URGENT : expulsion imminente au Village Du Peuple - Besoin de renforts !

Mis a jour : le mercredi 14 octobre 2020 à 22:28

Mot-clefs: Ecologie Resistances logement
Lieux: donges

edit : Plusieurs sources nous confirment que l'expulsion du village du peuple aurait lieu jeudi 15 oct. au matin. Des pelleteuses seraient prévues pour détruire rapidement les bâtiments.

Besoin de renfort sur place dès ce soir et dès demain matin !
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Les choses s’accélèrent au Village du Peuple à Donges (lieu-dit la Petite Lande). Mardi 6 octobre, les forces de l’ordre pourront en toute légalité pénétrer les lieux pour y expulser ses habitants, et commencer à bétonner les 60 hectares autour du lieu. Sur place un collectif se prépare à résister à l’envahisseur. Ils appellent à des renforts humains et matériels urgent !

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Depuis 1 an et demi le Village du Peuple, situé au nord de la Loire sur la commune de Donges se dresse face à un projet de zone industrielle qui doit couvrir pas moins de 60 hectares de terres humides, arables, de bois et de pâturages.

Situé quasiment en face du Carnet de l’autre côté de la Loire au nprd, il s’agit d’un des grands projets destructeurs de l’estuaire. L’agglomération de communes de Saint-Nazaire et alentours, la tristement célèbre CARENE, compte bétonner ainsi de nouvelles surfaces agricoles et naturelles, saturer ce qu’il reste d’air respirable à Donges de pollutions chimiques, ajouter de nouveaux risques industriels à ceux nombreux qui planent déjà au-dessus du bassin nazairien.

Pas moins de 9 sites SEVESO « Seuil haut » jalonnent l’estuaire sur environ une dizaines de kilomètres autour de Donges, souvent distants de quelques centaines de mètres les uns des autres. C’est la plus haute concentration de sites SEVESO de la côté ouest. C’est un risque majeur que les industriels et la CARENE derrière eux font déjà porter à tout l’estuaire !

Alors que le projet d’extension du port autonome au Carnet semble avoir du plomb dans l’aile, l’urgence écologique de l’instant pourrait bien se situer de l’autre côté de la Loire, à Donges… C’est ce que laisse penser en tout cas les positions de David Samzun, maire de Saint-Nazaire et président de la CARENE, qui voit peu d’intérêt à développer l’industrie au sud de la Loire (cf https://actu.fr/pays-de-la-loire/saint-nazaire_44184/projet-portuaire-conteste-du-carnet-le-maire-de-saint-nazaire-dubitatif_36273414.html ).

Ce notable et grand baron de la région reproche ainsi au Port de Saint-Nazaire de se comporter en « notaire » avec les terres du Carnet… Il oublit que la CARENE qu’il dirige s’apprête à faire exactement la même chose sur 60 hectares sur l’autre rive, à Donges ! Incroyable culot dont sont seuls capables nos politiciens !

Il est de notre responsabilité collective de résister à l’implantation de nouveaux sites industriels à risques ! Un accident sur un seul des sites existants pourrait par effet domino avoir les pires conséquences, et ce pour des décennies pour l’ensemble de l’estuaire !

Malgré les discours rassurants et mielleux des élus lors de l’enquête publique, la première entreprise a avoir annoncé sa venue sur la nouvelle zone envisagée, Carboloire, a commencé par demander 2 dérogations préfectorales pour contourner les risques en termes d’incendie et d’émission de poussières !

Le conseil municipal de Donges, malgré les interventions scandalisées de l’opposition a tout de même donné son feu vert à son implantation ! L’inconscience des élus est sans bornes. Iront-ils eux-mêmes nettoyer les bords de Loire en cas d’accident industriel ?!

Face à leur inconscience, il nous revient à nous de protéger cet environnement. Nous sommes des « passeurs de terre aux générations futures » disait l’autre. Nous ne laisserons pas faire de nouvelles dégradations industrielles de l’estuaire. L’invasion doit s’arrêter là ! C’est toute la zone qui doit être considérée comme une zone de compensation de l’industrie déjà existante et pas un hectare de moins.

Le Village du Peuple a déjà subit la répression policière et judiciaire. Après un blocage du chantier de terrassement qui était programmé le 7 septembre, 2 perquisitions ont été effectuées et un militant interpellé qui passera en jugement le 12 octobre. Rien n’entamera la détermination du collectif du Village du Peuple à résister. Parce que notre cause est juste tout simplement, nous pouvons pas céder.

La situation va être critique dès le 6 octobre au matin. Nous appelons à renfort à tous les collectifs et individus de l’estuaire, de Nantes à Saint-Nazaire et au-delà. Le Village du Peuple et son grand corps de ferme a des capacités d’accueil pour tous celles et ceux qui veulent lui venir en aide. Depuis un an et demi, l’électricité et l’eau ont pu être mise, des solutions pour un hébergement correct aménagées, et un réseau de soutien local s’est développé.

Les 3&4 octobre, un week-end de soutien et d’implantation de la résistance a eu lieu sur place, ponctué d’une manifestation dans les ruelles de Donges. L’ambiance y était à la résistance à l’envahisseur, au refus de laisser nos institutions détruire encore et encore ce qu’il reste de lieu beau à préserver et où il fait bon vivre. Mais si le soutien ne s’intensifie extrêmement rapidement, c’est le pire qui est à craindre.

C’est un appel à l’aide, et nous espérons qu’il soit entendu. Demain il sera trop tard. Nous avons besoin d’une présence maximum sur les lieux dès maintenant et pour un moment en vue de protéger et d’occuper le village et les 60 hectares de nature qui l’entourent.

APPEL A TOUS LES MILITANT-E-S DE LA CAUSE ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE, AUX AMOUREUX DE LA VIE ET DE LA JUSTICE :

NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE SOUTIEN

N’hésitez pas aussi à y apporter votre aide matériel à tout moment. Nous publions ci-dessous une liste des besoins les plus urgents.

Liste des besoins les plus urgents :

Grosse tiges filetées avec boulons et rondelles

Masques,

Lunettes,

Bouchons d'oreilles,

Gants,

Cheville à béton,

Vis auroperforantes,

200kg de sacs de béton préparé en sacs de 25 kg,

véhicule et carburant pour véhicule,

Peinture (bombes ou pot)

Barbelé

Grande rallonge électrique

Email Email de contact: levillagedupeuple_AT_riseup.net

Commentaire(s)

> en cas d'expulsion

VILLAGE DU PEUPLE : APPEL À BLOCAGE SUR SAINT-NAZAIRE ET AILLEURS EN CAS D'EXPULSION !

Rdv 18h Rond Pont de Méans - Saint-Nazaire

Le village du peuple est un corps de ferme occupé depuis mai 2019 dans le sillage du mouvement des gilets jaunes. Ce lieu de vie collectif, avec son four à pain, son potager et sa grange magnifique est devenu peu à peu une base de résistance contre l'extension de la zone industrielle
de Donges, en lien avec la résistance en cours de l'autre côté de l'estuaire pour préserver la zone sauvage du Carnet. Il aujourd'hui menacé d'expulsion et de destruction imminentes.

Les aménageurs veulent bétonner une soixante d'hectares de terres agricoles, bois et zones humides pour y construire de nouveaux sites industriels toxiques. Un pas de plus vers la dévastation écologique de l'Estuaire ! Allons-nous attendre que surviennent de nouvelles catastrophes industrielles pour enrayer la fuite en avant du capitalisme? L'occupation du village du peuple est une invitation à agir ensemble ici et maintenant avant qu'il ne soit trop tard.

En cas d'expulsion, réagissons ! Au-delà d'une présence sur place pour celleux qui le peuvent, retrouvons-nous le soir même à 18h au rond point de Méans pour marcher sur le pont de St Nazaire !

Des Ami-e-s du village du peuple

> SAINT-NAZAIRE : 6 MOIS DE SURSIS POUR LE MILITANT DU VILLAGE DU PEUPLE

– Un militant de Donges condamné pour l'exemple. Il avait déjà été très gravement blessé par la police pendant les Gilets Jaunes –

Le 12 octobre avait lieu le procès d’un habitant du Village du Peuple. Le lundi 7 septembre un blocage du chantier de terrassement des 60 hectares de terres et bois humides était réalisé. 2 jours plus tard, des perquisitions lourdement armées avaient lieu dont une au Village du Peuple. Notre article à l'époque : https://www.facebook.com/Nantes.Revoltee/posts/3298491880186962 ).

Un militant est alors interpellé, placé en garde à vue 48H puis déféré en comparution immédiate lors de laquelle il demandera un délai. Les faits reprochés sont ridicules comparativement au dispositif déployé lors des perquisitions : hélicoptère et gendarme du PSIG en nombre.

Lors du procès, le tribunal de Saint-Nazaire est « bunkérisé » en raison des craintes lié à un appel à rassemblement, pourtant pacifique. Un premier rassemblement avait en effet eu lieu le matin pour un militant de la CGT accusé d’avoir à lui seul bloqué des trains. Dure période pour l’institution judiciaire qui pouvait ajouter à la liste des désagréments une panne électrique généralisée empêchant la consultation des pièces vidéos du dossier.

C’est dans une ambiance particulière et quelque peu électrique que commence donc le procès qui, du coup, se tient à huit clos. Le militant accusé assume les faits : sa présence au blocage ainsi que le jet d’une pierre retombée au sol et n’ayant atteint aucun objectif humain ou matériel, en en vue de dissuader 3 fourgons de gendarmerie qui menaçaient de charger les bloqueurs-écologistes.

S’ensuit un échange avec le tribunal quant au bien-fondé du mouvement d’opposition à la création d’une zone industrielle à Donges, aux risques industriels déjà existants au milieu des 8 sites SEVESO « Seuil haut » que compte l’agglomération, à l’état déjà sinistré par l’industrie des
terres de la commune, à l’entêtement de la majorité du conseil municipal à accepter de nouvelles entreprises dérogeant aux normes de sécurité etc… Le simple jet d’une pierre retombée au sol apparaît alors bien peu de chose, au regard de l’inconscience et des risques que font porter à
la région la CARENE.

La procureure, comme à son habitude, ne faiblira en demandant pas moins de 8 mois d’emprisonnement, dont 3 mois ferme ! Une peine énorme pour des faits portant à si peu de conséquences. Elle demandera aussi le prolongement de l’interdiction de paraître sur le territoire de Donges pour 2 ans.

Le dossier est assez mal ficelé. L’avocat du « villageois » démontrera qu’il apparaît nettement qu’on a cherché à fabriquer un « meneur » pour ainsi pouvoir l’écarter du territoire et qu’aucune preuve tangible de réelle « dégradations ou violences » ne peut-être apportée. Le dossier de l’accusé présente un projet d’installation agricole en cours sur le territoire de Donges, avec la reprise potentielle d’une ferme existante.

Le tribunal relaxe finalement le militant concernant les « dégradations », confirmant ainsi la thèse d’un jet de pierre n’ayant touché rien ni personne. En revanche il le condamnera pour « violences » avec une peine de 6 mois de sursis. Moins que ce que demandait le parquet, mais une peine énorme au vu des faits reprochés. Le « villageois » avait lui-même été victime d’une balle de LBD en 2018 à Nantes, qui avait occasionné une longue hospitalisation. Sa plainte contre les forces de l’ordre avait été classée sans suite…

Une victoire tout de même : l’interdiction de paraître à Donges est levée. Après 1 mois d’exil notre camarade pourra retrouver Donges, le Village et l’ambiance qui l’anime. La lutte continue pour la sauvegarde de l’estuaire.

> EXPULSION PRÉVUE DEMAIN DES 6 HEURES

Plusieurs sources nous confirment que l'expulsion du village du peuple aurait lieu demain matin. Des pelleteuses seraient prévues pour détruire rapidement les bâtiments.

Besoin de renfort sur place des ce soir et des demain matin !

Plus d'infos dans la soirée. On ne lâchera pas !

> expulsion confirmée

8h : Alerte, expulsion confirmée, 8 fourgons de gendarmerie au rond point des six croix !

> expulsion en cours

! URGENCE EXPULSION IMMINENTE AU VILLAGE DU PEUPLE

- Besoin de soutien sur place
- Expulsion confirmée par la gendarmerie
- Zone quadrillée, présence de 7 camions de gendarmerie minimum et une soixantaine de CRS encerclent le Village
- Vigilance au Carnet

Voir https://twitter.com/StopCarnet/status/1316632252101648384