Nous attendons des réponses qui ne soient pas qu'un écran de fumée...

Mis a jour : le mardi 19 mai 2020 à 10:39

Mot-clefs: Ecologie quartiers populaires
Lieux: montoir Saint-Nazaire

Le 13 MAi un gigantesque incendie embrassait le site de retraitement des déchets de Montoir de Bretagne, commune limitrophe de Saint-Nazaire (44). Les habitantEs du secteurs réclament des explications des autorités, un contrôle et une limitation des activités industrielles nuisibles à la santé des populations

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Incendie GDE du 13 mai 2020

Après l’accident industriel du 13 mai 2020 à l’usine GDE de Montoir, nous avons publié un communiqué de presse, et nous attendons des réponse sur un certains nombre de points bien obscurs.

Quelques bizarrerie dans les explications officielles :

Une autorisation préfectoral d’exploiter valable jusqu’en Juin 2019 et non renouvelée à notre connaissance à ce jour (en pièce jointe).

Des carcasses de voitures soit disant dépolluées qui s’enflamment dans un brasier qui dure de plus de 10 heures [1]

extrait autorisation GDE Montoir

Des incendies réguliers sur des sites GDE

Des déclarations empressées des autorités de rassurer sur l’absence de fumées toxiques alors qu’aucune analyse n’a eu lieu, qu’il faut pour cela un temps d’enquête...

Les activité de broyage dégagent des dioxines et furanes (cf le rapport de la CLI de Salaise) comment imaginer qu’il n’y en ait pas en cas d’incendies ?

extrait CLI Salaise

Bref toutes ces questions sans réponse à ce jour nous ont conduite à diffuser le communiqué de presse ci joint pour obtenir les explications légitimes.

Communiqué de Presse
ADZRP - Association des habitants du village de Gron - VAMP

NOUS ATTENDONS DES RÉPONSES QUI NE SOIENT PAS QU’UN ÉCRAN DE FUMÉE..

Un incendie s’est déclaré ce mercredi soir à l’usine de recyclage de métaux Guy Dauphin Environnement de Montoir-de-Bretagne, près de Saint-Nazaire. L’entreprise concasse les carcasses de voitures et de gros appareils électroménagers pour récupérer le métal.

Des carcasses de voitures, dépolluées ou non, se sont embrasées pour une raison inconnue. En tout, 700 étaient entreposées sur ce site industriel de 2.500 mètres carrés. Des pneus et des métaux sont également partis en fumée. Un brasier de plusieurs mètres de haut ! Un énorme panache de fumée noire a envahi le ciel au dessus de Montoir-de-Bretagne et Saint-Nazaire.

Même si à cet instant, cet accident industriel ne peut pas être comparé à celui du 26 septembre ravageant les locaux de l’usine Lubrizol à Rouen, les dégagements d’épaisses fumées visibles à plusieurs kilomètres ont sérieusement inquiété les riverains. Ils nécessitent d’être analysés avec précision afin d’informer la population sur leur nature. Il est important de connaître les impacts sanitaires potentiels à court, moyens et long termes et de préciser les moyens de prélèvements et d’analyses mis en œuvre pendant et à la suite de cet incendie.

L’arrêté préfectoral du 13 juin 2013 prévoyait un agrément prévu pour une durée de 6 ans à compter de sa date de notification. Par ailleurs, le site stockait des déchets dangereux ou déchets contenant des substances dangereuses– batteries – cuves recevant le fuel – acide sulfurique. N’y a-t-il pas eu sous-estimation du risque d’incendie sur les différents stockages ? Le directeur général de GDE ne semble pas en écarter l’idée puisqu’il reconnaît implicitement la trop grande taille des tas de voitures. N’y a-t-il pas au sein de l’entreprise, insuffisances des équipements de prévention des incendies ? En août 2016, elle avait déjà connu un accident similaire.

Il est indispensable que les instances concernées ( Préfecture, DREAL, Agence Régionale de santé…) interrogent les Montoirins, les Nazairiens et tous ceux qui se sont trouvés sous l’épais panache de fumée noire pour en mesurer l’impact sanitaire et environnemental.
Le rapport du Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable publié en février 2020 ne manque pas de formuler une série de recommandations

L’industriel dispose, conformément à l’arrêté préfectoral , d’un délai de 15 jours pour produire un rapport d’accident et les mesures prises pour envisager d’éviter un accident similaire.

Les citoyens ont le droit de savoir et de connaître notamment la nature des rejets dans l’atmosphère. Une liste de l’ensemble des produits doit être rendue publique.

La circulaire relative à la mise en œuvre des dispositions régissant le droit d’accès à l’information relative à l’environnement publiée le 11 mai 2020 par le Ministère de la transition écologique et solidaire est pleinement d’actualité.

Souhaitons que les autorités publiques concernées apportent les réponses aux interrogations de la population.

article original : https://vamp-stnaz.org/article26

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Le lien vers l'article original n'est pas le bon. Le voici : https://vamp-stnaz.org/spip.php?article26