St Nazaire : Témoignage d'une Agression policière

Mis a jour : le samedi 1 décembre 2018 à 17:51

Mot-clefs: Répression
Lieux: Saint-Nazaire

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Jeudi en fin de journée sous un ciel rouge les CRS chargent pour disperser les gilets jaunes posté.e.s sur le port.

C'est à ce moment qu'un de notre camarade gilet jaune se retrouve isolé et a été pris à parti par 2 CRS.

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<Ils sont arrivés sur moi le premier me fait une balayette ma tête heurte le sol.

Le second me saute dessus et me met tous son poids avec ses genoux sur ma cuisse, m'attrape par la nuque et à plusieurs reprises me tape la tête contre le sol s'en est suivi de coup de matraque.

L'autre me tenait en joue avec un lbd40 (flash Ball) et me dit "essaie de t'enfuir et je te tire dessus".

Il s'est bien passé 5 minutes de pression écrasé entre le CRS et le sol avec de nombreuses clés de bras .

La pression se desserre de mon abdomen je me relève il me pousse pour me faire comprendre qu'il faut que je parte.

La douleur dans ma jambe droite, mes bras qui ont été tordus, mon nez, mon arcade viendront peu après que l'état de choc soit passé. >

Toujours en état de choc cette personne n'a pas souhaité engager des procédures.

Témoignage recueilli le 30 novembre après un appel passé à la maison du peuple.

Commentaire(s)

> Les coupables : la police

Samedi 24 novembre, Jérome et Patrick ont perdu un oeil, Gabriel a perdu une main, Antonio a pris un éclat de grenade dans la cheville, Charles dans le genou...

Les coupables : la police.

Puis, on a passé une semaine à lire les commentaires douteux sur internet, à croiser le fer avec des gens qui fantasment sur les armes ou qui se croient spécialistes, théorisant sur la non dangerosité des armes du maintien de l'ordre, qui sont dans le déni par rapport au fait qu'il s'agit d'armes de guerre (parce que la guerre c'est pas ça, et patati et patata), qui minimisent la souffrance des mutilés et la violence réelle de ces engins de mort.

La propagande d'Etat a bien fait son travail : trop d'imbéciles viennent te raconter que "les armes non létales sont moins dangereuses que les armes à feu", que c'est un moindre mal, que les victimes n'avaient qu'à pas être là, que les pauvres policiers sont blessés aussi par ces "armes par prédestination" que sont des bout de bitume et des bouteilles en verre...

Et puis une semaine à prendre contact avec les blessés, qui sont ravagés par ce qui leur arrive, qui ne pensaient pas que c'était possible, pour qui c'était presque une première manif, à tenter de les aiguiller, de les rassurer, de les accompagner dans cette nouvelle vie qui s'impose à eux à cause d'une grenade ou d'un morceau de caoutchouc propulsé à 330 ou 450 km/h dans leur visage.

Il y a bien trop de gens cons qui se rient de la douleur, se rient de l'état du monde, déversent anonymement leur méchanceté et leur ignorance dans des commentaires. On les imagine bien ces gens qui autrefois auraient assisté à la décapitation d'un condamné à mort, auraient jeté des tomates sur un pauvre voleur accroché à un gibet, et qui se délectent aujourd'hui de regarder des video gores sur le net entre deux séries américaines.

Mais on est là et on restera là pour celles et ceux qui savent encore sourire, rêver et faire preuve d'empathie, on se battra, on leur servira de béquille, on leur donnera les armes pour se battre contre l'Etat et ses avatars capitalistes. S'il faut, on prendra dans la gueule avec eux.

Fatalistes ou nihilistes, on ne le sera jamais. Révolutionnaires, oui, certainement.

On commencera par désarmer l'ennemi. Après, on verra bien ce qu'on fait de leurs armes.

SOLIDARITE AVEC CELLES ET CEUX QUI MORFLENT !

Désarmons-les !

https://desarmons.net/

> Article refusé.

suite une vérif un peu tardive, message de l'AFASN : "a toutes les personnes qui suivent notre page, on a publié ces jours-ci le récit d'une agression policière qui nous avait été rapporté de vive voix et suivit d'une photo dont nous n'avons pas douté tant le témoignage nous paraissait sincère (on est encore très surpris de cette démarche étrange qui consisterait à raconter une agression crédible et a fournir une fausse photo des blessures, dans tout les cas il y a eu une grossière erreur de notre part, celle de ne pas vérifier la provenance de la-dite photo (on a toujours le numéro de cette soi-disant victime, si le cas est avéré et que l'agression est bien réelle, c'est fort dommage de ne pas avoir plus de pièce à charge pour le dénoncer mais après tout c'est l'affaire de cette personne, on vous doit des excuses, voilà qui est fait, on sera plus vigilant-es si d'autres cas devaient se présenter, les passages à tabac existent, pas la peine d'en inventer, ACAB et courage à celleux qui luttent"

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