Explications de la zad-nddl sur l’appel à rejoindre les actions et manifs contre le meeting du FN ce week-end à Nantes

Mis a jour : le samedi 25 février 2017 à 21:06

Mot-clefs: Resistances aéroport notre-dame-des-landes antifascisme
Lieux: Notre-Dame-des-Landes ZAD

Publié par le groupe: Groupzad NDDL

Depuis la zad de Notre-Dame-des-Landes, nous relayons l’appel du collectif nantais de refus des extrêmes droites à manifester le 25 février contre la tenue d’un meeting de Marine Le Pen à Nantes, et ainsi que l’appel à blocage de l’assemblée « à l’abordage » pour le 26 février, jour du meeting.

C’est depuis l’histoire d’un projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes marquée par le mépris des gouvernant.e.s envers celles et ceux qui vivent ici que nous abordons le contexte électoral.

Avec les élections, les fausses promesses se multiplient, comme si au désaveu de la politique classique devait répondre un emballement du mensonge. Aux déclarations spectaculaires et aux emplois fictifs, nous opposons les réalités vécues à la zad et dans le mouvement de lutte. Réalités de l’auto-organisation de la production dans le bocage, réalités de la solidarité avec les exilé.e.s et celles et ceux qui luttent, réalités d’une élaboration politique partagée dans nos assemblées, réalité d’un territoire en résistance mais plus que jamais ouvert.

La zad a déjà hissé la grande voile de l’autonomie politique pour tenter, dans l’adversité, de construire ces autres mondes que les politicien.ne.s, eux.elles, font toujours miroiter au loin.

A la bourse aux déclarations pré-électorales, la zad semble une marchandise de prix. Nous sommes et serons l’objet de leurs paroles, qu’elle soient de guerre ou de paix. A leurs promesses de papier, nous opposons le serment que plusieurs dizaines de milliers d’entre nous ont fait, le 8 octobre 2016, de venir reprendre et lever les bâtons que nous avons planté dans l’argile, pour défendre la zad face à la folie des gouvernant.e.s. Que ce soit avant ou après les élections, l’avenir de la zad sera l’affaire de celles et ceux qui y vivent et veulent en prendre soin, pas de celles et ceux qui veulent en tirer profit – nous ne manquerons pas de le rappeler, dans la rue et ailleurs.

Alors que chaque semaine apporte sa pierre au discrédit des candidat.e.s, ils et elles ne peuvent que répéter :« ce sera moi ou le FN ». Quelle différence quand tou-te-s, FN compris, parlent la main prise dans le pot de confiture ? Quelle différence quand tou-tes, le FN en premier, se vautrent dans le greenwashing le plus hypocrite ? Quelle différence, quand les propositions frontistes ont infusé dans les politiques de droite comme de gauche, depuis des années ?

Quand Théo est violé par un policier, ce n’est pas l’exception d’un geste raciste et humiliant qui fait jaillir la colère, mais le sentiment qu’il est l’expression d’un système. Quand Marine Le Pen vient à Nantes, ce n’est pas l’exception frontiste que nous appelons à repousser, mais l’expression d’un système, face auquel nous entendons reprendre notre dignité.

Qu’ils et elles s’en aillent tous !

Le meeting de Marine Le Pen le 26 février est le premier grand meeting de la campagne électorale à Nantes. Nous soutenons et relayons l’appel de l’assemblée « à l’abordage » à s’opposer à sa tenue, et l’appel du collectif nantais de refus des extrêmes droites à manifester le 25 février.

Depuis la zad, pour toujours ingouvernable.

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