Nantes - 25 nov : retours sur la marche féministe contre les violences

Mis a jour : le mardi 26 novembre 2019 à 13:20

Mot-clefs: feminisme
Lieux:

Une marche fière et révolutionnaire à Nantes ce soir ! Une marée féministe de 3000 personnes a envahi les rues de Nantes avec un départ rue du Calvaire direction Commerce et Bouffay sous de nombreux slogans et une énergie incroyable.
La rue était à nous avec des manifestant.es tout.es différent.es mais soudé.es.

Arrivées à la gare nous avons décidé d'y entrer pour scander notre solidarité aux cheminot.es et appeler a la grève du 5 décembre. Un moment fort où nous avons été rejointes par des cheminots. La suite du cortège s'est dirigé vers la préfecture pour finir à commerce devant le Gaumont où nous avons dénoncé la projection du film J'accuse de Polanski, pedo-criminel-violeur impuni.

Les violences faites aux femmes doivent cesser. Elles ne s'arrêteront qu'à la chute du patriarcat qui déjà s'effondre. Le combat continue.

Bisous, on se retrouve le 5 décembre pour la révolution !

Nantaises en lutte

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Et la rue elle est a qui ?!?! Elle est à NOUS !! Et la gare elle est à qui ?!?! Elle est à NOUS !!!

Tant qu'il le faudra, féministes et révolutionnaires

Merci aux 3000 personnes présentes à la marche de lutte contre les violences faites aux femmes !

Féministes Révolutionnaires Nantes

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Les appels à la manif : Marche contre les violences faites aux femmesCortège révolutionnaire - Marche féministe contre les violences

 

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NANTES : GRANDE MARCHE NOCTURNE CONTRE LES VIOLENCES SEXISTES

- 3000 personnes dans la rue, et des actions sur le parcours. Le récit de notre reporter -

Plus déterminées que jamais, ce soir nous étions au moins 3000 dans la rue pour dénoncer les violences faites aux femmes. De nombreuses pancartes et banderoles ont été déployées : "Fini le silence nous ripostons", "pour le sang et la douleur on a déjà nos règles", "on ne naît pas femme mais on en meurt", "pour que nos vies ne soient plus classées sans suite".

Alors qu'une prise de parole avait lieu rue du calvaire, une quarantaine de femmes ont pénétré dans le cinéma Gaumont, place du Commerce, pour dénoncer l'impunité du violeur Roman Polanski et la diffusion de son film "J'accuse". Elles ont réussi à faire annuler la séance ce soir.

Pendant ce temps, Le cortège s'est élancé en direction du cours des 50 Otages sous des slogans chantés sans répit. Des collages ont fleuri : "la fin du monde sexiste à commencé", "A bas le patriarcat", "le 5.12: révolution". Des visuels de femmes révolutionnaires ont également été affichés le long du parcours.

Arrivées à la gare nous avons réussi à rentrer à l'intérieur en forçant le barrage des agents de sécurité devant les portes. Sous l'applaudissement des voyageurs, dans le hall, nous avons crié notre colère mais aussi notre joie d'être toutes ensembles, avant de nous élancer sur le quai en scandant "cheminots avec nous, le 5 décembre grève générale". Une cheminote nous a rejoint pour prendre la parole et appeler à la convergence lors de la prochaine grève. La mobilisation promet d'être grandiose. La BAC a fait son entrée mais nous avons continué à chanter sur le quai.

Nous sommes ensuite ressorties devant la gare pour rendre hommage au 138 femmes assassinées cette année. Chaque prénom a été énoncé. Nous ne les oublions pas. Après cet instant de recueillement, le cortège est reparti déterminé pour un deuxième tour. Nous sommes passées devant la préfecture pour retourner toutes ensembles devant le cinéma Gaumont où les femmes ont rappelé l'action de ce soir, sous le regard abruti de la BAC.

Ce soir nous avons prouvé que notre mobilisation prend de l'ampleur, qu'une énergie incroyable se déploie, que nous n'attendons rien du gouvernement. Ce soir nous avons appelé à poursuivre le mouvement et à descendre toutes et tous ensemble dans la rue le 5 décembre. Nous ne nous arrêterons pas là. Notre mobilisation ne fait que commencer.

Nantes Révoltée

Commentaire(s)

> RÉSUMÉ : MANIF ET ACTION DU 25.11

Le 25 novembre est depuis longtemps une tradition féministe à Nantes. Cette année, nous avons voulu profiter de cette journée de lutte contre les violences sexistes et sexuelles pour marquer les esprits.

À 19h, une première action conjointe avec les colleuses de Nantes à été organisé. J'accuse étant diffusé en toute impunité au Gaumont de Nantes, nous avons décidé de nous imposer.
Parce que les cinémas et les publics sont complices, parce que les violeurs, les agresseurs et les pédocriminels blancs bénéficient d'une impunité dans le monde de l'art, parce qu'il est temps que la visibilité soit offerte aux victimes et non pas aux coupables ; nous devons agir.
Notre groupe a vite été rejoint par une partie du cortège pendant que nous entrions dans le batiment. Les vigiles et employés, impuissants, ont assisté à notre sororité et notre détermination. Un texte émouvant rappelant l'importance du boycott de Polanski, et de la douleur pour nous, personnes subissant les violences sexistes, a été crié dans la hall principal du cinéma.
Prises de paroles spontanées, slogans anti-flics et révolutionnaires, rires, et explosion de joie lorsque le Gaumont annonce l'annulation de la séance ; cette action fut une réussite.
La BAC a tout de même décidé de venir plomber l'ambiance et a procédé à des contrôles d'identité sous les huées des camarades. Pas d'interpellations cependant, la soirée pouvait continuer.

Le petit cortège du Gaumont a ensuite défilé jusqu'à la gare. Des chants, des cris, des slogans ont été scandé. Soutien aux TDS, aux femmes voilées, aux femmes racisées, aux femmes qui se battent du monde entier ; la lutte contre les violences sexistes et sexuelles ne doit pas être séparée de la lutte anti raciste, anti putophobe, anti fasciste et nous ne pourrons tolérer le contraire.
Nous avons ensuite rejoint le cortège principal de 2000 à 3000 personnes, et pendant les prises de parole et action symbolique du collectif unitaire, nous avons assiégé la gare. Pour un soutien inconditionnel aux cheminotes !

Un deuxième tour a ensuite été décidé, afin de passer dans les rues de Nantes sans autorisation de la pref'. Les manifs sauvages sont pour nous un moyen de reprendre le contrôle sur les rues de notre ville. Plus mobiles, plus deteres, des tags et des collages ont fleuris sur notre parcours. Les institutions sont coupables, et nous leur avons fait entendre.

De retour au Gaumont, un texte a été lu sous des applaudissements pleins de solidarité et de fierté. L'art est politique, et l'art sera et restera féministe.

Nous vous remercions toutes pour cette action et cette manifestation. Nous sommes très heureuses de la tournure de cet événement, de la détermination, du refus du racisme, de la transphobie et de la putophobie dans nos luttes, de la sororité.