Les « mecs de gauche » ou la certitude feminist-friendly.

Mis a jour : le dimanche 26 mai 2019 à 13:13

Mot-clefs: -ismes en tout genres (anarch-fémin…)
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#MeToo est comme une vague immense, qui ne cesse de se gonfler à partir des minuscules gouttes-d’eau-qui-font-déborder-le-vase, qui font qu’il n’est plus possible de se taire, que le spectacle d’hommes paradant dans leur coolitude, voire leur féminisme, à coup de rouge à lèvres comme D. Baupin, ou de ralliement bruyant et intéressé à la cause des femmes, est soudainement insupportable. Chacun ses moments [1].

 

La certitude feminist-friendly.

Avez-vous déjà passé un dîner entier à écouter votre interlocuteur, un ami cela va sans dire, vous expliquer à quel point il est féministe ? A quel point ses collègues hommes ne le sont pas. A détailler tout ce qu’il faudrait faire pour faire avancer la cause des femmes ? Tout ce que les femmes devraient faire aussi, et mieux ? Ses collègues notamment, si timorées. Et lui si courageux.

C’est long, très long, ce flot épais de contentement de soi. Et vos lèvres se crispent pour maintenir un sourire amical – de plus en plus poli, de moins en moins amical –, censé exprimer la gratitude que votre auto-proclamé allié attend de vous.

Ce qui me frappe dans le bain « de gauche » dans lequel je baigne, c’est le nombre d’hommes désormais acquis à la cause des femmes et qui le disent haut et fort. Les machos, c’est les autres : le beauf des campagnes, le musulman des banlieues, le bourge du 16ème arrondissement, les masculinistes organisés. Pas eux. La cause est entendue, quel plus beau remède au sexisme que le capital culturel. D’ailleurs n’ont-ils pas lu Judith Butler ?

Un homme à qui je reprochais son comportement sexiste (sur l’estrade de l’amphithéâtre où il m’avait invité à parler de ma recherche, pour aussitôt commenter mon maquillage) s’est contenté de répondre : « Je ne suis pas comme ça, je suis complètement étranger à ça. »

Un autre qui me sollicitait pour écrire dans sa revue des années après avoir hurlé en public (des injures comme « t’es un curé », « un petit procureur ») parce que j’avais exprimé un désaccord avec lui, n’a pas compris que je refuse et que je lui rappelle cet épisode. Il rétorqua, ulcéré : « Je est un autre. »

En guise de justification à des questionnements légitimes sur des faits, nous voilà gratifiées de ce genre de proclamations ontologiques, solides comme des rocs. Je ne suis pas comme ça. Et donc : tais-toi.

Dans un livre récent Gayfriendy, j’oppose la certitude gayfriendly d’hétérosexuels habitant le Marais et Park Slope à New York à une autre certitude, nourrie d’expériences autres : celle des gays et des lesbiennes qui subissent toujours des discriminations et des formes diverses de contrôle, même dans leur environnement proche, même dans leur « quartier gay », même, à l’occasion, parmi leurs amis hétéros.

Je ne m’aperçois que maintenant que la situation est transposable aux hommes « de gauche ». Comme certains quartiers pour les gays et les lesbiennes, les environnements feminist-friendly du milieu culturel et/ou « de gauche » offrent parfois aux femmes un confort et une sécurité (pas toujours, car la violence sans censure qui règne en coulisse, comme sur twitter dans le cas de la Ligue du LOL, n’a pas disparu). Nous y expérimentons une certaine liberté de parole, l’écoute, et parfois la bienveillance. Les proclamations d’égalité nous ravissent.

La vigilance se relâche... en réalité pas tout à fait. Car les blagues, les remarques, les rappels à l’ordre en quelque sorte, ne disparaissent jamais. Et le déni de cette réalité par les hommes intéressés est tout aussi violent. Leur feminist-friendliness ne tolère aucun questionnement. Les représailles sont immédiates.

Le pétage de plomb de l’homme interpellé

En réalité, quelles que soient nos positions, et d’autant plus évidemment que nos privilèges se cumulent, il nous arrive de trahir, en dépit de nos bonnes volontés, nos ignorances et nos points aveugles. Une blague nulle, un propos blessant, un discours plein de certitude, en fait à côté de la plaque : qui ne s’est pas retrouvé pris en faute d’arrogance bête.

Ces moments pas très agréables, je n’ai jamais vu de personnes moins prêtes à les affronter que les « hommes de gauche ». Du « je ne suis pas comme ça », à « ce n’était pas moi » ou encore « et toi t’es pas mieux », voire « c’est toi qui as une vue sexiste » (et « essentialiste » bien-sûr) : il y a très souvent un refus net et brutal, et parfois une disqualification en retour [2].

Certains prodiguent de bons conseils, comme celui qui m’enjoignait à continuer à « relâcher mes épaules ». Je garde surtout en tête les pétages de plomb intégraux.

Ainsi ce mec tellement offusqué que je questionne certaines de ses idées reçues (en l’occurrence le caractère « secondaire » des luttes de prostituées – nul besoin de préciser secondaire par rapport à quoi) s’était levé brusquement et, en faisant des grands moulinets avec ses bras, avait menacé de quitter les lieux.

Un autre, dont on pointait l’attitude ultra viriliste dans un lieu prétendument ouvert aux femmes (et aux féministes), s’était écrié : « si c’est comme ça, je ne ferai plus jamais de boxe avec des filles ! » pour se lever et partir.

Ah et celui-ci, membre d’une association féministe mixte qui ulcérait tout le monde par ses discours pontifiants, à qui on avait demandé gentiment de changer d’attitude, et qui avait menacé de ne plus venir pendant plusieurs semaines aux réunions : « je boude ».

Aveuglés par leur colère, ils ne comprenaient même pas qu’ils confortaient, par leurs fins de non-recevoir, par leurs réponses naïves (comme si on allait leur courir après !) et par leur bombage de torse, les mises en question dont ils faisaient l’objet. Je suis dominant et je le reste. Et j’ai raison.

Pourquoi une telle colère ? C’est ce qui m’a toujours surprise. Pourquoi pas, sinon une sincère remise en cause, le silence, un haussement d’épaule, un rire gêné, une dénégation un peu plus débonnaire. Non, il y a quelque chose d’insupportable à se voir rappeler ne serait-ce que les restes d’un fond sexiste. Quelque chose d’insupportable au vu du discrédit officiel du sexisme et des sexistes dans ces milieux-là. Évidemment, ça ne fait pas bien, pas cool, pas de gauche.

Mais j’ai une autre hypothèse. J’ai l’impression que, dans ce nouveau monde plus feminist-friendly et surtout plus paritaire, les hommes doivent désormais travailler avec des femmes, parler et parfois être en désaccord avec elles, bref : faire avec des femmes qui ont parfois les mêmes statuts. Et que cela requiert des efforts immenses.

Le renoncement au confort de l’entre-soi masculin, aux blagues sexistes qu’on pouvait faire tranquillou sans qu’une féministe vous jette un regard hostile, ou même simplement gêné, bref : rabat-joie – ou pire : l’apparition des blagues des féministes – entraînent de grandes souffrances. Se voir en plus rappeler que ça ne va pas (encore), c’est insupportable.

 

Des bénéfices sans les coûts

Pourtant pourrait-on leur dire : les coûts ne devraient-ils pas être à la mesure (au moins) des avantages qu’ils retirent de leur posture « féministe » ? Et ces avantages ne sont pas nuls.

Autorité morale inversement proportionnelle au discrédit du machisme (je suis aussi cool que Zemmour est abject, c’est par rien). Gratification sexuelle du dragueur du monde militant, en mode « le sexisme c’est dégueulasse, je vous comprends tellement, vous les femmes » : vous savez le Jean-Claude Dusse qui vous colle dans les rassemblements, prêt à déballer son baratin anti-macho s’il y a moyen de « conclure ».

La fameuse idéologie win/win dont tant d’homme « radicaux » se gaussent, ils en sont en fait pétris. D’accord pour que les femmes conquièrent des droits, mais faisons ça en réformistes de bonne compagnie : tout le monde peut y gagner. D’ailleurs quand les hommes perdent, est-ce que les femmes n’en subissent pas, elles aussi, les conséquences ?

Dans une conversation consacrée à la « grève du sexe » comme arme politique, un homme très de gauche explosa un jour de colère : « Mais les femmes se punissent elles-mêmes, c’est complètement con ! » (La punition par le manque de bite, quoi de plus horrible en effet). Si on lui avait fait valoir qu’un ouvrier gréviste se sanctionne lui-même en perdant des journées de salaire, sans doute aurait-il éclaté de rire.

Une solidarité masculine inébranlée

L’ère post #Me Too devrait être bénéfique pour tout le monde. Pourtant, comme le rappelait Christine Delphy, « les hommes ont à perdre ». Les hommes, en effet, ne peuvent plus dire n’importe quoi, commander comme ils respirent, et surtout faire passer les conseils paternalistes, les jugements en surplomb, la distribution des bons points pour une situation d’égalité.

Mais ce qu’ils ont à perdre de plus précieux encore, c’est la solidarité masculine. Partager (un peu) le pouvoir, se censurer (en public) dans sa manière de parler, OK. Mais briser ces liens merveilleux qui unissent les dominants, on atteint là une limite que peu franchissent. C’est pourtant ce qui est en jeu quand des hommes pro-féministes sont confrontés au sexisme de leur entourage.

Pointer la blague sexiste, soutenir les femmes qui dénoncent une situation problématique (sans leur dire qu’elles ont peut-être « raison », mais sans doute aussi « un peu tort »), briser le silence complice en refusant la gratification que l’homme sexiste prodigue à ses camarades : qui est prêt à le faire et jusqu’où ?

L’humiliation des femmes va toujours de pair avec le maintien d’un entre soi masculin où la concurrence existe bien sûr, mais où surtout on se serre les coudes, on progresse par renvois d’ascenseur, on se coopte en s’auto-congratulant. Baisser la tête, détourner le regard quand un truc sexiste se passe, c’est se garantir sa place, bien au chaud.

Cette place pourtant n’est pas très jolie. Elle est faite de lâchetés et de rires gras, de tweets assassins et de regards entendus, de « boys will be boys » et de « elle exagère quand même ». Progressivement des hommes s’y sentent moins bien, et explorent d’autres mondes. Espérons que ceux-là deviennent de plus en plus nombreux (partout, et au-delà de mon entourage), pour renverser, enfin, cette « seule patrie existante sur la terre, Patria », celle où, selon Brigitte Fontaine, « il n’y a que des hommes de droite ».

p.-s.

Spéciale dédicace à N. D. et P. T. pour m’avoir soutenue dans ces expériences et, surtout, m’avoir aidé à bien en rigoler.

Le (super) bingo féministe, comme le photo-montage, ont été trouvés sur internet : bravo (et merci !) à celles qui les ont conçus.

notes

[1] Quant à moi, quand je vois des petits notables de l’édition alternative faire les beaux en éditant des ouvrages féministes et « proféministes » sans jamais avoir été capables de se remettre en question sur des comportements sexistes bien graves, cela me met en rogne.

[2] Ainsi m’a-t-on un jour reproché « une réponse un peu "mandarin" (ou "mandarine" ?) », ha, ha humour, alors que je me contentais de questionner le cliché asséné par mon interlocuteur des « Américaines puritaines » (lui-même disait préférer les habitantes du Chili ou d’Argentine – aaaahhh le sang chaud des Sud-Américaines...).

Commentaire(s)

> -

Désolé-e pour celleux qui le savent déjà :

Le «nihilisme de genre» est un courant plus révolutionnaire que ce genre de texte et ce genre de courant

> ha

Et qu'en est-il du nihilisme sportif et du nihilisme de piscine ?

> la plus...

sans parler du côté "comment qu'elle est grosse" de la course au "plus révolutionnaire", avatar de la course économique et sexuelle...

> A l'autrice

En fait, et contrairement à ce que tu écris, la misogynie dont tu fais le constat dans ton texte n'est pas récente. Ce n'est pas parce qu'on serait dans un "nouveau monde plus feminist-friendly et surtout plus paritaire".

Ca avait déjà lieu dans les années 70. Faut lire les textes des copines de l'époque.

Et faut lire les textes encore plus anciens, fin 19e, début 20e, pour se rendre compte que c'était la même chose.

Les hommes de gauche ont toujours capitalisé sur une image "du côté des femmes". Dans une logique partisane, ça leur a toujours fait gagné des voix. Dans une logique antiautoritaire, ça leur a toujours fait gagné un certain charisme dans le "milieu".

Bref, c'est très ancien. Et le fait que nous - les meufs - ayons l'impression de découvrir la roue à chaque fois que nous refaisons le constat de leur déguelasserie nous empêche de nous révolter. Mon arrière grand mère fait le constat que tu fais, mais parce que nous ne prêtons pas assez attention à nos ainées, l'info ne passe pas. Du coup, ma mère redécouvre ce que ma grand mère savait déjà. Mais en attendant de le découvrir, elle a perdu son temps et son énergie à s'organiser avec des hommes. Et lorsqu'elle s'en rend compte, tout son cercle social dépend des hommes. Elle est pîégée. Et moi j'arrive. Pas de transmission de l'info. Je fais les mêmes erreurs qu'elles. Je me retrouve piégée tout pareil.

La question, c'est pas celle de constater que les hommes sont miso. Ca y est, c'est bon, le constat date de plusieurs siècles.

La question c'est :
- quand est-ce qu'on aura le courage d'écouter nos ainées ?
- quand est-ce qu'on aura le courage de s'organiser en non-mixité ?
- quand est-ce qu'on aura le courage de s'organiser en dehors de tout groupe politique qui, en bout de chaine, ramène toujours aux hommes ?

Perso, j'ai sauté le pas. Je suis plus seule que jamais. C'est pas fun. Mais au moins je sais que j'existe dans un contexte historique qui ne débute pas à METOO. Ca donne beaucoup de force.

> mais du coup ?

mais du coup, c'est misogyne de dire ''les hommes le sont'' dans le sens ''ils le sont tous'' ? je dis ça je dis rien

> Bah tu ferais mieux de rien dire que de dire des conneries

Est-ce que c'est MISOGYNE d'accuser tous les hommes d'un truc ?

Bah non.

La misogynie, c'est la haine des femmes. Donc je vois pas bien comment accuser tous les hommes d'un truc pourrait être un exemple de haine des femmes.

Mais bon, c'est juste pas le sujet. Ya toujours un crétin qui trouve le moyen de se préoccuper du petit coeur des hommes qui pourraient se sentir mal quand on leur fait remarquer qu'ils sont misos.

> à -

Si tu voulais juste troller, c'était pas vraiment nécessaire.
Si tu te poses vraiment des questions et que tu veux réfléchir un peu sur le sexisme, je te propose cette petite vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=RjX-LajG2EQ

> et si seulement

le problème est que s'iels ne sont pas miso, iels sont "philes" et ça ne vaut pas mieux en termes d'infiltration et d'appropriation, dans un cadre de domination inchangé. Je dirais même c'est alors encore plus insidieux, dangereux, collant. Et aucune sincérité de ressenti n'y changera rien (comme on voit bien qu'elle n'y a rien changé)

> ?

Comment définir ce courant de LMSI dans la multitude des "vagues et tendances" féministes ?

> bizarre

"Si on lui avait fait valoir qu’un ouvrier gréviste se sanctionne lui-même en perdant des journées de salaire, sans doute aurait-il éclaté de rire."
Euh le travail c'est quelque chose censée être subie. Si le sexe est subi c'est un viol. Plutôt que faire gréve il vaut mieux cesser la relation. Drôle de rapport au sexe et à l'exploitation salariale.L'ouvrier n'est donc plus exploité par le patron?

> source

https://lmsi.net/Les-mecs-de-gauche

> -

La haine des femmes de certaines femmes est donc de la misogynie ? !

Il faut rompre avec toutes ces idéologies essentialistes et binaires qui produisent des erreurs essentialistes et cette binarité de genre rédutrice et simplificatrice... Queer, jamais entendu parler ?

> Le patriarcat

Je trouve ça méprisant de terminer ton commentaire par "Queer, jamais entendu parler ?", si si, on en a entendu parler.

Personne ici n'a parlé des genres comme des catégories naturelles, mais bien comme des catégories sociales.

Le mouvement queer fait aussi le constat qu'on vit dans une société patriarcale. Et que les hommes y bénéficient de privilèges. Il existe des débats entre les mouvements queer et d'autres mouvements féministes (par exemple C. Delphy), sur la possibilité et la pertinence de la désertion individuelle du système du genre et sur son efficacité pour abattre le patriarcat.

Les personnes queer qui désertent le genre ne sont - par définition - plus des femmes ou des hommes.

A ma connaissance, tout les mouvements féministes s'accordent pour constater que les sociétés occidentales sont patriarcales, que les hommes y bénéficient de privilèges et qu'ils contribuent à leur échelle à la reproduction des structures sexistes, même inconsciemment, même sans le vouloir.

> donc

Tous les mouvements féministes s'accordent pour constater que les sociétés occidentales sont patriarcales.

Ce constat ne masque pas et ne doit pas masquer des différences énormes d'approches et de conceptions (ou de luttes)...

Tous les mouvements féministes ne sont pas essentialistes, identitaires, démocrates, staliniens, marxistes, queer(s), post-identitaires etc

Les insultes de traîtresse de genre ne sont par exemple pas les bienvenues, et signalent une conception toute particulière de la (mythique) sororité ... :(

L'inconscient (patriarcal structural/systémisme) est lui aussi invoqué pour tout et n'importe quoi ... Autant des groupes ou auteures féministes se revendiquent, interrogent ou critiquent la psychanalyse que d'autres s'en réclament, entament de véritable conflit autour du freudisme le plus genré qui soit: autant depuis Simone de Beauvoir les attaques contre cette pseudo-science se sont accrues. Rien n'est simple ou tranché de façon définitive

> Commentaire supprimé

Un commentaire insultant envers l'auteure du texte a été supprimé.

Débatre de comment combattre le sexisme nous semble plus important que de taper sur les féministes. (même si le ton préservait une forme de débat, ce qui est agréable)

> re salut


Salut
Je vois pas en quoi pointer des pratiques d'instrumentalisation du féminisme dans des buts de carrière personnelle est insultant pour l'auteure.Certes je citais l'auteure, mais elle même signait dans LMSI. Donc ce n'est pas un texte visant à anonymat mais revendiqué dans sa version originale. Il est donc important de questionner l'origine de la pensée.
Et quand je lis dans le texte ce genre de phrase,"Quant à moi, quand je vois des petits notables de l’édition alternative faire les beaux en éditant des ouvrages féministes et « proféministes » sans jamais avoir été capables de se remettre en question sur des comportements sexistes bien graves, cela me met en rogne." cela me semble insultant pour les éditeurs (car ils sont plusieurs, hommes et femmes dans la maison d'édition citée, mais étrangement l'auteure n'en voit qu'un alors qu'ayant été éditée par cette maison d'édition elle sait de quoi elle parle. Encore une fois instrumentalisation du féminisme pour régler des comptes personnels.PS: je ne suis pas l'éditeur concerné)et pourtant on n'a pas hésité sur indymédia à publier un texte contre des camarades.
Certes il ne faut pas taper sur des féministes car le combat est difficile mais passerait on un texte de Clémentine Autain ou de M.Schiappa qui elles aussi sont féministes à leur manière.
Mais bon pas de problème si la problématique que je soulève vous pose problème c'est vous les modos.
Bon courage à vous ce doit pas être facile tous les jours