[Nantes - 13 oct.] Climat : alerte rouge à Société Générale

Mis a jour : le lundi 15 octobre 2018 à 14:12

Mot-clefs: Ecologie Resistances
Lieux: Nantes

Nantes, samedi 13 octobre, 11h— En réaction à la publication lundi 8 octobre du rapport spécial du GIEC, 25 activistes du GIGNV, d'ANV Action non-violente COP21, des Amis de la Terre Loire-Atlantique et d'Attac 44 ont mené trois actions devant des agences Société Générale. En cette seule journée, 33 actions ont été menées partout en France, par près de 500 activistes. Les organisations dénoncent la responsabilité de la banque française numéro un des énergies sales dans l’aggravation du dérèglement climatique. Elles appellent la banque à cesser tout soutien aux énergies fossiles et à se retirer en priorité du projet texan de terminal d’exportation de gaz de schiste Rio Grande LNG.

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Déployant des banderoles enflammées portant le message « Alerte rouge +3°C : Société Générale brûle la planète ! » et brandissant leurs mains peintes en rouge en signe d’opposition, les activistes du GIGNV (Groupe d'intervention des grenouilles non-violentes), des Amis de la Terre 44 et d'Attac44 ont mené trois actions devant les agences Société Générale de Viarme, Guist'hau et Royale.

Ils répondaient à l’appel à mener une journée nationale d’actions visant Société Générale. Les citoyens du Texas, menacés par le projet de terminal d’exportation de gaz de schiste Rio Grande LNG soutenu par Société Générale et réunis au sein de la coalition SAVE RGV from LNG, ont aussi ce même jour levé leurs paumes rouges, en signe de « stop » à la banque française. Car alors que limiter le réchauffement à 1,5°C requiert de renoncer dès à présent à étendre la frontière des énergies fossiles, Société Générale & Vous est la première banque française à financer les industries les plus sales (7 milliards de dollars pour charbon, gaz de schiste, sables bitumineux, forages en Arctique et en eaux profondes entre 2015 et 2017).

C'est le soutien de Société Générale au secteur du gaz de schiste qui inquiète le plus Mathilde, des Amis de la Terre 44 : « Société Générale a fait des Etats-Unis son terrain de jeu. Elle profite notamment du boom du gaz de schiste, rappelons-le banni en France pour ses impacts sanitaires et environnementaux catastrophiques, pour investir massivement dans les nouvelles infrastructures gazières prévues en Amérique du Nord (source). Elle doit cesser de répondre à la même folie climaticide que les industriels des énergies fossiles et l’administration Trump. Cela doit passer par un retrait immédiat du projet Rio Grande LNG au Texas, et par un engagement public à arrêter de soutenir le développement des projets liés au gaz de schiste ».

Le rapport du GIEC nous permet de conclure qu’il est encore possible d’éviter un dérèglement chaotique du climat, à condition que tout soit fait dès maintenant pour une transformation profonde de notre système actuel. Pour Benjamin, du GIGNV : « Depuis le début de la semaine, les citoyens répondent à l’appel à actions lancé à l’occasion d’Alternatiba à Bayonne le 7 octobre. Le prochain rendez-vous est pris pour vendredi 14 décembre, jour de la clôture de la COP24. Nous appelons à une action géante de désobéissance civile ce jour-là, à l’agence centrale de Société Générale au 29 boulevard Haussmann à Paris. La détermination citoyenne est bien là, et se poursuivra aussi longtemps que Société Générale fera passer le profit avant le climat ».

Les actions menées aujourd’hui contre Société Générale ont eu lieu dans le cadre d’une journée nationale pour le climat comprenant des marches partout en France, une journée mondiale contre le gaz de schiste et la fracturation hydraulique « Global Day of Action - Gasdown-Frackdown, et une journée de solidarité avec les peuples autochtones des Amériques.

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