RWANDA ou RUANDA ?

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Les grandes puissances se livrent un combat sans merci pour le contrôle des minerais et des ressources stratégiques en Afrique. Le génocide rwandais qui revient sur le devant de la scène depuis les récentes accusations du juge Jean-Louis Bruguière envers l'actuel président Paul Kagamé est un rideau de fumée pour cacher les complicités françaises avec les F.A.R. et les Interhamwes durant les massacres. Et au Darfour, l'horreur continue.

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RWANDA OU RUANDA ?
Une mise au point nécessaire :
La mise en examen et le mandat d'arrêt international lancé par le juge Jean-Louis Bruguière contre huit proches de M. Paul Kagame actuel président du Rwanda, et la désignation de ce dernier par la « Justice » française comme étant le donneur d'ordre dans l'attentat contre le président Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994, vient d'aboutir à une rupture des relations diplomatiques entre la France et le Rwanda.
Cet attentat qui a été le signal déclencheur du dernier grand génocide du XXème siècle, a déjà été largement commenté dans le rapport 1271 de l'Assemblée Nationale, dit «Rapport Paul Quiles», commandité à chaud après le génocide pour tenter de faire la lumière sur ce que nous ne pourrons jamais considérer comme un « détail de l'Histoire », à savoir, un million de personnes liquidées à la machette en moins de trois mois sous l'œil « impuissant » des Nations Unies.
On y apprend ainsi de source sûre, preuves à l'appui, que des milliers de machettes anglaises d'excellentes qualité avaient été livrées à Kigali quelques temps avant les massacres, que la gendarmerie ruandaise, proche des génocidaires, était entraînée par nos braves gendarmes d'élite, parmi lesquels figurait l'inévitable Paul Barril, puisque celui-ci était présent au moment des faits et assurait encore la « sécurité rapprochée » du président Habyarimana quelques jours avant l'attentat. On sait aussi que l'Opération Turquoise était prévue avant tout pour assurer la retraite des génocidaires vers la région des Grands Lacs, retraite durant laquelle l'armée française a assisté à des massacres et même, selon certains témoins de l'armée canadienne, favorisé ceux-ci. Quand au missile Sol Air de fabrication russe qui a abattu l'avion, des numéros qui indiquaient un transit certain par Djibouti ont bizarrement été modifiés en cours d'enquête, si bien que les futurs juges du T.P.I. qui seraient éventuellement en charge du procès ne pourront plus prouver grand-chose.
L'habileté de la manœuvre du juge Jean-Louis Bruguière. n'échappe à personne. A la guerre, la meilleure défense demeure souvent l'attaque. De plus en plus de documents étayés attestent de la connivence étroite qui existait entre les autorités françaises et les groupes génocidaires, l'un de ces documentaires "Kigali, des images contre un massacre" (preuve encore accessible sur le site officiel de la châine ARTE et conservée sur <http://rushes.free.fr/arteKigali.htm> ). Ce constat terrible,diffusé dans en novembre 2006 sur la chaîne ARTE va jusqu'à nous montrer comment France 2 a eu le culot de nous faire passer en 1995 une foule de Hutus assassins pour des Tutsis acclamant l'armée française libératrice. On est ici en face d'une opération de désinformation digne d'un Goebbels maquillant Oradour sur Glane en camp de vacances. C'est pourquoi, malgré l'immense capacité de nuisance dont semble disposer le juge Jean-Louis Bruguière nous tenons a rappeler que la vérité ne sortira pas de l'écran de fumée qui est actuellement dressé par ses services aux ordres de Matignon. M. Noël MAMERE nous a signalé par écrit (sur papier en-tête de l'Assemblée Nationale/copie disponible sur demande) qu'il avait à cœur de suivre cette affaire et que de nombreux députés de l'opposition tenaient à jour ce dossier brûlant où le rapport 1271 n'apparaît être qu'un préambule à ce qui pourrait bien être une accusation en bonne et due forme de complicité de génocide du gouvernement français. Nous comptons aujourd'hui sur leur protection de principe, et surtout, nous ne voulons à aucun prix que la diversion tactique des services spéciaux français puisse servir à cacher ce qui se passe actuellement au DARFOUR. Car le scénario est le même là-bas.
Au Ruanda, qui s'écrit maintenant Rwanda, il y avait du coltane enfoui sous les vertes collines à thé. Le coltane, un minerai aussi stratégique que cet uranium maudit qui est abondant juste à côté, dans l'ex Zaïre. Les USA en avaient un urgent besoin pour leur téléphonie mobile, la France aussi. La France et les Etats-Unis se livrent depuis 15 ans une guerre sans merci dans cette région, maudite des Grands Lacs. Il le font, comme toujours, par peuples interposés. M. Paul Kagamé qui s'exprime désormais en anglais a été formé à West Point ainsi que tous les cadres du FPR Tutsi. En face, l'Elysée formait ses Interhamwes tandis que les marchands d'armes internationaux s'occupaient des machettes. Radio Mille Collines, animée par un fasciste belge, a appelé les Hutus au meurtre pendant des mois sans que l'ONU daigne brouiller ses fréquences (soi-disant pour un problème technique). Tout était prêt. Alors qu'importe qui a lancé l'allumette ! Nos impôts directs et indirects, tous comme ceux des citoyens américains, ont servi à organiser les conditions d'un génocide scientifiquement conçu. A chaque TVA, chaque baguette de pain, chaque litre d'essence, nous avons cotisé pour que nos élus organisent ce crime contre l'humanité. Et ça continue de plus belle !
Au Darfour, il suffit de savoir que nos nouveaux amis Chinois se sont installé un oléoduc hautement stratégique dans la zone sud Soudan pour comprendre pourquoi la France, présente sur la frontière, n'est pas vraiment en phase avec Washington et le gouvernement soudanais. Prises en étau, les populations de la région en meurent aussi sûrement qu'à coups de machettes, mais c'est un peu plus lent. Déjà 300 000 victimes. Le « french doctor » Jean-Christophe RUFFIN s'en alarme, comme bien d'autres humanitaires, mais le problème ne se réglera pas tant que notre justice antiterroriste n'aura pas retrouvé l'impartialité qui doit être la sienne, au moins sur le plan des affaires de génocides. Nous osons espérer que les socio démocrates qui semblent bien partis pour emporter le pouvoir en 2007, oseront franchir le pas afin d'incarner dans ce domaine une véritable politique de rupture. A défaut, l'Histoire jugera les complices et les donneurs d'ordre plus durement encore que les exécutants. Pour ceux qui chercheraient à en savoir plus : rapport 1271. <http://www.assemblee-nationale.fr/dossiers/rwanda/r1271.asp Disponible sur commande à la Documentation Française. Extraits en site.
E.P.U.
El Pueblo Unido jamas sera vincido



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Commentaire(s)

> > RWANDA ou RUANDA ?

Tout le monde s'en fiche, c'est vraiment merveilleux d'être Blanc en Europe.

Moussa Diop