La répression sur les médics

Mis a jour : le jeudi 22 septembre 2016 à 01:15

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Lieux: Nantes

Le témoignage d'un-e militant-e médic nantais-e qui a été arrêté-e lors de la manifestation du 06 Juin 2016.

5 militant-e-s médic avaient été arrêté-e-s et cette personne a pu heureusement sortir du commissariat sans poursuites judiciaires.

Mais deux mois après, le parquet reviens à la charge et l'accuse sur un motif attaquant dirèctement son mode d'action : le port d'une croix rouge.

Voici son témoignage dénonçant une la répression politique de l'outil judicaire.

Vous pourrez télécharger sa lettre jointe à l'article

Je suis médic dans les mouvements sociaux qui ont lieu depuis le début du printemps 2016. J'agis en tant que secouriste dans les manifestations afin de réduire les risques pour toutes les personnes sur place. L'intégrité physique des gens étant mise en danger dans ces moments, notamment par l'armement de la police de plus en plus mutilant.

Le 9 juin 2016 à Nantes cinq militants médics ont été arrêté-e-s.

Je suis pour ma part mis-e en examen pour plusieurs chefs d'accusations, un en particulier attaque mon mode d'action : le port de la croix rouge sur fond blanc. Ce qui contrevient aux conventions signées à Genève le 12 août 1949 et est réprimé par l'article 433-14 et 433-22 du code pénal.

Je préviens tou-te-s les médics de France qu'on va nous faire chier pour la croix rouge (sur fond blanc...) ! Symbole légiféré mais personne ne le sait (militant-e-s, flics, avocat-e-s. . .). Après ça sera la croix verte, symbole des pharmacies.

A Nantes nos symboles ont maintenant tous été transformés, déformés et repensés afin de laisser le moins de prises possibles à la répression et de nous approprier nos signes de visibilités.

Les mises en examens contre les militant-e-s médics et toutes les personne interpellé-e-s en manifestation sont effectuées dans un esprit de rendement du système policier et judiciaire français. Le seul but : condamner !

On voit très bien, avec mon cas notamment, que les magistrat-e-s de la répression raclent les fonds de tiroirs pour nous accuser de délits. Ils n'ont rien d'autre pour faire pression sur nous et cocher leurs cases et ne sont motivé-e-s que par cela.

Le mouvement de la contestation ne s’arrêtera jamais !

Pièces jointes

Report poursuite judicaire militant-e médic

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