants d'AD. Au grand déplaisir des flics, elle est en train de passer au dessus de la prison à la plus grande joie des manifestants. (De : nlpf@samizdat.net Date : Sat, 26 Feb 2005 17:14:02)

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De : nlpf@samizdat.net Date : Sat, 26 Feb 2005 14:45:21 +0100 (CET) À : nlpf-infos@samizdat.net Objet : [nlpf-infos] Rapide CR de la manif de bapaume

Bapaume

Une centaine de personnes manifestent en ce moment a proximité de la prison de Bapaume, en soutien aux militants d'Action Directe incarcérés

Parmi les organisations présentes, Secours Rouge, Scalp reflex, CNT ; la Compagnie Jolie Môme vient de pousser la chansonette

La manifestation se déroule dans le calme depuis environ 30 minutes ; les manifestants s'apprêtent a se diriger vers le terril en face de la prison pour être certains que les prisonniers les voient.

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correspondance : tonton

Bapaume 13h30

La centaine de manifestants s'apprentent a quitter le terril proche de la prison de bapaume ou ils ont deploye'des banderoles "Nathalie on pense à toi" et "liberté pour les prisonniers".

Les manifestants, apres une ause musicale anime'e par la Compagnie Jôlie Môme, vont faire le tour de la prison avant de partir en direction d'Arras pour déposer une gerbe de roses auprès du mémorial aux fusilles à la citadelle d'Arras, érigée en mémoire des exactions perpétrées par les nazis, qui comporte la liste des organisations ; c'est fini pour Bapaume, les manifestants se préparent a rentrer.

Par ailleurs, il y a eu une manifestation de solidarité à Madrid et une autre manifestation devant le Consulat de France a Barcelone ; les personnes sont entrées dans l'enceinte du consulat, ont cassé les caméras de surveillance et sont ressorties sans problème

Il y a eu aussi un rassemblement a Rennes qui s'est bien passé
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Rassemblement devant la prison de Rennes

Notre rassemblement est l'affirmation de notre exigence à conquérir l'abolition des peines de sûreté qui ne sont que l'expression de la volonté étatique d'assassiner légalement des militant(e)s révolutionnaires ainsi que des prisonniers de droit commun.

Au-delà de cette exigence nous invitons chacune et chacun à se mobiliser dans le souci d'en finir avec les quartiers d'isolement et les mitards qui, hier comme aujourd'hui, sont manifestement utilisés tels des outils de torture (blanche).

L'Union Régionale CNT Bretagne condamne par ailleurs toutes les pratiques dont se dote l'administration pénitentiaire pour annihiler toute forme de rébellion contre l'injustice. Pour chacun(e) ˆ emprisonné(e) ˆ au vu des peines de plus en plus longues prononcées par les tribunaux, nous réclamons :

la systématisation des libérations conditionnelles à mi-peine
l'abolition de la censure des courriers
l'application du droit du travail en prison : rémunération sur la base du SMIC, congés payés, possibilité de se syndiquer

Une fois de plus, nous exigeons la libération immédiate des militants anticapitalistes et anti-impérialistes d'Action Directe pour lesquels l'Etat nie le simple droit à l'existence :

Régis SCHLEICHER : 21 ans d'emprisonnement, libérable depuis plus de 5 ans. Nathalie MENIGON, Georges CIPRIANI, Jean-Marc ROUILLAN : 18 ans d'emprisonnement. Tous ont accompli la période de sûreté accompagnant leur peine. Contre la guillotine sèche, contre la tyrannie et la répression,

Pour un monde sans classe et sans prison

Rassemblement prison de Rennes Samedi 26 février pré-RDV 15h à la gare de Rennes

Union régionale CNT Bretagne

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Occupation du bureau de l'AFP à Athènes

À Athènes - Une trentaine de jeunes militants grecs ont occupé jeudi durant une demi-heure le bureau de l'AFP à Athènes pour marquer leur "solidarité" avec les membres emprisonnés d' Action Directe.

Se présentant vers 19h00 locales (17h00 GMT) au bureau comme "anarchistes", les membres du groupe ont peint sur trois portes du bureau : "libérer les combattants emprisonnés d'Action Directe". Ils ont envoyé aux autorités judiciaires et pénitentiaires françaises divers fax et courriels en se servant des équipements du bureau.

Ils affirment notamment en français "avoir occupé l'AFP d'Athènes comme une action de solidarité aux prisonniers d'Action Directe.

Le texte conclut : "Nous sommes en guerre permanente - Liberté aux camarades emprisonnés d'Action Directe - Liberté à tous les prisonniers - La lutte continue".

Ils sont repartis du bureau vers 19h30 (17h30 GMT), avant de manifester dans la rue avec des banderoles réclamant la libération des prisonniers d'Action Directe.

Les militants d'Action Directe, Nathalie Ménigon, Georges Cipriani et Jean-Marc Rouillan, arrêtés en février 1987, pourront demander à partir de samedi leur libération conditionnelle, le 26 février 2005 marquant la fin de "la période de sûreté" de 18 ans de prison qui accompagnait la condamnation à perpétuité de Cipriani et Rouillan.

La période de sûreté de Nathalie Ménigon s'achèvera le 5 mars.

Ménigon, Rouillan et Cipriani ont été condamnés à perpétuité, en 1989 et 1994, notamment pour les assassinats en 1986 du PDG de Renault Georges Besse et, en 1985, de l'ingénieur général du ministère de la Défense, René Audran..

Arrêtée et condamnée à leurs côtés, Joëlle Aubron, 45 ans, opérée d'une tumeur au cerveau, a bénéficié en juin 2004 d'une suspension de peine pour raisons médicales.