Les Rendez-Vous de L’Erdre, un voyage interculturel où tous les étrangers ne sont pas sur scène !

Mis a jour : le samedi 30 août 2014 à 00:17

Mot-clefs: Logement/squat Exclusion/précarité/chômage Resistances
Lieux: Nantes

A l’occasion des Rendez-vous de l’Erdre, le « Collectif de soutien aux expulsés de la rue des Stocks », diffuse un appel aux soutiens. Le 28 Août 2014.

Aux Rendez-vous de l’ Erdre, des artistes issus de toutes cultures sont sur les scènes, tandis que dans les rues de Nantes nombreux sont les sans-abris d’origines étrangères pour qui le simple droit d’asile n’est pas respecté.
L’ Etat, dont c’est pourtant la mission, n’héberge pas tous les demandeurs d’asile !

Depuis fin juillet, des sans-abris, demandeurs d’asile ou non, ont été expulsés de leurs squats, sans aucune proposition de logement au mépris de la loi !

Nous citoyens, conseil des migrants, associations, syndicats et partis politiques, membres du « Collectif de soutien aux expulsés de la rue des Stocks » dénonçons et crions notre indignation face à la brutalité des procédures d’expulsion demandées par la mairie de Nantes : arrivée de la police et d’engins de chantiers à 6h du matin, qui dans le quart d’heure réduisent les lieux d’habitation à un tas de gravats sous lequel sont ensevelis les effets personnels, dossiers administratifs, médicaments, souvenirs (photos...) !

Nous refusons cet état de fait ! C’est pourquoi nous sommes partie prenante de l’ouverture d’un nouveau squat, qui a permis dans l’urgence de mettre à l’abri une partie d’entre eux. Ceci ne peut être bien évidemment qu’une situation provisoire !

Nous exigeons que des solutions pérennes soient trouvées dans les plus brefs délais !
Les parcs immobiliers de l’ Etat et de la mairie le permettent. Il dépend de nos élu-e-s de mettre en œuvre les conditions d’un hébergement dû à toute personne. Un toit est un droit !

A ce jour, les groupes des élu-e-s de la municipalité de Nantes, Verts et Citoyens, PCF et UDB soutiennent l’action du collectif.

Vous aussi Citoyens, associations, vous pouvez le SOUTENIR et le REJOINDRE. ( Contact : case@gmail.com).
Vous pouvez agir par vos dons matériels (tout est nécessaire : linge de lit, oreillers, matelas, ustensiles de cuisines de collectivités, bancs etc...), dons financiers et par votre présence lors de nos prochaines actions relayées dans médias.

Conseil des Migrants, UD Solidaires 44, Culture en marche (Synavi, CGT spectacle), Afrique-Loire, CSF, GASPROM, MRAP, LDH, Un toit pour toutes et tous, Ensemble 44, NPA, PCF, PG, citoyens solidaires ...

Commentaire(s)

> Foutage de gueule !

Qu'est ce que ce collectif fout à accepter la signature des verts? Leur élite dont ils ont soutenu la candidature à la mairie de Nantes aux dernières élections est... responsable du logement social :

http://www.nantesmetropole.fr/la-communaute-urbaine/institution/mme-pascale-chiron-13821.kjsp

C'est quand même un peu se foutre de la gueule du monde non?

> Ce n’est pas une solution humainement acceptable

Le 30 juillet dernier, une soixantaine de personnes, pour la plupart étrangères, en demande d’asile ou déboutées du droit d’asile, a été expulsée à la demande de la Mairie de Nantes du lieu dans lequel elle avait trouvé refuge rue des Stocks à Nantes.

Les migrants avaient rejoint ce lieu suite à deux autres expulsions dont celle très médiatisée du Lieu Unique en octobre 2012. Le collectif des expulsés de la rue des Stocks occupe depuis un presbytère appartenant à la Ville. Entre 60 et 80 personnes y vivent dans des conditions précaires, avec deux toilettes et une douche. Ce n’est pas une solution humainement acceptable.

Nous dénonçons fermement les conditions de cette expulsion. Les élu-e-s écologistes et citoyen, communistes et de l’Union Démocratique Bretonne n’ont pas été associé à cette décision. La majorité municipale aurait du garantir des solutions de relogement en interpellant collectivement les services de l’Etat.

Nous sommes pleinement engagés à mettre en œuvre le programme de la majorité municipale en matière de création de places d’hébergement supplémentaires à Nantes.

Plus une seule expulsion ne doit avoir lieu à Nantes avant que des solutions durables et pérennes répondant aux besoins ne soient mises en œuvre.

Nous continuons d’y travailler, aux côtés des associations, organisations et citoyens mobilisés.

Nous demandons instamment que la requête du collectif, à savoir l’organisation d’une réunion tripartite associant l’État, la Mairie de Nantes, et le collectif des expulsés de la rue des Stocks, soit organisée afin de faire un état des lieux et de dégager rapidement des solutions pérennes d’hébergement des personnes étrangères quelque soit leur situation administrative.

Nous continuerons d’agir pour soutenir la demande du collectif à la Mairie de Nantes de procéder à des aménagements du presbytère, pour lui permettre de disposer d’un lieu d’hébergement supplémentaire et pour que l’État, comme la loi l’exige, prennent en charge l’hébergement des demandeurs d’asile jusqu’ ce que leur dossier soit instruit.

les élu-e-s nantais écologistes, communistes et de l’Union Démocratique Bretonne

> sur le soutien aux expulsé-e-s

C'est vrai que le soutien aux expulsé-e-s peut porter à confusion.

Y'a d'un côté des individu-e-s qui aident depuis de long mois voir années, ils/elles sont divers et évoluent en fonction des périodes. Ce sont eux/elles qui ont ouvert le presbytère pour le mettre à disposition des migrant-e-s ou écrit ce texte https://nantes.indymedia.org/articles/30011

Et y'a à côté le "Collectif de soutien aux expulsés de la rue des Stocks" avec les orgas politique traditionnel. Bizaremment ils mettent un toit pour tou-te-s dans les signataires alors que ça n'existe plus ou n'est utilisé que parfois par des camarades quand ils veulent signer (mais pas là en l'occurence).

Pour les verts, je crois pas qu'ils soient signataire de ce texte mais on a l'explication dans le commentaire ci-dessus de leur pseudo implication pour faire pression au sein de la municipalité.