Ils veulent expulser une de nos Zones à défendre, silencieusement ! No pasaran !

Mis a jour : le dimanche 28 janvier 2018 à 18:32

Mot-clefs: Guerre Economie Ecologie Répression Resistances contrôle social aéroport notre-dame-des-landes / précarité actions directes libérations nationales squat culture logement anti-repression art immigration sans-papieres frontieres exclusion chômage
Lieux: Notre-Dame-des-Landes ZAD

Publié par le groupe: Groupzad NDDL

Ils essayent de désarmer la zad de l'espoir de construire une réalité face à un monde qui nous exploite, nous empoisonne, nous enferme, nous tabasse, nous tue. Nous étions conscient-e-s de la force étatique portée par beaucoup d'autres composantes à Notre-Dame-des-Landes, mais nous étions enfumé-e-s par leurs paroles d'envies d'un monde meilleur (pour leurs gueules), plus vert (mais pas trop, et surtout rentable), tout en pointant du doigt leurs décideurs, chefs et patrons et pour un tas d'autres raisons de récupération par l'image de solidarité.

Nous comprenons que nos modes d'existence et de résistance ne vont pas dans le sens du poil des plus puissants, des plus dominants et virulents de ce monde, souvent plus près de nous que l'on pense... Aujourd'hui, nous faisons face à une répression assez mesquine au sein du mouvement d'occupation, par une force commune d'intérêts personnels qui impose ou manipule l'apolitisation pour pouvoir commencer des potentielles négociations portées par le PARTI dominant, et méprisant dans le mouvement "anti-aéroport", très représenté dans l'AG des usages. Souvent appuyé par beaucoup de formes d'oppressions intellectuelles, élitistes imposées et organisées par différents groupes et individus, d'un élan autoritaire, discriminant et fascisant. Par des menaces, coups de pression individuels ou collectifs, mensonges, des sabotages et détournements d'outils collectifs.

Le PARTI tente de réprimer l'expression contestataire et parfois radicale de la zad. Cette expression incontrôlable et militante qui s'affirme assez fort contre l'État avec laquelle le PARTI veut négocier. Ils veulent négocier un certain confort d'avenir égoïste, comme la normalisation de la zone et ses activités et pour certains privilèges "communs/collectifs" au mépris de beaucoup d'opprimé-e-s de l'État et ses institutions, mais surtout au mépris des camarades en lutte ici et ailleurs.
Ielles sont venu-e-s en vitesse et avec une force virulente le lundi 22 janvier pour virer une grosse partie de la d281. C'était un moment très confus pour beaucoup de gens présent-e-s. Des gros rapports de force asymétriques appuyés par une mauvaise foi et des intentions agressives, mais aussi des moments de médiation forgés par celles et ceux qui ne voulaient pas que ça parte en guerre ; pour d'autres un moment très enrageant ou frustrant, surtout déprimant. Quoi que donnent les négociations, au final l'État n'acceptera pas une voix subversive depuis cet endroit, mais il y en a qui croient encore qu'ils pourront négocier sans confrontation avec l'État.

Si aujourd'hui une partie de l'occupation se plie et danse déjà aux menaces des coups de fouet par la préfecture et ses chefs d'État avant même le début de quelconques négociations, ça laisse imaginer la direction que pourraient prendre les prochaines étapes de nos vies, et celle de la zone à défendre et autres luttes contre le monde qui voulait cet aéroport. Il existe encore un enjeu majeur. L'enjeu à garder des terres et nos quotidiens libres et solidaires, hors des griffes de l'État, hors des cadres, hors du système, de manière à continuer à nourrir les résistances contre ce monde qui impose une éducation de servitude, une consommation suicidaire, des activités polluantes, des comportements destructeurs, des méthodes oppressantes et un spectacle de démocratie-liberale discriminatoire dont nous n'avons aucune intention d'en redevenir prisonnières ou complices.

Le possible que la zad permet, c'est d'expérimenter des réalités et structures autonomes ou créatrices qu'on imagine, construit et défend, ensemble, en mode affinitaire ou non, par nos rencontres, conflits et découvertes hors des normes et des cadres imposés, certains individuellement, d'autres collectivement, d'autres pour les partager ailleurs. Pour une grande part d'entre nous en essayant d'être conscient-e-s des réalités sensibles et des visions des autres, en restant ouvert-e-s à l'idée qu'on a tou-te-s des vécus, cultures et principes différents. Mais ce n'est hélas pas le cas pour tout le monde sur cette zone, il y en a qui pensent qu'ils savent mieux gérer nos vies et prendre des décisions pour nous.

Il existe une part du mouvement qui lutte contre le monde auteur de ce projet d'aéroport inutile et abandonné, la part qui critique ouvertement, par principes, qui questionne par l'éthique ou par des formes d'actions directes créatives, la collaboration et la complicité d'autres composantes avec nos ennemis destructeurs, exploiteurs ou oppresseurs. Les ennemis contre qui ils prétendent aussi résister et dénoncer. Cette forme de critique déplaît particulièrement aux bénéficiaires du maillage étatique néo-colonialiste; surtout la frange patriarcale, autoritaire et exploitant sur et autour de la zone. Il faut rentrer dans l'image totalitaire du mouvement anti-aéroport et la région pour être accepté-e et pouvoir rester.

On est nombreux-ses à vouloir tenir et défendre les routes et les terres expropriées sur la zad et continuer à y avancer avec des projets émancipateurs et cultiver avec celles et ceux qui y passent et partagent des principes horizontaux, partageurs et inclusifs, mais nous faisons face à des pressions et des forces asymétriques et nous ne pensons pas pouvoir tenir seul-e-s cette brèche fertile et ces structures horizontales sur la zad dans la durée sans des forces à la hauteur de la menace. Des structures servant d'habitats, de lieux de convivialité, de rencontres, d'organisation, de lieux d'échanges intergalactiques qui ont besoin d'imaginaires sans cesse renouvelés. Même si les pressions et repressions nous affaiblissent moralement ou physiquement à certains moments, pour parfois au final se voir réprimer ou expulser selon la volonté d'un État, nous continuerons à résister, subvertir et à attaquer ce monde de violences par tous les moyens et à construire un monde différent. La zad est partout !

Nous invitons tout le monde à exprimer vivement sa solidarité déterminée avec la zad et dans nos espaces, ceux des anarchistes, des revolté-e-s, des animaux sauvages, des pirates, des squatteur-euse-s, des émigré-e-s, des enragé-e-s, des autonomes, des electrons libres, des réprimé-e-s, des exilé-e-s, des rebel-le-s, des exclu-e-s, des apatrides, celles et ceux qui ont défendu les zads et d'autres taz (zones autonomes temporaires) ou squats pour des idées et pratiques qui dérangent les pouvoirs, les dominants, les privilégiés et les aménageurs. Nous vous invitons à faire vivre les zads et des lieux ailleurs pour arroser les graines de révolte et de solidarité avec toutes les résistances en lutte contre un monde totalitaire qui s'impose. Ne les laissons pas expulser nos idées, nos vies souvent fragiles, nos conflits face aux oppresseurs et aux structures de leur monde. Ne les laissons pas nous expulser de nos environnements libérés, autonomes et anarchistes, par les pressions et complicités locales des entités fascistes, autoritaires, libérales et citoyennes, par les menaces psychologiques, par les interêts de la proprieté privée ou par les forces meurtrières de l'État.

Nous avons combattu ensemble les pouvoirs d'État et son monde capitaliste et libéral, à la zad et ailleurs en 2012, et bien avant, continuons aussi en 2018 sur la zad et partout où nos forces convergent, où les possibilités se présentent... Restons incontrôlables, libres et sauvages!

S'ancrer à la zad le 10 février : le projet d'aéroport a donc été, enfin, abandonné, nous vous invitons donc à fêter la victoire avec nous sur ce territoire que notre lutte a protégé des appétits carnassiers des bétonneurs. La lutte continue, car il faudra défendre l'avenir de la zad contre celles et ceux qui voudront en faire un territoire normalisé. Venez vous organiser, vous amuser, vous émanciper, vous révolter, venez partager et construire les avenirs pour la zone à défendre à Notre-Dame-des-Landes et ailleurs !

"Nous ne sommes rien si nous marchons seuls; nous sommes tout quand nous marchons ensemble au pas avec d'autres pieds dignes", Subcomandante Marcos, zapatista


- Lettre aux comités locaux, aux soutiens du mouvements, et à toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans le mouvement contre l'aéroport et son monde https://fr.squat.net/2018/01/17/notre-dame-des-landes-lettre-aux-comites-locaux-2/
- À propos de la présence des flics autour de la #ZAD de #NDDL https://nantes.indymedia.org/articles/39833
- #NDDL - « Déchicanisation » : comme un malaise https://nantes.indymedia.org/articles/39868
- Site de la lutte contre l'aeroport et son monde http://zad.nadir.org - zad_at_riseup.net
- Radio Klaxon : radio pirate diffuser localment sur 107.7FM et 97.5FM et en stream sur le web https://radioklaxon.antirep.net - radio.klaxon_at_riseup.net

Email Email de contact: zadresist_AT_riseup.net

Commentaire(s)

> Le PARTIE

Le PARTIE...Excuser moi, mais de quoi sagit-il..le PARTIE dès les premières lignes est énoncer comme une entité mais n'est pas définissable... qu'en est-il? je ne comprend pas dès le debut et ne peut donc y adherer... merci de préciser car si certains mouvement visées dans la lutte y sont compris, et quitte a les regrouper, autant les nommé frontallement plutot que d'en faire une elite nébuleuse qui devient un mythe sans nom...merci d'avance...

> PARTIe vs PARTI

PARTI et non pas PARTIE (et et autre faute orthographique...)

> la parti mal-à-droitE

( je sort la mitraillette de fautes d'orthographes :D )
Une bonne partie de la PARTI de l'ag des usages:
cmdo ( comité pour le maintien des occupations Oô ) une nébuleuse restreint de différents composants & acteurs de la lutte contre l’aéroport, majoritairement intellectuelle ou de haut niveau scolaire, probablement bien infiltrer vue leur fonctionnement. se revendique d'affinité/d’intérêt stratégique et non politique. Poussent et manipulent, aheum, préparent les AG's, dans des urgences de l'agenda politicienne. Ils désirent d'aller vers une vitrine légal, totalitaire, lise, historique/folklorique et s'imposent a vouloir avoir une représentation dans les négociations avec l’état au mépris des contestations et critiques interne issue d'autre composantes de l'occupation "illégal", et ils en prennent aucune considération de leur dynamique écrasant exposer et exprimer par différent maniérés par des camarades. La c'est clair qu'ils vont jusqu’à instrumentaliser les groupes de comités de soutien et population local pour les "chantiers" avec des communiquées bidouiller. et de réprimer, eheum, modérer les critique des mail listes, sur une base de soit disant "insultes". on retrouvera un PARTI des personnages de se groupuscule dans les images des merdias des dernier 2+ ans, un mix politiquement assez étrange et toxic, une psychose collectif gone wild)

une analyse perso + de l'info assez accessible sur la zad, et peut-être autres lieux en lutte.

Il existe beaucoup de contenu sur zone sur/de cmdo (dans les "zadnews" et certaines brochures/critiques comme "des billes sur le feu" qui tournent dans certaines villes/squats, la brochure dévoilent aussi plus profondément leur comportements/organisation structurellement élitiste/patriarcal, dominant et oppressive. certaines des camarades éditrices en ont subi des harcèlements comme conséquences. une V2? sera peut-être publier plus large)

> c'est affreux

Mon dieu, les Illuminati contrôlent aussi la ZAD !!!

> à "c'est affreux"

Il y en a qui évoquent la théorie du complot dés qu'il y a dénonciation de dysfonctionnements. Il y en a d'autres qui parlent d'hystérie féminine dans certaines autres situations. D'autres dévalorisent des argumentaires pour cause de fautes d'orthographe...
Toutes ces réactions sont méprisantes, indignes et contre productives!
En même temps, ces commentaires ont leur utilité car ils illustrent parfaitement le sujet.
La façon de fontionner des collectifs ici remise en question est du même acabi et cela donne donc une idée plus précise de leurs modo operanti lors de leurs tentatives sournoises, mais néanmoins relativement efficace de manipulation!
Restons donc très vigilantes avec tout ça!

> Pour faire simple

En gros on peut dire qu'on a affaire avec une sorte de NKVD sans la victoire franquiste.
Arrestations, expulsions de force, infiltration: bref une bande de bureaucrates sans appareil.
C'était couru que le projet abandonné ce seraient avec elleux qu'il faudrait ferrailler. Un peu de mystique peut-être, mais je suis convaincu que ces comportements sont sensibles à la lumière, le pouvoir adore les coulisses, les zones d'ombre, et bien sûr la peur et la colère. Il faut dénoncer fermement toute réunion secrète (en petit groupe avant les AG), ne pas hésiter à nommer les personnes et leur demander de s'expliquer sur leurs attitudes ou actions, sans attendre une autocritique mais pour que les divergences soit affirmées au-devant de tous-tes. Nous ferons tous-tes parties d'un "autre monde", où il y aura toujours des conflits et des différences.
"Seule la vérité est révolutionnaire", Prosper Ollivier Lissagaray. (et pas la peine de troller sur le mot vérité, il y a des faits qui peuvent être vérifier, c'est la vérité des faits dont il est question).

> ...

Le manichéisme c'est toujours pratique quand on s'auto-proclame du côté des gentils.

> réponse à simplet-te

Contrairement à ce que pensent certain-e-s, le site indymedia n'est pas fait pour de la délation. Il est possible de dénoncer des comportements abusifs de groupes (association, parti, syndicat, ou autre dénomination générale, voire des "personnalités publiques" même si ce terme est glissant) sur des bases politiques d'horizontalité et d'émancipation. Pas de nommer des personnes privée.
Partant du principe qu'un groupe n'est jamais uniforme, si ces comportements abusifs sont avérés, au groupe de les réguler et/ou d'expliquer en quoi eux aussi dénoncent ces pratiques.

> régler les problèmes sur place

il s'agit de le faire ici sur indy mais sur place en face des gens