Nantes : la manifestation pour Théo attaquée et nassée par la police

Mis a jour : le jeudi 9 février 2017 à 03:03

Mot-clefs: Répression quartiers populaires violences policières
Lieux: Nantes

Il y en avait du monde ce mercredi soir, Place Bouffay, en colère contre le viol de Théo à Aulnay-sous-Bois et plus généralement contre la violence d’État. Beaucoup de monde et de courage, malgré le dispositif policier délirant, avec des centaines de policiers ceinturant la place, contrôlant les passants et bloquant l'accès des grands axes de circulation.

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500 personnes se retrouvent sur la place à la nuit tombante. Contre les humiliations, le racisme, et l'impunité policières. Alors qu'ont lieu des prises de paroles, on apprend que plusieurs manifestants ont déjà été interpellés. Derrière une banderole « Solidarité avec Aulnay, justice pour Théo », le cortège s'ébranle, dans l'air rougi par les fumigènes. Nous sommes autour de 19H.

Un cri émerge alors de la foule « La police viole, Nantes, debout, soulève toi », ou « Zyed, Bouna, Théo et Adama, on n'oublie pas, on ne pardonne pas ».

Un quart d'heure plus tard, la manifestation est déjà terminée. Place de la Petite Hollande. Encerclée par des dizaines de policiers en armures et d'ombres de la BAC, couvertes de noir des pieds à la tête, braquant le viseur lumineux de leurs armes à hauteur de têtes. Y compris celles de journalistes.

Entretemps, le cortège avait été chargé plusieurs fois, et visé par des salves de grenades lacrymogènes devant l’hôtel Dieu. Un hélicoptère braque son projecteur surpuissant sur la foule prise en étau dans une cellule à ciel ouvert, de casques et de boucliers. Des coups pleuvront sur quelques manifestants encerclés. La police ira jusqu'à gazer au sein de la nasse. Et charger ceux qui, à l'extérieur, protesteront contre la méthode.

Une deuxième manœuvre tentera d'encercler à nouveau un groupe de manifestants fraîchement relâchés. Une quinzaine de personnes sont emmenées au poste.

Nous sommes en France, en 2017. État d'urgence et fin de règne socialiste. Dans une ville où 40 militants d'extrême droite armés et casqués ont pu parader dans les rues vendredi dernier. Dans une ville où 500 personnes défilant contre un crime policier sont attaquées.

Vos répressions ne tariront pas notre seum.

Commentaire(s)

> Autre témoignage

Hier, nous avons été gazés à deux mètres à peine (bombes à main) et environ 25 camarades ont été interpellés pour être emmenés à Waldeck.

Dans la nasse sur le parking de la petite Hollande (entre les voitures), au bout d'une heure et demie (environ) un premier barrage de crs nous laissaient sortir par 2 ou 3, puis un second barrage de crs nous fouillaient en nous isolant, individuellement et en exigeant une pièce d'identité. (c'était un peu la confusion pour pouvoir refuser un contrôle d'identité collectif, puisque ainsi nous étions séparés du reste du groupe)

Dès le rassemblement sur la place du Bouffay, des crs tapaient avec leur matraque sur leur bouclier et dès le début de la manifestation nous avons été scindés en deux groupes vers les Quais(beaucoup de personnes courraient).

Dans la nasse, un crs a dit, textuellement: "je vais me faire plaisir!" en regardant des camarades. D'autres camarades ont été interpellés individuellement de manière violente, au premier barrage (coups avec la matraque)Ils essayaient de séparer les "hommes" et de les faire évacuer en premier (pour interpellation ou relâchement)

Une fois sortis de la nasse, d'autres crs nous ont repoussé jusqu'à la médiathèque. Donc, relativement loin de ceux qui restaient sur le parking. Ils ont eu ainsi tout loisir d'emmener le groupe restant sur le parking.

Au niveau de la ligne de tram à côté du parking de la place de la petite Hollande(en fonctionnement) ils continuaient à nous repousser de manière virulente, jusqu'à risquer qu'il y est un blessé par le tram (puisqu'ils nous repoussaient sur les rails et qu'un tram était à proximité, prêt à partir!)

Bref, j'avais déjà un profond dégoût des forces du désordre et ça ne fait qu'empirer. Courage à tous celleux qui sont encore en gard'av, Pas de justice, pas de paix !

> ETAT POLICIER

L'impunité de la police, la normalisation de propos comme ceux de monsieur P Buisson invité "comme un autre" d'une chaine de télévision publique ! Tout devient Banal… !

Ne nous y trompons pas, si les forces de l'ordre cessent de défendre les citoyens pour défendre un système politique ramenant ainsi la république au niveau des pires régimes autoritaires, c'est uniquement pour préparer l'opinion à l'arrivée au pouvoir de madame Le pen… Tout est clair et bien orchestré ! Elle ne prendra pas le pouvoir par les urnes… pas tout de suite… mais dans les esprits… c'est déjà le cas … REAGISSONS !