#BienvenueEnFrance: 7ème jour de Grève de la Faim à l'université de Nantes, update du 14/02

Mis a jour : le jeudi 14 février 2019 à 20:02

Mot-clefs: Education Racisme / lutte étudiant-e-s lycéen-ne-s mouvement
Lieux: Nantes

Publié par le groupe: GroupAutoMedias44

Rappel : cette grève de la faim s'inscrit dans le cadre de la lutte contre l'augmentation des frais d'inscription pour les étudiant-e-s étranger-e-s prévue dans le cadre du dispositif "Bienvenue en France" applicable à la rentrée 2019.

D'autres articles ont déjà été libérés de facebook les jours précédents:

  • annonce de la mobilisation et de la grève de la faim le 08 février
  • des nouvelles par les street medics le 12 février
  • un communiqué de l'Unioversité de Nantes en Lutte le 12 février
  • communiqué de l'Université de Nantes en Lutte et la Lettre ouverte à Frederique Vidal du 13 février

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Après le hall de Droit, venez dans le hall de Censive (fac de Lettres et Sciences Humaines et Sociales), quelques grévistes sont présent.e.s. L'occasion d'échanger et de soutenir. Mêmes études, mêmes droits, le décret ne passera pas !

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MEMES ETUDES, MEMES DROITS ! (photos de ValK : frama.link/valk )

[Grève de la faim à l'université de Nantes, update Street Medics Nantes]:


Au 7e jour de grève de la faim, la pression est forte sur les grévistes: l'université n'a toujours pas mobilisé de moyens afin de garantir leur sécurité et le suivi régulier de leur état de santé. Soutiens et grévistes doivent donc se débrouiller par elleux-mêmes.

La fatigue commence à se faire bien sentir et plusieurs autres effets symptomatiques d'un jeûne prolongé sont à déplorer: sensation de froid, accélérations soudaines du rythme cardiaque, souffle court, insomnies...en revanche les maux de tête se sont estompés. On commence également à relever une perte de poids régulière.

Psychologiquement la tension de la lutte est difficile à supporter mais les grévistes sont toujours déterminé-es. Devoir organiser elleux-mêmes leur propre prise en charge pèse lourdement sur leur moral, et les maintient dans un état de stress permanent.

Les Street Medics Nantes rappellent qu'une grève de la faim n'est pas un jeûne de complaisance: c'est un moyen de lutte et une violence pour le corps et l'esprit, qui peut causer des dommages irréversibles à l'organisme. Iels font part de leur vive inquiétude pour la santé des grévistes si jamais la grève de la faim venait à se prolonger au-delà d'une semaine.

source : facebook

 

[GRÈVE DE LA FAIM : DÉBUT DU SEPTIÈME JOUR]
article de 20 minutes relayé par Université de Nantes en Lutte

"Moi, je travaille déjà 18 h par semaine pour payer mon loyer. Alors si l’on me demande 3.770 euros [au lieu de 380] pour poursuivre en doctorat, je vais devoir arrêter. Ça fait très peur pour le développement de l’université française, même si à Nantes un premier pas a été fait, hier »."

"C’est très difficile physiquement et psychologiquement mais on continue, pour mettre la pression. On a demandé à l’université qu’une motion soit votée dès que possible lors d’un conseil d’administration », indique-t-il. Celui qui ne s’alimente qu’avec « de l’eau et un peu de sucre » assure qu’il ne lâchera pas. « Nous nous adressons désormais à la ministre de l’Enseignement supérieur pour que le décret ne soit pas publié. La mesure ne doit être appliquée dans aucune université française. »"
https://www.20minutes.fr/societe/2450363-20190213-nantes-blocus-manif-greve-faim-universite-contre-hausse-frais-inscription-etudiants-etrangers