[Nantes ville socialiste] Manifestations lycéennes antiracistes : la police chasse les manifestants dans le centre ville

Mis a jour : le vendredi 15 novembre 2013 à 05:30

Mot-clefs: Immigration/sans-papierEs/frontieres Répression Resistances luttes étudiantes/lycéennes
Lieux: Nantes

Les lycéen-ne-s nantai-se-s se mobilisent depuis vendredi dans le cadre de la lutte contre les expulsions, le racisme et les frontières.

A peine 3 jours après la grand messe antiraciste organisée lundi 11 novembre devant le palais de Justice par les socialistes au pouvoir, la police nantaise réprime sans ménagement et essaie d'étouffer dans l'oeuf la mobilisation lycéenne.

 

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Beaucoup plus tôt dans la matinée...

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Devant la gare

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Les forces de l'Ordre bloquent le lycée Livet

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Dès le petit matin, les lycéens de Monges et de Michelet (au nord de Nantes) bloquent, et défilent spontanément. Quelques feux sont allumés, une voiture est bousculée. Pour éviter la propagation de la mobilisation, des cohortes de flics anti-émeutes arrêtent immédiatement plusieurs manifestants, et contrôlent tous ceux qui voulaient se rendre vers le centre ville ou une manifestation est annoncée. Désorganisant et intimidant ceux qui voulaient s'y joindre. Comme mardi, les flics font tout pour empêcher les lycéens de périphérie de rejoindre le centre ville.

Malgré tout un regroupement parvient à se former, avec les motivé-e-s de plusieurs lycées. Un cortège de 200 personnes commence à défiler à pas rapide dans le centre ville à partir de 10h30 : le but est d'inviter les autres bahuts à se mobiliser. Le débrayage tourne court : tout est mis en place par les proviseurs et autres flics pour réprimer « préventivement » tout mouvement. Arrivé lycée Livet, les lycéens sont enfermés dans leur propre lycée : toutes les portes sont verrouillées, un bataillon de flics en armures se déploie en supplément devant le portail, face au cortège.  "Libérez nos camarades"

Les lycéens de Livet qui avaient quitté les cours et voulaient se joindre à la manif tombent nez à nez avec un portail verrouillé encadré par des flics menaçants. Tout un arsenal d'intimidation est mis en place conjointement par l'Éducation Nationale et la Police de Valls.

Le même processus sera répété ailleurs : flics et proviseurs sont main dans la main pour encager illégalement les lycéens dans les établissements. A Clémenceau, l'entrée principale est encore verrouillée et cernée de flics, les lycéens qui veulent sortir manger doivent emprunter un autre porte, plus loin ...

Devant la gare, un nouveau manifestant est arrêté. Le dispositif policier devant l'édifice est comme d'habitude disproportionné.

La manifestation retourne vers l'hypercentre non sans avoir mis des barrières de chantier sur la ligne de tram, en criant des slogans.

« Ni État, ni Nation, liberté d'circulation/d'l'éducation »

« C'est pas les sans-papiers, c'est pas les immigrés, c'est ce gouvernement qu'il faut virer !»

« Flics, porcs, assassins »

Les flics sont copieusement hués tout au long du parcours. A noter plusieurs habitants qui approuvent bruyamment le passage du cortège en bas de chez eux.

Arrivée à Guist'Hau ou les lycéens sont encore enfermés. L'étau policier se resserre autour du cortège qui s'amenuise sérieusement, n'ayant pas pu agglomérer, à cause des flics, ceux qui voulaient s'y joindre. En repartant, les policiers en armure et les BACeux font une charge sournoise dans le dos des manifestants et arrachent un lycéen du groupe. Aucune riposte n'est possible vu le rapport de force inégal.

C'est le signal pour le début d'une chasse à l'Homme qui va durer près d'une heure dans le centre ville. Manifestants coursés dans les ruelles, fouilles et contrôles systématique, interpellations multiples, déploiement policier place Bretagne...

Au moins une douzaine d'interpellations ont été effectuées.

Alors même que le gouvernement verse des larmes de crocodile dans les médias sur la montée du racisme, il réprime et terrorise le mouvement lycéen antiraciste dans la ville du Premier Ministre.

Ne cédons pas à la peur que veulent créer les flics et l'État socialiste.

Solidarité.

 

Commentaire(s)

> Info et titre

Légende de la photo 4 des flics devant le portail : "Les forces de l'Ordre bloquent le lycée Livet".

Un interpelé est toujours en GAV ce soir...

> Solidaire

a police a donc encore une fois un rôle politique, c'est très clair ici bloquer dans l'oeuf un mouvement jeune qui dénonce les expulsions, le racisme institutionnel, etc. le rôle des médias est toujours le même :
faire silence et parler des "incidents"
le pouvoir actuel a donc très peur de la contagion
Continuons!!! à dénoncer l'ignonimie, et condamnons ce système qui est en bout de course (capitalisme et socialisme sont morts depuis longtemps), construisons bâtissons ensemble quelque chose de commun avec les ressources existantes!!!

> Bienvenue !

Et nous souhaîtons la bienvenue à la remplaçante du commissaire Pizoird, qui a déjà commencé à faire des siennes vu la force engagée contre des lycéens et le nombre d'arrestations arbitraires :

> ygiy

Nathalie Frêche, "la patonne", 28 ans,ancienne commissaire central adjoint de la sécurité publique pour la circonscription de Bayonne est mutée à la Direction départementale de la sécurité publique de Nantes en fonction de chef du service d’ordre public et de sécurité routière.

> suite arrestations

des nouvelles des lycéens arrêtés

"D'après leurs potes sur FB, O a été déféré au parquet et ses parents iront le chercher à 15h ce vendredi.

Pas de nouvelle de "T" ! "

O est celui qui était particulièrement ciblé par les bleus

> Acab

Comparution immédiate pour les deux..

> mobilisation antifa ce soir

Pensez à venir au rassemblement contre les fafs ce soir vendredi 15, à 20h:

http://nantes.indymedia.org/events/28515

> suites juridiques

Vu sur le site de Presse O :

Après la manif à Nantes, un lycéen et un étudiant poursuivis en justice

Ils avaient été interpellés jeudi matin, alors qu’ils manifestaient en ville à Nantes.

Un lycéen et un étudiant, dont l’un âgé de 17 ans, avaient été interpellés. Le plus âgé comparaîtra devant le tribunal correctionnel de nantes en décembre pour répondre d' "intrusion'. En attendant, le parquet a demandé son placement sous contrôle judiciaire.

Le plus jeune lui pourrait être mis en examen par un juge pour enfants. Là encore, un placement sous contrôle judiciaire a été requis.

> contact

Salut,

On se disait qu'on aimerait bien entrer en contact avec le mouvement lycéen pour causer soutien et autodéfense juridique.
On sait pas trop comment vous joindre mais on a un numéro de téléphone : 0675309545.
A bientôt.
La legal team (comité antirep de Nantes)

> nouvelles

bonjour,
quand est il alors de l'avenir de ces jeunes qui se sont fait arrêter?
avez vous de leur nouvelles, et pourquoi comparraissent ils? de quoi sont ils coupables?
merci de votre réponse
ro