Sortie d'un film décroissant et d'utopie concrète sur Nantes

Mot-clefs: Art/culture
Lieux: Angers Nantes Notre-Dame-des-Landes Rennes Tours

De la façon d'amener la subversion auprès du grand public

"Sous les pavés, la Terre" est un film qui n'aurait jamais vu le jour sans l'appui financier de quelques camarades militants et un producteur libertaire. Il fait suite à beaucoup d'autres, à part qu'il donne à voir de l'utopie concrète, dans le domaine de l'habitat, de l'agriculture et des transports. Pour ce coup-ci il n'est pas le fait d'un millionnaire culpabilisant les masses, mais exactement le contraire. L'auteur avec déjà commis "Mort et vie du CPE" passé à l'Etincelle (Angers), aux l'université en grève de Nantes et Tours "Soir d'émeute" qui n'eut qu'un bar nantais, et enfin "LRU, le retour de la sélection à l'université" qui fut diffusé en fac en grève à Rennes et Angers. Les films suivant compte suivre les pas de René Vautier, qui 59 ans après avoir décrit une fusillade des flics, vient de se faire censurer la séquence où il donne le nom de l'officier de police qui a ordonné le tir ... Mais le film aura bientôt 60 ans et donc il y aura prescription et donc il le ressortira, lui même, en entier !
Salut à tous et toutes, anti capitalistes et refuznik du "système"

Voici le moment tant attendu depuis 2006, année de réalisation d'un documentaire sans visa "Mort et vie du CPE", avec mon actuel associé Pablo Girault ...
Mon dernier documentaire, "Sous les pavés, la Terre", produit par Brut Productions de Montpellier, mixé, étalonné, tourné avec un piqué excellent, va passer à enfin Nantes, car il tournait depuis avril 2009 dans le pays, avant de revenir après une trentaine de projo, par ici. Les Objecteurs de Croissance l'avaient diffusé à Notre Dame Des Landes à la Semaine de Résistance l'été dernier. Ils le repasseront en terre pourtant pas réputée écolo, au cinéma de Legé en février.

Vous êtes en toute conscience invité à passer le voir le 19 janvier à 20h15, au cinéma le Katorza à Nantes

Voici le lien vers les deux bandes annonces : http://souslespaveslaterre.wordpress.com/

Ce film traite des utopies concrètes dans le domaine de l'habitat individuel, de l'agriculture et des transport, et règle son compte aux OGM et aux pesticides, après bien d'autres. Il plaît parce que certaines réalités sont dites simplement et organisée dans un tout global, parce que nous proposons des faisceaux de solutions possibles au public (locales et globales), parce qu'il trame les savoirs et savoir-faire de nos intervenants à EGALITE : jeune, éducateurs, artisans, paysans, éleveur, architectes, scientifiques, ingénieur, investisseur, philosophe. Tous se parlent et répondent. De plus nous avons mis en avant des femmes là où les réalisateurs les effacent souvent : Madame Baronnet et Lydia Bourguignon peuvent en témoigner.

L'autre point est qu'une partie philosophique chapeaute les trois thèmes : se nourrir, se loger, se déplacer, avec en toute fin, des prospectives générales.
Mais encore, nos intervenants sont à la fois révoltés, accomplis, et inclus dans ce monde : leurs actions et réalisations plaident même pour les plus pessimistes d'entre eux. Toutes les paroles du films sont compréhensibles par tout public, tous les intervenants ont su ne rien laisser dans les brumes langagière.

Vous y verrez intervenir Pierre RAHBI, Jacques TESTARD, Dominique BELPOMME, François VEILLERETTE, Claude et Lydia BOURGUIGNON, le bouillant Patrick BARONNET (maison autonome) de Moisdon la Rivière, un géobiologue angevin, les COMPAILLONS (maison de paille) en Sarthe, l'écovillage du VIEIL AUDON en Ardèche, la ferme expérimentale du PETIT COLIBRI en Charente, José BOVE et le député André CHASSEIGNE, qui a viré, on le verra, à 180 degrés, au sujet des OGM, convaincu par une militante écologiste très pugnace.

Le montage est vif mais pas speed, aucun plan ne dure plus d'une minute, l'interviewer ne se prend pas au sérieux tout en l'étant, et notre peu de moyen a densifié les propos. Nous avons parsemé le film d'oeuvres d'art (mobiles, totem, sculpture, assemblages, peinture) ou artisanales (vannerie, tissage, tapis etc.) et aucun des artistes n'est très connu ni ne court les expositions officielles. La musique est de deux groupes nantais de rock progressif expérimental et noisy : les Modules Etranges et de Demian Clav; des amis qui bossent bien leur art, et qui ne cèdent rien sur celui-ci lorsqu'ils donnent des petits concerts.

Nous avons oeuvré deux ans, sans subvention, pour un budget dérisoire. La prod a ensuite rajouté pour finaliser pour les salles et obtenir le visa d'exploitation.

Jusqu'ici c'est VOUS et les associations de toutes espèces qui ont soutenu ce film fortement, allant l'applaudir ou plus encore.
Vous avez été plus de 5000 à l'avoir vu. C'est inespéré et l'occasion de se lancer dans le cinéma résolument anarchiste.

Je suis appelé à filmer un petit documentaire en 2010 en Guadeloupe, sur la pollution par la chlordécone, et la manière qu'on les habitants de vivre à la Guadeloupéenne après la redécouverte d'une certaine autonomie, suite à la magnifique grève générale de plus de 40 jours initiée par le Lyannaj Contre la Pwofitasyon. J'ai commencé au printemps 2009 celui qui fera la suite à celui-ci, qui proposera des alternatives au modèle capitalo-croissantiste.

Kruger réalisateur

Pour toutes précisions voyez les bandes annonces du lien afférent

Link_go Lien relatif

Email Email de contact: thierry.kruger_AT_gmail.com

Commentaire(s)

> Anticapitaliste ? A ouais !

Rien que du beau monde ! et qui plus est anti capitaliste ? Des "décroissants" de député et député européen?

Un type qui prône la tradition,la religion,les femmes à la cuisine et qui s'associe avec l'ancien VRP de Rhône Poulenc pour nous dire comment il faut faire. Un autre gugus qui fait payer pour qu'on visite sa maison...Enfin yaura quand même quelques utopistes par ailleurs.

Ce qu'il faudrait c'est qu'avant de rentrer dans la salle chacun déclare ses revenus! Comme ça on se ferait une idée entre les enfoirés et ceux qui sont de bonne foi car il va y avoir un sacré brassage ce soir là .

Tu pourrais nous dire ce qu'il y aura au buffet et si ce sera prix libre ?

> Le copyright et l'anticapitalisme une longue histoire d'amour.

Je crois qu'il y aura des hamburgers pour partager le corps d'alain bashung en hommage au cimetière des voitures...

> Vos revenus SVP!

Déclarer ses revenus avant de se produire sur l'écran ou sur scène ,en voilà une bonne idées par les temps qui courent. Il est sur que les alter maîtres penseurs et autres professionnels de l'écologisme ne serait pas forcément à l'aise dans cet exercice . Allez Pierre dit nous combien tu gagnes en prêchant la bonne parole .

Quant à José on pourrait lui demander aussi comment va son petit yatch en aluminium pas trop certfié écolo.

Le grand écart est un exercice très tendance et il ne faut surtout pas hésiter à ce décomplexer

> La modestie et l'histoire

J'ai juste tapé "thierry kruger" dans google et...je suis tombée sur la signature de Thierry Kruger

" Thierry Kruger étudiant, reporter-monteur, futur prof et, peut-être, historien ..."

ici:

http://nantes.indymedia.org/article/13370

On retrouve à plusieurs endroits ce désir "d'agir sur l'histoire" chez cet homme modeste.

Peut on s'octroyer le plaisir immense de mettre face à face Les Modules Etranges, censureurs de grand renom et infatigables adeptes de tout type de manipulation de l'histoire (grâce à des techniques de vulgarisation de tout type de génocide -non pas seulement antisémite! -connues aussi par le label de leur très cher et fidèle ami Cheerleader -sorti sur un digne et honorable label brestois-), et leur ami fidèle, acteur de l'histoire du présent ?

Sans parler des stars de Canal Plus que monsieur fréquente...

> Reponse aux commentaires paranoïaques

Consternant, et aucun de ceux-là ne l'on vu, puisqu'il s'agit de messages antérieurs à la projo.

En voilà qui veulent des purs et durs et des misérables.

J'ai peu de contributions d'articles sur le net, en moyenne un par an sur Indymedia et quelques uns de ci de là.

Je suis bien auteur, réalisateur et historien, et encore généalogiste, étudiant et chômeur etc, ce sous plusieurs noms

Je pratique encore la poésie, ai jadis exercé une dizaine d'activité autres. On EST ce que l'on FAIT.

Je vis avec en moyenne 500 euros par mois depuis un quart de siècle, refuse voiture, portable et travail salarié

La décroissance, j'y étais sans le savoir. Seul le chômage à vie, me permet d'avoir une vie riche et variée.

Quant aux "vedettes" grolandaise, c'est seul mon producteur qui m'a permis d'en rencontrer, vu qu'il a travaillé avec eux.

Mais encore, ses caisses étaient vides en décembre dernier suite au non paiement de 6500 neuros que lui devait CANAL P......

La morgue des employeurs est sans limite.

La TOTALITE de la presse bien pensante à boycotté notre film, même le Canard Enchaîné, Siné Hebdo, la Décroissance.

Parce que nous ne sommes pas sous licence d'un diiffuseur.

J'ai bien l'impression d'être un pouilleux du cinéma méprisé, et cela me renforce à poursuivre dans mes travaux.

Oui le Bové s'est trahit ensuite, mais APRES qu'on l'ai rencontré. OUI Rhabi est panthéiste, OUI Chasseigne croyait il y a deux ans à la croissance et aux OGM, OUI Baronnet qui comme moi a toujours vécu avec peu est esbaudit par l'argent gagné par son DVD, et peut-être que, pour sa retraite il a peur de manquer et qu'il engrange compulsivement. Moi aussi la mort m'inquiète, puisqu'après c'est néant, et si je démarche pour être prof c'est pour mourir en paix, et financer en auto-production au maximum mes futurs films.

J'ai étudié moult biographie. Un grand homme ne me devient sympathique que lorsqu'il a des défauts. Je sais qu'il n'y a pas de PERFECTION.

Ce désir là est névrotique, et se retrouve chez les intégristes religieux ou politiques.

Ces quatre messages sont consternants et terrifiants de bétise.

Seul nos actes plaident pour nous.

J'ai interviewé bien des gens pour le prochain film, et je ne retient que René Vautier :

Il vit dans sa propre statue, car sa vie a été comme un monument qu'il a bâtit, ses engagements, son courage, ses souffrance, et elle se tient face à lui et il est tout petit en face. Lui qui va mourir bientôt vit comme s'il avait 20 ans, infatigable, et se fout bien de ce qu'on dit de lui : pas une seule fois il n'a mentionné une opinion à son sujet, il est détaché, il ne s'appartient plus, il est a nous. Voilà l'Homme.

Il n'a insulté personne, il a dit les faits, irréfutables, les violences policières, les paras, les flics, l'Algérie, le FLN, les tripes de ce jeune de 18 ans de la Wehrmart qu'il a fait sortir en lui balançant une grenade à 16 ans.

Je n'ai pas de guerre mondiale ou coloniale pour vous montrer comment on se bat, comment on résiste, juste une implacable guerre sociale diffuse.

On en reparlera après le prochain krach, la guerre civile et les désordre sans nom qui viendrons : l'adversité révèle le lâche et le salaud, ou le pur diamant irréductible, irréfrangeable qui est en nous. J'ai la faiblesse d'attaquer partout mes faiblesses, entre autre ce manque d'amour criant par un père absent.

Voilà pourquoi je cherche le réel, et veut le sublimer, par l'écrit, l'image ou le son, rendre compte de l'essence de ce que que c'est que de vivre.

Une fois que je me serais bien blindé contre toute connerie et exclusion des autres, je pourrais voir qui je veux, quand je veux et où je veux, sans craindre une quelconque "contamination". Quand comprendrez vous qu'on est un militant honnête que si, et seulement si, l'on voit des personnes variées, de toutes opinions, âges, origines, éducations, classe sociales, afin de trouver sa place, ses marges et in fine, son CAMPS.

Quand j'avais 15 ans "j'ai choisis mon camps", comme dit Vautier.

Des années de recherches après j'en suis certain : une société ANARCHISTE est la dernière des moins pires SOLUTION qu'on a pas encore essayé sur le temps long, comme le disait un neuro-psychiatre chez Taddeï. Maintenant j'ai maintes PREUVES, nom de dieu, oui, que quand tout sera effondré, et ce bientôt, il nous restera la liberté, la fraternité, l'égalité, le partage, l'amour, la beauté, la frugalité, le temps de vivre, la sincérité, la douceur, la tempérance, l'incorruptibilité, la droiture, la modestie, la patience, l'adresse, la sapience, le palabre, l'échange ... Oui je sais, c'est la BELLE VERTE, c'est presque trop beau ....

Mais il y aura toujours des obsédés de la PURETE pour casser la gueule à ceux qui ne seront pas anarchiste comme EUX.

Sans avoir touché de leur vie pré un seul cheveux à leur patron, leur professeur, leur flic, leur CRS, leur contrôleur de tram ou de train.

Car c'est aux représentants de tout pouvoir que je réserve mes critiques et pas aux militants. JAMAIS.

Comme je suis encore trop sensible, j'éviterais d'annoncer les prochaines projos, car vous m'attaquerez au lieu de dire : "Je m'en fous de ce Kruger, mais ce qu'il a fait c'est très bien". C'est la seule chose qui importe, puisqu'un film ça appartient au public. Alors allez le voir et OUBLIEZ-MOI.

Les sots préféreront se payer l'auteur, en chair et en os, alors qu'ils ne savent pas qu'il va crever, comme eux, et que seule la poussière ne parle pas.

Qu'il y ai des antisémites sur le label où est l'un des artistes de mon film je m'en moque. Avec ces amis j'ai gueulé en répet' plusieurs morceaux sur IG Farbem, IBM et leur collaboration avec les nazis, faisant un rapprochement entre le capitalisme et le nazisme. Le fumier antisémite n'est pas à disperser n'importe ou, et il ne faut pas se joindre aux réactionnaires comme Val ou BHL et en voir partout. Il est permit de réutiliser pour la retourner quelques symboles nazis, comme les anti Le Pen, qui ont dessiné une croix gammée au dessus d'un chiotte où elle est jetée, oui. Mais ce n'est avec les potes musicos qu'une provoc' au départ, dans un esprit punk radical pour signifier : CETTE SOCIETE EST NAZI. Ils ont dépassé depuis plusieurs années cette approche adolescente et ils ne peuvent rien aux choix de leurs distributeurs de prendre des groupes qui pourraient avoir des relents fétides.

Minôt, j'ai pu aimer Laibach, bonne zike, mais trouble message, par exemple. C'est que vers 19 ans que je me suis rendu compte de leur côté stal et facho.

Thierry Kruger

PS : Indymedia restera libre tant que ses contributeurs sont au clair avec leur PERSONNALITE et leurs CONTRADICTIONS.

On ne devient pas révolutionnaire si l'on ne s'est pas révolté contre soi, contre toute psychose, névrose et dissonance perverse, toc et tic. Et Toc.

Des faits et rien que des faits, et prendre son parti dans un camps. Voilà le journalisme libre, voila la grandeur d'Indymedia, qui a "choisit son camps"