quelle liberté ?

Mis a jour : le dimanche 29 novembre 2020 à 20:40

Mot-clefs: contrôle social actions directes citoyensvigilants paciflics
Lieux: Bordeaux et paris

De nouveaux rassemblements et « marches des libertés » se sont déroulés samedi 28 novembre un peu partout contre la proposition de loi « sécurité globale » (adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale le 24 novembre), notamment à Paris, Lyon, Bordeaux, Lille, Reims, Rouen, Toulouse ou Brest. Soit entre 130 000 et 500 000 manifestants en tout selon le bord des petits comptables de masse. Dans la capitale, la manifestation initialement interdite puis autorisée sur le parcours convenu des défilés de gôche entre les places de la République et de Bastille, était à l’initiative du collectif « Stop loi sécurité globale », composé de syndicats de journalistes, d’ONG droitsdelhommistes et autres crapules politiciennes. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu, au grand dam des organisateurs et d’une partie des dizaines de milliers de manifestants (de 46 000 à 200 000) qui ont sifflé à plusieurs reprises les émeutiers.

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Beau comme la Banque de France réchauffée par des flammes de la colère

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Parmi les paradoxes qu’on a pu remarquer à Paname, ce sont d’un côté des organisateurs journaflics qui défendaient leur droit de filmer respectueusement la poulaille en action –mais aussi en même temps et dans un même mouvement de capter les révolté.e.s qui s’en prennent à elle ou réagencent l’architecture urbaine, avant de livrer aux tribunaux ces mêmes vidéos qui aident à les condamner–… et d’un autre côté ce kiosque à journaux flambé place de la Bastille. Certains avaient manifestement identifié que la fameuse liberté des encartés de la presse n’est depuis longtemps rien d’autre que celle de relayer la propagande du pouvoir et de diffamer ceux qui s’en prennent à lui.

En matière d’images, un autre moment n’aura échappé à personne, lié d’une manière ou d’autre à la fausse question de la symétrie des moyens employés, bien résumé par les slogans citoyennistes de type « Police floutée, justice aveugle »,  « Baissez vos armes on baissera nos caméras » ou encore illustré par ces milliers de manifestants brandissant en l’air leurs téléphones portables allumés, tout en criant de Liberté, Liberté à l’appel d’un camion-sono. Une vidéo bien entendu relayée avec gourmandise sur les réseaux sociaux par ceux qui se sont fait une spécialité de la récupération des révoltes des autres et de la défense d’une police bio, comme le journaflic David Dufresne, récent coauteur d’un ouvrage sur le sujet en collaboration avec Julien Coupat et Antonin Bernanos (Police, ed. La Fabrique, 2020). Il faut dire que l’éditeur qui les a réuni pour l’occasion n’est rien moins que le vieux promoteur du fameux « La police avec nous ! ».
Le téléphone portable érigé en symbole absolu d’une Liberté majuscule à défendre, il fallait vraiment se pincer pour y croire en ce samedi 28 novembre place de la Bastille, sans vomir devant cette masse d’appareils d’aliénation et de surveillance tendus à bout de bras, comme dans n’importe quel concert contemporain ou spectacle transformé en simulacre de contestation.

Face à cette affligeante mise en scène démocrate par les tenants d’une autorité alternative, d’autres pratiques minoritaires ont heureusement éclaté lors de cette manifestation, comme l’incendie de caméras de vidéosurveillance urbaines, proposant un possible chemin asymétrique, qui ne serait pas de reproduire et décupler la vile pratique policière ou citoyenne de filmer l’adversaire, mais de mettre fin pour de bon à ces gestes délatoires contre quiconque, au profit d’un agir sans médiation contre tout ce qui nous opprime.
Comme l’affirmait d’ailleurs déjà sur le fond un petit texte dialogué paru il y a quelques années à propos de tout capteur d’illégalismes, «  la preuve par l’image est mensongère, non qu’elle dise le faux mais parce qu’elle affirme être le vrai. Prétendre n’être que spectateur, neutre, exempt des rapports de force en cours, est une illusion, c’est déjà une prise de partie, même indirecte. À ce titre, aucun preneur d’image ne peut être considéré comme extérieur à l’action, il en fait partie, mais du mauvais côté, celui qui fige ce qui est mouvant, virtualise ce qui est vivant, spectacularise ce qui est rage et passion, et en fin de compte participe à la neutralisation du potentiel subversif de tout acte d’attaque. » Sans compter que face à la répression, « En filmant, plutôt que de tenter, par l’action, d’empêcher que ces violences policières soient commises, non seulement on les laisse faire au nom d’un hypothétique futur procès, mais on réprime surtout celles et ceux qui pourraient vouloir agir directement contre ces exactions policières afin de leur renvoyer un peu de la monnaie de leur pièce. Qui voudrait se débattre en donnant des coups lors de son interpellation si des photographes ou vidéastes le filment ? Qui voudrait aller chercher un copain dans les mains des keufs en étant photographié-e sous tous les angles ? Si quelques un-es, jouant de la justice contre la police, arrivent à se faire innocenter, on sait tou-tes que la plupart seront condamné-es. C’est une illusion de penser qu’une simple vidéo peut changer le rapport de force structurellement défavorable constitué par un des appareils du pouvoir, l’institution judiciaire« .

Plus globalement, sur un thème aussi banal que celui des « violences policières » qui permet d’occulter qu’un des problèmes est la police tout court, soit l’organisation institutionnelle de gardiens de la paix sociale pour défendre et préserver les intérêts de la domination en prétendant de fait au monopole de la violence légitime, certain.e.s ont tout de même illustré une petite partie des intérêts que la flicaille défend jour après jour : de cette Mercedes de bourges livrée aux flammes sur le parcours, à la façade de la Banque de France copieusement incendiée, et jusqu’à ces autres agences bancaires (dont une BNP saccagée après ouverture forcée de son rideau de fer), d’assurance ou vitrines de commerces (comme Bärenstark, concessionnaire de motos BMW) défoncées.
A plusieurs reprises, du matériel de chantier détourné de sa fonction gentrificatrice (boulevard Beaumarchais ou dans celui autour de la colonne de Juillet) a également pu servir de bouclier, de barricades et de projectiles, avec au final un bilan provisoire de la préfecture donnant 46 arrestations, dont 27 personnes en garde à vue, mais aussi 23 policiers et gendarmes blessés.

Enfin, il va de soi que les braves organisateurs parisiens de la coordination StopLoiSécuritéGlobale à l’initiative de ce défilé a fait son sale travail –à l’unisson avec le ministère de l’Intérieur– en dénonçant « fermement » les « quelques dégradations et violences », notamment celles « contre des policiers sur la place de la Bastille » qui ont évidemment eu lieu « après » [sic] la fin de la manifestation, en précisant dans son communiqué : « Nous ne pouvons accepter qu’une poignée de personnes impose par la force leur stratégie de contestation à des centaines de milliers d’autres manifestants pacifiques ». En même temps, quand on revendique une justice juste, une police policée et un État sans « dérive autoritaire », il ne faut pas trop en demander non plus à ces larbins d’un ordre meilleur.

A Bordeaux où ont défilé entre 6000 et 20 000 manifestants, précisons également que des enragé.e.s ont notamment provoqué un départ de feu sur la voie du tram, cours d’Alsace-et-Lorraine, et que des vitrines de magasins ont été brisées dans la très commerçante rue Sainte-Catherine, dont celles de la FNAC, H&M, McDonalds et des Galeries Lafayettes… provoquant l’indignation du maire de Bordeaux, Pierre Hurmic (EELV) qui avait participé à la manif, comme celle du parti socialiste local (« Ces violences inacceptables brouillent le message des manifestants parmi lesquels nous figurions »). En fin de compte, à travers ce genre de déclarations, les politiciens ne font que confirmer une évidence, à savoir que parmi les piliers de l’ordre existant au-delà de tout uniforme, ils pourraient constituer une cible de choix, y compris au sein même des cortèges. En tout cas pour qui aspire encore à une liberté qui ne soit pas synonyme de vague désir d’un libéralisme mieux régulé par l’Etat sous forme de « droit à, liberté de », mais est par définition un rapport antagoniste et hostile à toute autorité…

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Commentaire(s)

> Journaflics et "personnalités"...

Et ils y vont de leurs lettres ouvertes et autres tribunes signées par les journaflics bien pouris des merdias et par des "personnalités" (personnes médiatiques, riches et plus ou moins célèbres et complices du pouvoir, qui aspirent chaque jour à vivre sous cet ordre policier qui protège leurs propres (et sales) positions de pouvoir...), pour demander au gouvernement de retirer l'article 24.

On entend dans leurs belles tribunes humanistes beaucoup moins parler de supprimer la loi de sécurité globale dans son ensemble, encore moins d'une remise en question de la surveillance généralisée qui va crescendo quoi qu'il arrive. Quant à l'abolition de la police, aucune surprise à venir, il faudra attendre plus qu'un peu avant que ces "personnalités" dignent se pencher sur cette option...
Dans la vrai vie, des flics, plus ça va, plus il y en a et plus ils sont armés, mais très peu de ces braves "personnalités" en parlent...!

Sinon, ils sont rendus à 62 blessés chez les keufs aux dernières annonces. Si seulement c'était vrai, mais les ampoules aux pieds, luxations de coudes et autres tendinites (...) doivent sûrement être prises en compte.

Pour les prises vidéos, si elles peuvent être dans certains cas contre productives (dans les manif entre autre), elles sont quand même bien utiles, surtout dans les quartiers, quand elles deviennent la seule arme pour se défendre des keufs et prouver son innocence devant leurs cours de justices...

Abolition de l'état et de toutes les polices (dont celle qu'on peut avoir dans nos têtes!)!

> originalité toulousaine

aucune orga n'a appelé à la manif, rien sur démosphère

seulement un appel sur iaata

et pourtant plusieurs milliers de manifestant-e-s

https://iaata.info/Contre-la-loi-securite-globale-RDV-samedi-28-a-Toulouse-17h-metro-Capitole-4527.html

> Gardez votre aigreur

Tout ce verbiage sans proposer aucune alternative.
Et pour en arriver à casser du sucre sur le dos de Julien Coupat et Antonon Bernanons (toujours soumis à contrôle judiciaire )!
On aurait préféré voire votre participation aux manifestations !

> Nouveau décompte

Nouveau décompte des flics "blessés" pendant les manif: 98 (suivant le mnistère de l'intérieur)!
Bien entendu, aucun remise en question de ce chiffre qui évolue lentement mais surement dans les médias mainstream signataires anti article 24...

> Abolition de l'état, abolition de la police

Super article. Vraiment l'article que j'attendais.
Commenté dans l'émission Lundi matin sur Radio libertaire. Podcast sur anarchiste.info
https://www.anarchiste.info/radio/libertaire/emission/lundi-matin/

> C'est celui qui...

Laisser entendre, en faisant recours à une pseudo-logique tordue (“Si ce n'est toi, c'est donc ton frère... quelqu'un des tiens”) que Julien Coupat défendrait une “police bio”, après sa mise en accusation pour terrorisme et sa détention, décrit plus votre esprit d’inquisiteurs que ceux que vous voudriez stigmatiser.

> Abolition de la police, abolition de l'état

J'ai pas vu d'allusion "tordue" dans cet article. Si c'est de ce passage qu'il s'agit
"Une vidéo bien entendu relayée avec gourmandise sur les réseaux sociaux par ceux qui se sont fait une spécialité de la récupération des révoltes des autres et de la défense d’une police bio, comme le journaflic David Dufresne, récent coauteur d’un ouvrage sur le sujet en collaboration avec Julien Coupat et Antonin Bernanos (Police, ed. La Fabrique, 2020). Il faut dire que l’éditeur qui les a réuni pour l’occasion n’est rien moins que le vieux promoteur du fameux « La police avec nous ! ».
C'est facilement vérifiable, Coupat a bien co-écrit un ouvrage avec Dufresne, qui présente ainsi son blog "allo place Beauvau":
"Parce que la police est une force publique, au service de tous et soumise au regard de tous, Mediapart propose de data-visualiser une partie de ses pratiques."
Ouvrage également co écrit avec Lordon, qu'on ne présente plus sur Indymédia Nantes.
Et publié par Eric Hazan, qui a bien écrit un article autour du slogan "La police avec nous", commenté sur Indymédia Nantes:
https://nantes.indymedia.org/articles/34189

> Ca fait du bien !

Merci pour cet article, ça fait partie des rares qui remettent bien les pendules à l'heure.

Quand à @x l'anti-aigreur, avec ses arguments à deux balles
- version soce-dem : "pfff, aucune alternative proposée!",
- vserion RG : "vous étiez même pas là!"
- version lundi matin/nantes révolté : "mais heu! mes idoles!"

Un beau condensé !

Comme dit dans le commentaire précédent, tout est vérifiable. Ces personnes ont bien écrit un livre ensemble chez Azan le pro "la police avec nous". Drôle de mélange..? Ou pas.

En tout cas c'est pas parce que tu (as) fait de la taule qu'on peut pas répondre ou critiquer tes prises de position publique, tes actes, ou avec qui tu t'associe.

Certainement pas quand il s'agit de dufresne, coupat, azan ou lordon

Feux aux prisons!

> qui est votre ennemi ?

au fait vous utilisez des luttes sociales pour vous en prendre à des personnes que vous voyez comme vos adversaires.
Si vous participez aux luttes, vos auriez d’autres soucis en ce moment

> justement

C'est parce qu'on y participe qu'on tient à clarifier des choses.

Sinon quoi, contre "l'ennemi commun", silence dans les rangs ? C'est quoi cette vision leniniste des luttes ?

Même quand des dufresne et autres la récupèrent ?

> Qui est mon ennemi?

Toute personne qui se permet d'assoir son autorité sur d'autres qu'elle méprise ou considère juste comme inférieur.e.s est mon ennemi!

Toute personne qui se sert de la lutte pour assoir ses ambitions politiques (et donc son pouvoir personnel) est mon ennemi. Et ce, d'autant plus que cette personne soit riche (voir célèbre, avec accès aux médias) et qu'elle se sert de la lutte légitime de milliers de personnes beaucoup plus pauvres et précaire qu'elle.

Toute personne qui prend la parole publiquement et médiatiquement afin de juger de la bonne ou mauvaise façon de lutter en s'affirmant représenter les milliers ou millions d'autres qui ne la mandatent pas pour ça est mon ennemie.

Si des alliances momentanées peuvent voir le jour (malgré des désacords structurels) et que ces alliances ensuite sont instrumentalisées pour autre chose que mettre à mal un ennemi commun, l'instrumentalisation de ces alliance sera faite par un ennemi (d'autant plus dangeureux qu'il me connaitra bien et m'instrumentalisera afin de soummetre mes ami.e.s et camarades).

Lorque l'on commence à chercher, à remettre en question, à lutter, à s'opposer au monde imposé par le pouvoir, il ne faut surtout pas s'attendre à un chemin tout tracé de certitudes, mais bien un chemin qui évolue sans cesse et est très rarement confortable. Ce chemin est avant tout une recherche libératrice, émencipatrice.
C'est un chemin ou toujours tout restera à faire. Et où chaque acqui gagnera à évoluer et à être donc remis en question afin d'aller plus loin (plus loin, c'est à dire pas à reculon, que ce soit clair!).

Etudier l'histoire et bien comprendre comment toutes (et oui, toutes!) les révolutions finissent par être instrumentalisées par les autoritaires qui eux finissent immancablement par trahir leur pseudo allié.e.s et installer un état répressif, permet de comprendre qui sont et seront ennmis (ce livre d'Alexandre Skirda peut aider à comprendre mon propos: Les Anarchistes russes, les soviets et la révolution russe de 1917. Mais il y en a beaucoup d'autres, à commencer par les nombreux textes écrits sur le sujet à propos (et lors de) de la zad de NDDL)

> riposte globale

Riposte Globale : Manifestation samedi 5.12 17h métro Capitole

et dimanche assemblée de luttes 14h30 sous l’arche de la médiathèque Marengo
venons masqué.e.s, restons solidaires

Samedi 28.11 était une journée de manifs dans toute la France contre la loi sécurité globale (LSG). A Toulouse, un appel sur internet a réuni plusieurs milliers de personnes dans le centre ville, pour une manif non déclarée, au parcours non défini par la préfecture. Cette manif a montré que nous sommes beaucoup à partager la même détermination, le même refus.
Refus de ces lois sécuritaires bien sûr, mais surtout de ce qu’on voit se profiler : alors que les conditions de vie se dégradent, l’État se prépare à répondre à la colère sociale qui monte en renforçant son arsenal.

Nous refusons de demander un retour au maintien de l’ordre d’hier. On ne se fait pas non plus d’illusions sur une réforme de la police. Ce n’est pas par « mauvaise doctrine » qu’ils nous attaquent, mais parce que ce sont les forces de l’ordre, ce même ordre qui nous écrase et qu’il s’agit de renverser. Il n’y a donc rien à attendre des personnes qui veulent réformer la façon de nous écraser.

Samedi dernier, poursuivant les pratiques qui avaient fait la force des Gilets Jaunes, personne n’est allé demander la permission de la préfecture, ce qui nous a permis l’accès au centre ville et a compliqué la tache de la police pour empêcher la manif.

Continuons sur cette lancée, dès samedi pour un 2nd round.

Nous avons aussi besoin de nous retrouver pour nous organiser (en vrai, pas juste sur les réseaux, on en a bien besoin). RDV dimanche pour une assemblée pour la riposte globale ! Un point de départ pour de futures actions, manifs… à décider ensemble.

Samedi manif : 17h métro Capitole

Dimanche AG : 14h30 sous l’arche de la médiathèque (Marengo)

venons masqués, restons solidaires

https://iaata.info/Riposte-Globale-Manifestation-samedi-5-12-17h-metro-Capitole-4541.html

> "qui est mon ennemi"

On dirait une prêche le truc de "qui est mon ennemi", ça me fait un peu flipper les petits soldats du gauchisme ou de l'anarchisme, ou de je ne sais quoi.
Y a déjà un "catéchisme révolutionnaire", écrit par un certain Nechaiev qui était la pire des crapules politiciennes, à voler des documents personnels chez les gens qui l'accueillaient chez eux, pour pouvoir faire du chantage ensuite.
Sinon, je n'ai rien contre les mysthiques, au contraire je leur trouve un côté attachant, mais tant que ça reste dans le cadre stricte d'une religion ça me va, quand ces attitudes débordent vers un cadre plus proche je trouve ça flippant. Définir des règles, définir qui est ton ami et qui est ton ennemi, c'est assez inutile, à moins d'avoir besoin de le dire et l'écrire pour s'en persuader soi-même, parce que oui, parfois les pires autoritaires ils savent convaincre qu'ils sont sympas et attentifs aux autres, et à moins d'avoir beaucoup d'intuition, ça se voit pas forcément si la personne en face de toi c'est un connard ou quelqu'un d'amical et de confiance.