Mortiers imaginaires mais répression bien réelle à Rennes

Mis a jour : le jeudi 19 décembre 2019 à 22:52

Mot-clefs: Répression réforme_retraites_2019
Lieux: Rennes

Mortiers imaginaires : la police toujours plus ridicule et agressive à Rennes !

Lors de la manifestation de mardi à Rennes une escouade de GM a effectué une percée pathétique dans le cortège cheminot pour y dérobée la Breizh bombe. Inventée par les cheminots rennais, la Breizh bombe est un dispositif explosif, aussi bruyant que parfaitement inoffensif, connu de tout habitué des mobilisations à Rennes. Utilisé depuis une vingtaine d'année par les cheminots rennais en manifestation, elle n’avait jusque là jamais posé problème à la police. Pourtant mardi, la Breizh bombe était à peine dérobée par ses sbires, que la police nationale 35 s’empressait de communiquer sur son compte twitter la récupération d’un « dispositif de tir » rues Maréchal Joffre/Isly suite à « 2 tirs de mortier contre les forces de l’ordre ». Cette affirmation est tellement ridicule qu’elle sera immédiatement démentit par un journaliste de Ouest France présent sur place.

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Par ailleurs, après la manifestation, une autre compagnie de flics s’est postée à la sortie de la station de métro de Villejean, près de la fac de Rennes 2 pour choper tous ce qui pouvait ressembler à un étudiant revenant de la manif. Outre les habituelles insultes et gestes humiliants, les personnes contrôlées et fouillées ont dû subir la saisie de tout leurs effets personnels pouvant s’apparenter à du matériel pour se protéger en manifestation (lunettes de plongée, écharpes...) ainsi que pour certains d’entre eux de leur téléphone ou de leurs clefs. Prévenu par des travailleurs de l’université présent sur place et scandalisés, le président de la fac contacte les autorités pour avoir des explications. Là encore celles-ci justifient leur action par la recherche de prétendus auteurs de « tirs de mortiers ». Ces mêmes flics chercheront ensuite à pénétrer sur le campus et seront stoppés de justesse par le président de l’université.

Rappelons que par « tir de mortier », la préfecture utilise un vocabulaire volontairement anxiogène et exagéré pour parler de l’utilisation de feux d’artifices en vente libre dans le commerce, et infiniment moins dangereux que les grenades explosives et les flashballs utilisées par la police. De plus, il est évident pour tous les participants à cette manifestation qu’aucun feu d’artifice n’a été utilisé lors de ce défilé, pas même une vitrine n’a été brisée. Il n'existait pas vraiment de doute sur le peu d’éthique morale de la préfecture et de la police, mais il semble que mardi, en mentant de façon aussi grossière, et en s’en prenant pour la première fois aux cheminots et à des étudiants s’en retournant à la fac, un nouveau seuil a été franchi !

Commentaire(s)

> Flics = faschos = fRance

Le fascisme présent à tous les niveaux de la hiérarchie de la police française s'exprime de plus en plus clairement !!!
Cette force policière n'est oas seulement portée par le gouvernement, elle en est aussi, et ce de plus en plus, la principale influence. Elle sera bientôt (si ce n'est déjà fait) la plus haute autorité gouvernementale!

C'est aujourd'hui qu'il faut se battre!

Il faut commencer par faire interdire ce parti haineux, raciste et homophobe qu'est le R.N. C'est le parti des flics de base...

C'est aujourd'hui qu'il faut agir...!