Une lettre, avec ou sans destinataire

Mis a jour : le dimanche 4 novembre 2018 à 11:34

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Ah il est loin, le temps des barricades. Il est loin le temps des débats révolutionnaire houleux. Le temps de la révolte, le temps de l'anarchie.
Quand on envahissait les rues pour détruire tout ce qui nous oppresse.
Ah il est loin, ce temps là, quand tu étais libre, mon amis, et qu'ensemble en première ligne, et le sourire aux lèvres, et le sourire aux lèvres.
Et cette joie, ah il est loin, ce temps là.
Tu croupie en cellule et je gerbe toujours la meute de citoyen, ici dehors, mais sans toi, et sans le sourire.
Aujourd'hui, rien n'a changé tu sais, sinon en pire.Quelques clampins aux idées abjectes, et une masse de débiles qui les suivent.
Quelques compagnons(nes), pas nombreux-ses, mais déterminées, qui ne croient plus en la révolution.Une fuite en avant, somme toute très nihiliste, mais cohérente, et digne.
Il fait froid, il fait gris, ça pu le bruit des bottes, et on traîne nos savates dans la nuit noire.
La nuit, qui fût notre alliée, a retourné sa veste, elle profite aujourd'hui au PIRe, les conspirationnistes ont remplacé les anarchistes qui conspirent.
Les actions directes? À part les belles actions très nihiliste de quelques insurgées aux idées claires.Et des attaques de boucheries, revendiqué par des groupes vegan qui n'ont que l'antispécisme comme grille de lecture des systèmes de domination.
Les actions directes? Celle des faf oui, elles sont pléthores, l'antisémitisme est devenu une norme, un mot de ralliement, de l'extrème gauche à l'extrème droite.J'ai entendu des trucs dégueulasse, mon pote, venant de la bouche de "camarades" qui étaient à nos côté.
L'ambiance, ici dehors, elle est pas belle à voir.Vivement que tu sortes.Toi qui savait nous faire sourire, toi qui savait nous faire aimer, toi, qui savait nous faire espérer.
Moi, j'ai déserté. Comme j'avais constamment la flicaille au cul, ma fuite en avant, je l'ai faite dans le sexe.Mais on s'en branle, c'est le cas de le dire !
Et le milieu, comment il va? Faut pas me demander. Les rares endroits où je suis retourné, tout le monde s'était barré.
Le milieu, de mon point de vue très personnel, aujourd'hui, il se résume à des véners complètement décentralisés qui ont gardé leur rage intacte, et qui attaquent encore et toujours.Finalement, la seule chose que l'on aura tous réussi, c'est de foutre en l'air l'hégémonie parisienne, c'est déjà ça...
Pour les attaques, pour les actes, pour l'insurrection, je n'y crois plus, je m'en tape, mais je kiffe quand ça brûle ! Un nihiliste.

Commentaire(s)

> p.a.r.i.s.

il n'y a jamais eu "d'hégémonie parisienne", arrêtez de vous la raconter.

à paris comme ailleurs, il y a des embrouilles (de milieu), des postures et des coups bas. alors peut-être qu'à paris plus qu'ailleurs, car c'est une très grande ville, car la centralisation à la française, etc. à paris il y a plus d'avantages, et plus d'inconvénients. il y a plus de tout. si vous voulez que paris soit le pire de tout, soit. mais n'oubliez pas qu'ailleurs c'est la merde aussi.

gros bisous à celles et ceux qui crament tout, ici et ailleurs.

> A

Se défaire des milieux

bisous à celleux qui regardent avec méfiance les "milieux", les observent, les étudient, les fuient, les critiquent, les combattent :

- les milieux à l’extrême gauche de la gauche parlementaire

- les milieux gauchistes

- à vrai dire, tous les milieux de gooooche quelque soit l'adjectif ( radicale, réformiste, toto, vegan, lgbtqi etc ) qui ne sont pas révolutionnaires mais s'en donnent l'air

> Ni nihilisme, ni militantisme

Ni nihilisme car derrière chaque destruction de ce qui nous opprime et nous exploite, il y a la vie.
Ni militantisme car c'est le premier cordon sanitaire que les socio-flics ont dressé pour pacifier et contrôler les enragées.
L'hégémonie parisienne, c'est de la foutaise! Si il est question d'hégémonie, c'est plutôt celle des régionalistes et nationalistes. Et oui, maintenant on peut être anarchiste et nationaliste en même temps, anarchiste et défendre la religion. Les éducatrices et éducateurs populaires veulent nous soumettre en voulant nous inculquer une novlangue militante qui change arrêt. La domination universitaire est aussi une violence industrielle. Faut se tenir à distance et en même temps les combattre. On sait que pour nous c'est plus dur de se rencontrer donc de s'organiser mais on les aura! Sans penser au grand soir, réjouissons nous de la destruction présente

Attaquons en solo et quand on peut, à plusieurs. La solidarité, c'est l'attaque!

Force et courage à ton pote enfermé et à toi, enfermé dehors.