Rappel : Filmer ou se filmer en manif conduit à la répression…

Mis a jour : le dimanche 3 février 2019 à 12:22

Mot-clefs: Répression contrôle social gilets_jaunes
Lieux: partout

Extrait de sans attendre demain:

Prendre des vidéos ou des photos en manif, qu’elles soient publiées ou non sur les réseaux sociaux ou internet, c’est fournir des preuves à charge contre les manifestant-e-s.

Une jeune factrice de Villefranche-sur-Saône en a fait l’amère expérience début décembre. Elle s’est mise en scène dans une vidéo d’une manif Gilet jaune du 1er décembre qu’elle a elle-même publiée, où on la voit insulter les gendarmes, visage non dissimulée qui plus est. Cette fois-ci, c’est elle-seule qui a été victime de sa connerie. Mais parfois, ce sont d’autres personnes prises à leur insu qui en font les frais.

« […] Alors qu’elle faisait sa tournée de distribution du courrier, des gendarmes l’ont reconnue lors de son passage chez eux ». Après qu’ils sont allés la chercher sur son lieu de travail, « ils l’ont auditionnée, et la manifestante a reconnu les faits. La gendarmerie a pris à son encontre une interdiction de pénétrer dans leur caserne », et la Poste a dans la foulée décidé de la virer, en rompant son contrat à durée déterminée. La presse ne parle pas du motif exact du renvoi.

C’est l’occasion de rappeler que, dans un monde où les individus se sentent exister uniquement à travers les écrans, la vantardise ou le narcissisme n’a pas sa place dès qu’on entre dans le champ de la conflictualité sociale.

[Reformulé de la presse]

 

https://sansattendre.noblogs.org/post/2019/02/02/france-breves-des-samedis-gilets-jaunes-et-du-desordre-diffus/

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