Vichy, les nouvelles du front

Mot-clefs: Contre-sommets
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Infos glanées sur Rebellyon et Bellaciao
- 21H30 Les flics encerclent l’espace chambon à cusset, là ou se déroulait le contre sommet. C’est 500 personnes à peu près qui sont encerclés, certains résistent, c’est violent.

- 21h15 Au moins une dizaine d’arrestations à cusset a proximité de l’espace Chambon.

- 21h00 Les 6 clowns arrêtés cet après midi sont ressortis. Parcontre pas d’info sur les autres camarades arrêtés eux aussi cet après midi.
Ceux qui sont restés sur vichy malgré la dispersion ont eu droit à l’hélicoptère, aux baqueux de vichy et à un sur-gazage très puissant. Arrestation de 4 personnes.

- 20h00 Les hélicoptères arrivent en renforts pour éclairer la foule.

- 19h45 Le cortège est avenue de Gramont. Une mini barricade se forme.

- 19h00 Premiers gaz lacrymogènes.

- 18h15 Début de la manifestation : environ 1 millier de personnes.

- 14h40 Premiers mouvements à Vichy : Manifestation sauvages + blocages = 8 arrestations

- 13h30 Blocage policier au départ de Lyon.
Les flics hyper présents. Contrôle et fouille des voitures aux accès de vichy.

Commentaire(s)

> suite

22h00

La zone devant l’espace Chambon se vide. Certains ont rejoins les bus. Les flics ont reculé d’une centaine de mètres. Ils sont devant le portail. Deux barricades enflammées les séparent du reste des manifestants. Ils attendent... Le militant lyonnais arrêté a été relâché.

23 h, par JacAnnway

Dernières nouvelles par téléphone : Les bus sont partis, certains qui n’ont pu les rejoindre à temps s’organisent avec les voitures d’autres manifestants. Le nombre des policiers est très impressionnant. Une barricade est en feu, certains manifestants ont mis feu à des poubelles, les pompiers sont en pleine intervention. Depuis les flashballs on ne m’a pas parlé de violence policière particulière mais les manifestants redoutent le contrôle des véhicules qui essaient maintenant de quitter le périmètre.....

vers 01 h

Le lyonnais a été libéré.

Au niveau des arrestations, au moins une quinzaine, dont beaucoup de Belges, qui ont été gazés au visage alors qu’ils et elles levaient les mains face aux flics. Violences policières, en particulier sur un arrêté.

Deux personnes de Clermont ont été arrêtées parce qu’elles portaient des masques blancs ! Elles ont été relâchées.

Vers 1h15 le camping du contre-sommet a été violemment expulsé par des flics bien hargneux. Les gens sont dehors dans le froid. Un hébergement sur place est en train d’être trouvé.

> autre info

vu sur http://juralibertaire.over-blog.com/article-24376326.html

Description brute des événements de cette journée du 3

novembre.

Au départ de Lyon…

Le départ prévu aux alentours de 13h30 se fait en très forte présence

policière ! Quatre ou cinq camionnettes de flics sont sur place.

Très vite l’ensemble des camarades qui ont prévus de se rendre à Vichy

se voient dans l’obligation de se soumettre à des contrôles d’identités,

fouilles, etc.

Le convoi est bloqué jusqu’à ce que toutes les personnes sur place se

soumettent à ce contrôle, dont l’objectif est de trouver des prétextes

pour bâillonner la contestation du sommet de Vichy !

14h30. Des journalistes sont sur place…

Un premier bus est «autorisé» à partir avec des contrôles et des

fouilles modérés.

Au départ de Grenoble même refrain : vers 13h30, avant même que

quiconque ne soit monté dans le bus, celui-ci est entouré par les flics,

ainsi que toutes les personnes en partance pour Vichy. Les flics

contrôlent et filment tout le monde (j’ai vu de loin, je ne sais pas

s’il y a eu des fouilles, mais ça ne m’étonnerait pas). Pour une

cinquantaine de personnes dans un bus, il y a une bonne vingtaine de

flics, dont plusieurs membres de la Brigade Anti Criminalité (plus une

voiture qui tourne avec une autre équipe de Bacqueux).

17h30. Tous les bus lyonnais sont arrivés à bon port.

À Vichy

Dès le matin tous les trains en provenance de Paris sont bloqués. Le

bâillon «démocratique» se met en place…

14h40. Blocage des rues vers le parking universitaire de Vichy.

Manifestation sauvage entre la gare et l’hôtel de ville (entre 60 et 80

personnes).

Les mouvements sont sous haute surveillance policière avec la présence

de trois hélicos qui quadrillent le ciel de Vichy, ainsi que plusieurs

cars de CRS.

Environ 150 personnes viennent gonfler les rangs rue de Paris.

Les premières manifestations sauvages ont donné lieu à huit

arrestations.

17h15. Les gens commencent à arriver. Les flics contrôlent au compte

goutte.

18h15. Début de la manifestation. Environ un millier de personnes. Début

assez calme. Quelques fumigènes sont lancés sous les slogans de «Des

papiers pour tous ou tous sans papiers !» «Sarko collabo».

Les bus ne sont pas encore tous arrivés. Certains sont encore bloqués

par les barrages policiers.

18h50. La manif gonfle (environ 1200 personnes). Toujours quelques

fumigènes. Collages, graffitis, etc. L’ambiance reste calme.

19h00. L’ambiance monte d’un cran. Des gaz lacrymogènes sont lancés.

Deux torches atterrissent près des CRS qui font un barrage. Les flics

réfugiés derrières leurs barrières répliquent par des tirs de gaz

lacrymo dans la foule : désorganisation du cortège.

19h15. Le cortège se réorganise. Les gens se réfugient du coté de la

gare. Deux voitures sont mises en travers et incendiées entre la gare et

le barrage de CRS.

19h45. Le cortège se trouve maintenant avenue de Gramont depuis plus de

30 minutes. Les flics font toujours barrage et balancent quelques

lacrymogènes. Une mini barricade se forme et une nouvelle voiture est

incendiée.

20h00. Les hélicoptères viennent éclairer la foule. Une arrestation a

lieu, a priori un peu musclée.

Les flics font toujours face à la foule qui progresse difficilement.

20h45. Les hélicoptères sont toujours là. Le cortège est très dispersé,

éclaté en petits groupes. Certains sont aux environs de l’espace

Chambon. La BAC circule : plusieurs témoignages sur l’arrestation de

deux personnes qui se trouvaient dans un groupe en retrait du cortège

car ils aidaient une personne handicapée. Dans le groupe deux personnes

portent un masque blanc. Les flics les arrêtent pour «portage de masque

blanc interdit».

21h15. Au moins une dizaine d’arrestations à Cusset a proximité de

l’espace Chambon. Parmi les personnes arrêtées sept Belges, un Roannais

et un Lyonnais.

Les hélicoptères filment toujours.

21h30. Espace Chambon : les CRS commencent à tirer au Flashball alors

que le meeting était sur le point de commencer. Une trentaine de coups

sont tirés. Des barricades sont formées pour se protéger des tirs.

22h00. La zone devant l’espace Chambon se vide. Certains ont rejoins les

bus. Les flics ont reculé d’une centaine de mètres. Ils sont devant le

portail. Deux barricades enflammées les séparent du reste des

manifestants. Ils attendent…

Rebellyon, 3 novembre 2008

Site d’infos alternatives lyonnaises.

> J'y étais ...

j’y étais

très bons résumé

Au départ de Grenoble : les quais d’accès aux cars de la gare routière, étaient barrés par un filtrage policier. Tous les voyageurs devaient passer 1 par 1 en présentant une pièce d’identité. C’était long, des gens, qui n’allaient pas à Vichy, ont même raté leur bus.

En arrivant devant notre car, surprise, pour monter, il fallait re-présenter une pièce d’identité et des flics prenaient les noms. Nous ne voulions pas, mais une jeune commissaire (blonde et mignonne, d’ailleurs) nous montre une réquisition du procureur. On s’y plie. J’étais sure que les flics n’avaient pas le droit de le faire, mais, n’étant pas juriste, je ne connaissais pas les articles de loi pour nous opposer au fichage. Les lyonnais avait un juriste avec eux et ont pu le refuser.

4 sans paps avaient pu monter dans le car avant le filtrage des flics, et s’étaient assis au fond. Une fois que tout le monde était installé, plusieurs flics sont montés pour re-contrôler et ont voulu faire descendre les sans paps. Mais quelques malabars de la CGT se sont opposés et finalement les flics sont redescendus.

Départ avec plus de 35 minutes de retard.

A 5 km de Vichy, cette fois, ce sont les gendarmes qui font signe au chauffeur de se garer. Contrôle du car et des soutes : 1/4 d’h.

En arrivant, nous apprenons que sur les 20 cars attendus, même pas la moitié a pu arriver. Les trains ont été bloqués bien avant la ville -> les gens n’ont pu venir jusqu’à Vichy. Les voitures et les passagers étaient contrôlés.

Bref, peu de monde, mais ce n’est pas étonnant.

Sur la manif elle-même : Devant, les partis et syndicats avec drapeau, en tête, une banderole unitaire (sans logos) de soutien aux sans paps. Les Grenoblois étaient en fin de cortège. On a vu à un moment de belles fumées rouges. Arrêt, puis la rue se remplit de fumée âcre. Demi-tour, des gens tombent par terre, ne pouvant plus respirer, les collègues les remettent vite fait debout et les emmènent. Ca tousse, ça pleure dans tous les coins, le serum phy circule. Incompréhension totale, la manif était autorisée. Les flics font des concours à qui tirera le plus loin dans la foule. Une grenade entre direct dans un appart par une fenêtre ouverte. Les vieux de la vieille empêchent la panique en calmant les manifestants.

Essai de regroupement avec la tête du cortège qui était passée par une rue adjacente et décision de se rendre au meeting. Les flics continuent à canarder ...

Au meeting : une belle brochette de représentants associatifs, politiques essayent de parler dans les cris "libérons nos camarades". La sirène d’évacuation retentit à plusieurs reprises, personne ne bouge. Ceux qui entrent expliquent ce qu’il se passe dehors. La salle est encerclée. Les organisateurs vont négocier la sortie. Celle-ci a lieu, bien avant la fin prévue. Nous regagnons le car en passant devant une haie de robocops arnarchés, et les voitures des pompiers arrivant pour éteindre les incendies de poubelles.

800 policiers pour empêcher la libre expression d’une manif autorisée ! C’est beau et démocratique, la France sous sarko ! Tout ce que le gouv arrive à faire, c’est de rendre l’opposition de plus en plus violente, il ne nous fera pas taire.

> autres infos

autres contribution trouvé sur indy grenoble :

http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&fi...=7902

> Rendu/vécu/analyse de Vichy les 2 et 3 novembre

Rendu/vécu/analyse de Vichy les 2 et 3 novembre

Dimanche 2/11. 20h

Arrivée en voiture à Vichy. Il fait nuit et la ville semble extrêmement propre, déserte, nette. Un contrôle nous attend après 3 pas en ville: 17 policiers dont 3 de la Brigade Anti-Criminalité et 3 Renseignements Généraux nous tombent dessus. Nous sommes 7 et la vérification d'identité est à la fois ridicule et musclée. Pour éviter ces contrôles, on conseille naïvement de "rentrer à Grenoble"

Nous rejoignons les autres militant-e-s à l'Espace Chambon, à Cusset. La petite mairie (alliance communistes-centres) a prêté une salle pour les meetings, ect. Des camarades (50-60 de plusieurs métropoles francophones) y sont déjà et discutent en assemblée des actions du lendemain (erreur?) et de comment dormir. Difficile de s'y concentrer. La "tension" monte déjà entre "citoyennistes" et "autonomes" (appellations de la presse). Les syndiqué-e-s locaux, "responsables" de la salle contactent le maire et, après négociations, ils finissent par nous laisser de l'espace, sans "engagements". On les remercie, même si ça ne s'est pas vu. Des gen-te-s partent en repérage en ville, on lit des plans, on discute un peu stratégie (en groupes affinitaires).

Lundi 3/11. 9h

On se réveil, on mange un morceaux. Les copain/ines (ici FSU, je crois) ramènent tartines, confiture, font du café, du lait... Merci encore. Cela ne veut pas dire qu'on ne se serait pas débrouillé-e-s sans tout ça. Nouvelle Réunion. Un plus petit groupe comprenant des camarades d'un peu partout établi des stratégies possible et les préparent.

Pendant ce temps, on prépare des banderolles, des pancartes, ect. dans la cour.

13h30

On sait que les "désobéissants" (souvent clowns qui font du "théâtre-action" dans les manifs, pour illustrer/transmettre un message par les médias). Ont un rendez-vous en ville pour une action. On se rend à la gare et ne les trouvons pas. Du coup on part en manif sauvage en ville. Résultat:

- des bons contacts avec les habitant-e-s

- une confirmation de la hargne policière (pression, blocage du cortège, infiltrations de civils, fausses discutions sympa avec des camarades)

- Des bons slogans, une bonne ambiance de groupe(s). "y'en a assez, assez, assez d'cette société qui fiche les militants et expulse les étrangers", le désormais classique "des papiers pour tous, ou tous sans-papiers", "no border, no nation, no expatriations" et l'habituel mais propice "Pétain, reviens, t'as oublié tes chiens")

15h30

On retrouve les désobéissant-e-s et on les planques pour qu'il-le-s se déguisent (en déporté-e-s avec une étoile rouge "sans-papier". Un de leurs "leader" aguiche la presse pour s'attirer leurs grâce. On les escorte Jusqu'au premier barrage et il-le-s tentent de rentrer dans la zone rouge. Après quelques tentatives (parfois violentes)de passer outre la rangée de boucliers et de camions anti-émeutes, on les accompagne dans une ruelle sur le coté. Dès qu'il-le-s rentrent dans la rue suivante, un cordon de flics surgit de derrière le mur et nous bloquent. Les désobéissant-e-s sont arrêté-e-s devant les médias sans le moindre motif: c'est exactement ce qu'il-le-s voulaient.

16h30

La police veut nous disperser et tir au flashball. Plusieurs groupes se forment. Le notre va rentrer doucement au lieu de rendez-vous pour la manif de 18h. Il y a quelques arrestations. On ne sait toujours pas pourquoi les camarades en bus, en voitures, en train, ne sont toujours pas là.

En fait, partout en France, et surtout dans les métropoles qui ont la réputation d'abriter des "anarchistes". Des forces de l'ordres contrôlent minutieusement les gares (Marseille, Toulouse, Grenoble). Ils fouillent des bus (à Lyon, ils prétextent une "réquisition du procureur de la République pour la journée de lundi dans tout le secteur de Perrache", ils recherchent "des personnes". Au final, après que quelqu'un très au fait des lois ait contesté, ils se contentent d'une simple et étrange "visite du bus" *). Et bloquent des trains: la gare de Vichy était fermée, un train est resté bloqué près de Moulins.

17h

Aldi nous ravitaille généreusement.

Nous sommes au rendez-vous de la manif officielle et les cars commencent à arriver. Dijon, Nancy, Grenoble, Lille et autres arrivent.

Lors de la réunion pré-manif du Service d'Ordre, ils demandent aux résistant-e-s d'être "non-violents".

18h

La manif part dans la nuit à la lumière des nombreux fumigènes partout dans le cortège. Ce qui change beaucoup, c'est qu'on voit moins les drapeaux des corporations. Tags, pétards, fusée, bris de pub, pochoirs, collage d'affiche, chapardages de drapeaux s'enchaînent un peu partout dans la manif au son de percus et de slogans plutôt radicaux. Le SO est débordé. On voit nettement que la majeure partie de celle-ux qui se sont déplacé-e-s ce soir sont des activistes anti-institutionnel-e-s (ce que les citoyennistes nieront au meeting et dans les médias). Nous sommes décidé-e-s à ce que notre action soit à la mesure de notre rage, tout en sachant que nous ne gagnerons pas une bataille rangée avec l'ordre.

Attaquer la police, les institutions, et disparaître en évitant les arrestations.

19h

Lorsque la manif arrive au plus près de la "zone rouge", c'est-à-dire à un barrage, c'est le début des hostilités . Savoir qui a commencé n'a pas de sens en sachant que chacun-e savait que ça allait "péter". La présence (et l'existence) de cette police ne se justifie par aucune nécessité raisonnable.

Flashballs, fumigènes, pavés, et palets de lacrymos volent dans tous les sens. Les émeutier-e-s sont partout. Mais les forces de l'ordre avancent lentement et nous retranchent vers le pont qui nous fermerait l'accès à la ville.

Les affrontements se prolongent et alternent temps forts/temps calmes. De vives discutions animent les rues entre "autonomes" et "gauche traditionnelle" (appellations de la presse). Mais c'est difficile d'être constructif/ve-s dans un moment pareil s'il faut d'abord déconstruire et transmettre une approche du monde et de nos vies. Les échanges se résument à "mais pourquoi cramer une bagnole? Vous êtes vraiment débiles..."

Comme on le lis partout, 3 voiture ont brûlé (peut-être plus).

19h40

Bref, nous sommes repoussé-e-s petit à petit vers l'extérieur de la ville. Les CRS avancent de façon militaire (sur trois lignes avec les camions derrière) et gazent et tirent régulièrement. Encore des arrestations. Nous rentrons forcé-e-s au QG à (Cusset) sans pourvoir prendre les véhicules au début de la manifs (pas très grave mais ça posera un souci pour les cars). Un hélicoptère de la gendarmerie observe toue la zone fréquentée par les activistes.

21h

Le meeting commence 200 personnes dans la salle, 400 dehors. "blabla, blabla..." on nous raconte que les personnes ayant perturbé la manifs étaient une "petite minorité". On nous explique que "la seule revendication qui nous a rassemblé aujourd'hui était l'égalité en droit pour tou-te-s". Elle existe dans de nombreux texte auxquels se rattache la bourgeoisie de gauche depuis 200 ans ( depuis que l'État a remplacé l'Église) mais qui ne sont en vérité que de la poudre aux yeux.

22h

Dans la cours, on observe bien vite que des manoeuvres policières encerclent le QG. On ne pourra bientôt plus rentrer et sortir de la zone. La BAC se met à tirer allègrement sur les militant-e-s qui ripostent aussitôt. Matos, barricadent, feu, pavés. En peu de temps, nous gagnons du terrain et faisons reculer les force de l'ordre. À l'intérieur, l'alarme incendie n'interrompt pas le concert. Personne ne veut venir aider. Par contre, des élu-e-s locaux tentent de négocier avec la préfecture un retrait ou du moins un temps pour laisser passer les personnes qui rejoignent leurs bus.

Nous quittons vers 23h la zone et les camarades, sur leurs barricades enflammées, alors que la police occupe toujours tout le quartier et que beaucoup s'en vont.

Apparemment, ce contre-sommet aura beaucoup étonné les organisateur-euse-s par la composition de la manif. C'est le début, Car nous n'en resterons pas là!

Ils sont Vichy, soyons pirates

Les 1, 2, 3 et 4 avril 2009, tou-te-s à Strasbourg, contre l'OTAN et l'"architecture globale de sécurité"

*****************************************************: http://www.lyoncapitale.fr/index.php?menu=01&article=6581

Manif anti-Hortefeux : tentative de fichage de militants lyonnais ? (03/11/2008 )

Il est 13h30 devant la Brasserie Georges à Perrache. Deux cars attendent la centaine de militants lyonnais pour les conduire à Vichy où une manifestation doit se dérouler ce lundi soir contre le sommet européen sur “l'intégration” organisé par le régional de l'étape Brice Hortefeux. Problème : des policiers en faction devant les cars veulent contrôler les identités et noter les adresses de toutes les personnes qui souhaitent monter à l'intérieur.

Les organisateurs du voyage hurle à la tentative de fichage. “Rien de tout cela, corrige le commissaire de la Sécurité publique en charge de l'opération. Nous avons une réquisition du procureur de la République pour la journée de lundi dans tout le secteur de Perrache. Nous recherchons des personnes”.

Nous n'en serons pas plus. Car, à peine sommes-nous arrivés sur les lieux que le commissaire décide subitement de ne plus procéder aux contrôles d'identité mais à une simple “visite du bus”. “Nous ne sommes pas là pour semer le désordre”, se justifie-t-il.

Le dispositif levé, les deux cars ont pu partir pour Vichy où des arrestations de militants ont déjà eu lieu (lire sur Libélyon).

Des Manifestants lyonnais ont toutefois été controlés, cinq environ. L‘un deux nous raconte : “nous marchions en petit groupe en direction des cars. Ils ont contrôlé nos identités, noté nos noms et procédé à une fouille au corps pour les hommes”.

Ces militants ne croient pas une seule seconde au hasard : “ce dispositif avait clairement pour objectif de ficher les acteurs de mouvements sociaux un minimum contestataires”.

Le “collectif lyonnais contre le sommet de Vichy" réunit notamment des organisations comme RUSF, RESF, SUD-Etudiants la CNT et la Ligue des droits de l'Homme. Ils entendent dénoncer à Vichy, “ce discours de façade” sur l'intégration : “derrière, il y a le durcissement des politiques européennes de l'immigration sous l'impulsion du gouvernement Sarkozy qui juge ce dossier incontournable dans le cadre de la présidence française de l'UE”. Le “contre-sommet” doit se terminer par un meeting à 20h dans la ville de Cusset, en périphérie de Vichy.

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http://www.liberation.fr/societe/0101166786-interpellat...lgame

A Vichy, des manifestants dérapent

Quatre personnes, qui portaient des uniformes rayés de prisonniers, ont été arrêtées aujourd'hui à Vichy. Elles entendaient dénoncer la politique européenne d’immigration alors que se tient une conférence sur le sujet dans la ville.

198 réactions

Manifestants interpellés par les forces de l’ordre, à Vichy.

Manifestants interpellés par les forces de l’ordre, à Vichy. (AFP)

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Des manifestants déguisés en prisonniers de camps de la Seconde guerre mondiale afin de dénoncer la politique européenne d’immigration ont été interpellés aujourd’hui à Vichy, où se tient jusqu’à demain une conférence européenne controversée sur le sujet. Il s’agit de la troisième conférence ministérielle européenne sur l’intégration, qui intervient après l’adoption du Pacte européen sur l’immigration et l’asile lors du sommet de Bruxelles du 16 octobre.

Quelque 80 manifestants réunis à l’appel d’un mouvement altermondialiste, «Les désobéissants», sont partis de la gare vers 15h30, avant d’être bloqués par un cordon de CRS 100 mètres plus loin.

Les quatre interpellés portaient des uniformes rayés de prisonniers et des étoiles avec les inscriptions «Sans papiers» et «étrangers», histoire de «faire l’amalgame» entre la période vichyste et l’époque actuelle.

Xavier Renou, à la tête du petit mouvement, a expliqué, avant d’être interpellé, avoir «choisi de faire le rapport entre le dispositif de la fin des années 30 et les politiques actuelles de l’Europe en matière d’immigration», contrairement aux mots d’ordre de la grande manifestation «unitaire» de 18 heures.

«Nous dénonçons l’évolution inquiétante des politiques migratoires au niveau européen, qui nous rappellent les prémices des politiques qui ont mené à la déportation à la fin des années 30», a-t-il expliqué.

«Rafles, camps, déportation. L’Europe assassine», pouvait-on lire sur la banderole rouge déployée par les manifestants.

Les «désobéissants» comptaient rejoindre la grande manifestation, prévue en fin d’après-midi, lancée à l’appel d’un collectif rassemblant le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), la CGT, le PS, le Syndicat des avocats de France ou encore le Réseau éducation sans frontières (RESF).

A Lyon, deux cars transportant une centaine de manifestants devant se rendre à la manifestation, sont restés bloqués pendant trois quarts d’heure en gare de Perrache en raison de contrôles d’identité. Les deux cars sont finalement partis après une vingtaine de contrôles, avec 45 minutes de retard

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http://libelyon.blogs.liberation.fr/info/2008/11/contrl....html

Contrôles d'identité avant manifestation anti-Hortefeux

SOCIETE - Deux cars de militants était prévu lundi au départ de Lyon, pour rejoindre Vichy où doit se tenir à partir de 18h une grande manifestation contre la politique européenne d'immigration. Mais lorsque les premiers militants sont arrivés autour de la gare de Perrache, d'où devaient partir les cars, la police était là, qui les attendait pour noter les identités...

Officiellement, il y avait eu des "incidents" dans le quartier, et il fallait relever les noms de tout le monde. Les premiers militants se sont laissés faire et les agents ont relevé "cinq ou six identités". Puis les suivant ont refusé "ce fichage" et sont restés à parlementer devant le bus, durant une bonne demi-heure. Les agents ont finalement renoncé et les car ont pu partir, pour l'Allier, avec trois quarts d'heure de retard.

A Vichy, d'autres manifestants, déguisés en prisonniers de camps de la Seconde guerre mondiale, ont été interpellés en début d'après-midi (lire sur Libé.fr). Réunis à l'appel du groupuscule altermondialiste "Les désobéissants", ils étaient partis à 80 de la gare, vers 15H30, avant d'être bloqués par un cordon de CRS, cent mètres plus loin. Quatre personnes ont été interpellées. Elles portaient des uniformes rayés de prisonniers et des étoiles avec les inscriptions "Sans papiers" et "étrangers".

La grande manifestation prévue en fin d'après-midi a été lancée à l'appel d'un collectif rassemblant le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples), la CGT, le PS, le Syndicat des avocats de France ou encore le Réseau éducation sans frontières (RESF).

La troisième conférence ministérielle européenne sur l'intégration, qui intervient après l'adoption du Pacte européen sur l'immigration et l'asile lors du sommet de Bruxelles du 16 octobre, se tient lundi et mardi à Vichy.

Ol.B. (avec AFP)

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Si les finalités de la politique Hortefeux et celle de la politique nazi sont différentes, les moyens sont hélas semblable :

- rafle

- incitation à la délation

- attaque contre les personnes solidaires

- vraie-fausse convocation en préfecture pour mieux interpeler

Rédigé par: Rouquette | le 03/11/2008 à 19:01

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> suite : Vichy : récit à vif de la mobilisation...

4 novembre 2008 vers 11 h

Après regroupement des deux manifs lorsque le cortège est allez a la salle du meeting il y a également eu une attaque contre une fourgonnette de flic, le par brise est explosé est la voiture obliger de partir précipitamment en marche arrière ! Ils surveillaient la fin du cortège ou se trouvaient les plus énervés pour essayer de créer un groupe pour retourner à vichy, à une seul caisse... forcément au bout de 10 mn certains n’ont pu résister. Sinon avec les "toto" et autres hommes en noir il y avait des mecs de les quartiers du coin, ça fait plaisir de voir tout ce petit monde ensemble !

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4 novembre 2008 vers 10 h

bavure sur un mineur rue de paris le gamin s’est fait envoyer bouler sur un camion , j’ai vu la gifle arriver j’ai crié bavure et on s’est fait charger les condés étaient super énervés arrestation d’un type rue de paris aussi j’ai pas réussi à avoir son nom mais à priori c’est un vichyssois...

> 30 arrété-e-s !

le site du monde parle de 30 arrestations de manifestant-e-s.