Le CRIF à la manoeuvre contre les antiracistes

Mis a jour : le jeudi 8 octobre 2020 à 14:44

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Faut-il le rappeler ? L’antisionisme est une opinion et l’antisémitisme un délit. Criminaliser le premier constituerait une atteinte à la liberté d’expression. Cela relèverait, en outre, d’un analphabétisme historique : l’écrasante majorité des Juifs qui, dans l’entre-deux-guerres, rejetaient le sionisme étaient-ils antisémites ? Et la majorité des Juifs qui, aujourd’hui, choisissent de ne pas vivre en Israël, sont-ils antisémites ?

On croyait qu’il n’y aurait jamais pire président du CRIF que Richard Prasquier et Roger Cukierman. Erreur: Francis Kalifat les bat à plates coutures. Grâce à lui, l’acronyme CRIF prend son véritable sens : Conseil représentatif d’Israël en France.

La France s'apprête-t-elle à violer le droit européen ? C'est ce que laisse supposer Jean Castex dans sa réponse à l'actuel président du Crif (Conseil « représentatif » des institutions juives de France). Le 16 septembre dernier, en effet, le Premier ministre a reçu Francis Kalifat.

Le Crif, NON DEMENTI, commente sur son site internet : « Francis Kalifat a ensuite attiré l'attention de Jean Castex sur la récente condamnation de la France devant la Cour européenne des droits de l'Homme pour la condamnation d'auteurs d'actes et d'appels au boycott d'Israël. Le Premier ministre l'a assuré que la circulaire Alliot-Marie faisait toujours référence en la matière et que la doctrine de France en matière de répression de l'appel au boycott n'avait pas changé. »

Dans ces conditions, difficile de nier l’influence du CRIF sur l’Etat pour qu’un premier ministre passe outre la condamnation de la France par la CEDH et continue au contraire à suivre les directives du CRIF pour criminaliser le boycott.

De quoi s'agit-il ?

La Cour européenne des droits de l’homme a condamné jeudi 11 juin la France dans l’affaire des appels au boycottage de produits israéliens. Des militants avaient été condamnés pour incitation à la discrimination économique envers des personnes en raison de leur appartenance à une nation. Cette décision, très attendue, vient contredire la jurisprudence de la Cour de cassation.
La Cour de Strasbourg juge à l’unanimité que la France a violé l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme sur la liberté d’expression. Elle rappelle que cet article « ne laisse guère de place pour des restrictions à la liberté d’expression dans le domaine du discours politique ou de questions d’intérêt général. Par nature, le discours politique est souvent virulent et source de polémiques. Il n’en demeure pas moins d’intérêt public, sauf s’il dégénère en un appel à la violence, à la haine ou à l’intolérance. »

Le CRIF n’a jamais accepté cela et apparemment le premier ministre français non plus ! Les attaques contre les antifascistes/antisionistes n’ont jamais cessé, couvertes par la classe politique :

https://iaata.info/Le-president-du-CRIF-Midi-Pyrenees-diffame-et-menace-le-Collectif-Palestine-4343.html

http://www.ujfp.org/spip.php?article7500

http://www.ujfp.org/spip.php?article7920

https://rebellyon.info/Sur-le-CRIF-et-L-appel-au-boycott

Tout cela est bien expliqué par  Dominique Vidal dans son blog
https://blogs.mediapart.fr/dominique-vidal/blog/290920/jean-castex-va-t-il-violer-le-droit-europeen

Il n'y a là aucune thèse nauséabonde, c'est l'idéologie et les pratiques du CRIF qui sont nauséabondes et qui doivent être dénoncées.

Commentaire(s)

> Article refusé.

doublon de https://nantes.indymedia.org/articles/51300

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