LEGENDE DE CHIRAQUIE

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LA CONSCIENCE… « apolitique »


Lorsque se retrouvant affalé sur ses fesses,

Enchevêtré, lié par ses vaines promesses,

Chirac se fut enfui de devant Sarkosy

Il se trouva soudain atrocement saisi

Au bas de l'escalier, de l'Hotel Matignon

Son chef de cabinet qui tenait son veston :

« Réveilles-toi Jacquot, les élections approchent »

Celui-ci assommé, les yeux bordés de poches,

Dirigea son regard vers le sommet des toits,

Et aperçu un œil tel celui d'un putois,

Qui semblait le fixer dans l'ombre, méchamment.

« C'est encore Sarko » hurla-t-il tout tremblant

Il manda son valet, ravala sa nausée

Et se remit en route, direction l'Elysée.

Il traversa des ponts, sillonna maintes places,

Se montrait excité, ne tenait plus en place

Il courut trente jours, il courut trente nuits

Se retournant, hagard, guettant le moindre bruit,

Et s'effondra soudain tel un arbre abattu.

« Arrêtons nous, dit-il, car Sarko n'y est plus.

Restons là car ici jamais il ne viendra ».

Et comme il haletait, s'épongeant de son bras,

Il vit l'œil de Sarko qui le fixait fripon,

De peur il se lâcha dedans son pantalon,

« Barrons nous » cria-t-il mes attributs flageollent,

Les ministres atterrés regardaient leur idole.

Puis, se ressaisissant, il prit l'initiative,

D'éradiquer sa peur, ses pensées vomitives.

« Montez rapidement, pour moi, un grand studio,

Appelez la télé, les médias, la radio ».

Quand ils furent tous là, fin prêts, pour l'écouter,

« Vous revoyez Sarko ? » dirent-ils angoissés,

Il se racla la gorge et d'une voix sonore,

A ses gens stupéfaits : « Je vois Sarko encore ! ».

Il y eut un recul et puis la débandade,

« Maman » fut piétinée en pleine bousculade,

On le plongea en Seine pour mieux le protéger,

Et il resta ainsi plusieurs heures immergé.

Il dit enfin « Sarko, j'ai toujours son image. ».

Et Raffa déclara « Il faut faire un barrage,

Quelque chose d'immense et qui l'isolera,

Batissons une tour où on l'y logera,

Ou une pyramide comme les Pharaons ».

Et le sombre Raffa avec ses tacherons,

Se mirent à concevoir un projet gigantesque,
Quelque chose d'unique, avec même une fresque.

On rassembla le peuple, de très nombreux manants,

Et l'on creva les yeux de tous les habitants.

La classe politique fut même décimée,

La moindre initiative déclarée périmée.

On alla consulter même de vieux grimoires,

Qu'on trouva par hasard dans le fond des armoires.

Le programme naquit enfin un beau matin,

Qui proclamait en tête « C'est Chirac, sinon rien».

On présenta l'ouvrage aux médias convoqués,

Il y eu commentaires émis par des laquais,

Et puis tous retournèrent vers le seigneur des lieux,

Pour savoir cette fois si c'était un peu mieux.

« L'œil a-t-il disparu ? » interrogea Raffa

Et Chirac répondit «Sarko est toujours là »

Alors il murmura« je suis malade, usé,

Après avoir régné dans mon glorieux passé

Je veux de cette ville ne regretter plus rien ».

On ouvrit les égouts et Chirac dit « C'est bien ! »

Puis seul il descendit, seul avec sa détresse,

Et quand il fut assis dans cette nuit épaisse,

Et qu'il eut déposé ses illusions en vrac,

L'œil était dans l'égout et regardait Chirac.



Victor HUGO/La Belette

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