La police est "intégrée" dans notre vie ? ; Résistons ensemble, n° 170; février/mars 2018

Mis a jour : le mardi 20 février 2018 à 13:27

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Bonjour,
Voici en pdf, le No 170, février/mars 2018, du petit journal mobile recto-verso A4
"RESISTONS ENSEMBLE" du réseau contre les violences policières et sécuritaires.
Il est destiné à être photocopié et à être diffusé localement, si le journal
vous plaît. Vous êtes invitEes à participer à son élaboration, à sa rédaction,
à se joindre à l'équipe de rédaction. Nous attendons vos contributions,
propositions, critiques ...

à bientôt.
L'équipe de rédaction


Bulletin numéro 170, février/mars 2018, du réseau Résistons Ensemble. Formé en 2002, Résistons Ensemble a pour but d'informer, de briser l'isolement des victimes des violences policières et sécuritaires et de contribuer à leur auto organisation.

Le bulletin no 170, février/mars 2018 du petit journal mobile recto-verso A4 du réseau Résistons ensemble contre les violences policières et sécuritaires est sorti. Pour lire l'intégralité et télécharger ce bulletin mis en page au format pdf : http://resistons.lautre.net/spip.php?article580

 

La police « intégrée » dans notre vie ?
Il y a déjà la domination des corps : tirs de flashball, jets de gaz, coups de taser et de matraque qui mutilent, balles qui tuent en série...
Le contrôle s'élargit en Macronie. Après l'autorisation donnée à la police de pénétrer dans les foyers d'urgence (voir RE 168), c'est le recensement des migrants à Calais sous prétexte de leur distribuer des repas et l'installation systématique des compteurs électriques espions Linky (voir plus loin) dans les logements. Colomb en rajoute une couche avec la « police de sécurité quotidienne » (PSQ): le recrutement sera massif et aura pour effet encore davantage de ghettoïsation et de répression dans les quartiers par le renforcement des contrôles d'identité provocateurs par des policiers « connectés », équipés de tablettes.
Puis ça continue encore, écoutez Colomb : « Le policier non armé à l'intérieur de l'école (...) va vivre au quotidien avec les enfants et va en fait s'intégrer dans leur vie », d'abord à Nice, à « titre expérimental ». Et quand l'enfant rentrera chez lui, dans son quartier, il retrouvera la même volonté de flicage continu : « Nous voulons que demain un référent soit chargé du lien avec la police dans chaque conseil de quartier et qu'il ait réciproquement un correspondant au sein du commissariat ».
Macron entend installer au cœur de nos existences cette « police de la pensée », dont parlait George Orwell dans son livre fameux « 1984 ».
Mais il y a quelque chose à faire. Parents d'élèves et enseignants ont le droit de refuser l' « intégration » de la police dans l'âme de leurs enfants et élèves. Les participants aux conseils de quartiers ont le droit de refuser qu'un flic soit présent parmi eux, devenant par là une extension des commissariats.
Il en va de notre dignité et de notre capacité de résistance.

 

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