La vidéosurveillance : une affaire de famille chez les Hortefeux

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La vidéosurveillance : une affaire de famille chez les Hortefeux

Derrière les caméras de la ville de Saint-Brieuc se cachent deux Hortefeux : Brice, le ministre, ardent défenseur de la vidéosurveillance. Et Fabrice, son cousin, ingénieur-conseil. Un lien de parenté gênant ?

Fabrice Hortefeux répond non. Bruno Joncour, le maire Modem de Saint-Brieuc, n’était pas au courant. Mais l’un de ses opposants, si. Et mardi soir, lors du conseil municipal, l’annonce de l’élu Vert Marc Boivin a fait son petit effet : l’entreprise Cipcéo, qui a conseillé la municipalité briochine dans la mise en place de caméras de vidéosurveillance, est dirigée par... Fabrice Hortefeux, le cousin du ministre de l’Intérieur.

L’intégralité de l’article sur le télégramme

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finist....php-

Alors, oui ou non ? Ce n’est pas ce lien de parenté, ni le métier du cousin qui préoccupe le CDL. Par contre, nous nous intéressons plus aux conditions d’attribution du FIPD à Saint-Brieuc.

Effectivement, il y a des règles dans l’attribution des marchés publics. Par contre, il n’y a pas de contrôle ni de règles dans l’attribution de l’aide à la vidéosurveillance (ce FIPD). Nous avons pu le constater au cercle des armées.

http://www.paris-sans-videosurveillance.fr/spip.php?art...e235-

L’attribution est une compétition entre municipalités organisée par les préfets.

Ce sont en effet les préfets qui ont le pouvoir d’attribuer aux communes le FIPD. Et ils sont sous les ordres du ministre de l’intérieur Brice Hortefeux.

Et dans ce dossier, le problème est là. Les conditions d’attribution du FIPD pour développer la vidéosurveillance sont opaques. C’est le choix arbitraire des préfets

Si la commune de Saint-Brieuc touche l’aide du FIPD, un contrôle de ses conditions d’attribution est nécessaire. Et ce contrôle est aussi nécessaire dans toutes les autres villes conseillées sur la vidéosurveillance par la société Cipcéo qui ont été aidées par le FIPD.

Dans une république irréprochable, on mettrait en place des procédures claires d’attribution du FIPD. On pourrait alors affirmer que le ministre de l’intérieur ne peut pas favoriser personnellement les aides pour ces villes au vu de ses liens familliaux avec des bénéficiaires de l’argent public gaspillé dans leur vidéosurveillance. Avec la distribution actuelle du FIPD laissée au bon vouloir des préfets, il n’est pas possible de l’affirmer sans un contrôle sérieux.

Les conditions d’attribution du FIPD sont à réformer. Une vraie transparence dans la gestion de cet argent public est impérative. Actuellement, c’est l’arbitraire qui est la règle.

http://www.paris-sans-videosurveillance.fr/]