Affiche solidaire avec les compagnon-nes en prison et en procès en italie

Mis a jour : le mercredi 9 septembre 2020 à 16:28

Mot-clefs: Répression prisons anti-repression
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Les multiples opérations répressives lancées par l'Etat italien de 2019 à maintenant obligent encore certain-es anarchistes à des mesures restrictives qui affectent leur liberté de mouvement, avec des obligations ou des interdictions selon le cas, de résider dans dans des villes ou régions spécifiques.
Partant de cette condition commune de « contraints à des mesures plus modestes »,nous relançons ensemble la solidarité en prévision de la saison des audiences qui, à partir de septembre et tout au long de l'automne, verra plus de 200 compagnon-nes passer en procès en Italie. Les premiers jours de septembre, en particulier, reprendra le procès en appel suite à l'Opération Scripta Manent, dans laquelle 5 compagnons-nes sont en prison depuis 4 ans (deux d'entre eux depuis 8 ans) et qui, en première instance ont pris des peines allant jusqu'à 20 ans. Pour ce procès, le procureur Sparagna a parlé d'un anarchisme qualifié d' «acceptable» et d'un autre de «criminel», une affirmation qui englobe la stratégie punitive que l'État veut mettre en œuvre, basée sur les divisions entre «gentils» et «méchants» au sein du mouvement anarchiste ainsi que sur des peines exemplaires.

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Qui aspire à la liberté, ne se "mesure" pas

Nous sommes des anarchistes soumis-es à des mesures restrictives dans une serie d'enquêtes qui ont traversé la péninsule italienne ces dernières années.
Ils voudraient que nous soyons des individualités isolées, mais nous ne le sommes pas, isolées. Ils voudraient nous empêcher de nous dépenser pour soutenir les compagnon-nes en taule, mais leur répression ne peut que renforcer notre solidarité.
Avec des enquêtes, la prison et des mesures en tout type, ils voudraient nous épuiser et nous diviser, mais nous réstons inébranlables dans nos idées et nos liens, notamment grâce à la solidarité forte et sincère qui n'a jamais manqué et qui est toujours plus souvent mise en cause dans les salles des tribunaux.

Ils voudraient nous diviser entre gentils et méchants, entre un anarchisme qu'ils definissent comme "acceptable" et un autre comme "criminel". Nous sommes conscients qu'à travers les dernières enquêtes ce qui est mis en accusation ce sont nos idées, à plus forte raison quand elles trouvent la possibilité de se traduire en acte, car comme nous l'avons toujours défendu, la pensée et l'action ne prennent sens que lorsqu'elles s'embrassent. Et nous ne sommes pas étonnés qu'un système de pouvoir hierarchique comme l'Etat tente de mettre ses ennemis hors-jeu, en la jouant sale et ré-écrivant l'histoire, au moment même où la rage sociale est en train de grandir partout.
Nous n'avons pas l'intention de nous plier à leur stratégie répressive et nous réitérons notre pleine solidarité et complicité avec tou-tes les anarchistes qui passeront en procès à partir de septembre : Avec les compagnon-nes sous enquête pour les opérations Scripta Manent, Panico, Prometeo, Bialystok et Lince, avec les compagnons anarchistes Juan et Davide, avec celleux qui seront en procès pour les faits du col du Brennero ; Nous affirmons aussi notre solidarité avec Carla, la compagnonne anarchiste arrêtée en août après plus d'une année de cavale suite à l'opération Scintilla.

Les ennemis qui emprisonnent nos compagnon-ne et contre lesquels nous nous battons sont clairs aux yeux de tou-te-s les compagnon-nes, et chaque anarchiste sait dans son coeur comment et où agir pour montrer ce qu'est la solidarité.

Même si nous ne pourrons pas toutes et tous être présents dans les salles des tribunaux aux côtés des compagnon-nes jugé-es et où la solidarité pourra s'exprimer, nous voulons exprimer toute notre proximité, notre amour et notre rage à leur côté et à celui de tou-tes les anarchistes en prison.

Relançons l'attaque contre ce monde de cages. La solidarité est une arme et une occasion.

Exilés, mises au banc, et confinés

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