24 novembre : révolte à Paris, convergence à Nantes

Mis a jour : le lundi 26 novembre 2018 à 13:36

Mot-clefs: Resistances luttes salariales / précarité actions directes exclusion chômage
Lieux: Nantes paris Saint-Nazaire

Le pays est entré dans une situation de crise politique inédite. Après une semaine de blocages de centres commerciaux, d'occupations d'axes routiers jour et nuit, d'incendies de péages, de manifestations et d'affrontements, de nombreuses mobilisations ont eu lieu samedi 24 novembre. Nos reporters étaient présents à Paris et à Nantes. Retour sur une journée de révolte.

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A Paris, les « gilets jaunes » avaient refusé le compromis avec les autorités. Le mouvement annonçait son intention de bloquer la capitale, et d'atteindre l’Élysée. Une réponse logique au président qui avait demandé qu'on « vienne le chercher ».

Dans un cœur de Paris quadrillé par les forces de l'ordre, les premiers affrontements éclatent avant même la fin de matinée, à l'entrée des Champs Élysées, dont l'accès est barré par une ligne de forces de l'ordre. L'émeute va durer 10 heures, sur l'une des avenues les plus célèbre du monde. Des barricades et des pavés sur l'artère qui sert de vitrine au pays.

Lors de cette folle après-midi, la brume persistante des gaz masque les décorations de Noël et envahit les boutiques de luxe. L'ambiance évoque bien plus 1789 que 1934. Les sans-culottes et la Révolution française plutôt que les ligues fascistes. Des manifestants de tous horizons forment des vagues qui avancent et refluent sans cesse face aux charges des forces de l'ordre. La scène se répète au même moment partout sur les Champs Élysées comme dans les rues environnantes. Il y a un nombre incalculable de barricades de toutes les tailles, perdues puis reconstruites.

La composition de la foule est d'une extraordinaire diversité, de ces cinquantenaires venus de province affichant le numéro de leur département sur leur chasuble jaune, à ces jeunes de banlieue parisienne qui masquent leur visage avec le gilet fluo, jusqu'au kways noirs des cortèges de tête et aux jeunes femmes qui s'avancent face aux gendarmes. Il y a sans doute plus de diversité dans cette révolte plébéienne que dans les cortèges d'extrême gauche. Et l'affrontement est assumé par le plus grand nombre. L'immense majorité des participants, n'a pas l'expérience de la confrontation, et fait preuve d'un grand courage, qui frôle parfois l'inconscience, sous les salves de grenades.

En plusieurs heures, nous n'avons pas entendu un seul slogan d'extrême droite, pas vu un acte douteux. Mais des centaines de voix criant le célèbre « CRS SS » de Mai 68, « Paris debout soulève toi » ou encore des injures graveleuses contre le président. A deux ou trois reprises, des groupes entament les premières strophes de la Marseillaise. Chant cocardier ou référence à la révolution française selon les interprétations, les paroles de l'hymne national ne semblent pas maîtrisées par les manifestants. Ce qui aurait été le cas s'ils avaient été militants de droite. «On est chez nous » est aussi crié par un grand nombre de personnes de toutes les couleurs, sur le mode « la rue elle est à qui ? Elle est à nous ». Ce qui fait sens sur les Champs Élysées, artère du luxe et de la puissance.

Pourtant la présence de l'extrême droite est incontestable. Par exemple, une bande de 4 royalistes, perdus dans cette masse émeutière hétéroclite, vient agiter un drapeau sous l’œil des caméras qui alimenteront la com' du gouvernement. Personne ne les calcule, ils paraissent insignifiants alors qu'à côté, une rue est prise d'assaut par un canon à eau.

A la tombée de la nuit, plusieurs barricades érigées sur toute la largeur de l'avenue sont en flammes. Une bouche à incendie crache un geyser d'eau. On entend chanter l'Internationale. L'auvent d'un restaurant de luxe prend feu. Des décorations de Noël se consument. La voiture d'un commissaire est incendiée. Le bruit de l'hélicoptère. Les Champs Élysées font penser à la Place Maïdan lors de l'insurrection de Kiev.

La répression est d'une extrême brutalité. En plus des centaines de cartouches de gaz lacrymogène et des tirs de balles en caoutchouc, les tristement célèbres grenades GLI F4, contenant du TNT, potentiellement mortelles, sont jetées par dizaines en direction de la foule. Les détonations terrifiantes entendues dans les champs de Notre-Dame-des-Landes résonnent dans les rues les plus luxueuses de la capitale. Il y a des traces de sang sur un trottoir. Un homme âgé court, le visage entaillé par un coup de matraque. La main d'un manifestant est dévastée par une grenade. Un jeune tire dans une munition qui explose immédiatement après. A une seconde près, il perdait son pied. Ce genre de scène se reproduira, la plupart des manifestants n'ayant absolument pas conscience de la dangerosité de l'arsenal du maintien de l'ordre. Prétendre que la police épargnerait les gilets jaunes est factuellement faux. Les nouveaux fusils qui permettent d'envoyer en rafale des munitions lacrymogènes seront d'ailleurs abondamment utilisées. Les affrontements finissent par s'estomper après une charge particulièrement violente qui disperse la foule hors de l'avenue.

A Nantes, la journée commence avec le blocage du périphérique par des centaines de gilets jaunes, au niveau du centre commercial d'Atlantis. En une semaine, le rond point de la porte d'Ar Mor est devenu un véritable quartier général du mouvement, avec des cabanes bricolées, un stock de nourriture, de la peinture et des banderoles. Une allure de ZAD règne au bord de la 4 voies.

Au sein du mouvement, on hésite sur le déroulé de la journée. Certains hésitent à se rendre dans le centre-ville et préfèrent continuer les blocages économiques. D'autres iront manifester devant la préfecture.

Le cœur de Nantes sera l'objet d'une convergence des colères. A 14H, environ 800 personnes défilent contre les violences sexistes, à l'appel du collectif « Nous Toutes ». A la surprise générale, les organisatrices ont mis en place un service d'ordre très masculin, qui travaille avec la police et cherche à pacifier la parole des manifestantes. Ce service d'ordre ira jusqu'à protéger un commissariat. Un cortège de tête s'organise, festif et offensif.

Finalement, alors que les organisatrices officielles appellent à la dispersion de la manifestation, une partie de la marche décide de se joindre aux 200 gilets jaunes réunis devant la Préfecture, qui leur réservent un accueil chaleureux. Cette rencontre inattendue se transforme en manifestation sauvage dans le centre-ville, très fortement encadrée et menacée par un dispositif policier empêchant toute initiative. La banderole de tête proclame : « pour une vie riche, pas une vie de riches ». Contre toute attente, les gilets jaunes n'ont pas invisibilisé la marche féministe, en prolongeant une action commune.

A Saint-Nazaire au même moment, c'est la sous-préfecture qui est occupée. Les gilets jaunes décident d'en faire un lieu d'organisation de la lutte, avec une salle de réunion, une radio, une cantine pour préparer repas collectif. Le mouvement s'enracine et se donne les moyens d'imposer un rapport de force durable face à un gouvernement aussi autoritaire qu'impopulaire.

Après ce 24 novembre hors normes, les jours à venir seront cruciaux. Multiplions les initiatives !

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Commentaire(s)

> Vous n'êtes chez vous nulle part les gilets rouges-bruns

Le slogan "On est chez nous" ne serait plus l'expression pure de la bêtise lepéniste, mais voudrait dire maintenant "la rue est à nous" ? Bande de crapules, minables, vous n'avez pas honte de tenter de justifier les slogans FN ? ("Ce qui fait sens sur les Champs Élysées" !!)

> Un mouvement creux sans aucune cohérence

Ah ! La convergence que voilà ! On peut rire ?

Le « blocage de l’économie » et la « convergence des luttes » sont en train de montrer ce qu’elles valent dans la réalité : absolument rien ! Les auteurs de ce texte ne doivent pas vivre dans le même monde que moi : aux dernières nouvelles, le gouvernement n’a absolument pas l’intention de céder quoi que ce soit, étant donné que le rapport de force politique est nul ! Et pour cause : les Gilets jaunes seraient « apolitiques » ! C’est sûrement pour ça que tant d’entre eux ont dégainé les drapeaux tricolores et n’arrêtent pas de clamer ce slogan de la bourgeoisie : nous sommes le peuple !

Une « crise politique inédite »? Quelle rigolade ! Une « journée de révolte »? Ah bon ? Où ça ? « L’ambiance évoque bien plus 1789 que 1934 »: vous êtes sérieux ??? Vous avez une idée de ce qu’a été 1789 ?

Il va falloir arrêter de prendre vos désirs pour des réalités ! Et la réalité, c’est que les Gilets jaunes ne gagneront rien, ils ne sont d’accord sur rien entre eux, ils ne sont pas deux à vouloir la même chose, les seuls points sur lesquels ils sont d’accord, c’est pour porter un gilet jaune (!!!) et dire qu’il faut « bloquer l’économie », ce qui est une stupidité et démontre la totale impuissance de ce mouvement ; d’une part parce qu’aucun « blocage de l’économie » n’a jamais fait trembler le pouvoir, d’autre part parce que la question du rapport de force est politique - il faut s’ériger en force concurrente du pouvoir, unifiée sur les buts et les moyens - et absolument pas économique ! Ce que le gouvernement a parfaitement compris, bien sûr : il attend que les blocages deviennent franchement impopulaires auprès des salariés - ça ne va pas tarder - et que la mobilisation parte en quenouille - c’est déjà plus ou moins le cas !

Il n’y a aucune discussion de fond chez les Gilets jaunes, aucune compréhension de ce qu’ils sont et de ce qu’ils veulent réellement, aucune volonté de monter un mouvement unifié et auto-organisé. C’est donc une mobilisation à la merci de la bourgeoisie, et pour me répéter, le fait qu’on y déploie des drapeaux tricolores est suffisamment significatif de sa totale impuissance. Quand les ouvriers comprendront que les Gilets jaunes, c’est de l’action syndicale sans les syndicats, mais avec le nationalisme en prime, ils déguerpiront, malheureusement complètement écœurés.

En ce sens, les Gilets jaunes servent le pouvoir, c’est leur seule véritable utilité.

> Réclamation courtoise

Chers administrateurs et administratices d'indymedia,

Dans quelle langue faut-il vous demander de cesser de piller nos articles pour votre site et son lectorat détestable ? Combien de fois faudra-t-il l'exiger ? Comme Macron, attendez vous qu'on "vienne vous chercher" pour être enfin entendus ?

Cordialement

> le prolétariat

Il faudrait peut-être prendre en compte que les gilets jaunes, ce ne sont pas uniquement que des salariés. Il y a également beaucoup de petits chefs d'entreprise, des retraités pour qui les luttes syndicales ne correspondent à rien.

> @Nantes Révoltée

Chère Nantes Révoltée,

merci de cesser vos insultes à l'égard des utilisateurices d'indymedia ("lecteurs détestables").

Cordialement
Une lectrice

> Nantes révoltés pfff

Nantes révoltés, post-adolescents encore boutonneux, pseudo-révolutionnaires cherchant le grand soir dans n'importe quel coup de vent, mettez vos écrits sous copyright si vous ne voulez pas que des individus les publient sur indymedia.
Malgré la nullité de vos textes, ils n'enfreignent pas la charte et indymedia ne peut pas les censurer.

> Juste pour dire…

C'est vrai que vu le niveau politique et de réflexion du texte ci-dessus, on comprend pourquoi ses auteurs ne sont pas pressés de le diffuser !

Maintenant, Indymedia a tous les défauts qu'on veut, c'est un lieu de débat et de discussion. Ça tourne souvent mal, mais ça permet d'exposer des positions. C'est précieux dans la situation actuelle.

> Une précision…

Ah ! Et je suis d'accord avec 18:37 (Moi) : les Gilets jaunes, c'est des salariés, mais aussi beaucoup de petits-bourgeois qui n'ont aucun intérêt commun avec eux. Ce que je n'ai pas indiqué dans mon post, à tort.

> Débat?

Le seul avantage d'indy, c'est que c'est secure. Sinon, il est très rare qu'on y voit des débats. la plupart du temps, il s'agit de commentaires rageux sans queue ni tête, qui expose vaguement des positions à peine compréhensibles. C'est complètement faux de dire qu'indy permet le débat, il n'y a que les quelques commentateur-trices qui essaient de se rassurer en disant que sisi, on débat sur indy. Tout le reste déteste ce site qui est devenu insipide.

> Incompréhension

Je ne comprends pas pourquoi, si le collectif Nantes Révoltée ne souhaite pas que ses textes soient repris sur Indymedia, et fait la demande expresse de ne pas publier ses textes, Indymedia refuse de les refuser? Je ne connais pas toutes les raisons, mais il me semble qu'une demande expresse, formulée à plusieurs reprises, devrait être entendue, non? J'aime bien les deux sites pourtant, mais je ne vois pas ce qui amène Indymedia à cette position, c'est très étonnant...

> Réponse courtoise

On a déjà répondu à la question de ne pas vous publier. Ces textes ne sont pas hors charte, et si des personnes les publie ici pour que celleux qui n'ont pas accès à facebook puisse les lire, on y peut rien.

J'imagine assez que sur facebook les trolls et commentaires pas très diplomatiques sont légions. Probablement les modérez vous, et vous pouvez cmoprendre le temps et l'énergie que cela demande. J'imagine aussi que sur facebook un tas de textes puants sont publiés, dont certains que vous semblez nous reprocher.

En tout cas, comme déjà dit, venir ici de temps en temps uniquement pour proférer des menaces et des insultes ne risque pas de pouvoir débloquer la situation. Faire la sourde oreille à toute discussion, critique, ou débat de fond non plus, mais ne fait au contraire que l'envenimer. Si vous voulez discuter, vous savez où nous trouver. Si vous voulez nous menacer, passez votre chemin.

> Pour compléter

@... : j'ai du mal à comprendre ton commentaire qui m'a l'air sans queue ni tête dans son genre : il n'y a pas de débat en commentaire, mais tu vient quand même ajouter un commentaire pour participer au non-débat du coup ?

@klak : à partir du moment où un texte est publié sur ce site, on ne peut le modérer que par rapport à la charte. En plus, même refusé, ce texte serait encore lisible (en se rendant dans la catégorie des articles refusés). Si c'est le cas, c'est pour faire en sorte que la modération du site soit transparente pour les utilisateurices, qu'iels voient ce qui a été refusé, ce qui est en débat, etc.
Il n'y a qu'un groupe dont nous avons décidé de refuser les articles, mais parce que ses positions nous paraissaient contraires à la charte. Pour finir, ça nous fait sens que des articles ne soient pas dispos que sur facebook. Beaucoup de gens, dont certains d'entre nous, n'y ont pas accès. Ca permet aussi des les archiver, pour quand on aura réussit à couper facebook et son monde (ou que facebook sera couper par son monde). Une façon de poser ta question pourrait aussi être : pourquoi NR ne veut pas être publié sur Indymedia, ailleurs que sur facebook ?

> mauvaise foi

Vous n'ètes pas du tout venu-e-s nous voir quand vous avez publié le texte de l'agresseur. Vous saviez pourtant où nous trouver. A cette époque, vous vous êtes caché-e-s derrière l'anonymat pour éviter qu'un réel débat se tienne autour de votre très grave erreur. Les réclamations précédentes de NR étaient tout à fait cordiales, il fallait peut-être y accorder de l'attention. Vous êtes de mauvaise foi, votre attitude est décevante. Quand il y a des injures en commentaire, pas de soucis, en revanche quand NR demande de façon tout à fait saine de ne pas publier nos textes, ça ne va plus. C'est très hypocrite.

> Mauvaise communication?

Il n'y a à ce moment effectivement pas eu de rencontre de groupe à groupe, mais il y a eu des discussions interpersonnelles entre membre des différents groupes (au moins une, mais peut-être n'a-t-elle pas été transmise). La personne qui s'est trompée sur la modération de cette contribution a expliqué ce qu'il s'est passé, et collectivement nous avons essayé de réparer. L'erreur est humaine, les modos ne sont pas des macines censé tout savoir et comprendre. Nous avons même fait certaines choses (cacher certains bouts de textes) qui ne sont pas dans le fonctionnement du site et que nous ne faisons quasi jamais.

Maintenant, c'est un peu de mauvaise foi aussi de dire que le boycott de NR vis-à-vis d'Indymedia date de ce moment. Il existait déjà avant, l'inamitié de certains membres influents de NR remonte à plus loin, et c'est presque dégueulasse d'utiliser cette triste histoire pour le justifier.

> Une "utilisatrice"

Je suis une femme qui s'est faite tapper par le mec en question (pas dans le cadre d'une relation amoureuse), et tu me dis que j'utilise cette "histoire"? C'est abject comme position. J'ai dit que c'était l'une des raisons, elle a été rédhibitoire dans notre position, que ce soit la seule raison ou non c'est pas la question. Ton commentaire est très révélateur, il manifeste un véritable mépris de ce qu'il s'est passé pour nous à ce moment-là. Il est limite anti-féministe: tu accuses une meuf qui a fermé sa gueule non par choix mais parce que les circonstances l'ont poussées, d'utiliser une "histoire", pour expliquer des positions politiques... Franchement, tout ce que tu viens de dire ne peut que me conforter dans mon refus catégorique de voir des textes de Nantes Révoltée sur Indy. Je comptais vous proposer une discussion, avec un cadre qui laisse la place au conflit tout en restant dans un débat qui permette une expression de part et d'autre de la façon la plus constructive possible, mais là c'est juste plus possible, je ne sais plus quoi faire pour que vous entendiez notre position, je n'ai même pas envie d'adresser la parole à quelqu'un qui m'accuse d'être de mauvaise foi de façon aussi immonde. J'ai trop la rage, vous manifestez juste de l'incompréhension, c'est dégueulasse.

> Précision

Je précise que je ne fais pas partie des 5 femmes que le mec en question a agressées, mais des personnes qu'il a voulu défoncer après qu'on l'a viré. Je doute qu'il ait eu le temps de voir qui j'étais avant de me taper (et je n'ai pas été la personne la plus touchée en outre), donc en ce qui me concerne je ne peux pas parler d'agression sexiste, ce serait invisibiliser toutes les femmes qui se font agresser. Je ne dis évidemment pas ça pour lui trouver des excuses, simplement c'est important pour moi de préciser un minimum de contexte.

> Un modo qui fait comme il peut

Ce que je disais de "mauvaise foi", c'est que la haine d'Indy chez certaines personnes de NR ne remonte pas à ce moment là, mais à bien plus loin. Je ne sais pas qui de chez NR parle dans les commentaires sous cet article, alors ça me questionne, d'autant plus quand je lis que certains de ces commentaire sont signés "nantes révoltée". La communication électronique, on sait pas qui parle, on projette beaucoup. Alors pas facile de pas mettre ces commentaires en relation avec pleins d'autres vieux conflits. Comme tu le dis toi même, c'est que l'une des raisons "rédhibitoire dans notre position", justement.

J'essaye d'y répondre, de mon point de vue, et je ne me retrouve pas dans la description des faits. Normal d'un côté, on en a jamais causé collectivememnt. Peut-être c'est aussi un problème de communication, un truc qui traine depuis trop longtemps, comme le titre de mon dernier commentaire essayait de le dire ? Je me posais aussi la question de poser les choses sur la table de visu. J'étais justement en train de chercher l'adresse email de NR pour se mettre d'accord sur un rendez vous. Sans facebook, pas facile à trouver. La notre c'est imcnantes_AT_riseup.net et ce serait peut-être pas mal qu'on arrive à se choper.

J'utilisais ce terme de "mauvaise foi", parce que c'était celui utilisé dans la commentaire précédent, qui je trouve ne montrait qu'une partie unilatérale du conflit qui s'est fait à ce moment. D'un conflit qui traine depuis plus tellement longtemps qu'il en devient trop compliqué à démeler (celui NR/Indy, pas l'histoire autour de l'agresseur, mais du coup ça rend le tout encore plus compliqué à démeler, bref les rancoeurs s'accumulent sans moyens de crever l'abcès). Je suis bien d'accord qu'il faudrait en discuter, parce qu'en tout cas c'est pas par commentaire qu'on va arriver à comprendre de part et d'autres les différents points de vue. J'espère que c'est toujours possible.

> Une dernière fois ...

Entendons nous bien.

Nous ne savons pas qui vous êtes. Ni comment vous trouver. Sinon ce serait déjà fait depuis longtemps, et hors de ce site sur lequel nous ne souhaitons pas intervenir. Aussi, nous ne voulons pas "crever" un prétendu "abcès". Nous ne voulons pas non plus "discuter". Ni avec vous, ni avec la poignée de personne qui étale compulsivement sa bile sur ce site.

Nous ne souhaitons qu'une chose : que nos textes ne soient plus jamais récupérés pour alimenter ce site. Nous l'avons demandé plusieurs fois. Nous réitérons à nouveau.

A présent, plutôt que d'écouter nos demandes, pourtant assez rudimentaires, vos "modos" anonymes se victimisent, et inventent une prétendue "haine" à leur égard.

Ainsi, nous vous prions non seulement de retirer nos texte, mais aussi d'arrêter immédiatement d'étaler vos fantasmes et vos justifications abjectes qui n'ont rien à faire ici, et ne pourront qu'alimenter les rumeurs et les fiches de la police.

Cordialement

> Même réponse

Re-re-re-exiger ne servira pas à grand chose, encore moins en y mettant des insultes. Le plus simple serait peut-être d'assumer la propriété et de mettre un coyright, et nous pourrions refuser. Mais si vos textes sont faits pour être diffusé, autant qu'ils le soient non? Pourquoi se soucier des commentaires ici plus que ceux bien pourris aussi sur facebook? Le problème est-il ailleurs?

Pour le reste, la conversation qui se déroulait n'avait pas besoin de ton intervention, qui n'y apporte rien.

> Et bin

C'est breizh info et consorts qui doivent se régaler en vous voyant vous engueuler comme ça !

> LE PLUS SIMPLE EST PEUT ETRE

de demander à celleux qui postent les articles de Nantes Révoltée ici d'arrêter de le faire

tans pis pour celleux qui comme moi n'ont ni facebook, ni les 2€ que coute la version papier

> NR vous faites chier

Oui, voilà, du coup c'est pas anonyme et vous savez qui je suis. Blablabla argument d'autorité... Pas plus pas moins que signer cellule appelo NR de facebook en fait...

C'est quoi le soucis en fait ?

Nan parce que sur votre page aussi il m'arrive de commenter mais bizarrement jamais aucune réponse... Par contre les crétins en mode "Cé la révolte de la fransse qui nike Macron" là vous répondez oui... Et pas pour rentrer dedans...

Alors quand on choisi fb comme plateforme de dif on vient pas dire qu'on veut pas que ses textes se retrouvent sur indy où, peut-être, des critiques un peu plus constructives vous sont faites.

Sinon, à part mon argument d'autorité de merde, en fait juste là pour vous dire que parfois ça arrive à tou(te)s de faire des bourdes et que en fait c'est pas bien grave tant qu'on est capable de les reconnaitre et d'évoluer.

Indy en fait ça vous fait chier car des gens vous cartonnent et que vous acceptez pas.

Èvidemment, sur une plateforme comme fb, c'est plus simple et moins incisif.
Non non mais je vous comprends hein, moi le premier lorsque j'étais au placard le fan club de fb ça me faisais kiffer...

Mais quand je fais une publi qui me tient à cœur, ben je la met ici. Et des fois c'est même refusé, puis y'a des com, et ça me permet de réfléchir. Sur moi-même, sur ce que j'ai écris. Toussa toussa quoi...

Par contre bizarrement sur fb à chaque fois que je fais la même chose tout ce que j'ai comme réponse c'est des "j'aime"...

Moi les "j'aime" je m'en branle, je préfère qu'on me rentre dedans, au moins ça me permet d'évoluer.

> Deux-trois choses à rajouter

Je vais ajouter deux choses au commentaire précédent, que je soutiens totalement :

un : est-ce que ce serait une bonne chose qu’Indymedia (Nantes, mais pas seulement) disparaisse ? Réponse : ben non. Pourquoi donc ?

Deux : la discussion qui a lieu là, suite à ce texte, dans les commentaires ci-dessus, n’est peut-être pas centrée sur le véritable débat (qui reste : que sont les Gilets jaunes exactement, faut-il les soutenir ?), mais c’est un débat avec des gens qui posent leurs questions et arguments. Du reste, les derniers commentaires postés sur les différents textes portant sur le même sujet démontrent clairement qu’il y a des débats, avec de vrais morceaux d’arguments dedans.

Alors venir dire : il n’y a pas de discussions sur Indy, c’est déjà faux.

Et la véritable attitude politique qui reste positive, c’est se battre pour qu’il y ait discussion, et combattre tous ceux - qui sont c’est vrai nombreux - dont le but n’est que de pourrir tout débat. Vous voulez savoir ce que c’est réellement, la lutte ? Eh bien voilà, vous savez : se battre pour qu’il y ait discussion, argumentation, pour que l’action suive la réflexion et pas le contraire, comme le texte tout en haut le fait très clairement.

Bien sûr qu’il y a des agents provocateurs dont le boulot est de saboter toute discussion et tout débat - c’est la définition, désolé ! -, qu’il y a de temps en temps un suppôt de la bourgeoisie égaré qui vient nous abrutir avec ses âneries et son nationalisme, qu’il y a des éléments haineux, refusant toute réflexion, dont l’ego surdimensionné ne supporte pas la contradiction, des malades mentaux peut-être qui viennent sur ce site déverser leurs problèmes ; bien sûr que la modération a une coloration politique avec laquelle on n’est pas forcément d’accord ; ça n’empêche aucunement que ce site existe et qu’il reste précieux parce qu’il permet d’échanger. Ne pas le comprendre, vouloir qu’il disparaisse, ça arrange qui exactement ?

> la France périphérique

Pour reprendre le fil initial de ce débat, je trouve que qualifier les petits chefs d'entreprise de petits bourgeois révèle une profonde méconnaissance du monde de la petite entreprise. Je n'en fais pas partie mais je les côtoie quotidiennement et il y a dans les gilets jaunes beaucoup de petits patrons, de commerçants, de chauffeurs de taxis et autres travailleurs indépendants qui ont la plupart du temps été salariés avant d'être à leur compte. Les gilets jaunes ce sont les gens que l'on voit dans les supermarchés (j'en fais partie) et ceux qui regardent les infos tous soirs à 20 heures et je crois que c'est une grande erreur de distinguer dogmatiquement des classes sociales entre ouvriers et petits bourgeois de patrons. Il y a beaucoup plus d'écart culturel et social entre des salariés payés au smic et des cadres de la fonction publique ou des grandes entreprises qu'entre l'ensemble des hommes et femmes qui travaillent dans les petites entreprises.

> Classes sociales contre catégories socio-professionnelles

Bien qu’il y ait une part de vrai dans ce que dit le commentaire précédent, il y a quand même un problème dans la définition des classes sociales, qui n’ont rien à voir avec les catégories socio-professionnelles de la bourgeoisie, ni même avec le niveau de rémunération et le niveau de vie.

Le qualificatif de « petit-bourgeois » n’est pas systématiquement insultant, c’est une caractérisation politique. Et ce n’est pas parce qu’on est d’origine ouvrière qu’on n’est pas influencé par l’idéologie de la petite-bourgeoisie, qui est essentiellement basée sur l’individualisme, le refus de la prolétarisation, du travail collectif, « l’apolitisme » de façade, l’accommodement systématique à l’idéologie nationaliste - même si elle est considérée inacceptable dès qu’on aborde franchement la question -, la recherche d’un capitalisme qui continue à fonctionner sans écraser ceux qui ne font pas partie de la bourgeoisie.

Toutes ces caractéristiques sont aisément identifiables parmi les Gilets jaunes, et le fait qu’il y ait des ouvriers dedans n’en fait pas un mouvement prolétarien ni progressiste pour autant. Les intérêts d’un petit patron, d’un commerçant, d’un chauffeur de taxi, pour reprendre les exemples donnés, sont tout bonnement incompatibles avec ceux du prolétariat, et chaque grève un peu sérieuse le démontre aisément : le petit-bourgeois aime que « tout fonctionne bien » et qu’il puisse s’en tirer, y compris en marchant sur les autres - le petit-bourgeois aime la concurrence, du moment qu’elle est à son avantage. Il n'aime donc pas du tout les grèves, ni être intégré dans un mouvement unitaire massif.

Toute considération qui parle du « petit peuple » par exemple, sans faire le distinguo entre prolétaires et petits-bourgeois, est de l’idéologie petite-bourgeoise et est combattue par n’importe quel mouvement social prolétarien. Que la frontière ne soit pas étanche entre petite bourgeoisie et prolétariat est un fait, c’est d’ailleurs un enjeu pour le prolétariat que d’attirer des petits-bourgeois de son côté, puisque la petite-bourgeoisie n’a aucune perspective propre à revendiquer, mais ça doit fonctionner dans ce sens-là et pas dans l’autre.

Chez les Gilets jaunes, c’est la petite-bourgeoisie qui attire le prolétariat sur son terrain, et ça ne peut donc déboucher sur rien. Quant aux cadres, ils sont payés sur l’exploitation de la classe ouvrière, et pas au prix de leur force de travail, et ils le savent très bien : c’est la façon qu’a la bourgeoisie de se les attacher. La question des classes sociales n’est pas qu’une question de culture, elle est surtout une question de perspective : le prolétariat peut mettre en place une société sans exploitation, la petite-bourgeoisie refuse cette perspective bec et ongles ! Et en ce sens, dès qu’on aura des mouvements sociaux purement sur un terrain prolétarien, la petite-bourgeoisie devra choisir un camp.

> petit patron sous le smic

la réalité du petit patronat c 'est aussi le revenu sous le smic,j'en connais des tas ! donc parler petit patron pour dézinguer les gilets jaunes c 'est stupide.
Apprendre de ce mouvement c 'est de cela qu'il sagit. oui c 'est bien par un blocage et une congergence des luttes qu'on a fait 36,68,95 alors oui ce fut insuffisant mais on voit bien que c 'est la premiere étape .
que va devenir ce mouvement? je l'ignore,récupération de droite,ferment révolutionnaire? mort dans l'œuf ? à l'affut on doit être et se battre pour l'hégémonie des idees communistes libertaires.
rechercher une révolution chimiquement pur? on en ferait aucune.

> La sécurité

Je rejoins les propos de Spartacus. Opposer trop radicalement le "petit patronat" du "prolétariat" relève d'une démarche idéologique - tout à fait acceptable - mais qui ne correspond pas à la vie réelle. Quand un ouvrier du bâtiment se met à son compte, il n'y a pas de véritable changement de mentalité et de désir d'écraser désormais les autres à tout prix. C'est seulement qu'il se décide à quitter sa sécurité relative (il y a peu de licenciements dans les petites entreprises) et de faire un pari pour espérer gagner davantage et devenir seul décisionnaire de son propre avenir. Les gilets jaunes veulent tous vivre mieux. Et c'est la même chose pour toutes les catégories socioprofessionnelles qui ont du mal à vivre de leur travail, que l'on soit ouvrier, employé, travailleur indépendant ou patron de petite entreprise.

> Deux-trois choses à redresser

Bon, il va falloir remettre deux, trois petites choses à l’endroit.

Première chose, à part Mai 68 qui a été une authentique victoire ouvrière, Juin 36 est déjà nettement plus mitigé, puisqu’il s’agit pour la bourgeoisie d’exploiter le mouvement de la classe ouvrière pour l’embrigader dans l’effort de guerre, et surtout décembre 95 a été une pure et simple défaite ! On n’a strictement rien gagné en 95, la réforme de la Sécu est passée et c’était bien ce qui était visé.

Deuxio : Mai 68 n’a jamais été une une quelconque « convergence » de quoi que ce soit, ni un « blocage », c’est une grève de masse comme l’expliquait en son temps Rosa Luxemburg, c’est-à-dire une grève qui se place sur un terrain à la fois économique ET politique. La grève dure dix jours en tout, elle n’a rien d’un blocage puisqu’en partie les ouvriers cherchent à faire fonctionner l’économie pour eux, et ce n’est aucunement une « convergence » vu que le mouvement est unifié dès le départ autour de revendications communes. Au risque de me répéter, blocage et convergence sont deux pièges des syndicats, autrement dit des principaux saboteurs des luttes ouvrières, puisqu'ils tendent à isoler les ouvriers autour de « leur » blocage et que ça ne fonctionne jamais.

Troisième point : les classes sociales ne se déterminent pas par leurs richesses respectives, mais par leur place dans le processus de production, c’est l’ABC de la question. Un petit patron franchit clairement une ligne politique avec les salariés : il a un capital à défendre, et ses desiderata personnels comptent fort peu dans la balance. Les petits patrons n’ont pas les mêmes intérêts fondamentaux que leurs salariés, puisqu’ils vivent dans la logique de la défense de leur entreprise, qui n’a rien à voir avec celle des salariés qui vendent leur force de travail pour vivre, quand bien même il existe des petits patrons et petits commerçants qui triment durement pour gagner des clopinettes. Et ça n’a rien à voir avec leur personnalité propre : c’est la force du Capitalisme justement de contraindre tout le monde à vivre selon ses règles, quand bien même la plupart des gens n’aiment pas ce que ça signifie concrètement.

Les Gilets fluos ne sont pas, n’ont jamais été un mouvement progressiste, parce que si cela était, ils chercheraient à comprendre d’où vient le mouvement, ce qu’il est et ce qu’il veut, ce qui signifierait alors qu’il se renforcerait tout en s’épurant ; et si c’était le cas, une partie des petits-bourgeois qui le composent s’en iraient. Ce n’est pas le cas, et pourtant les revendications sont totalement contradictoires : pour les salariés, « vivre mieux » c’est obtenir des salaires plus élevés ; pour la petite-bourgeoisie, c’est améliorer ses profits, c’est-à-dire vendre plus cher aux prolétaires ou mieux exploiter ses salariés !

On peut prendre le problème sous tous les angles, on en arrivera toujours à ce qui constitue la contradiction fondamentale du Capital, l’antagonisme Capital-Travail.La petite-bourgeoisie et le prolétariat, ça n'est aucunement la même chose, et le jour où on verra un mouvement d'ampleur de la classe ouvrière où que ce soit, la petite-bourgeoisie sera en grande partie de l'autre côté de la barrière. C'est une leçon historique.

> NR confus

Je pense qu'il est hyper important que ce texte reste ici car NR l'a retiré de Facebook, et à mon avis c est parce qu'il est pas trop assumable. Perso si jamais j'ai de nouveau à faire à eux c est un trucsur lequel je leur demanderai des comptes.

> deux trois chôses importantes.

les blocages de l'economie sont ils efficaces ou pas c 'est la question du débat et oui c 'est bien éfficace car cela asséche pour un moment le profit comme 36,68,95. que cela ne permette pas toujours une révolution,évidemment !! et on obtient des avancés par toutes pareilles en 36,68,95 ! mais cela n'est pas un argument contre ces blocages, de plus oui en 95 il y a eu une victoire meme si pas majeure car le plan juppe a été bloqué dans plusieurs de ses attaques,je le sais très bien j'en ai profite !!
he oui les classe sociales se positionnent par rapport à leur place dans la production,prolos ou propritaires! mais jamais au grand jamais les marxistes on imaginé que le bottier avec trois outils et son établi était un capitaliste profiteur !! ça c 'est les sots qui reste à la surface des textes et encore .
oui les petits patrons autoentrepreneur et aussi d autres pour une très grande partie sont au dessous du smic!! et leur capital tient dans un coffre de kangoo et n'ont aucun salarié !! !!! ho le vilain capitaliste que voila !! de part leur condition de vie de retraite ils sont comme la classe ouvriere ! c 'est ne rien comprendre à rien que les mettre dans le camp des CAC 40 !!!

ils ne sont pas progressistes ? pour certains si tout à fait et même communiste ,j'ai un pote qui a été licencié,syndicaliste,militant antiraciste et qui pour faire manger sa famille s'est installé autoentrepreneur.

et il est toujours sur les manifs !!
alors je ne sais la proportion de progressites sur les ronds points mais toi non plus, alors je n'invente pas .
et pour lui la question est la lutte capital vs travail !!
alors le blocage comme en 36,68,95 est la premier étape, puis convergence comme en 68 parceque là aussi tu dis ce qui te plait mais les convergences(sauf ouvrier,etudiants ) entre usines,je l'ai vu,je l'ai vécu alors pas suffisemment certes,mais cela a existé d'une maniére massive.
reste qu'il faut aller plus loin,plus fort,plus revolutionnaire,et cela se fera par un blocage,convergence et….
alors rejeter une méthode parceque cela n'a pas suffit ,c 'est confondre degrés avec nature.
les faits historiques sont là . la deception,l'impatience ne doit pas empécher de voir les points positifs .
oui à chaque fois,les revolutionnairs,les anarchistes ont echoué,mais c 'est de là qu'il faudra reprendre .

> Leçon historique ?

Je ne sais pas si la démonstration de VSGCI est une leçon historique mais je crois dans ce cas qu'il serait nécessaire de l'actualiser pour l'adapter au monde d'aujourd'hui. La théorisation marxiste colle peut-être aux problématiques du monde industriel, elle ne s'applique certainement pas au monde dans lequel je vis.

Déjà, on a un problème avec la terminologie. Parler aujourd'hui de prolétariat et de bourgeois (gros ou petits), c'est complètement inaudible pour tous ceux qui veulent poser une réflexion cohérente sur ce qui se passe. Je ne sais pas par exemple où caser dans ce système les professions libérales, les petits commerçants et tous les travailleurs indépendants qui n'emploient aucun salarié : des petits-bourgeois ? Et quand un chef d'entreprise emploie son conjoint comme salarié : où se situe la limite entre le patronat et le salariat ?

Les positions soutenues sont trop tranchées et deviennent de fait caricaturales et peu crédibles. Le souhait de retrouver du pouvoir d'achat est le même pour les salariés que pour les travailleurs indépendants. Dans la pratique les premiers veulent une augmentation de leur taux horaire, les seconds s'ils sont artisans sont contraints d'augmenter le taux horaire qu'ils facturent à leurs clients. Et ce n'est pas de gaieté de cœur en général car si les autres artisans ne le font pas ils risquent de perdre leurs clients. D'autre part, est-ce qu'un petit-bourgeois vend uniquement ses produits aux prolétaires qui seraient les victimes du gros capital ? Ça ne tient pas.
L'artisan n'a aucun capital à défendre, il souhaite juste que ses rentrées soient suffisantes pour couvrir ses frais. Comme n'importe quel salarié.
Il faut repenser la grille d'analyse.

> hummm....

parfois des questions ont déjà eu des réponses ,et lire cela le confirme:
"L'artisan n'a aucun capital à défendre, il souhaite juste que ses rentrées soient suffisantes pour couvrir ses frais. Comme n'importe quel salarié.
Il faut repenser la grille d'analyse."

cette grille a déjà été repensé,ou tout du moins reexpliqué depuis des décennies.

quand Marx dit capital c 'est celui de l'industriel qui a des centaines de salariés,pas de celui qui n'en a pas ou qu'un .
il n' a jamais confondu les deux ,jamais !!
ainsi l'autotrepreneur,le coiffeur avec un apprenti est bien prolétaire et pas capitaliste .

> Et si...

Et si on parlait des personnes qui n'ont rien? Et celles qui sont rejetées de parout. Autanr rejetées par des prolétaires que par des bourges plus ou moins fortunné.e.s? Elles se rejette ou s'exploitent même entre elles ces personnes d'ici ou d'aileurs... Si tout ce beau monde s'occupaient des plus pauvres que lui avant tout, peut être qu'il serait plus crédible lorsqu'il prend la rue en gilet jaune. Peut être aussi que ce serait la meilleur façon de lutter durablement pour ses propres affaires au final.
J'ai beau ne pas avoir fait les grandes et écoles (et assez peu les petites, pas comme certains apparemment), je trouve que ça fait un peu trop égoïste pour avoir la moindre chance d'aboutir ce mouvement en gilet... C'est un peu comme les grands discours.

> Marx et les prolétaires

Si Marx classait ou aurait classé les travailleurs indépendants, petits artisans et commerçants parmi les "prolétaires", c'est très positif car ils défendent en réalité les mêmes intérêts et constituent alors, à la manière des gilets jaunes, une entité sociale cohérente avec des revendications communes. L'efficacité à court terme du mouvement de contestation actuelle reste improbable mais la perspective est intéressante.
Il faudrait aussi relativiser la critique de l'actionnariat car tous ceux qui arrivent à mettre un peu d'argent de côté, qu'ils soient célibataires, ménages à faibles revenus ou retraités isolés, sont des actionnaires en puissance qui espèrent tirer des revenus qui ne proviennent pas directement de leur travail. Mais c'est un autre problème.
Le problème important posé aujourd'hui par les gilets jaunes est celui du partage des richesses. Idéalement, il devrait pouvoir être réglé à l'intérieur même des entreprises mais c'est illusoire de penser que cela se fera tout seul. Illusoire également de penser que cela puisse fonctionner si c'est imposé d'en haut. J'apprécie beaucoup le modèle des SCOP mais cela ne peut fonctionner que si ce sont les travailleurs eux-mêmes qui sont à l'initiative de ce type de structures.
La répartition des richesses doit donc être orchestrée par l'état. C'est regrettable mais je ne vois pas d'autres solutions. Or, ce que l'on constate depuis quelques décennies maintenant, c'est une tendance à développer les taxations fixes (tva, csg, cotisations sociales) qui ne prennent pas en compte les situations personnelles ou familiales, au détriment donc des taxations progressives du type impôt sur le revenu. Et l'institution du prélèvement à la source prépare l'élargissement futur des taxations à taux fixes. Le rétablissement de l'ISF serait ici purement symbolique. Il est préférable que les richesses restent dans le pays pour que l'on puisse ensuite les partager.
Une solution consisterait donc à réduire les taxes à taux fixe et à réfléchir à une nouvelle répartition des taxes à taux variables. En évitant deux écueils, celui de l'assistanat systématique et celui de la surimposition excessive des plus fortunés pour qui les frontières n'ont guère d'importance (exil fiscal, délocalisations, etc.).
Ceci ne règle malheureusement pas les difficultés de ceux qui n'ont rien.

> bfm ici aussi ?

pas d'accord avec cela:
"En évitant deux écueils, celui de l'assistanat systématique et celui de la surimposition excessive des plus fortunés pour qui les frontières n'ont guère d'importance (exil fiscal, délocalisations, etc.). ""
deux théories de droite ,d'abord l'assistanat au lieu de solidarité ,on est pas loin de la théorie du "bon" pauvre du 19emme ,le misérable ne doit pas jouir même un peu des joies de la vie,pas de vacancs,pas de loisirs,pas de culture,juste du pain et de l'eau! aujourdhui ça donne: ha ils ont le rsa ET ils achetent un portbale ,une tv ecran plat.
du bfm grand cru !!
et la soumission aux riches qu'on taxe trop qui sont à l'origine de la richesse et qui s'ils partaient assecheraient les aides sociales!! ho là c 'est NOUS les créateurs de richesses !! et c 'est parceque les riches sont peu taxés et fraudent un max que les caisses sont vides,NOS caisses !!
la théorie du ruisselement des richesses de la bourgeoisie vers les prolos ,ça fait 4 siecles que ça dure et on a jamais rien vu venir !!
mensonge hélas bien répandu ;là aussi bfm grand cru

pour comprendre cela ,un petit parrallele:
imaginez l'esclave qui refuse de suivre Spartacus dire:: si on avait pas de maître qui nous donnerait à manger ?

alors que si il y avait pas de maître cet esclave aurait TOUTE sa production pour lui !!!

il y a là aussi je crois un aspect psychologique:la soumission ,l'adoration beate du puissant,question bien ignorée du marxisme hélas

> Indy tu dors ?

Je ne fais pas partie de NR mais je tiens à rappeler que Indy a enfreint ses propres principes en publiant le texte d'un type qui a agressé (au moins) 5 femmes et qui s'en vantait plus ou moins ouvertement dans ledit texte...

Difficile de vous trouver de bonne foi sur la question les modos tout de même. Peut-être que si les personnes de NR demandent à ne pas être relayées sur indy c'est suite à cet épisode ou vous avez bien merdé non ? Il faut savoir reconnaitre ses erreurs. Le texte je m'en souviens je l'ai lu, un agresseur reconnait ouvertement avoir fait des "erreurs" (à savoir être violent envers des femmes). Quel était l'intérêt pour vous de diffuser ce texte sérieux ??? Moi je comprends les personnes de NR qui l'on prit comme quelque chose de malveillant ...

Pour en revenir aux gilets jaunes sinon, peut-être que d'aller y faire un tour pourrait vous faire changer d'avis. J'en conviens ce n'est pas un lieu politisé comme B17 mais pour une fois on a l'occasion de tisser des liens avec des gens qui n'entendent jamais nos idées et qui voient bien que ce monde ne tourne pas rond. N'importe quel prolo non politisé en 2018 est forcément confus, avec ces années d'effondrement du camp révolutionnaire. Un peu de courage politique en ces temps obscurs ou le fascisme nous guette. Et merci à NR pour ce très bon texte.

> Et sur les publis

Par ailleurs j'en profite pour ajouter que il est tout à fait possible de lire des textes NR directement sur facebook sans avoir de compte facebook, donc inutile de les publier ici sans l'accord du collectif NR.

> Quel rapport avec le sommeil?

Effectivement, un texte d'un agresseur a été validé par erreur, fait que nous avons reconnu. Il a ensuite été refusé, rapidement, avec un message clair, et des bouts du texte cachés suite à une demande (ce qui est tout à fait exceptionel dans le fonctionnement de ce site).

Les erreurs ça arrive et elles sont pas forcément intentionnelles. Elles sont en tout cas humaines, et l'important c'est de les reconnaître, ce que nous avons fait (notamment de vive voix). Il n'y avait pas d'intérêt à le diffuser évidemment. Mais du coup c'est un peu poussé de dire que nous nions avoir merdé ou fait une erreur.

Ta mémoire est un peu trouble cependant. Le texte de la personne ne disait pas "ouais j'ai agressé 5 meufs" (auquel cas son refus aurait été bien plus évident), mais relatait une baston entre lui et un groupe mixte. Et pour être un peu exaustif sur les raisons de la demande de NR, il faut aussi mentionner que l'hostilité de certaines personnes de NR envers indymedia est bien plus ancienne que ça.

Et pour lire les articles sur facebook sans un compte, il faut activer le javascript (et donc le traçage par facebook) dans le navigateur, des fois entrer un captcha (toujours pour être bien tracé.e) et se taper un bandeau blanc incitant au login qui prend la moitié de la page. Autant dire, c'est pas très très utilisable.

> Réponse à ? et aux modos

Pour donner une info à "?" je viens d'aller voir sur facebook le récit du 24 y est toujours et n'a jamais été retiré. Pourquoi gênerait-il ses auteur-e-s d'ailleurs ? Perso je le trouve plutôt bien écrit, il concorde avec de nombreux récits faits par des groupes parisiens, dont La Meute et pleins de textes sur Paris Lutte info par exemple. Je n'étais pas à Paris certes mais c'est dommage tous ces puristes qui critiquent en permanence sur indy alors que des camarades font un effort d'analyse pour donner des infos autres que celles de BFM, Marianne ou le nouvel obs...

C'est pareil pour ce qui se passe à Nantes et St Naz d'ailleurs, pourquoi rejetter en masse les GJ alors que la plupart sont des gens précaires ? Je suis au RSA, et j'ai discuté avec plein de gens dans ma situation ou des salariés précaires lorsque j'ai été sur les blocages. Je n'ai absolument pas eu l'impression de me compromettre avec d'immonde fascistes. A lire certains commentaires on voit bien toute l'impuissance du petit milieu prétendu "radical", qui ne se rend même pas compte qu'il dénigre les classes laborieuses, qu'il juge "dangereuses", exactement comme le fait la bourgeoisie et le gouvernement... Heureusement qu'il y a des groupes qui essayent de tenter d'autres choses (cf NR, les étudiant-e-s sur la fac, certains syndicalistes...) parce que sinon on resterait dans notre petit entre-soi militant qui regorge d'embrouilles stériles.

Enfin pour les modos oui ok le texte ne disait pas directement "oui j'ai agressé des femmes" mais on en était pas loin. Je ne connais pas toutes les raisons qui font que des tensions existent, mais je ne comprends pas pourquoi vous continuez de publier des textes contre l'avis de celleux qui les écrivent, si ce n'est justement pour les emmerder. Pour en avoir discuté avec des personnes de NR que je connais bien, vous avez aussi validé des commentaires débiles qui se réjouissaient de leur agression. A un moment vous pourriez aussi reconnaître ça et préciser que cela fait partie du conflit ? Si vous n'appreciez pas les gens de NR c'est votre droit, mais dans ce cas arrêtez de laisser leur textes trainer ici, vous voyez bien que cela ne nous fait pas avancer.

> A n'en plus finir...

On a déjà expliqué: une fois qu'un texte est publié, on peut que le modérer par rapport à la charte. Si quelqu'un.e publie un texte de NR, à moins d'y trouver des éléments sexistes, homophobes, racistes ou quoi, on peut pas vraiment le refuser.

Et c'est en tout cas pas en insultant et menacant comme fait une personne de NR dans les premiers commentaires qu'on risque d'écouter quoi que ce soit.

Pour finir, on ne valide pas les commentaires, ils apparaissent dès qu'ils sont postés. Par contre on peut en cacher, ce que nous avons fait (pour le seul qui était "débile" comme tu dis dans un élan validiste, mais qui en tout cas en se rejouissais pas d'une agression) pour la contribution dont nous discutons. Du coup je vois pas de quoi ces personnes de NR parlent et ce qu'on aurait à reconnaitre d'un truc qui n'existe pas. Bref, si on veut discuter de ça, on peut peut-être le faire sur des faits, et pas des rumeurs et des approximations.

> Réponse à ? et aux modos

Désolé mais l'adjectif "débile" n'a pas le même sens que le substantif. Je parlais d'un commentaire, je n'ai pas comme certains psychologues odieux, tenté de créer une catégorie de personnes en fonction d'une norme. Merci bonsoir.

> hahaha

On s'en branle
Drole de mentalité d'exiger le non partage d'un texte ... a la limite de demander d'etre cité en source pkoi pas mais la... Pkoi pas embaucher des avovats! monter un dossier et envoyer ces voyous au tribulnal !!! hahahaha
Si vous voulez pas diffuser vos idées, gardez les dans votre tete. je retourne a ma biere

> aux petits propriétaires intellectuels

J'emmerde la propriété intellectuelle et si vous ne voulez pas que vos écrits circulent ne publiez pas sur facebook ou alors sinon allez pister tous vos "amis" pour contrôler ce qu'elles et ils font de vos publications.
Arrêtez vos menaces! vous irez cherchez aussi aussi les détestables lecteurs d'indymedia?! Pour leur péter la gueule et les foutre dans des coffres de vagos?! Vous devriez peser vos mots! Je peux en faire aussi des menaces!

> au modo

"On a déjà expliqué: une fois qu'un texte est publié, on peut que le modérer par rapport à la charte. Si quelqu'un.e publie un texte de NR, à moins d'y trouver des éléments sexistes, homophobes, racistes ou quoi, on peut pas vraiment le refuser."

Justifier et légitimer le slogan "On est chez nous" ne serait plus raciste ? Va falloir nous expliquer ça un peu mieux que Nantes-Résignée.

> Oui mais ...

"«On est chez nous » est aussi crié par un grand nombre de personnes de toutes les couleurs."

... tant que ces personnes sont de toutes les couleurs, çà va!

> Ces modos qui censurent

Drôle de méthode indy ? Un de mes commentaires a été supprimé. Je réitère donc, en faisant plus court. Soutien aux ami-e-s de NR que vous calomniez allègrement et mettez en danger grâce à la maitrise d'une plateforme "militante" qui n'est autre qu'un déversoir de la frustration d'un petit milieu prétendu "radical" et qui ne fait le bonheur que des services de renseignements. Le fait que vous ayez supprimé mon commentaire est bien la preuve que la maîtrise d'indymedia ne vous sert qu'à régler des histoires interpersonnelles. Le comble pour les libertaires ne serait-ce pas d'être atteint du syndrome du petit chef ?

> Effectivement on avait caché un commentaire

Vu le niveau de ce que tu y racontais, et la tension dans ces discussions, on avait préféré le cacher parce qu'il n'apportait rien.

Paradoxalement tu faisait exactement ce que tu reproche dans tes commentaires. A se demander qui se victimise tiens.

Ce que tu recommenca là d'ailleurs mais a un niveau moindre alors on va le laisser, comme ca tu sera content tu te sera soulagé.

Au plaisir de lire tes analyses si fines et pertinentes de la situation, même si elles ont l'air assez pavlovienne.

> Ces modos qui censurent

si vous êtes vraiment ce que vous prétendez être remettez donc le premier commentaire. Sinon pourquoi vous plaindre que des gens ne souhaitent pas être partagés sur votre site ?
Il est drôle de constater que la modération de indymedia va toujours dans le sens des groupes politiques qu'elle affectionne, et censure systématiquement ses adversaires. Vous êtes des petits staliniens, c'est une évidence.

> tellement systématiquement

qu'un seul commentaire a été caché sous cette contribution... Navigue un peu sur le site, tu verras qu'on se fait égratigner par bon nombre de commentaires encore visibles. Bref, je te laisse à tes interprétations plus que subjectives, cette discussion n'a pas grand intérêt.

> Je viens d'essayer

Jme suis dit, allons voire à la source si on a pas le droit ici. Alors j'ai essayé d'aller voire la page facebook direct. Mais alors la on me demande un "security code" qui s'affiche meme pas. Pas moyen quoi. Pourtant j'ai essayé en activant tout ce qui été possible. Comment je fait (sachant que j'utilise le navigateur tor)?