Observatoire nantais des libertés. Communiqué du 27 avril Vigilance sur le droit de manifester

Mis a jour : le dimanche 1 mai 2016 à 02:54

Mot-clefs: Répression
Lieux: Nantes

Comme dans tout le pays depuis le 9 mars dernier, et dans un contexte d'inquiétude des citoyen-nes pour leur avenir, des manifestations ont lieu à Nantes sur le projet de loi travail. Elles sont marquées à leur marge par des dégradations et des affrontements avec la police.

L' Observatoire nantais des libertés dans l'état d'urgence met en garde sur les risques que font encourir, à toutes les personnes, l'escalade de la tension et l'enchaînement pression-réaction.

L'action de la préfecture et de la police ne doit pas avoir pour effet de dissuader les citoyen-nes, qui veulent s'exprimer pacifiquement dans la rue, de participer aux manifestations. Les forces de l'ordre doivent maitriser leurs interventions sans encourager, par leur propre violence celle que peuvent manifester certaines personnes.

Pouvoir contester collectivement ce que l'on estime injuste, c'est exercer une liberté publique fondamentale. Manifester publiquement est une des nombreuses formes d'expression de la citoyenneté, de la démocratie et de son apprentissage. Elle ne doit donc pas mener à une mise en danger.

L'Observatoire nantais des libertés dans l'état d'urgence est présent dans chaque manifestation. Il le sera également lors de la manifestation de ce jeudi 28 avril. L'Observatoire appelle à la vigilance permanente sur l'exercice des droits et des libertés dont l'application du droit de manifester et le respect par les forces de l'ordre du caractère adapté et proportionné de ses actions. Il recueille les faits et témoignages relatifs aux atteintes aux libertés et aux droits :
observatoirelibertesnantes@rezocitoyen.net

L'Observatoire nantais de l'état d'urgence composé d'associations, syndicats et citoyen-ne-s a été mis en place le 15 décembre dernier.

Commentaire(s)

> observons observons

Nous observatoire nantais de la bêtise citoyenniste, composé de pauvres hères malhabiles à s'insérer dans ce monde fini, mettons en garde les habituels militants responsables de mouvements qui les dépassent quant au risque qu'ils prennent à mettre sur un pied d'égalité violences de la classe dominante et de sa police avec celle légitime des opprimés.
Nous constatons que par leur procédé ils essaient de mettre d'un côté des "individus" violents et de l'autre des manifestants "responsables et légitimes".
Nous regrettons que de tels individus puissent écrire sur ce site et se targuer d'être présents dans les cortèges, en toute impunité, et vraisemblablement aux yeux de tous.
Enfin nous rappelons que les syndicats et les militants de gôche devraient en tous temps défendre le matraqué contre le matraqueur, le lanceur de pavé contre le lanceur de flashball