Nantes : la police déteste les féministes

Mis a jour : le mardi 10 mars 2020 à 22:30

Mot-clefs: feminisme
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Le 7 mars lors de la marche en mixité choisie, après un moment déter devant la préfecture lors duquel les GM ont pas semblés inquiets, la police a soudainement décidé de bloquer le cortège : gazage, matracage... Et les copaines encore plus détères et en colère !

Le 8 mars, tu te dis que ça va être plus tranquile vu ce qui s'est passé la veille, vu le scandale des autres villes et la re-re-re-révélation que les prefectures donnent des ordres de guerre, et que les consignes du jour sont plutôt à la convivialité ... et non ! C'est compter sans les consignes de la prefecture qui fait gazer la manif quand elle se pose à Duchesse Anne pour rendre un hommage aux femmes dans le monde avec la performence de Las Tesis !

Y'a pas mal de tweets qui en causent et y'a les deux récits ci-dessous

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7 Mars à Nantes : “Fieres, Déter’ et Révolutionnaires”

– Grosse manifestation féministe déterminée. La police gaze le cortège –

récit trouvé sur le blog de Nantes Révoltée

Ce samedi 7 mars, une grande marche nocturne féministe était organisée dans les rues de Nantes. Une manifestation non mixte, déterminée et puissante, avec une grande créativité. Parmi les nombreux visuels, plusieurs banderoles, un grand char en forme de cœur situé à l’avant du cortège accompagné du slogan « visons le cœur du patriarcat », des fumigènes de couleurs … Avant le départ, des discours et des témoignages d’agressions sont lus par plusieurs femmes. Des manifestantes réalisent la performance « un violeur sur ton chemin », une danse et une chanson venue du Chili.

Le cortège, compact, va emprunter la rue des Galeries Lafayette en réalisant un très grand nombre de tags, et des collages d’affiches massif. La mairie et la préfecture sont aussi copieusement redécorées. Une effigie sans tête représentant le symbole de l’autorité et du capitalisme, avec des billets, est accrochée à la balustrade de la préfecture et brûlée sous les acclamations. La manifestation repart, et tente d’emprunter la rue passant derrière le bâtiment pour retourner vers le centre-ville, mais la police bloque le passage.

Une manifestante qui se trouvait à l’avant raconte : « on suivait notre parcours et en tournant, les flics ont bloqué l’accès sans raison et sans aucune discussion évidemment. On a tout fait pour leur demander de nous laisser passer mais ils nous poussaient violemment. Derrière la bac avançait. Ils ont sorti les matraques, ont commencé à nous faire reculer en poussant et donnant des coups. On était pourtant hyper soudées et on lâchait pas mais ils ont gazé donc on a rien pu faire. On ne pouvait passer nulle part. Les policiers nous poussaient alors qu’il y avait l’escalier derrière nous, et n’hésitaient pas à donner des coups. C’était hyper choquant de voir ces flics violenter comme ça une manif de femmes. »

A partir de là, le cortège sera fortement encadré par des dizaines d’hommes armés, façon nasse mobile, comme lors des récentes grosses manifestations nantaises. Le passage est à nouveau bloqué au niveau de la cathédrale. De retour au niveau de Bouffay, les agents courent dans tous les sens, dans un état de nervosité extrême. Le parcours finit à grand renfort de slogans à la croisée des trams, bloquant la circulation, toujours sous haute présence policière. La soirée prendra fin après 22H, au terme d’une longue et puissante manifestation où la voix des femmes aura résonné dans la ville.

Un autre rendez-vous est fixé dimanche à midi Place Royale, suivi d’une manifestation à 15H.

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DES FEMMES INFATIGABLES !

LA POLICE EMPECHE LE DEFILE DU 8 MARS

Résumé de ce weekend par Nantaises en lutte trouvé sur facebook

Comme tous les ans, pour célébrer la journée de luttes pour les droits des femmes, des manifestations étaient au programme.
Cette année ce sont plusieurs rendez-vous qui étaient fixés durant le weekend.

Samedi 7 mars, une manifestation nocturne était prévue à 19h. A la croisée des trams à Commerce, des centaines de femmes se retrouvent dans une ambiance joyeuse. De très nombreuses pancartes et banderoles sont déployées. Un cœur géant a été confectionné et porte la phrase suivante : visons le cœur du patriarcat. Le cortège s'élance cours des 50 otages et prend la rue des Galeries Lafayette. Les vitrines sont recouvertes de tags et collages. La créativité ne manque pas. Il faut dire que l'actualité est particulièrement violente : Les Césars récompensent un violeur, les colleuses qui dénoncent les violences ne sont pas entendues, le gouvernement fait appel au 49.3 pour faire passer la réforme des retraites. Mais la situation bouge. Les femmes sont dans la rue et n'ont ni honte ni peur de crier leur colère. Les slogans s'enchainent sans répit. Le cortège passe devant la mairie où des œufs de peinture, couleur rouge "sang" sont jetés sur la façade.

Devant la préfecture une marionnette géante symbole du patriarcat et du capitalisme est brûlée. Puis la police décide de couper la route aux femmes en empêchant le cortège d'avancer. Aucune discussion n'est possible avec eux. Ils décident de pousser les femmes, en leur donnant des coups, puis ils lancent les gaz. Pourtant le cortège reste soudé, solidaire et continue de faire face pendant un long moment. La colère des femmes est à son comble. Pourquoi la police empêche-t-elle les femmes de marcher dans la rue ?
Finalement, à force d'insistance le cortège finit par avancer mais les flics ne lâchent plus les femmes et bloquent tous les accès du parcours prévu, y compris le passage devant l'hôtel Ibis pour soutenir les femmes grévistes. C'est donc un retour vers le centre ville. Dans une énergie incroyable, les femmes font courir la police le long du cours des 50 otages, ils ne savent plus où donner de la tête. La manifestation se termine dans une ambiance festive à la croisée des trams.

Ce dimanche, infatigables, un millier de femmes se retrouvent Place Royale. Avec la même énergie que la veille le cortège s'élance pour tenter cette fois ci de faire le parcours. Devant la préfecture, de tags fleurissent sous les yeux des flics postés sur la préfecture. Les slogans "Les féministes détestent la police" et "Flics violeurs assassins" sont chantés devant eux. La violence de la veille ne passe pas.
Arrivées à Duchesse Anne les femmes espèrent enfin pouvoir aller jusqu'à la gare comme prévu. Mais une fois de plus la police bloque le passage. La BAC et la CDI décident de gazer sans attendre. Le message est clair : Femmes rentrez chez vous. Pourtant les femmes ne lâchent pas, les slogans s'enchainent. Le cortège se reforme. La police gaze à plusieurs reprises obligeant les femmes à reculer vers le miroir d'eau. Mais aucune ne rentre chez elle. Certaines s’assoient sur les lignes de tram et continuent de chanter. Infatigables on vous dit ! Au bout d'un long moment, alors que la police s'approche de plus en plus et que la BAC se fait menaçante, la cortège repart dans le centre ville, s'arrête Place Graslin, monte sur les marches, et chante de nouveau. Puis direction le Gaumont. Les femmes ne digèrent pas la récompense à Polanski. La colère ne retombe pas. La rage est bien présente. Les femmes ne feront pas marche arrière. D'autant que les violences policières s'intensifient. Non seulement les flics ne prennent pas nos plaintes mais en plus ils nous tapent dessus. Au terme de ce weekend, nous pouvons le dire : Les féministes détestent la police.

 

Commentaire(s)

> ????

"Les féministes détestent la police." ????

Simone de Beauvoir l'adorait, elle soutennait la Chine sous l'empire maoiste (ses millions de morts), Cuba sous le règne du dictateur Castro (ses milliers de morts). Elle défendait aussi les pédophiles cette vieille peau : https://fr.wikipedia.org/wiki/Apologie_de_la_pédophilie#L’apologie_de_la_pédophilie_du_côté_de_l'extrême_gauche

> Les féministes aujourd'hui

Ce texte parle d'aujourd'hui. Les féministes en 2020 dénoncent les violences policières. il y a eu énormément de slogans contres la police (rapport à la situation actuelle en France). Je crois que tu n'as pas compris le texte et qu'il faut arrêter avec Simone de Beauvoir.

> La politique de la peur pour toutes et tous

Le but inavoué étant de faire en sorte qu'il y ait de moins en moins de manifestants.es pour n'importe quelle cause .
Le petit furer n'avait il pas dit à une personne un peu âgée qu'il aurait été raisonnable qu'elle n'aille pas dans la rue.
Il est donc dangereux de manifester et quand on est raisonnable on reste chez soit .
La guerre est déclarée depuis un paquet de temps et l'offensive menée par l'Etat ces dernière année est particulierement intence
La dictature en marche dans toute son horreur

> [CP - Répression policière de la marche pour les droits des femmes du 8 mars 2020 !]

[CP - Répression policière de la marche pour les droits des femmes du 8 mars 2020 !]

Les responsables doivent répondre de leurs choix.

L’Observatoire nantais des libertés (ONL) est présent à différentes manifestations afin de regarder l’exercice du droit de manifester.
Ce dimanche 8 mars, la marche pour les droits des femmes a fait l'objet d'une répression policière honteuse, brutale, révoltante.

Partie vers 15h de la Place Royale, une manifestation qui a compté quelque 1500 personnes a marché dans les rues de Nantes pour exiger une égalité de fait et pas seulement de droit entre les femmes et les hommes. Une marche pacifiste, énergique, revendicative, ambiancée par les chants et percussions des citoyen.n.es. Des familles avec des enfants sont présentes.

Vers 17h, le cortège dépasse l'arrêt de tram "Duchesse Anne", en direction du Jardin des Plantes. Une rangée de policiers (Compagnie Départementale d’Intervention et Brigade Anti Criminalité) empêche alors la poursuite de la marche.

La manifestation est repoussée à coup de grenades lacrymogènes sans qu’il y ait eu d’acte agressif à l’égard des forces de l’ordre pouvant le justifier.
Une première série de 5 à 6 jets de grenades lacrymogènes est constatée. Les forces de l'ordre avancent vers l'arrêt de tram, tandis que les manifestant.e.s reculent en suffoquant. Les manifestant.e.s profitent d'une accalmie pour reprendre une chorégraphie des féministes chiliennes. Une nouvelle salve de lacrymogènes sans justification vient mettre fin à cette chorégraphie.

La répression et les violences policières injustifiées généralisées, notamment lors des manifestations, ont été dénoncées à maintes reprises depuis 2016 par le Défenseur des Droits. Cette nouvelle démonstration de répression, le 8 mars 2020, ne saurait être acceptable dans une société qui se prétend démocratique et qui se targue d'une liberté de manifester telle qu'inscrite dans la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen.

Nous exigeons la fin de ces violences policières ainsi que l'arrêt de l'impunité des forces de l'ordre et des donneurs d'ordres au plan hiérarchique.

L'Observatoire nantais des libertés avec les associations Association Républicaine des Anciens Combattants, Attac, Droit au logement, France Palestine Solidarité, Ligue de l’Enseignement-Fédération des Amicales Laïques, Ligue des droits de l'Homme, Maison des Citoyens du Monde, Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples, Mouvement National de Lutte pour l’Environnement, Syndicat de la Médecine Générale, Syndicat des Avocats de France, Tissé Métisse. ONL@rezocitoyen.net